Fantasy·Homosexualité·BD·Aventure·Young Adult·Comédie

Nimona, Noëlle Stevenson

Titre : Nimona

Auteur : Noëlle Stevenson

Edition : Dargaud

Pages : 272

Prix : 19,99€

Résumé : Nimona est une jeune fille impétueuse qui a le chic pour la bagarre, les plans diaboliques et le chaos en règle générale. Elle a le don de changer d’apparence, ça aide (surtout quand elle se transforme en dragon) ! Lord Ballister Blackheart est l’homme le plus célèbre du royaume : cantonné dans le rôle de méchant, il veut rétablir la vérité et prouver à tous que sir Goldenloin et ses potes du ministère ne sont pas les héros qu’on croit. Ensemble, ils mènent une vendetta impitoyable et explosive.

 

Mon avis :

J’en avais beaucoup entendu parler il y a trois ans, sur les chaînes Youtube américaines, quand je l’ai vu à la médiathèque, je n’ai donc pas pu résister. Cette BD est issue d’un web-comic, c’est-à-dire qu’elle a commencé par être publié chaque semaine sur un blog, et qu’elle a donc évolué en accord avec son public.

Si j’avoue ne pas être très fan des illustrations, j’ai en revanche vraiment apprécié l’histoire. Déjà, j’ai adoré que le personnage principal soit une fille, ronde, un peu punk et surtout très badass ! Nimona, c’est une jeune fille violente, qui a le pouvoir de se transformer en n’importe quel être vivant, et qui est sans concessions. Elle va jusqu’à s’incruster chez Lord Ballister Blackheart pour être son apprentie et l’aider à être un vrai méchant. Mais le Lord n’est finalement pas si mauvais que ça, car après tout il y a deux côtés à chaque histoire et ceux qui désignent les hors-la-loi ne sont pas forcément les gentils.

En fait tout dans cette BD montre que rien n’est tout noir ou tout blanc, et c’est ce que j’ai apprécié. Elle renverse les clichés, est pleine d’inventivité et démontre la manipulation de l’opinion de manière très intelligente. De plus : enfin une histoire qui ne finit pas en romance, la relation de Blackheart et de Nimona s’apparentant plus à une relation père-fille. De ce fait, les personnages évoluent différemment et ça n’en est que plus touchant.

Je plussoie cette BD qui sort des sentiers battus et regorge d’originalité, c’est une jolie découverte !

Aventure·Biographie·Drame·Historique·Homosexualité·Polar·Western

Frog Music, d’Emma Donoghue

Titre : Frog Music

Auteur : Emma Donoghue

Edition : Le livre de poche

Pages : 576

Prix : 8,30€

Résumé : À l’été 1876, la ville de San Francisco suffoque sous une chaleur accablante. Dans un saloon, en lisière d’une voie ferrée, un coup de feu retentit. Blanche Beunon échappe de justesse à la mort qui n’épargne pas son amie Jenny Bonnet, fauchée sur le coup. Inconsolable, Blanche, une danseuse de burlesque française, met tout en œuvre pour conduire le meurtrier de Jenny devant la justice. Les événements qu’elle s’efforce de recomposer impliquent tout un monde d’indigents au désespoir, de souteneurs, d’enfants perdus… Peu à peu, elle découvre les secrets de Jenny.

 

Mon avis :

J’avais à la base eu ce roman gratuitement en anglais lors de la braderie de la Bibliothèque Anglophone, mais quand je l’ai vu en français à la médiathèque où j’ai fait mon stage, je me suis dit que c’était l’occasion de sortir cette histoire de ma PAL, quitte à la redécouvrir en VO plus tard. Grand bien m’en a pris, car je pense que le vocabulaire aurait été trop compliqué pour moi en anglais !

L’histoire, c’est de Blanche, et un peu de Jenny. Dont on découvre dans la postface qu’en réalité elles ont toutes deux bel et bien existé (je le dis car je me doute que beaucoup ne lisent pas les postfaces), ce qui ne les rend que plus touchantes. Blanche est une danseuse de cabaret, qui vit avec Arthur son « homme » et l’ami de celui-ci, elle a également un enfant déposé en nourrice mais elle ne sait rien de lui. Nous sommes à San Francisco, au XIXe siècle, et c’est Jenny, une jeune travestie, qui va être le grain de sable qui changera totalement la vie de Blanche.

A partir du moment où elles se rencontrent, Blanche commence à remettre sa vie en question, et notamment sa relation avec Arthur, et le dépôt de son bébé chez quelqu’un dont elle ne sait rien. A travers son histoire, on en apprend plus sur l’histoire des femmes à cette époque, sur les « fermes à bébés », le monde du cabaret, les relations libres,… C’est passionnant et je me suis rapidement retrouvé emportée par l’action et la narration.

Car c’est une narration double. On commence par le meurtre de Jenny sous les yeux de Blanche, puis pendant quelques chapitres on retourne en arrière pour découvrir ce qui s’est passé avant ce meurtre; puis on revient au présent où Blanche essaie de traduire l’assassin en justice. Le roman est un incessant va-et-vient entre passé et présent et on se prend au jeu de l’enquête pour trouver le meurtrier et pour découvrir qui était vraiment Jenny.

Au rythme des chansons country, des découvertes de Blanche, on tremble et on sue dans le vieux San Francisco. C’est un roman qui m’a transportée et que je recommande fortement !

Aventure·Harcèlement·Historique·Romance·Voyage

Le destin de Cassandra, Anna Jacobs

Titre : Le destin de Cassandra

Auteur : Anna Jacobs

Edition : L’Archipel

Pages : 374

Prix : 22€

Résumé : 1861. Le Lancashire subit la crise. Privé es de coton, les filatures ferment une a une en Angleterre, plongeant la population dans la misère.
Cassandra Blake, ses trois sœurs cadettes et leur père Edwin tentent malgré tout de faire face à l’adversité . Mais la mort du patriarche vient tout bouleverser.
Leur oncle Joseph décide de prendre ses nièces sous son aile, malgré l’opposition de son acariâtre épouse, qui commandite en secret l’enlèvement de Cassandra. Elle menace alors ses sœurs de faire subir à la jeune femme les pires sévices si elles ne quittent pas le pays…
Contraintes de dire adieu à leur Lancashire natal, elles embarquent pour l’Australie. Les quatre sœurs parviendront- elles à se retrouver à l’autre bout du monde, et à construire une vie nouvelle ?

 

Mon avis :

Après avoir lu « Le pays du nuage blanc » de Sarah Lark (la chronique arrive bientôt), je ne pouvais que vouloir découvrir le premier tome de cette nouvelle saga dont l’histoire montrait quelques similitudes avec le pavé de Sarah Lark… Et c’est bien là tout le problème !

Dans ce premier tome de saga, on suit la plus grande des soeurs de la famille Blake, Cassandra (le tome 2 sera sur une autre soeur). Les soeurs Blake sont élevées par leur père, qui leur a toujours enseigné de penser par elles mêmes et de se cultiver. Problème, elles sont très mal perçues par leur tante, la femme de leur oncle, qui les hait à un point assez phénoménal. Ainsi elle va jusqu’à faire enlever Cassandra pour pousser ses soeurs à émigré en Australie.

Cassandra est un personnage que j’ai beaucoup aimé, elle m’a un peu fait pensé à Sarah Crew dans « Une petite princesse » de Frances Hodgson Burnett. Débrouillarde, courageuse, fière, elle sait accepter l’adversité et espère toujours le meilleur des gens tout en restant lucide. C’est une personne très pragmatique puisqu’elle préfère refuser de s’attacher à Reece tant qu’elle n’est pas sûre de pouvoir l’épouser. Reece c’est le personnage masculin principal. Pendant de Cassandra, il est amoureux d’elle et émigre en Australie afin de gagner assez d’argent pour l’épouser. C’est le colon, débrouillard également, qui fait tout pour arriver à ses fins. Il est difficile de ne pas aimer ce personnage.

Parmi les personnages plus secondaires, on trouve les Southerham et les soeurs de Cassandra. J’ai particulièrement aimé Pandora et Xanthe, deux des soeurs, qui ont la langue bien pendue mais la tête sur les épaules, il me tarde d’en apprendre plus sur elles dans les prochains tomes. Quant à la tante, j’hésite à penser qu’elle est presque trop caricaturale pour qu’on y croit. Sa haine des Blake est bien trop puissante, et limite ridicule, mais Anna Jacobs en vient à l’expliquer et finalement ça se comprend.

Enfin, d’un point de vue très objectif je ne peux reprocher qu’une chose à ce livre : j’ai trouvé la fin beaucoup trop rapide par rapport au début du roman. Tout s’enchaine très vite et finalement je suis restée sur ma faim quant à Cassandra, alors que le livre et son rythme avaient si bien commencé. Outre cette petite déception, il y a le problème de mon point de vue subjectif…

Comme je m’en suis ouverte à l’attachée presse de chez L’Archipel, j’ai adoré cette lecture, vraiment. Mais le problème c’est que ce livre est arrivé après « Le pays du nuage blanc » dans ma vie de lectrice, et après avoir eu un roman aussi détaillé, qui se passe sur tant de temps, je n’ai pu que déplorer que « Le destin de Cassandra » ne soit pas aussi développé et exploité. Si je l’avais lu avant, j’en serai ressortie ravie par ma lecture, mais au contraire j’en suis ressortie frustrée car j’avais été habituée à plus… Donc un conseil, ne lisez pas de Sarah Lark avant « Le destin de Cassandra » si celui-ci vous tente !

Aventure·Fantasy

Le dernier royaume 2 : Le roi du Sang, Morgan Rhodes

Titre : Le Roi du Sang

Auteur : Morgan Rhodes

Edition : Michel Lafon

Pages : 444

Prix : 16,90€

Résumé : Les royaumes d’Auranos et Paelsia sont tombés, annexés à Liméros et à son roi du Sang, Gaïus. Au même moment, dans les cendres d’Auranos, se réveille une magie ancestrale. Un pouvoir tel qu’il pourrait changer le destin du monde. Pour le sauver… ou le détruire. CLEO : l’héritière d’Auranos est désormais captive, promise à l’assassin de l’homme qu’elle aimait. Résistant à l’envahisseur, elle s’unit aux rebelles paelsiens et espionne le roi pour eux. MAGNUS : toujours inquiet pour sa sœur, le prince héritier de l’Empire part à la recherche des Quatre Sœurs, des cristaux censés contenir une magie absolue. LUCIA : l’Enchanteresse rencontre en rêve Alexius, une Sentinelle du Sanctuaire qui lui annonce qu’elle doit impérativement apprendre à contrôler son pouvoir exceptionnel avant qu’il ne la consume. JONAS : le paysan paelsien est désormais à la tête de la résistance contre l’envahisseur, prêt à tout pour venger son frère et son peuple. Lorsque le roi du Sang annonce qu’une route doit être construite à travers les montagnes interdites, il déclenche une chaîne d’événements cataclysmiques qui changeront le monde à jamais.

 

Mon avis :

Après avoir beaucoup aimé le premier tome de cette saga fantasy, j’attendais beaucoup du second, et je n’ai pas été déçue.

En terme d’action, il y en a beaucoup plus que dans le premier tome. La conquête d’Auranos a été faite et c’est maintenant la rébellion qui se met en place. Jonas, à la tête de cette révolte, tente de trouver des alliés et une espionne au château en la personne de Cléo. Promise à Magnus, le fils du roi, elle ne peut malheureusement pas repousser longuement le mariage et c’est le point culminant du récit. Sans également Le Trône de Fer, on trouve quand même quelques similitudes et Morgan Rhodes n’hésite pas à tuer à tour de bras, y compris des personnages auxquels on s’était attachés dans le premier tome.

En parallèle de ce actions continues, il y a aussi Lucia, la fille du roi, l’Enchanteresse, celle qui maitrise les Quatre Soeurs. Contactée par une Sentinelle mystérieuse elle tente de contrôler ses pouvoirs mais cela s’avère difficile. C’est à travers elle qu‘on en apprend plus sur la magie qui règne à Paëlsia et c’est d’autant plus intéressant qu’on ne sait que et qui croire.

Un des points forts de cette saga est qu’on suit le point de vue de plusieurs personnages, qu’ils soient bons ou mauvais. J’ai beaucoup apprécié d’avoir les pensées de Cléo et Lucia, l’une par rapport à l’autre. On comprend pourquoi elles peuvent se détester et comment les préjugés et les apparences peuvent affecter un jugement et le fausser.

Quant à l’univers, tout est mis en place et ça n’augure que du bon, du très bon, pour la suite ! J’ai encore le troisième tome en réserve dans ma PAL mais ensuite il me faudra me procurer les suivants !

Aventure·Comédie·Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse

Lili Goth (trilogie), de Chris Riddell

Titre : Lili Goth

Auteur : Chris Riddell

Edition : Milan

Pages : 230/tome

Prix : 13,90€

Résumé du premier tome : Le calme et la sérénité du manoir des Frissons frissonnants semblent être menacés. Et le garde-chasse d’intérieur pourrait bien être impliqué… Lily Goth et son amie la souris fantôme doivent agir !

 

Mon avis :

Quand j’ai su que Chris Riddell venait au Salon de Montreuil, il était trop tard pour récupérer mon exemplaire de « La Belle et le fuseau » chez ma mère, mais je savais que je voulais absolument une dédicace ! J’ai donc acheté un livre qui me semblait sympa, sans chercher plus avant niveau histoire. Grand bien m’en a pris ! Mon choix s’est porté sur le tome 2 de Lili Goth (le rouge ça fait Noël !) et plus tard on m’a offert les deux autres tomes.

J’ai un un vrai coup de foudre littéraire pour cette série jeunesse (et oui ! Je l’ai lue aux petits de 4 et 7 ans que je garde, ils ont adoré) mais qui plaira aussi aux adultes à coup sûr ! Et puis mon dieu quel magnifique objet livre ! Couverture en dur et brillante, tranche colorée en fonction du tome, illustrations, petit livret illustré et détachable en fin de volume qui complète l’histoire principale,… C’est un vrai bijou pour un prix comme ça !

On suit la jeune Lili Goth, qui vit au Manoir des Frissons Frissonants avec son père Lord Goth et quelques domestiques. Mais depuis la mort de sa mère, la jeune Lili s’ennuie, son père est distant et sa seule « amie » est sa bonne Marylebone qu’elle n’a jamais vu et qui vit dans son placard. Heureusement, en voyant le vil Maltravers, le gardien des clés du manoir, faire des choses étranges, elle rencontre le Club du Grenier et va mener l’enquête !

Déjà vous le voyez : l’univers est génial ! Ponctué d’illustrations superbes, le livre nous entraine dans un univers semblable au notre quoiqu’un peu différent par le fantastique qui y règne. Et ce qui plaira aux adultes, ce sont les multitudes de références et clins d’oeil à la culture populaire (dans le tome 2 on a les différentes gouvernantes de Lili, parmi lesquelles on peut distinguer certaines qui ressemblent étrangement à Mary Poppins, Nanny McPhee ou encore Elizabeth Bennett) qu’on se fait un plaisir de retrouver et même de traquer !

Quant aux enfants, ils adoreront les aventures de Lili et la magie qui l’entourent, ils riront aux blagues des membres du Club du Grenier et aux situations cocasses qu’ils vivent ! Le must ? Les tomes sont de mieux en mieux au fur et à mesure qu’on avance dans la série ! J’espère tellement que la suite soit publiée !

Aventure·Coup de coeur·Fantasy·Light Novel

DanMachi 5, Fujino Omori

Titre : DanMachi 5

Auteur : Fujino Omori

Edition : Ofelbe

Pages : 335

Prix : 13,99€

Résumé : Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.
C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.
Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Mon avis :

DanMachi est surement une de mes séries préférées de chez Ofelbe. Je la trouve toujours drôle, pleine d’action et son format court et parfait pour ne pas s’ennuyer et se rappeler des éléments majeurs d’un tome à l’autre.

Dans celui-ci, on plonge littéralement au coeur du Donjon pendant une bonne partie du livre ! Si vous souhaitez connaître ses mystères et en apprendre plus sur l’univers, les liens avec les Dieux, etc : foncez ! C’est pour moi, de loin, le meilleur volume de la série jusqu’à présent. Je me demande ce que donnera la suite, d’autant qu’à partir du tome 6, on sera dans de l’inédit absolu puisque la série animé n’y est pas encore parvenu.

Bell continue de nous surprendre par son courage et sa bonté sans fin. Il fait toujours tout pour aider ses amis et sa déesse dont il est si proche. De plus à la fin, une énorme révélation nous est faite concernant ce jeune homme et c’est passionnant !

Mais le vrai héros de ce volume c’est le Donjon ! Fourbe, il se révèle doté d’une vraie personnalité et capable de réagir en temps réel si quelque chose ne se passe pas comme il le désire. Ca fait presque peur !

Outre le Donjon un nouveau personnage entre en jeu : Hermès ! Mystérieux il semble jouer double jeu avec Bell et Hestia, mais aussi avec Freyja, la belle déesse qui s’est entichée de notre héros.

La série ne fait que monter en puissance et je me demande ce que ça donnera par la suite !

Aventure·Fanfiction·Fantastique·Fantasy·Homosexualité·Jeunesse·Romance·Young Adult

Carry On, Rainbow Rowell

Titre : Carry On

Auteur : Rainbow Rowell

Edition : Griffin/PKJ

Pages : 384/585

Prix : 9,83€/18,90€

Résumé : Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l’évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu’il se trouve à l’école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n’a rien, mais vraiment rien de l’Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue…

 

Mon avis :

Après avoir adoré Fangirl, j’étais dévorée par l’envie de découvrir sa fanfiction des aventures de Simon Snow dans Carry On. Le problème ? J’en attendait surement trop.

On commence Carry on, comme si c’était le huitième tome d’une série qui s’apparente à Harry Potter sans vraiment l’être. On entre donc dans un univers déjà bien établi, nos personnages ont déjà une histoire commune, ils ont vécu des épreuves auxquelles il est régulièrement fait référence,… Il est nécessaire de s’adapter à cet univers et c’est là où j’ai eu du mal sur la première partie du roman. L’univers est si proche d’Harry Potter que je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les ressemblances, et ce faisant, je n’arrivait pas à entrer dedans.

On suit Simon Snow, l’Elu, qui entame sa dernière année à l’école de sorcellerie, sous la tutelle du Mage, une sorte de Robin des Bois qui lutte contre les Familles qui veulent reprendre le pouvoir. Mais Simon ne pense qu’à deux choses : sa petite amie Agatha est amoureuse de son colocataire Baz et l’a quittée pour lui; et Baz, qui est un vampire, a disparu depuis la rentrée !

Le problème, c’est aussi que dans Fangirl, Cat insistait beaucoup sur la relation entre Simon et Baz…quelle frustration de ne pas voir Baz pendant un quart du livre ! J’attendais tellement cette relation de haine/passion que finalement je pense que je ne voulais lire que ça et c’est pour cela que je n’ai réellement apprécié le livre qu’à partir de la deuxième partie. Pour l’histoire en général, je dois avouer que j’avais deviné la fin depuis le début, c’était tellement prévisible. Mais Rainbow Rowell a le mérite de poser des questions fondamentales sur le bien et le mal, le fait que les deux soient liés,…

Et si Baz m’a plu pour son côté vampire inaccessible, froid, un peu arrogant; je ne peux pas en dire autant pour Simon qui, comme Harry Potter, m’a ennuyée avec ses jérémiades interminables ! Heureusement que comme dans la saga de notre sorcier préféré, il y avait son acolyte (Hermione/Pénéloppe) et sa némésis (Draco/Baz) !

Je suis ressortie du roman mitigée, j’ai dévoré la fin mais la première moitié du roman m’a semblé bien trop longue pour m’accrocher.