Bien-être·Trucs & Astuces

Le Burn-Out

Contrairement à d’habitude, cet article sera très personnel. J’en ai un peu parlé hier sur Facebook, mais j’avais besoin de vous écrire cet article, et j’espère qu’il pourra peut-être en aider certains s’ils sont dans la même situation que moi.
Déjà, je vais vous raconter les faits, ce qu’il s’est passé pour moi quand j’ai fait ce burn-out.
A partir du collège, j’ai fait 2-3 fois du « surmenage » (dixit le médecin), certains matins il m’était impossible de me lever, je devais passer 3-4 jours à me reposer (entendez dormir quasiment tout le temps) puis ça repartait, rien d’inquiétant. Fin collège, et pendant le lycée, sont venues les crises de larmes, il y a eu quelques fois où je me suis mise à pleurer et impossible de m’arrêter, quand on me faisait rire je pleurais encore plus, cela pouvait durer plusieurs heures, et je ne savais pas forcément dire pourquoi je pleurais. Arrivée en prépa, les crises de larmes sont devenues plus fréquentes, c’était environ 2 ou 3 par trimestre. N’allez pas croire que je n’ai pas aimé la prépa, j’ai adoré, et ma première année s’était très bien passée, j’étais même dixième de ma promo sur cinquante. L’été est arrivé, j’ai découvert que je voulais faire l’Ecole des Chartes mais que ma prépa ne préparait pas ce concours, je devais donc le travailler toute seule, ce que j’ai fait pendant les grandes vacances. Arrivée en septembre, tout va bien, je retrouve les copines, les profs, mais je suis déjà fatiguée. J’ai beaucoup de mal à m’endormir et je me réveille plusieurs fois par nuit.
Le 2 octobre, je rentre vers 18h30, crevée, mais je dois bosser, le lendemain j’ai 6h de DS d’histoire, donc près d’une centaine de pages de cours à réviser. Je me couche vers 22h30 et là, je me mets à pleurer un peu, je pense que ça va passer. Mais ça ne passe pas, la crise de larmes commence. Evidemment Chéri s’inquiète, cette crise là est assez violente. Deux heures plus tard, je pleure toujours, mais je tremble aussi, de plus en plus violemment. Chéri essaie de me mettre sous la douche pour me calmer, ça ne marche pas. Il appelle mes parents, pas de réponse, il appelle ma soeur qui vit dans la même ville que nous, elle débarque en catastrophe avec une amie avec qui elle passait la soirée. Vers 1h du matin, les tremblements sont de plus en plus violents, comme les larmes, mais ne concernent pas mes doigts et mes orteils car ceux-ci ont tétanisés. Impossible pour moi de les bouger, ils sont très contractés et je pense que si on essaie de me les bouger de force on va me les casser et même ma machoire se contracte, j’ai du mal à parler. Je crois bien que j’ai broyé la main de l’amie de ma soeur cette nuit-là avec mes ongles. Dépassé, Chéri appelle le médecin de nuit qui vient une heure plus tard, piqure de décontractant musculaire, je commence à me détendre et trente minutes après ça va mieux mais je suis épuisée.
Si je me souviens d’une chose qui s’est dite ce soir-là, c’est que j’ai répété plusieurs fois « Je veux pas y aller, je veux pas y aller ». Evidemment, le lendemain je ne vais pas en cours, je vais même chez mes parents, qui ont vu l’avalanche de message après coup. Le dimanche, je retourne dans mon appart et là, à la pensée de retourner en cours le lendemain, je ne peux pas. J’appelle mes parents, je ne veux pas aller à l’école, je ne me sens pas prête. Très bien, je n’irais pas, je vais me reposer encore un peu. Le week end suivant, je me sens prête à y retourner mais il faut absolument que je fasse mon commentaire d’anglais, je suis déjà en retard pour le rendre. Et là, c’est dur, les mots ne viennent pas, je ne comprends pas ce que je lis. Je me force quand même et j’envoie un devoir nul au prof, mais voilà, je ne me sens pas bien. Le soir-même, la tétanie revient. Cette fois mon père a gardé son téléphone près de lui, on l’appelle vers minuit, il vient me chercher pour que je vienne passer quelques jours chez lui, c’est décidé, je n’irais plus en cours jusqu’aux vacances.
Pendant les vacances, je me repose, je vais chez le médecin, on me donne des vitamines et des anxiolytiques. Mais je suis toujours fatiguée, je mange moins, je n’ai envie de rien. J’ouvre le blog à cette période, pensant que ça me fera penser à autre chose, ça marche…quelques temps.
Novembre, reprise des cours, je prie pour ne pas tétaniser en cours. Manque de chance, première heure, cours de philo, je tétanise, il faut m’envoyer à l’infirmerie, l’infirmière me renvoie chez moi, et chez le médecin. Le médecin ne sait pas trop quoi me dire, je dois y retourner la semaine suivante si ça ne va pas mieux. Mais la semaine suivante, tétanie tous les jours, voir deux fois pas jour, j’ai même un sac attribué et réservé à l’infirmerie pour respirer dedans jusqu’à ce que je me calme. J’ai de moins en moins envie de faire des choses, le soir je rentre, je me mets dans mon lit et je ne bouge pas, je ne fais rien, je ne lis plus. Vous avez peut-être remarqué un grand manque d’articles entre novembre et décembre, voici la raison. Le médecin, inquiet, me donne des anti-dépresseurs et m’envoie chez un psychiatre, mais impossible d’avoir un RDV avant un mois. Les anti-dépresseurs me laminent, je suis tout le temps fatiguée, je n’ai envie de rien, je continue la tétanie, je ne vais plus en cours qu’épisodiquement. Décembre arrive, je vois la psychiatre, elle me change les anti-dépresseurs et me donne un décontractant pour quand je tétanise, ainsi que des somnifères. De décembre à mars, je vide la boite de décontractant et celle de somnifères. Noël et mon anniversaire passent, ça va un peu mieux. Après le nouvel an, je pars à la montagne avec Chéri, chez mon grand-père, pour me changer les idées. Ca me fait du bien, arrivée en janvier, je suis prête à reprendre les cours. Mais à la rentrée, je tétanise, et je me sens larguée par rapport aux autres, impossible pour moi de faire les DS, encore moins les concours blancs qui arrivent. Fin février, c’est avec un grand regret que je quitte la prépa. Je passe deux mois sans rien faire mais je reprend la lecture, je postule comme chroniqueuse au webzine, je reprends le blog. Arrêter la prépa m’a fait un bien fou au niveau physique, je ne tétanise plus, je dors mieux. En mars, j’arrête les anti-dépresseurs, les somnifères et je ne vais plus voir la psychiatre. Je m’inscris en agence de baby-sitting pour faire quelque chose de mes journées, je me remets lentement. Je m’impose tout de même un rythme, je mets un réveil à 9h tous les matins, j’évite de me coucher trop tard.
Aujourd’hui, je vais mieux, je viens de reprendre les cours, mais à la fac cette fois. En parallèle du blog, du webzine et du baby-sitting. En tout cas, « je vais mieux » c’est ce que je pensais. Mais aujourd’hui, je vous avoue que j’ai peur. J’ai peur parce qu’en une semaine de cours, j’ai récupéré mon niveau de fatigue d’octobre 2014 et j’ai du mal à rester concentrée pendant 2h de cours magistral. J’ai du mal à m’endormir et je me réveille tous les nuits. Je n’ai pas vraiment envie d’aller en cours. Ma mère pense que je dois aller chez le psy, moi je pense que ça ne suffira pas. Je ressent le besoin de relaxation. Alors je me force à sortir de mes devoirs, depuis quelques jours je me dis : « Ce soir, pas de devoirs, tu lis et tu vas sur l’ordi, c’est tout. » J’espère vraiment ne pas refaire comme l’année dernière, ça me fait peur.
Maintenant, je vais vous parler des causes, car oui il y en a. Déjà, le travail, je travaillais trop, c’est clair et net. Ensuite, et c’en était une grosse partie : la pression parentale. Depuis toute petite, mon père m’a toujours dit de bien travailler, de faire toujours plus que ce que les professeurs demandaient, et si j’avais en dessous de 15/20, j’avais un peu peur de lui dire ma note. Arrivé en prépa, il a un peu relativisé, notamment car au premier semestre j’étais 10e. Mais au second semestre, je suis passée 26e et là, ça a moins été. Je voulais habiter avec Chéri à la rentrée suivante, et il s’y opposait. Mais peut-être ne s’est-il pas rendu compte que me dire « Si tu habites avec tu ne bosseras plus, tu auras des mauvaises notes » a joué. Car oui, début de deuxième année, j’ai eu de mauvaises notes. Et pourtant je bossais, et même plus qu’avant car les tâches ménagères étant partagées j’avais plus de temps pour travailler. Pour moi, ce qu’il m’avait dit a joué, c’était lui donner raison et le décevoir. Et quand j’ai été chez la psy, que j’en ai ensuite parlé à mon père, il n’a pas compris, pour lui, il ne m’avait jamais mis la pression, il ne se rendait pas compte.
Ensuite, il y a eu le stress. J’ai toujours été stressée mais sans forcément m’en rendre compte. Et je pense que c’est très lié à la pression parentale.
Alors oui, aujourd’hui j’ai moins de pression…Vraiment ? Avec des phrases comme « La fac y a que ceux qui bossent pas qui se foirent », « De toute façon tu vas forcément réussir à la fac », « Tu vas avoir ton année haut la main », ça n’a l’air de rien mais ça met la pression. J’ai l’impression de devoir absolument réussir si je ne veux pas décevoir cruellement ma famille, donc je bosse beaucoup, mais tout le monde trouve ça facile, donc en fait, on a l’impression que je ne fais pas grand chose alors que depuis la rentrée, je ne lis presque plus pour le plaisir mais je passe ma vie à la BU. Et puis il y a ma mère qui veut absolument que je trouve un job étudiant pour bosser 1 à 2 journées par semaine en plus du baby sitting. Oui mais maman, moi j’ai déjà peur de refaire comme l’année dernière, je ne veux pas me charger encore plus…
Toutes ces choses, ce sont de petites choses mais ça joue beaucoup et les gens ne se rendent pas compte. Alors qu’au lieu de dire « Tu vas avoir ton année haut la main » ce qui suppose que c’est vraiment la personne qui est impliquée, dire « Tout va bien se passer » est tellement mieux car ça ne met pas la pression…
Alors voilà, avec ce long article où je vous parle de mon expérience, je veux faire prendre conscience à tous les parents que les enfants sont sensibles, vous ne vous rendez pas forcément compte que vous mettez la pression mais ils le ressentent, et ensuite, même si vous dites que vous ne le faites plus, c’est dur pour eux de s’en détacher. Alors qu’il suffit juste de changer quelques mots… Et pour les enfants/ados/… je sais que c’est banal de dire ça et je j’ai moi-même du mal à suivre ce conseil mais ne vous mettez pas la pression, sortez, aérez-vous. Pour moi, mes bouffées d’air frais sont le webzine et le blog, ils me tiennent vraiment à coeur, alors oui je stresse un peu de ne pas lire assez des fois, mais c’est tellement important pour moi que ce n’est pas grave. Au contraire de la fac où des fois j’ai l’impression que c’est plus important pour mes parents que pour moi…
Il y a pleins de manifestations de burn-out, on peut s’évanouir, de pas pouvoir se lever un matin, faire des crises de larmes, tétaniser, péter un cable, il ne fait jamais le prendre à la légère car il faut énormément de temps pour s’en remettre et ce n’est même pas toujours reconnu.
Donc, et je finirais là-dessus, sachez vous préserver, et aux parents, évitez la pression. Personnellement, je vais tout faire pour ne pas retomber dans le même état que l’année dernière mais je pense que pour l’instant c’est mal parti…

En tout cas, n’hésitez pas à partager votre expérience avec moi, dans les commentaires ou par mail à l’adresse suivante : leslecturesdeole@gmail.com si vous voulez que cela reste privé. Je serais heureuse d’en discuter avec vous, car je pense que c’est important d’en parler et de ne pas garder cela pour soi.

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11 réflexions au sujet de « Le Burn-Out »

  1. Bonjour,

    J'ai lu avec attention ton article et je dois te dire que celui-ci m'a scotché. Je ne connais pas le burn-out et j'espère vraiment ne jamais vivre ce que tu as vécu. Mais même si je ne suis pas une grande stressée, que j'ai toujours eu des facilités au niveau scolaire, il n'en reste pas moins que j'ai subi moi aussi la pression familiale.

    Ma mère plus jeune a passé son CAP coiffure, mais nous ayant eu ma soeur, mon frère et moi elle est devenue mère de famille. Plus tard, puisqu'il fallait travailler et payer les factures, elle s'est dirigée vers la garde d'enfant et est devenue assistante maternelle, un métier grâce auquel elle a pu s'épanouir, mais qu'elle ne conseille pas.Elle a toujours eu depuis notre enfance de grandes ambitions pour nous, nous a inscrits en écoles privées pour nous faciliter la tâche, et a sans cesse donner en exemple mon cousin (aujourd'hui ingénieur), la fille d'une amie à elle qui réussissait tout. Je sais que c'était pour notre bien mais aujourd'hui je vois toutes les conséquences de sa pression. Mon frère qui a 33 ans n'a jamais réussi aucun diplôme, vit encore chez elle et n'a pas d'emploi. Ma soeur a passé son CAP coiffure et fait un métier qui lui plait et dans lequel elle excelle. Quand à moi… Comme je l'ai dis j'ai de grandes facilités, mais je suis fainéante et surtout je fais tout l'inverse de ce que l'on me dit. Lors de mes années lycée, je pouvais entrer en S ou même en L. Mais ça ne m’intéressait pas, j'avais pas envie. J'ai donc fini en STT Action Communication Commerciale. En terminal j'avais 6 de moyenne générale, là encore je m'ennuyais. Et puis j'ai travaillé pendant une semaine avant le bac (7h 12h non stop) et finalement je l'ai eu avec mention assez bien. Personnellement à l'époque je me voyais faire un CAP dans la restauration, mais un CAP… Au vu de mes capacités… Quel gâchis!!! Du coup à force de, j'ai fais une licence techniques d'animation. Licence que j'ai choisi pour les stages qui me permettaient de faire une coupure avec les cours. On m'appelait le fantôme à la fac, peu importe j'ai eu ma licence sans problème. Là encore ma mère voulait que je devienne professeur des écoles (oui depuis que je suis gamine elle souhaite ça pour moi). Du coup j'hésitai parce que oui le métier d'instit me tentait beaucoup. Mais parce que ça m’intéressait et puis par esprit de contradiction, j'ai choisi le métier d'éducatrice spécialisée. J'ai galéré pendant ces trois ans. Je les ai subit. J'ai pris 23 kilos (c'est pas comme si j'en avais déjà 20 à perdre). J'ai voulu arrêter à de nombreuses reprises, mais ma mère m'a poussée et m'a fait culpabiliser.

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  2. Du coup aujourd'hui je suis diplômée. Mais d'un diplôme qui ne me sert plus à rien vu que je ne souhaite plus devenir éduc. Trois ans ont suffit à me dissuader. Aujourd'hui, il est trop tard (j'ai 29 ans) pour reprendre des études. Sans parler de mes projets de fonder une famille, j'ai passé trop de temps à l'école (pour quelqu'un qui déteste ça, c'est un comble). Je regrette mon choix, je regrette de ne pas avoir choisi la filière de l'enseignement. Si elle ne m'avait pas tant poussée aussi… Il y a encore quelques mois elle continuait à m'envoyer des informations comme quoi l'éducation nationale recrutait. Ben voyons maman, j'ai pas assez passé de temps à l'école pour toi, il faudrait que je m'y colle encore au moins 2 ans (si tant est que j'ai le diplôme?). Faut pas rêver. Aujourd'hui je rêve de devenir assistante maternelle. Je me connais, je connais le métier et les enfants, je sais que j'arriverai à m'épanouir encore dedans. Mais ma mère ne veut pas en entendre parler. J'ai beau lui dire que je ferai comme je veux, que je travaille pour moi et pas pour elle, à chaque fois qu'on en parle elle fait tout pour me dégoutter du métier, pour me pousser à reprendre les études, le regard déçu. Elle ne se rend pas compte que si à 29 ans je termine à peine les études c'est pour elle que je l'ai fait? Pour « relever le niveau » familial? Pour qu'elle soit fière? Et surtout ce qu'elle n'a toujours pas compris, c'est que la paye et l'argent ne font pas mon bonheur, que je me fou d'être diplômée (et bien plus que toute la famille réunie -à l’exception de mon cousin) et que je m'en cogne du statut. Je suis une fille simple, avec des capacités que je compte investir comme je l'entends. Je voudrai qu'elle comprenne de tout ça, des attentes que toute la famille (grands parents, oncles et tantes et cousins cousines) porte sur moi, tant du point de vu professionnel que personnel (oui je suis l'éducatrice spé de la famille et de ce côté là, je joue mon rôle à la perfection depuis mon adolescence).
    Aujourd'hui j'aspire à la simplicité, à la tranquillité d'esprit, à MON CONFORT et MON BIEN-ÊTRE. Je souhaiterai vraiment devenir assistante maternelle et avoir l'esprit libre des pressions familiales pour enfin me lancer dans l'écrit. Mais ça ils ne le comprennent pas, n'en ont pas conscience… Et moi je suis tellement formatée qu'aujourd'hui, diplômée et à 29 ans, je suis encore en train de me demander ce que je vais faire de ma vie…

    Alors courage. Et trouve le courage de prendre un peu de distance avec tout ça. Je sais que c'est dur, j'ai encore du mal à y arriver alors que mine de rien je suis quand même la plus indépendante de la famille. Mais courage, accroche toi. On a toute la vie pour faire nos preuves et trouver un métier qui nous plait. J'ai pris une année sabbatique lors de ma faculté, qui m'a permit de finir ma scolarité par la suite. Peut-être qu'il serait temps de l'envisager sereinement, pour repartir vraiment de plus belle. Pour déconnecter avec tout ça…

    Sinon essaye le yoga, il paraît que ça marche 😉
    Allez courage, tu vas t'en sortir!

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  3. Merci de m'avoir raconté ton expérience. C'est vrai qu'à cause de la pression parentale, des fois on réagit en complète opposition ! C'est dommage que les parents ne s'en rendent pas compte… J'espère que tu ne feras jamais de burn-out et je suis totalement d'accord avec toi, l'argent ne fait pas le bonheur ! J'espère que tu réussiras à être assitante maternelle, quoiqu'en dise ta mère <3
    Pour ce qui est de l'année sabbatique, techniquement j'ai passé 8 mois à ne rien fait :/ Et malgré tout, je n'ai que 19 ans, ce sont mes parents qui paient tout, donc c'est dur de prendre une année sabbatique sans leur accord. Après pour le yoga je ne suis absolument pas souple donc bon…
    Merci et bon courage à toi aussi ❤ ❤ ❤ Je te fais pleins de bisous

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  4. Alanysfolle : il n'est jamais trop tard pour faire des études. Mon chéri a fait sa formation à 38 ans, ma belle mère a fait son année d'aide-soignante et le concours à 50 ans. Il faut vraiment réussir à s'affranchir de la famille, pour soi. Mais moi aussi j'ai des soucis alors je compatis.

    Pour ma part j'ai des symptômes liés au stress depuis le début du lycée à peu près. Stress, angoisse, dépression non diagnostiquée… C'était sympa.
    J'ai passé ma 2e année de prépa en dépression, sous cachets, sauf que j'ai réussi à m'en sortir et faire une école d'ingé après, malgré les chutes de tension et les maladies que je chopais facilement avec la fatigue.
    Sauf que… au moment du diplôme, rechute dans la dépression, je n'arrivais pas du tout à me retrouver dans les métiers accessibles, je n'avais aucune confiance en moi !
    Pourquoi j'avais fait ce parcours ? Comme toi, la pression. Mais plus inconsciente. Mes parents (mère, père, belle-mère) ont toujours eu des soucis d'argent et sont un peu obsédés, alors ils nous ont mis dans la tête que réussir à l'école était un moyen de ne pas faire comme eux, comme si ça allait tout résoudre. Si on réussit à l'école, alors on a un bon métier et on gagne bien sa vie. Sauf que ça ne marche pas comme ça.
    En prime j'ai un esprit plutôt littéraire et on m'a forcée à faire S (je pouvais choisir APRES le bac, pas avant).
    Bref, depuis c'est très dur. J'ai été diplômée il y a 8 ans déjà et je tourne toujours en rond, sans confiance. Je suis dans un travail alimentaire depuis 3 ans et demi et je suis dans une spirale mélange de bore out et de burn out.

    Ce que j'ai appris au fil de toutes ses années, c'est de savoir se laisser le temps. Pour certains, faire un pas demande dix fois plus d'énergie que pour d'autres. Ben tant pis. On apprend à faire avec. Relativiser ça vient peu à peu.
    Perso je pense tenter de sortir du cercle infernal en tentant de me former à un métier plus « pratique », plus « concret » (en contact avec des gens et/ou manuel), via une formation adulte et non universitaire (j'ai donné à ce niveau faut dire, j'en ai marre). L'intellectuel pur j'ai beau avoir des facilités, je n'arrive plus à m'y retrouver.

    Pour le yoga, j'en fais, je suis raide comme un balai à cause de mes crispations musculaires (pas de tétanie chez moi mais c'est pas mal aussi), la pire de tous les élèves de mon prof… et ça me fait beaucoup de bien, j'ai appris à lâcher prise et à m'accepter un peu mieux. Car le yoga c'est pas réussir à se plier en deux en deux mois, mais apprendre à faire avec ses propres limites et trouver l'harmonie entre le corps et l'esprit. Tu devrais vraiment essayer 😉

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  5. On en a déjà parlé mais je ne connaissais pas tous les détails. Tu sais aussi que moi-même je suis sur la corde raide parce que je m'auto-mets la pression mais peu importe, ça n'est pas là que je veux en venir.
    Nous sommes dans un vieux système scolaire qui fait passer les études (et on a le droit d'aimer apprendre mais il y'a plein de façons de le faire) avant l'objectif pourtant principal : que souhaites-tu exercer plus tard comme métier ? Et ça donne des exemples comme le mien qui ai fait un DEUG d'anglais moyen, puis un BTS d'assistante de direction sans débouchées à l'époque alors que je voulais bosser dans le spectacle ou le social. Finalement, je passe ma vie à faire des formations puisque j'ai aussi un diplôme de gestionnaire de librairie car soit ce qu'on aimerait faire n'offre pas d'emploi soit on pense vouloir faire un métier donc on ne connaît même pas le fonctionnement. Tout ceci m'a beaucoup fragilisée et m'a amenée à beaucoup de désillusions.
    J'aimerais juste dire que l'école de la vie est la plus formatrice et que parfois, commencer par travailler, expérimenter, c'est ce qui nous fait trouver notre voix.
    Moi je suis sûre que tout va bien se passer pour toi cette année mais ce qu'il faut c'est que toi, tu en sois persuadée 😉 C'est ta vie et le bonheur ne passe pas forcément par les études.

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  6. Ce que tu as vécu m'a beaucoup touché, et je n'ai pas décroché un seul moment de ce que tu as raconté/vécu… Je ne connaissais pas du tout le burn-out, et même si tu stresses encore un peu, je suis sincèrement contente pour toi que ça aille mieux <3
    J'ai de la chance que ma mère ne me mette pas trop la pression car le lycée où je suis la met déjà… Et j'essaie de relativiser, de ne pas trop stresser même si avec le fait que je redouble, je me mets moi-même la pression car je sais que je n'aurais pas de 3ème chance.
    En tout cas, je te souhaite bon courage et accroche toi ! <3 Le principal est de faire quelque chose qui te plaise, même si les études c'est toujours un peu compliqué^^
    Bisous et courage !!!❤️

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  7. Merci de t'être confiée à nous, j'espère sincèrement que ça t'aura fait du bien. J'étais déjà admirative du boulot énorme que tu accomplissais pour ton blog, mais maintenant que je prends conscience de tout ce que tu dois gérer à côté, je te félicite vraiment! Si tu as peur de retomber – et ça se comprend, parce que même si comme tu le dis, le burn out n'est pas encore assez reconnu, c'est très sérieux – dis-toi que tu connais les symptômes et sais comment y faire face.
    Tu es jeune, tu as encore tout le temps pour tes études, donc je ne peux que t'approuver quand tu nous dis que tu vas faire ton possible pour te ménager. tu as l'air d'être quelqu'un de fort et d'avoir bien rebondis, donc continue de compter sur toi-même et sur l'appui de ton chéri pour surmonter à nouveau les crises si elles se présentent. Tes conseils aux parents et aux enfants et ados sont très justes aussi, je pense qu'ils ne vont pas tarder à te remercier pour ça : )
    En attendant, prends soin de toi!! Bisous et accroche-toi, « tout va bien se passer »!! : )

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  8. Merci pour ton commentaire ! Je vais peut-être me laisser tenter par le yoga si il n'y a pas besoin de se tordre dans tous les sens. En attendant, je vais commencer à aller voir le psy de la fac. J'espère réussir à relativiser comme toi avec le temps ❤

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