Historique

L’oiseau des neiges, Tracy Rees

loiseau-des-neigesTitreL’oiseau des neiges

AuteurTracy Rees

EditionPresses de la Cité

Pages496

Prix21,50€

Résumé« Janvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d’une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d’une promenade dans les bois du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l’hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l’enfant, qu’elle baptise Amy Snow.
A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre. Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l’aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l’héritage qui lui revient. Amy s’embarque alors pour un périple aux quatre coins de l’Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre. »

Mon avis : 

L’idée d’une quête posthume façon chasse au trésor m’avait déjà beaucoup plus dans le roman Treize petites enveloppes bleues il y a quelques années, et je me demandais comment elle pouvait être arrangée de façon historique. 

Je vais commencer par les points négatifs pour finir avec les positifs. Le gros point noir de ce livre je trouve est sa longueur. J’ai trouvé le rythme très inégal et lent, notamment au début. Par la suite je me suis habituée, mais j’ai eu du mal à entrer dans le roman au début du fait de ce rythme si lent. En avançant, on comprend sa nécessité, c’est le temps qu’il faut pour qu’Amy évolue et comprenne son rôle dans la vie, mais c’est tout de même assez perturbant et je pense que certains passages auraient pu être enlevés. 

Et maintenant les points positifs. Même si j’ai trouvé des longueurs, je dois admettre que ce livre est vraiment bien fait. Le tempo est lent, on se demande où veut en venir Aurélia avec ses lettres, pourquoi tant de détours ? Mais en arrivant au bout du roman, on revoit ce qu’on a lu et on se rend compte que tout ce chemin était nécessaire. Nécessaire à Amy pour avancer, se découvrir, faire son deuil, s’accepter, accepter les autres, se détacher d’Aurélia. Car l’histoire, avant d’être celle des lettres, c’est celle d’Amy, une jeune fille abandonnée à la naissance et traitée en servante toute sa vie, qui se retrouve seule face au monde. J’ai d’ailleurs trouvé la fin très frustrante, mais là encore, elle était nécessaire car on se rend compte qu’effectivement, Amy n’a pas besoin de savoir.

J’ai eu un peu de mal avec elle et Aurélia au début. Je trouvais leur relation étrange et j’avais du mal à me représenter Aurélia plus âgée qu’Amy. Mais au fur et à mesure on apprend à les connaitre et à les apprécier. Aurélia car elle se révèle plus fragile que prévu, Amy car elle s’émancipe et devient plus forte. J’ai beaucoup aimé l’histoire d’Aurélia, qui ancre vraiment le roman dans un fort contexte historique où les femmes avaient une réelle pression quant au choix d’un mari. En plus de l’histoire de nos deux personnages, c’est celle des femmes de l’époque de la reine Victoria que l’on suit, leur émancipation progressive, à partir de petits rien, notamment grâce au personnage de Mrs Riversthone que j’ai trouvé très drôle !

En bref ? Un bon roman, parfois un peu long, mais qui traite à merveille de la femme et de son image au XIXe siècle. Un beau 15/20.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s