Classique

Antigone, Jean Anouilh

Titre : Antigone
Auteur : Jean Anouilh
Edition : la Table Ronde (le petite Vermillon)
Pages : 123
Prix : 5,90€
4e de couverture : « Antigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Après le suicide de Jocaste et l’exil d’Œdipe, les deux frères d’Antigone, Étéocle et Polynice se sont entretués pour le trône de Thèbes. Créon, frère de Jocaste et – à ce titre – nouveau roi, a décidé de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle et non à Polynice, qualifié de voyou et de traître. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le corps du renégat sera puni de mort. Personne n’ose braver l’interdit et le cadavre de Polynice est abandonné à la chaleur et aux charognards.
Seule Antigone refuse cette situation. Malgré l’interdiction de son oncle, elle se rend plusieurs fois auprès du corps de son frère et tente de le recouvrir avec de la terre. Ismène, sa sœur, informée de sa décision, refuse de la suivre, craignant sa propre mort.
Très vite, Antigone est prise sur le fait par les gardes du roi. Créon est obligé d’appliquer la sentence de mort à Antigone »
Mon avis :

Je fais cette chronique d’après les notes prises l’année dernière quand j’ai lu ce livre. Je ne l’ai actuellement pas dans mon appart pour le relire mais j’ai pensé intéressant de mettre cette chronique en regard de celle sur la pièce originale. Cette chronique ne sera donc pas très détaillée et je m’en excuse, quand je relirai la pièce, ce qui arrivera forcément, je la mettrai à jour !
L’histoire est à peu près la même que celle que nous raconte Sophocle, seulement, quelques éléments sont mis en avant. Je vais les lister ici : 
– la pièce s’ouvre sur un prologue qui nous raconte déjà la fin de l’histoire et présente les différents personnages
– Anouilh a ajouté de nombreux anachronismes pour rendre la pièce plus universelle => du café, du rouge à lèvres
– Antigone sait qu’elle va mourir et fait ses adieux avant même d’être condamnée
– Antigone est physiquement plus affaiblie, elle paraît plus humaine et semble plier sous un poids qui n’est pas le sien
– l’amour entre le fils de Créon, Hémon, et Antigone est fort. Alors que dans la pièce originale, on n’en parle que comme d’un mariage de convenance, ici, Antigone est déchirée à l’idée de quitter Hémon
– Créon agit par devoir, pour respecter la règle qu’il a fixé, pas par envie. Mais Antigone, quand Créon réussit à la sauver, trouve un autre prétexte pour être condamnée à mort
Ces changements rendent une pièce, déjà forte en émotions, beaucoup plus humaine et l’auteur nous attache les personnages avec une force que l’on retrouve dans peu d’oeuvres théâtrales selon moi. Il a non seulement modernisé la pièce, mais il l’a aussi rendue plus accessible pour ceux qui ont du mal avec la tragédie grecque classique qui est très formatée et entrecoupée de chants. 
Un classique que beaucoup préfèrent à l’original. Personnellement, j’aime autant l’originale que cette réécriture, pour moi, elles sont complémentaires, un 17/20 aussi donc. 
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