Contemporain

L’élégance du hérisson, Muriel Barbery

Titre : L’élégance du hérisson
Auteur : Muriel Barbery
Edition : Gallimard
Pages : 360
Prix : environ 19,50€
4e de couverture : « Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »
Mon avis : 

Cela faisait des mois que je voulais le lire, et l’auteur étant présente aux Etonnants Voyageurs du 22 au 25 mai 2015, je me suis dit : profitons-en on pourra aller le faire dédicacer !

On suit en parallèle les pensées de Renée, la concierge de 54 ans du 7 rue de Grenelle à Paris, et Paloma, 12 ans, une habitante de ce même immeuble pour riches. Renée est une concierge qui tient à renvoyer l’image clichée de la concierge, avec un chat, pas très éduquée et qui regarde toujours très fort la télé. Mais en réalité, elle est extrêmement lettrée et fait tout pour le cacher, mais pourquoi ?
Et Paloma est une petite fille surdouée, perdue au milieu d’une famille clichées de riches : un père sénateur (il me semble), une mère accro aux anti-dépresseurs et une soeur qui se la joue hippie mais qui fait l’ENS, et bien évidemment tous se piquent de connaitre les grandes oeuvres mais toutes leurs paroles semblent vides de sens. Avec une famille pareille, comment penser que devenir adulte vaut le coup ? C’est pour cela que Paloma a décidé que dans six mois, elle se suiciderai et mettrai le feu à l’appartement, mais qu’avant elle veut élever son esprit au maximum. Au programme : un journal de pensées profondes et un journal de mouvements du monde pour essayer de trouver des choses qui valent la peine de rester.
Ces deux personnages, semblables dans leur vision du monde, ne se connaissent pas vraiment. Pour Renée, Paloma est une riche, et pour Paloma, Renée est simplement Mme Michel, la concierge de l’immeuble. Mais quand un nouvel habitant emménage, il les réunit.
Cette histoire c’est un peu celle de la redécouverte de soi des personnages. Et la fin est parfaite pour ces personnages justement.

Des personnages auxquels, malheureusement, je ne me suis pas attachée autant que je l’aurai voulu. Pourquoi ? Parce que même si on en apprend sur leur vision du monde, on en apprend au final peu sur elles-mêmes, sur leur histoire. Et de plus, leur vision du monde, chacune assez pessimiste, ne les rend pas très sympathique, surtout Paloma que j’ai trouvé très orgueilleuse, bien qu’elle précise qu’elle ne l’est pas.
A l’inverse, j’ai beaucoup aimé M. Ozu pour sa simplicité et sa tendresse, on sent qu’il est intelligent, très même, mais il ne l’étale pas forcément. Après c’est sur qu’en étant « dans la tête » de Renée et Paloma, il est difficile pour elles de ne pas nous faire étalage de leur culture, mais bon…

Pour moi, le succès de ce roman, le plaisir que j’ai eu à le lire, tient surtout à la plume de Muriel Barbery. C’est une plume très élaborée, avec du vocabulaire recherché, mais surtout, le texte était émaillé de pleins de références culturelles, aussi bien jeunesse (le manga Hikaru No Go, l’ayant lu au collège, j’étais très contente de le revoir ici) que très classiques (il y a toute une fascination pour Guerre et Paix de Tolstoï), et Muriel Barbery m’a donné envie de connaître et lire/voir toutes les oeuvres citées ! C’est pour cela que, même si je ne me suis pas attachée plus que ça aux personnages, et comme j’ai beaucoup aimé la fin et la plume, ce livre mérite un 15/20. 

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