BD·Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Vie quotidienne

Les deux vies de Baudouin, Fabien Toulmé

TitreLes deux vies de Baudouin

AuteurFabien Toulmé

EditionDelcourt

Pages272

Prix25,50€

RésuméBaudouin est un trentenaire solitaire, enfermé dans un quotidien monotone. Son frère, Luc, est à l’inverse un esprit libre, voyageur et séducteur. Un jour, Baudouin se découvre une tumeur qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. Lanti-héros décide alors de tout plaquer pour partir avec son frère. Un récit touchant sur les liens familiaux et sur le thème universel de la réalisation personnelle.

 

 

Mon avis : 

Si vous vous souvenez, j’avais été séduite par « Ce n’est pas toi que j’attendais », du même auteur, qui racontait de manière autobiographique, le ressenti d’un père face à la naissance de sa fille trisomique. Encore une fois, Fabien Toulmé à su me toucher.

Comme l’indique le résumé, on suit Baudouin, un trentenaire qui s’ennuie dans son travail et sa vie, alors que son frère passe son temps à voyager et faire de l’humanitaire. Quand on diagnostique une tumeur cancéreuse à Baudouin, son frère le convainc de partir vivre ses derniers mois à l’étranger avec lui, et de réaliser ses rêves de gosses : se remettre à la musique, voyager,…

J’ai adoré l’histoire de cette bande-dessinée puisqu’elle raconte une histoire qui fait réfléchir sur la manière de vivre sa vie et ses rêves. C’est toujours avec son trait assez simple mais plein de couleurs, que Fabien Toulmé raconte des événements difficiles de la vie : ici l’annonce d’une maladie incurable et celle d’une mort proche et certaine. La fin m’a particulièrement chamboulée et émue car je ne m’y attendais pas du tout. Je ne l’ai pas vue venir et ça a donné une toute autre perspective à l’histoire.

Le personnage de Baudouin est finalement celui de beaucoup de personnes de notre société : enfermé dans un job qui ne lui plait pas, il n’ose pas en changer ou réaliser ses rêves de peur de sortir de la sécurité financière ou de décevoir ses parents. Le fait qu’il nécessite l’annonce d’une mort proche pour changer de vie et réaliser ses rêves est révélateur d’une chose assez triste : on n’est prêt à réaliser ses rêves que lorsqu’on a plus rien à perdre et qu’on n’envisage plus le futur. Ce qui nous fait peur c’est l’inconnu, car finalement en changeant de vie, Baudouin en découvre une qui vaut bien mieux que la première et il serait passé à côté sans l’annonce de cette maladie. C’est une idée triste et pourtant réelle que Fabien Toulmé illustre très bien.

Je ne peux que recommander cette bande dessinée car bien que triste, elle délivre un message réellement positif et important : l’inconnu ne doit pas nous bloquer, ce qu’on ne connait pas n’est pas forcément mauvais et peut même être meilleur. Un magnifique coup de coeur. 

Aventure·BD·Biographie·Contemporain·Déception·Drame·Historique·Témoignage

Les esclaves oubliés de Tromelin, Sylvain Savoia

 

TitreLes esclaves oubliés de Tromelin

AuteurSylvain Savoia

EditionDupuis

Pages120

Prix20,50€

RésuméL’île des Sables, un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là… À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une « cargaison » d’esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l’équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce « fait divers » sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN)a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et à survivre, en dépit de tout. L’archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d’une expédition d un mois sur Tromelin.

 

 

Mon avis : 

Pour ce second « Lundi BD » je vais vous parler d’une BD pour laquelle j’ai un avis mitigé mais que je trouve intéressante du point de vue scénaristique.

En fait cette bande dessinée se base sur une double narration : celle de l’équipe archéologique dépêchée sur l’île Tromelin, et celle d’une esclave qui a vécu sur cette île quelques siècles auparavant. Il me semble également que cette BD a été réalisée à l’occasion d’une exposition au Musée du Château de Nantes sur la traite négrière. Personnellement je me suis ennuyée lors des passages à notre époque mais je trouve cette idée de double narration très intéressante, notamment pour des étudiants car elle montre tout le travail archéologique qui a pu être mené pour découvrir la vérité et retracer l’histoire de ces esclaves noirs abandonnés sur l’île Tromelin pendant près de 15 ans !

Cette histoire est tout simplement incroyable et je vous invite vivement à vous renseigner dessus. En tout cas, j’ai personnellement beaucoup aimé la découvrir à travers les yeux d’une jeune fille esclave qui a été une des dernières rescapées et a ainsi pu témoigner. Ca permet une immersion totale dans cette histoire et un autre point de vue que celui des blancs. On y voit ainsi l’horreur de la traite négrière, les injustices raciales, mais également l’amour, le courage et la volonté de s’en sortir.

Les dessins sont assez réalistes, ce que je trouve bien pour traiter un événement historique aussi difficile et puissant. Ca accentue certains aspects et permet également de mieux s’immerger dans l’histoire. On a une mise en page assez différente entre les passages historiques et les passages archéologiques. Les événements historiques prennent l’aspect d’une bande dessinée classique, tandis que les planches qui retracent la recherche archéologiques n’ont que peu de dialogues et juste des encarts explicatifs au dessus. C’est un style que j’apprécie moins et qui a peut-être participé à mon appréciation mitigée, voire déçue, de la BD. Pour moi c’est un 14/20.

Aventure·BD·Fantastique·Historique

Où le regard ne porte pas…(1-2), Olivier Pont & Georges Abolin

TitreOù le regard ne porte pas

Auteur/Illustrateur : Olivier Pont & Georges Abolin

EditionDargaud

Pages96/album

Prix16,45€/album

Edition1906, Barellito. Une famille venue de Londres emménage au bord de la mer, dans un petit village d’Italie. Le père veut se consacrer à la pêche. Le fils, William, se réjouit déjà à l’idée de courir en pleine nature, loin de la grisaille londonienne. Et puis, il y a Lisa, la petite voisine aux cheveux noirs qui l’a si gentiment accueilli… Mais les habitants de Barellito ne cachent pas leur hostilité aux nouveaux arrivants. Ils n’apprécient pas que des  » étrangers  » s’installent chez eux. Quant à Lisa, elle semble douée d’étranges pouvoirs… Au premier regard, le cadre enchanteur de Barellito semble destiné à préserver ses habitants du malheur. La mer, le ciel bleu, le soleil, la nature… Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Derrière ce décor de carte postale, la vie peut prendre les couleurs sombres du drame et de la haine…

 

 

Mon avis : 

Pour ce premier « Lundi BD », je voulais vous présenter une bande-dessinée dont je n’avais jamais entendu parler avant que mon père ne me la prête en me conseillant de la lire, et cette BD a été une très bonne surprise.

Avec des planches aux couleurs vives et au style simple mais expressif, les auteurs nous racontent l’histoire de William, un anglais qui emménage dans le sud de l’Italie au début du XXe et se lie d’amitié avec les enfants du village, dont Lisa, malgré l’hostilité des adultes face aux nouveaux habitants. L’histoire se déroule à plusieurs niveaux : celui des adultes avec le refus des étrangers par les hommes du village ; et le niveau des enfants qui se découvrent et s’amusent malgré leurs différences, unis par un lien mystérieux et mystique.

En deux tomes, les auteurs ont réussi à créer une histoire complète, sur plusieurs années, et dont les tenants et aboutissants sont expliqués et clôturés à la fin. Le premier tome raconte l’enfance des protagonistes, la découverte du rejet, mais aussi de l’amitié. Il est plein de mystères car on ne sait pas d’où vient le lien entre les enfants, on ne comprend pas. Le second tome se concentre sur la période adulte, les protagonistes se retrouvent 10 ans après et partent en quête à l’autre bout du monde. Ici, les secrets sont dévoilés et tout est expliqué.

Cette bande-dessinée ne manque pas d’originalité, l’histoire ne ressemble à rien que j’ai pu lire auparavant. Mais la fin est assez déprimante, j’en aurai espéré une plus joyeuse, mais en même temps je me dis que pour un album aussi étrange, il faut bien une fin particulière. En tout cas, si vous cherchez une BD originale, avec de beaux dessins et une intrigue prenante, je ne peux que vous la recommander.

Adaptation·BD·Dystopie·Fantastique·Jeunesse

Civil War, Stuart Moore

TitreCivil War

AuteurStuart Moore

EditionPanini

Pages 356

Prix10€ en occasion

Résumé A la suite d’une catastrophe sans précédent, le gouvernement américain décide de faire voter une loi forçant les super-héros et les mutants à se faire recenser. Devant cette attaque contre les libertés individuelles, Captain America décide de former les Secret Avengers et de s’opposer à Tony Stark, alias Iron Man, qui soutient la loi de recensement. S’engage alors un terrible combat fratricide entre les super-héros de l’univers Marvel, un combat dont les conséquences seront fatales…

Mon avis : 

Quand j’ai vu le prix des comics, j’ai préféré tenter le roman car c’est l’histoire plus que les illustrations qui m’intéresse dans les Marvel, et je tenais à connaître l’histoire avant de voir le film.

Les premières pages sont particulières car on entre dans un univers avec une multitude de personnages que nous lecteurs, sommes censés connaître en tant qu’appréciateurs de l’univers de Marvel. Effectivement, si j’en ai reconnu certains grâce aux films de la franchise, beaucoup m’étaient inconnus et comme ils sont peu décrits, je me suis un peu perdue au début.

Dans cet  univers alternatif au notre, les supers-héros sont légion mais seuls les plus forts sont reconnus. Cela donne lieu à des groupes de jeunes héros prêts à tout pour se faire connaître, quitte à mettre des civils en danger. C’est ce qui se passe dans le prologue puisqu’un groupe de jeunes supers-humains provoquent une catastrophe qui fait plusieurs centaines de morts en voulant se faire connaître. Après cet événement, le gouvernement américain, avec Iron Man, décide de mettre en place une loi de recensement des supers-héros, et ceux qui refuseront seront hors-la-loi. Face à cela, se dresse Captain America qui tient à sa liberté. Au milieu, nous avons Spider-Man qui tient à sa liberté mais ne veut pas être hors-la-loi et comprend les raisons du gouvernement. C’est une guerre civile de surhumains qui s’engage donc.

J’ai adoré le principe de l’histoire qui révèle un vrai dilemme moral qui pourrait finalement très bien s’appliquer dans notre société. Comment traiter des personnes possédant un pouvoir et une force difficilement contrôlable, tout en respectant leur liberté ? Malheureusement je déplore la fin, qui penche dans le sens que j’appréciais le moins, même si je peux la comprendre.

La narration est addictive et on s’habitude finalement assez vite à la multitude de personnages, d’autant que les principaux sont connus si on a vu les films Marvel. Peter Parker (aka Spiderman) est surement le plus attachant car il oscille entre les deux positions et illustre le dilemme moral qu’elles peuvent engendrer. De leurs côtés Captain America (Steve Rodgers) et Iron Man (Tony Stark) sont tous deux si catégoriques qu’ils en deviennent menaçants et mauvais, comme quoi l’excès a toujours un impact négatif.

Si vous souhaitez découvrir l’histoire de ce Marvel sans vous ruiner, je ne peux que vous conseiller cette adaptation en roman qui, à ce que j’en sais, est fidèle au comic et dont l’écriture est addictive, c’est un beau 17/20 pour moi.

BD·Conte·Fantastique·Graphic Novel·Religion

Habibi, Craig Thompson

TitreHabibi

AuteurCraig Thompson

EditionCasterman

Pages672

Prix29€

RésuméAncré dans un paysage épique de déserts, harems et bâtiments industriels, Habibi raconte l’histoire de Dodola et Zam, deux enfants liés par le hasard, puis par un amour grandissant. Réfugiés dans l’improbable épave d’un bateau échoué en plein désert, ils essaient de survivre dans un monde violent et corrompu. Seule la sagesse des récits narrés par la jeune femme, issus des Livres sacrés et des traditions orientales, pourra les protéger de l’avidité des hommes. A la fois contemporain et intemporel, Habibi est une histoire d’amour aux résonances multiples, une parabole sensible et lucide sur le monde moderne et la relation à l’autre.

 

Mon avis :

Cette bande-dessinée m’a été recommandée par mon amie Lily et je suis ravie de l’avoir trouvée à la Bibliothèque Universitaire.

A travers des dessins semblant être faits au pinceau à encre et un trait magnifique et précis, on suit une jeune fille qui a été tour à tour mariée de force alors qu’elle n’était qu’une enfant, puis esclave avant de s’échapper en emmenant avec elle un petit garçon noir. Ensemble ils se réfugient sur une carcasse de bateau dans le désert et y vivent grâce à une oasis sacrée et des échanges avec les marchands itinérants. Le récit alterne présent où la jeune fille est enceinte d’un sultan qui la retient dans son harem, et le passé où elle se rappelle sa vie avec le petit garçon. Le tout est ponctué des récits qu’elle lui raconte pour l’endormir et qui mêle le Coran et l’imagination.

Au début j’ai été un peu perdue par le récit qui mêle plusieurs époques ainsi que des récits à tiroirs, un peu comme les Mille et Une Nuits. Mais j’ai ensuite pris mes marques ainsi qu’un grand plaisir à suivre les aventures de nos héros. A travers leur histoire, l’auteur aborde de nombreux thèmes : l’esclavage, la mutilation, la transexualité, le commerce sexuel, l’amour, la famille, le sens du devoir, l’évolution des villes, les bidonvilles,…

C’est une bande-dessinée pour adultes, tant par les thèmes abordés que pour la trame narrative qui demande une réelle réflexion pour l’apprécier. Pour ma part j’ai adoré et elle me restera un bon moment en tête. La fin m’a laissée quelque peu perplexe mais en y réfléchissant, c’est une boucle qui est bouclée, et il n’y avait pas d’autre fin possible. Un texte très beau, très émouvant, que je recommande avec un beau 17/20.

 

BD·Coup de coeur·Fantastique·Graphic Novel·Réécriture·Romance

Le sculpteur, Scott McCloud

le_sculpteur_01TitreLe sculpteur

AuteurScott McCloud

EditionRue de Sèvres

Pages485

Prix25€

RésuméDavid Smith consacre sa vie à l’art – jusqu’à l’extrême. Grâce à un pacte avec le diable, le jeune artiste voit son rêve d’enfance réalisé : pouvoir sculpter tout ce qu’il souhaite, à mains nues. Mais ce pouvoir hors norme ne vient pas sans prix… Il ne lui reste que 200 jours à vivre, pendant lesquels décider quoi créer d’inoubliable est loin d’être simple. D’autant que rencontrer l’amour de sa vie le 11e jour ne vient rien faciliter !

Mon avis : 

Ce roman graphique a des notes assez faramineuses sur les sites américains et de même en France, de plus c’est une réécriture du mythe de Faust : que de bonnes choses donc !

Et effectivement, cette bande-dessinée va me rester longtemps en tête. On suit David Smith, un sculpteur fauché, qui se retrouve à vendre son âme au diable en échange du pouvoir de sculpter n’importe quelle matière à mains nues. Il ne lui reste donc que 200 jours pour se faire connaitre et réaliser son rêve avant de mourir. Il n’avait juste pas prévu qu’il tomberait amoureux.

Mais outre cette histoire reprise du mythe de Faust, on suit aussi celle du couple de David et Meg, leurs difficultés comme leurs bonheurs. C’est touchant de les voir se découvrir, chacun avec son ambition propre : David veut être sculpteur et Meg actrice. Chacun représente une manière d’accéder à un rêve : être pret à tout, se jeter toujours la tête la première dans ce qu’on fait, on prendre des détours par peur de la réussite.

C’est également l’histoire de malheurs, de problèmes d’estime de soi, de dépression. Comment vivre ces sentiments au quotidien, comment les vivre avec les autres,… C’est aussi le portrait d’une société où les affections et l’argent prennent parfois le pas sur la qualité ou le talent.

Cette bande-dessinée est complexe, on ne comprend pas tout, mais en la refermant, on sait qu’on ne l’oubliera pas de si tôt et qu’on a lu quelque chose de spécial. Pour cela, même si c’est un 17/20 c’est un coup de coeur.

Autobiographie·BD·Contemporain·Coup de coeur·Handicap·Jeunesse·Vie quotidienne

Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé

ce-nest-pas-toi-que-jattendaisTitreCe n’est pas toi que j’attendais

AuteurFabien Toulmé

EditionDelcourt

Pages256

Prix18,95€

RésuméDans la vie d’un couple, la naissance d’un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d’une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s’écroule. De la colère au rejet, de l’acceptation à l’amour, l’auteur raconte cette découverte de la différence. Un témoignage poignant qui mêle, avec délicatesse, émotion, douceur et humour.

Mon avis : 

J’avais beaucoup vu cette bande-dessinée trainer sur la blogosphère il y a quelques mois, j’ai donc été ravie de la trouver à la Bibliothèque Universitaire. 

C’est une bande-dessinée autobiographique qui raconte le quotidien d’un papa avec la naissance de son deuxième enfant. Problème, ce deuxième enfant se révèle atteint de trisomie à la naissance, une maladie qui a toujours effrayé l’auteur. Comment réagir quand on apprend que son enfant est atteint de trisomie ? Comment l’aimer ? Comment envisager l’avenir quand on sait qu’il aura probablement besoin de plus d’assistance et de soins qu’un enfant normal ? Ce sont toutes ces questions que nous représente Fabien Toulmé.

Au travers de planches au dessin simple, il nous montre sa vie quotidienne pendant la grossesse de sa femme et après. Comment la maladie n’a-t-elle pas été diagnostiquée avant ? Comment réagir ensuite ? Chaque chapitre est illustré dans une nuance de couleur différente : un chapitre sera dessiné dans des nuances de rouge, un autre dans des nuances de vert. Je n’ai pas encore compris la signification mais je trouve que c’est un bon concept.

« Ce n’est pas toi que j’attendais, mais je suis content que tu sois venue »

C’est au final un regard très humain qui est donné sur la trisomie, mais surtout, cette bande-dessinée aborde le thème très controversé du rejet de la maladie, chez les parents du malade. C’est fait avec beaucoup de sensibilité, l’auteur montre sa progressive acceptation de la maladie, les réactions autour de lui, et surtout celle de sa femme et de son autre fille.

J’ai beaucoup apprécié qu’à la fin de l’ouvrage, on ai quelques photos de l’auteur et de sa fille, ça rend le tout plus réel et encore plus humain. Cette bande-dessinée est un vrai coup de coeur et une belle ode à l’amour paternel. Un beau 20/20.