Contemporain

Les Années cerises, Claudie Gallay

Titre : Les Années cerises
Auteur : Claudie Gallay
Edition : Actes Sud
Pages : 177
Prix : 6,60€
4e de couverture : « A l’école, on l’appelle l’Anéanti. Pas seulement parce qu’il collectionne les zéros : sa maison, à l’écart du village, est menacée d’être engloutie par une falaise qui s’effrite peu à peu. Et alors que tous : autorités, voisins, famille, conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s’accrochent à leur chez-eux. La mère surtout, qui ne se soucie guère de rassurer son fils et distribue les claques plus facilement que les câlins. C’est dehors que le jeune garçon trouve de l’affection et des raisons d’aimer la vie : en s’occupant des animaux de la ferme de pépé et mémé, en rêvant à la grande soeur de son ami Paulo, en faisant de la balançoire sur le cerisier planté au bord du gouffre… Roman mélancolique, Les Années cerises est éclairé par l’immense tendresse de Claudie Gallay pour les personnages en marge et les enfants trop sensibles ; son style simple, doux et sincère touche au coeur. »
Mon avis : 

Acheté au festival Etonnants Voyageurs, ce livre me faisait envie depuis un moment car j’avais beaucoup aimé Une part de ciel de la même auteur. 
L’histoire est simple, c’est celle de Pierre-Jean, un jeune garçon qui vit avec ses parents au bord d’une falaise qui s’effrite. Au début du livre, la falaise vient de s’effriter au pied du cerisier qui est au bout de leur jardin. Cette histoire c’est surtout celle d’une famille qui se redécouvre, d’un enfant qui grandit, qui découvre l’amour et qui se découvre lui-même. Il se découvre comme une personne à part entière qui a ses propres opinions mais n’arrive pas à les exprimer.
Vous l’aurez deviné, j’ai beaucoup aimé ce livre. Il est très simple, nous raconte la vie d’une famille au jour le jour, les difficultés (la perte progressive de la maison, les problèmes d’éducation) comme les petits bonheurs (soigner les animaux, les séjours chez les grands-parents). 
J’ai apprécié le fait que les personnages ne soient pas stéréotypés et qu’ils aient tous évolué d’une manière ou d’une autre à la fin du roman. Le personnage de Pierre-Jean est très attachant, un peu détaché de la réalité, c’est un enfant qui veut juste profiter de ses grands-parents et jouer avec ses copains, il fait son possible à l’école ais n’y arrive pas et il est amoureux de la soeur de son meilleur ami. 
La mère, que j’ai eu envie de claquer tout le long pour ses méthodes d’éducation douteuses, m’a finalement émue sur la fin, c’est juste une femme dépassée qui a peur du changement et qui est en manque d’affection, tout le monde peut vivre cela et c’est ce qui la rend si touchante. 
Dans ce roman, j’ai retrouvé le style de Claudie Gallay que j’avais adoré dans son autre roman : sa douceur pour parler de la vie quotidienne, la mélancolie qu’elle instaure dans ses histoires et la constante évolution de ses personnages. Je me suis laissée emportée dès les premières lignes, et bien que le roman ait été trop court pour être un coup de coeur, il mérite quand même un bon 18/20. 
Publicités

5 réflexions au sujet de « Les Années cerises, Claudie Gallay »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s