Classique·Déception·Drame·Romance

Le diable au corps, Raymond Radiguet

Titre : Le diable au corps
Auteur : Raymond Radiguet
Edition : Librio
Pages : 96
Prix : 2€
4e de couverture : « Ah ! que la guerre est jolie quand on a quinze ans et que l’on aime ! Sur les bords de la Marne, tandis que tonne le canon, ils s’aiment, en effet, de passion coupable. Lui, un peu veule, à peine sorti de l’adolescence, nourri de Rimbaud, épris de liberté. Elle, déjà femme, risquant l’impossible du haut de ses 19 ans. Tous deux ivres de ce printemps assassin de 1917. Marthe vient juste de se marier ; Jacques, son époux, est au front. Le tromper au grand jour, c’est pousser trop loin l’inconscience, la trahison, le scandale… Et lorsque survient la promesse d’un enfant, l’amant s’éclipse comme un gamin aux prises avec une aventure d’homme… Comme les roses n’ont qu’une saison, il en est de même de l’amour. Un destin tragique, celui de Radiguet ! »
Mon avis : 

Un peu classique rapide ? C’est parti !

Ce roman, très court nous raconte la passion fulgurante entre Marthe et un narrateur, que l’on soupçonne d’être l’auteur lui-même. Dans le premier chapitre, l’auteur nous raconte un peu sa vie avant la guerre, ainsi que les premières années de la 1ere Guerre Mondiale (jusqu’en 1917), pour lui, la guerre n’est pas vraiment marquante, si ce n’est qu’à ce moment il rencontre Marthe Grangier, la fille d’amis à son père, qui est fiancée à un homme se trouvant au front. Entre eux, s’engage une relation passionnée mais adultère, qu’ils n’hésitent pas à vivre au grand jour. Bien vite, ils sont la cible des ragots du voisinage, mais alors que la fin de la guerre et le retour du mari de Marthe approchent…elle tombe enceinte. Qui est le père ?

Je n’ai pas beaucoup accroché à cette histoire pour de nombreux points parmi lesquels, la narration et les personnages figurent en bonne place. Cela dit, j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur avait tourné la fin, je ne m’y attendais pas.

Le personnage du narrateur est tout simplement détestable pour moi. Tout le long du roman, il est égoïste et pervers, il prend du plaisir à blesser Marthe moralement. Certes, il précise qu’il n’est plus comme cela au moment où il écrit, mais tout de même, il est censé l’aimer, alors pourquoi la faire souffrir, la tromper et être hyper possessif ?
Quant à Marthe, je l’ai trouvée très influençable, trop influençable. Elle l’aime au point de s’oublier elle-même et d’être prête à tout sacrifier pour lui. Ca pourrait être noble si ce n’était pas pathétique.

Quant au style d’écriture, j’ai eu beaucoup de mal, déjà parce qu’on est dans la tête du narrateur et qu’il est détestable. Ensuite, parce qu’on dirait que tout ce qui ne concerne pas directement le narrateur n’est pas digne d’intérêt et est donc évoqué avec une légèreté telle qu’on se demande bien à quoi cela sert de l’évoquer. En bref, une histoire bien tournée sur la fin mais une narration et des personnages qui ne m’ont vraiment pas accrochée, dommage, un petit 12/20. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s