Comédie

Le Barbier de Séville / Le Mariage de Figaro / La Mère Coupable, Beaumarchais

Titre : Le Barbier de Séville – Le Mariage de Figaro – La Mère Coupable
Auteur : Beaumarchais
Edition : Pocket
Pages : 302
Prix : 6,20€
4e de couverture : « Beaumarchais, c’est Figaro. Irrésistiblement gai, insouciant, combatif, insolent, il électrise la trilogie de la famille Almaviva et la scène française depuis plus de deux siècles. Dans Le Barbier de Séville, entre un tuteur grognon et une pupille dégourdie, il résume tous les valets de comédie par son impertinence et son génie de l’intrigue. Dans Le Mariage de Figaro, ce champion de la liberté donne le vertige et annonce les éléments de la Révolution au milieu d’un imbroglio de vaudeville. Dix ans plus tard, l’âge et la sagesse venus, il veille sur Rosine, Mère Coupable et pardonnée, et déjoue les manœuvres du plus fourbe des imposteurs. »
Mon avis : 

Après avoir lu les deux premières pièces l’année dernière et les avoir présentées dans mon TOP 10 de mes classiques préférés, je me devais de lire la dernière pièce de cette trilogie, d’autant plus qu’elle compte pour mon challenge « Je vide ma bibliothèque ». Je vais ici donner mon avis sur les trois pièces, mais ayant lu les deux premières il y a un moment, je demande de l’indulgence car je fais avec les notes que j’avais prises.

Le Barbier de Séville :

L’histoire concerne Rosine, une jeune femme tenue enfermée depuis des années par un vieil homme, Bartholo, afin qu’il puisse l’épouser; et le comte Almaviva, un jeune garçon qui, l’ayant vue à la fenêtre, est tombé amoureux d’elle. Avec l’aide de Figaro, barbier de la ville et ancien ami, le comte va passer outre les précautions prises par Bartholo, afin de faire échapper Rosine de l’emprise du vieil homme.

L’histoire, assez basique pour de la comédie, marche bien. On se moque facilement de Bartholo qui se retrouve désemparé malgré toutes les précautions qu’il a prises (Beaumarchais avait pour but ici de montrer la « précaution inutile ») et Figaro, bien que pauvre et moins instruit, se révèle le plus malin dans cette affaire. J’aime beaucoup la dynamique de ses pièces, les répliques fusent et on ne s’ennuie pas, comme je l’ai dit dans mon TOP 10, à Molière je préfère Beaumarchais !

– Le Mariage de Figaro :

Dans cette pièce qui se passe 10 ans après la première, la passion entre le comte et Rosine s’est éteinte, Figaro, qui est à leur service, veut épouser Suzanne, la camériste de la comtesse. On se retrouve malheureusement avec une enfilade d’attirances que voici :
Marceline (une vieille femme) veut épouser Figaro.
Figaro veut épouser Suzanne.
Suzanne veut épouser Figaro.
Le comte courtise Suzanne.
Chérubin (un valet) courtise la comtesse.
Et Bartholo, le vieux de la première pièce, cherche encore à se venger.

Pas facile de s’y retrouver n’est-ce pas ? Et tout ceci donne un vaudeville très marrant et divertissant, plein de retournements de situation auxquels on ne s’attend absolument pas ! Notamment dans l’Acte III où on en apprend plus sur Figaro…
Les personnages se révèlent, on voit que Figaro encore est le héros et Beaumarchais en profite pour, à travers sa bouche, nous faire passer une critique de la noblesse qui ne se donne « la peine que de naître » ainsi qu’une représentation de la routine qui peut s’attaquer à l’amour avec le temps. En bref, une pièce multi-tâches puisqu’elle fait rire et réfléchir. Bravo Beaumarchais !

– La Mère Coupable :

Nous voici 20 ans après le mariage de Figaro, le couple Almaviva a eu deux enfants, dont Léon, et le comte est devenu très proche de Bergeass, un faux dévôt qui veut s’approprier sa fortune en se mariant à sa pupille : Florestine. Problème ? Florestine et Léon s’aiment, et Bergeass ne peut laisser passer ça. Et si les secrets du couple Almaviva ressortaient après des années ? Heureusement, Figaro veille au grain.

Cette fois-ci Beaumarchais aborde l’infidélité, mais aussi un sujet cher à Molière : les faux-dévôts, les tartuffes ! En effet, un autre titre de cette pièce est L’autre Tartuffe. Beaumarchais use ici d’un ton plus sérieux que pour les deux premières pièces, pour lui, elles ne servaient qu’à préparer celle-ci. Il faut s’accrocher au début pour vraiment comprendre le fin fond de l’histoire, mais ensuite, on se demande vraiment comment les personnages vont s’en sortir. Moins de comédie ici mais plus de réflexion, une fin plus calme et adulte qui n’est pas forcément pour déplaire. 

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3 réflexions au sujet de « Le Barbier de Séville / Le Mariage de Figaro / La Mère Coupable, Beaumarchais »

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