Contemporain·Romance

Neige, Maxence Fermine

Titre : Neige
Auteur : Maxence Fermine
Edition : Points
Pages : 96
Prix : 5,70€
4e de couverture : « Dans le Japon raffiné du XIXe siècle, le jeune Yuko a choisi sa voie : il sera poète, contre l’avis de son père. Soseki, l’ancien samouraï et vieux peintre aveugle, lui enseignera l’art du haïku. Entre les deux hommes plane l’image obsédante d’une femme disparue dans la neige… »
Mon avis :

Ce texte très court est un haïku à lui tout seul. Avec de courts chapitres, et de manière très elliptique, Maxence Fermine nous raconte l’histoire d’un jeune homme passionné par la neige et sa beauté, en quête de la perfection pour son art poétique, car même si ses poèmes sont magnifiques, ils manquent de couleur et c’est cette couleur qu’il désire apprendre auprès de Soseki. Ce livre est une réflexion sur la perception que l’on peut avoir et sur l’écriture mais c’est surtout une histoire d’amour, de beauté et de poésie. Il est divisé en trois parties : le voyage de Yuko vers Soseki et sa rencontre avec la femme dans la glace, l’histoire de Soseki et la fin de l’apprentissage de Yuko (pour ne pas spoiler). Je n’ai que trois points négatifs à relever : le « hasard » un peu prévisible de la fin et le sentiment de tristesse qu’il m’est resté par rapport à Yuko tout le long de l’histoire. Je trouve qu’il subit et qu’il ne sait pas trop comment gérer ses sentiments et c’est triste. Enfin, je regrette qu’il ne soit pas fait plus mention du paysage japonnais qui est connu pour être magnifique. 
Je ne peux pas vraiment en dire plus sur un livre aussi court si ce n’est qu’il vaut la peine d’être lu. C’est un très bon 18/20. 
Voici un petit extrait : 
« Ecrire c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une oeuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur su rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. »
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