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La fabrique des mots, Erik Orsenna

Titre : La Fabrique des mots
Auteur : Erik Orsenna
Edition : Le Livre de Poche
Pages : 130
Prix : 5,90€
4e de couverture : « Comment fabrique-t-on les mots ? 
Jeanne, l’héroïne de La grammaire est une chanson douce, a sa méthode : pour expliquer, elle raconte. Il était une fois un dictateur qui trouvait son pays trop bavard. Il était une fois le Capitan, vieux navigateur et collectionneur de dictionnaires. Il était une fois deux soeurs virulentes, l’une aimant le grec et l’autre militante du latin. Il était une fois un trafiquant d’oiseaux rares. Il était une fois un café où les couples se réconcilient, au lieu de divorcer. Il était une fois une mine d’or abandonnée… Nous avons crée les mots. Et si les mots, à leur tour, nous inventaient ? »
Mon avis : 

Oui je sais, c’est le dernier tome de la saga La grammaire est une chanson douce, mais c’était le seul disponible au Super U et j’avais envie d’un livre… Et puis ce n’est pas vraiment une suite, c’est plus une sorte de tome compagnon je pense.
Le jour où le dictateur de l’Archipel des Mots, Nécrole, décide de n’autoriser que 12 mots (naitre, manger, boire, pisser, déféquer, dormir, divorcer, se marier, travailler, vieillir, mourir, acclamer) car il trouve que son peuple parle trop, Mlle Laurencin, la maitresse de Jeanne décide de leur montrer l’utilité des mots. Et pour cela, direction l’étymologie des mots pour commencer par expliquer ce qu’est un mot et d’où il vient. Avec l’aide des soeurs Bonaventure, les élèves découvrent les étymologies grecques et latines. Mais en parallèle, la répression de Nécrole sur les mots s’accentuent, il est temps d’organiser la révolution des mots et de rencontrer les résistants de la fabrique des mots !
J’ai adoré ce livre. L’histoire est assez simple mais l’auteur met en place un univers qui nous fait comprendre l’utilité des mots et leur fabrication. C’est simple mais efficace. En tant que pratiquante du grec et du latin, j’ai adoré rencontrer les coeurs Bonaventure et découvrir certaines étymologies. J’ai également beaucoup aimé les références à la cultures littéraire avec, par exemple, l’insertion de la carte du Tendre dans le roman. 
Les personnages de Jeanne et Mlle Laurencin sont intéressants par l’amour des mots qu’elles dégagent. On sent qu’elles les aiment et veulent les faire aimer. Mais les vrais personnages de cette histoire, ce sont surtout les mots. Les mots qui se battent et se révoltent. Les mots qu’on redécouvrent et dont on se dit que s’ils se révoltaient vraiment, on serait bien embêtés ! 
L’auteur plante également d’autres personnages aussi étranges les uns que les autres mais qui aident à la compréhension de notre langue : l’Elégant, le Capitan, les soeurs Bonaventure. 
Erik Orsenna, par sa plume, nous fait comprendre la profondeur et la beauté de la langue française, ce livre devrait être mis dans les mains de tous les élèves pour leur faire découvrir la langue au lieu de les assommer avec des listes à apprendre par coeur ! Bien qu’un peu perdue au début dans cet Archipel que je ne connaissais pas, j’ai vite trouvé mes repères et vite accepté que là-bas, les mots étaient vivants et pouvaient manifester. Ce livre est drôle et éducatif. C’est un vrai plaisir de le lire, je lui mets un 19/20 sans hésiter ! 
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