Drame·Historique

Aria, de Nazanine Hozar

TitreAria

AuteurNazanine Hozar

EditionStock

Pages : 516

Prix24€

Résumé : Téhéran, 1953. Par une nuit enneigée, Behrouz, humble chauffeur de l’armée, entend des pleurs monter d’une ruelle. Au pied d’un mûrier, il découvre une petite fille aux yeux bleus, âgée de quelques jours à peine. Il décide de la ramener chez lui, bouleversant ainsi sa vie et celle de l’enfant, qu’il prénomme Aria. De ses premiers pas dans les quartiers Sud de Téhéran aux grilles du très chic lycée Razi, trois figures maternelles façonneront l’existence de l’indomptable Aria : la cruelle Zahra — femme de Behrouz —, la riche veuve Ferdowsi et la mystérieuse Mehri.


Mon avis : 

Cette Rentrée Littéraire 2020 aura vraiment été celle des titres aux sujets forts, et souvent féminins. Aria n’échappe pas à la vague.

Ce récit nous raconte l’histoire d’Aria, une petite fille aux yeux bleus, signe du diable, recueillis par Behrouz dans les rues de Téhéran. Elle va grandir, au milieu de ce pays en plein bouleversement politique, et tentera de se faire une place, sous l’égide des trois femmes qui marqueront sa vie. Ne vous attendez pas à un roman joyeux, car Aria a un vie difficile, en tant que femme et en tant que personne aux yeux bleus. La violence, de sa mère et des autres, est son quotidien. Et au coeur de cette violence, les changements politiques et religieux de l’Iran, qui passe de la dictature moderniste du Shah à celle religieuse de l’ayatollah Khomeini. Cet événement est évoqué de manière allusive, car Aria ne s’y intéresse que peu, mais c’est assez mis en avant pour donner envie aux lecteur.ice.s de se renseigner sur le sujet. A titre personnel, j’ai découvert un pan de l’Histoire que je ne connaissais pas du tout.

Au cours du roman, la place des femmes est importante car c’est entourée de femmes qu’Aria va grandir. Cette petite fille, abandonnée par sa mère biologique, n’aura de cesse que de chercher un substitut dans les différentes femmes qu’elle rencontrera, même lorsqu’elles sont cruelles comme Zahra. Que ce soit Zahra la cruelle, Ferdowsi la riche silencieuse ou Mehri la mère invisible, chacune participe à construire Aria, à en faire une femme forte et indépendante. Car Aria est un personnage singulier, elle a une vision du monde bien à elle. On referme le roman en se demandant comment elle évoluera par la suite et il est impossible de réellement le savoir.

Le tout est porté par une très belle plume, qui montre toute la dureté mais aussi la beauté du monde. Ce roman est très dur mais également sublime.

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