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Belle Epoque, Elizabeth Ross

Titre : Belle Epoque
Auteur : Elizabeth Ross
Edition : France Loisirs
Pages : 414
Prix : 17,90€
4e de couverture : « Paris, 1889. Maude Pichon s’enfuit à 16 ans de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage forcé et découvre Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’Exposition universelle. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi vite que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle :
On demande des jeunes femmes pour faire un ouvrage facile. Bienséance respectée. Présentez-vous en personne à l’agence Durandeau, 27 avenue de l’Opéra, Paris
L’agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le faire-valoir. Etranglée par la misère, Maude postule… »
Mon avis :

J’ai reçu ce livre dans le cadre de mon swap avec Rose Libert et je l’en remercie encore car même si mon avis est mitigé sur ce roman, j’ai toujours la magnifique couverture ! Ce roman est inspiré de la nouvelle méconnue de Zola « Les repoussoirs » que l’on peut retrouver à la fin du roman. Moi qui adore Zola et toute cette époque de fin du XIXe, j’étais plus qu’enthousiaste par rapport à ce que ce livre proposait.
On découvre Maude, qui a fui sa Bretagne natale et s’est lancée à Paris pour réaliser ses rêves. On découvre la Tour Eiffel en train de se construire, le milieu bohême, la bonne société mondaine,… J’ai adoré l’ambiance de ce livre, les jolies robes, les différentes formes d’art que côtoie l’héroïne… J’ai trouvé que l’auteur approfondissait juste ce qu’il manquait dans la nouvelle de Zola : elle a développé le ressenti du repoussoir en la personne de Maude et j’ai beaucoup apprécié.
Ce livre traite de beaucoup de sujets et ne se réduit pas au ressenti du repoussoir, il aborde la beauté (intérieure et extérieure) bien évidemment, mais aussi la photographie, les différentes formes d’art (musique, peinture, écriture), la politique du Second Empire, l’Exposition Universelle de 1889, l’éducation des femmes, la romance et les mondanités. Evidemment tous ces sujets ne sont pas toujours très approfondis (la romance par exemple) mais j’ai bien aimé que l’auteur élargissent notamment à l’éducation des femmes (notamment scientifique) et à la photographie.
Les personnages ont tous une histoire et des rêves et c’est agréable, on voit qu’ils ne sont pas réduits à leur condition présente, notamment les femmes, qui pourtant n’avait pas forcément énormément de droit à l’époque. Elles espèrent écrire, jouer, peindre, étudier,… Les femmes ne sont pas juste des objets, beaux ou laids, que l’on peut exposer. C’est ce message que fait passer ce roman selon moi.

Mais alors, après tant de compliments à ce livre, pourquoi ai-je parlé d’un avis mitigé ? Tout simplement parce que j’ai eu beaucoup de mal avec la plume d’Elizabeth Ross, je me demande si ce n’est pas un problème de traduction car un commentaire sur le livre dit que l’auteur a une plume superbe. Personnellement j’ai trouvé que les phrases ne coulaient pas, j’avais l’impression de buter systématiquement contre les mots. Il y avait aussi beaucoup de répétitions et des problèmes de syntaxe. Pour compléter le tout, de nombreuses coquilles ont été laissées dans le livre et c’est bien dommage.
Certes, j’ai adoré l’histoire, l’ambiance et tout, mais l’écriture tient une part importante dans mon jugement des livres et là elle n’était clairement pas à la hauteur, surtout quand je compare avec la plume de Zola dans sa nouvelle, qui est très fluide et agréable à lire.

C’est donc un bon livre en résumé mais j’ai eu beaucoup de mal avec la plume de l’auteur et c’est dommage. Je lui donne donc un 14/20. 

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2 réflexions au sujet de « Belle Epoque, Elizabeth Ross »

  1. Ce roman a l'air très intéressant ! Je vais voir si je ne peux pas le trouver en VO (comme ça, pas de problèmes avec la traduction 😉 )
    Mais, après réflexion, c'est vrai que chez robert laffon ado, pour la série « la sélection », j'ai trouvé la traduction français décevante par rapport à la VO…

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  2. C'est vrai que s'il n'y avait pas eu le commentaire d'un blog anglophone comme quoi l'écriture est « magnifique » je me serais pas posé de questions pour la traduction mais là… En tout cas à part l'écriture, c'était vraiment un bon roman alors j'espère que la couverture VO est aussi jolie 🙂

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