Classique·Coup de coeur·Historique·Romance·Seconde guerre mondiale·Vie quotidienne

Geisha, Arthur Golden

TitreGeisha

AuteurArthur Golden

EditionLe livre de poche

Pages604

Prix8,30€

RésuméÀ neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au cœur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Mon avis : 

Après des années à entendre parler de ce livre, j’ai craqué quand je l’ai trouvé en braderie. De plus le sujet des geishas est peu abordé en littérature mais m’intéresse beaucoup, surtout depuis que je suis entrée dans l’univers de l’histoire asiatique avec « Fleur de Neige » de Lisa See, il y a quelques années.

On y suit Chiyo, une petite fille élevée dans la campagne japonaise et vendue très vite à une okya (je ne suis pas sûre de l’orthographe) où elle va apprendre à devenir une geisha renommée dans tout le quartier de Gion près de Kyoto, au point de changer de nom pour Sayuri. Dès le début, l’auteur crée l’ambiguïté autour de l’histoire : est-elle réelle ou pas ? La fin nous l’apprend mais j’avoue avoir douté pendant tout le roman. Arthur Golden ressuscite pour nous un Japon de l’avant-guerre, empli de tradition, de couleurs, et d’une place de la femme dédiée au plaisir de l’homme. Ce roman m’a évoqué tellement d’images que j’ai régulièrement cherché des photos historiques pour comparer avec ce que j’imaginais.

Le thème principal du roman consiste en un portrait de femme dans le Japon d’avant-guerre. Et plus précisément de geisha, une catégorie particulière de femmes, éduquées pour être des sortes de compagnes pour les hommes. Leur rôle se résume à accompagner et servir des hommes lors d’événements mondains contre de l’argent ou des cadeaux, à exprimer la grâce féminine, et parfois aussi à coucher avec eux. D’après les dires de Sayuri, on découvre ce mode de vie particulier, peu évoqué et pourtant objet de fantasme dans la culture populaire.

J’ai trouvé la plume magnifique. Pleine de délicatesse pour décrire des choses difficiles : la misère, la condition de la femme, le sexe forcé, la violence, la pauvreté, la guerre,… Je ne peux que recommander ce roman sans pour autant vous en dévoiler plus, je me suis lancée dedans sans en savoir trop et ça a été une magnifique découverte, un coup de coeur et un 20/20.

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