Bien-être·Comédie·Contemporain·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

La fourmi rouge, Emilie Chazerand

Titre : La fourmi rouge

Auteur : Emilie Chazerand

Edition : Sarbacane

Pages : 256

Prix : 15,50€

Résumé : Vania Strudel a 15 ans, un oeil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Et ce, à cause de :
– Sa mère, qui est morte quand elle avait huit ans.
– Son père, un taxidermiste farfelu.
– Pierre-Rachid, son pote de toujours, qui risque de ne plus le rester…
– Son ennemie jurée, Charlotte Kramer, la star du lycée.
– Sa rentrée en Seconde, proprement catastrophique.
Pour Vania, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…

 

Mon avis :

J’avais entendu beaucoup de bien de ce livre, notamment pour son humour, je m’attendais donc à une bonne tranche de rire en le lisant : et je l’ai eue !

Comme on nous le dit dès la quatrième de couverture, Vania Strudel n’est pas gâtée par la nature ! Un oeil qui dit m****, un prénom de m****, un père avec un métier disons pas commun… Ce n’était déjà pas facile, mais en plus, voilà que son meilleur ami sort avec sa pire ennemie ! Non mais là franchement, c’est la goutte d’eau, qui s’ajoute à un vase rempli à ras bord par un mail lui disant que si elle est nulle c’est sa faute et qu’il faut qu’elle se bouge.

Dans ce livre vous trouverez du cynisme. Beaucoup de cynisme. Parfois trop même, car certaines réflexions sont de trop pour moi. On peut rire de tout, mais il y a des façons de le faire, et là, j’ai trouvé que Vania tenait des propos blessants pour bon nombre de personnes parfois. En dehors de ce point, le livre est très sympa.

C’est une romance toute simple, on devine la fin bien en avance (sauf pour l’expéditeur du mail) et c’est parfois mignon à souhait. Emilie Chazerand nous campe un personnage fort, plein de répartie, ainsi que des personnages secondaires plus farfelus les uns que les autres. J’ai apprécié toute l’idée du mail, il est vrai qu’on est ce qu’on veut être. A force de tout accepter, de se cacher, Vania aide les autres à la rendre invisible et à se servir d’elle et se moquer.

C’est un livre intéressant à faire lire à certains, pour les aider à extérioriser, mais qu’il peut être dangereux de faire lire à d’autres du fait des réflexions parfois violentes que l’héroïne peut avoir envers les autres.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Handicap·Harcèlement·Romance·Vie quotidienne·Young Adult

Inséparables, Sarah Crossan

Titre : Inséparables

Auteur : Sarah Crossan

Edition : Rageot

Pages : 416

Prix : 14,90€

Résumé : Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?

 

Mon avis :

Les soeurs siamoises sont un sujet assez peu abordé en littérature pour que ce livre attire mon regard. Et quel coup de coeur…

Ce roman nous dévoile l’existence de Grace et Tippi. Deux soeurs siamoises. Elles ont deux têtes, deux bras, deux jambes et sont liées à partir de la poitrine. On ne leur donne pas une grande espérance de vie, mais leurs parents sont bien décidés à ce que cette vie soit normale, aussi ils les envoient au lycée bientôt. Pour les jeunes filles, c’est l’angoisse : elles seront regardées comme des monstres de foire. Mais outre la vision des autres, c’est aussi leur relation de soeurs qui partagent le même corps qui nous est montrée. Jusqu’où va Grace, jusqu’où va Tippi ? Sont-elles réellement deux alors qu’elles partagent le même corps ? Finalement, on ne peut préjuger de leurs sentiments l’une envers l’autre car on ne saura jamais ce que ça fait d’être comme elles.

Même presque deux mois après ma lecture, les personnages de Tippi et Grace me restent en tête. D’inséparables, elles sont devenues inoubliables. Comment lutter contre les sentiments que nous inspirent ces deux soeurs ? Contre la vague d’amour, d’irritation, de tendresse qui fonde leur relation ? On ne peut tout simplement pas. Je suis ressortie de ce roman déchirée.

Déchirée par l’injustice que subissent ces jeunes filles : comment avoir sa propre vie quand on partage son corps ? Grace est amoureuse mais elle ne le peut pas car ça implique forcément Tippi. Comment accepter qu’on est responsable parfois du malheur des gens qu’on aime même si on y peut rien ? Comment imaginer vivre sans l’autre ?

Ecrit en vers libres ce roman se lit extrêmement vite (2h30 de bus pour moi). En le refermant, j’ai pleuré pendant 20min, toute seule dans mon bus, comme une andouille. Ce livre ne vous laissera pas indifférent et je ne peux que vous le recommander.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Harcèlement·Homosexualité·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

La lune est à nous, Cindy van Wilder

Titre : La Lune est à nous

Auteur : Cindy van Wilder

Edition : Scrinéo

Pages : 352

Prix : 17,90€

Résumé : Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire et complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube  » Les Trois Grâces  » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est qu’ils sont en surpoids, et que le monde le leur fait bien payer. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se comprennent instantanément. Et décident de réagir – chacun à sa manière. L’habit ne fait pas le moine, dit-on… Ni Max ni Olivia ne s’attend aux défis qu’ils vont rencontrer. Et si l’aiguille de la balance n’était pas le seul challenge ? Et s’il était possible de décrocher la lune, même après être tombé à terre… ?

 

Mon avis :

Si vous cherchez un concentré de bonne humeur, de body-positivity et de diversité, lisez ce livre.

On y suit alternativement Olivia et Max, ainsi que l’association dont ils font partie. A eux deux on a déjà des personnages qui font partie de ce qu’on appelle la diversité : Max est gros, homosexuel; Olivia est grosse, noire et possiblement asexuelle. La diversité ? On est en plein dedans ! Outre la diversité des personnages, c’est également une grande diversité de problèmes que Cindy aborde : le cyber-harcèlement, la grossophobie, l’homophobie, le deuil, l’adoption, le divorce, le bénévolat,…C’est presque si on ne se dit pas que ça fait trop pour un seul livre.

L’histoire, c’est celle de Max et Olivia, tous deux rejetés, qui se rencontrent fortuitement quand Olivia se fait insultée pour s’être montrée en maillot de bain en public lors d’une séance photo pour son compte Instagram, Curvy Grace. L’amitié leur tombe dessus comme un coup de foudre et ils vont se relever et affronter les problèmes, ensemble. Car suite à son implication dans une chaine Youtube, Olivia va subir un cyber-harcèlement énorme et immonde.

Je ne veux pas en dire plus sur les personnages ou l’histoire car finalement je crois que le fait d’en savoir aussi peu a aidé à mon appréciation de ce roman. Je n’avais pas d’attentes et ça m’a permis de me laisser totalement emporter. Tout ce que je peux vous dire c’est que jamais un livre ne m’avait autant donné envie de danser, de sauter partout, de m’assumer et de le crier au monde, à ce point quand je l’ai refermé. Attention tout de même aux âmes sensibles (notamment les plus jeunes), il y a des scènes difficiles, des mots durs et crus; mais finalement on en ressort avec la patate !

Bien-être·Contemporain·Romance

Le dernier train, Amélie Romarin

Titre : Le dernier train

Auteur : Amélie Romarin

Edition : Edilivre

Pages : 130

Prix : actuellement indisponible

Résumé : L’histoire d’une jeune fille qui s’éloigne de ses proches pour pouvoir souffler et faire le point sur sa vie. Elle va rencontrer des gens qui vont l’aider à avancer.

 

 

Mon avis :

Quand l’auteur m’a envoyé son roman, je m’attendais à une histoire pleine de sentiment et de réflexion sur la vie. Pour la réflexion, c’est tout bon, mais pour les sentiments…je ressors mitigée !

On suite Lindsay, qui décide du jour au lendemain de fuir sa famille et sa vie natale, pour commencer une nouvelle vie en Belgique. Elle prend alors le train avec peu de bagages, et commence une remise en question de sa vie. Abandonnée par son père ou son parrain (si je me souviens bien), elle ne s’en est jamais remise et sa famille non plus. Décidée à commencer une nouvelle vie, elle coupe tout contact, hormis avec sa soeur à qui elle écrit de temps en temps. Elle trouve rapidement du travail et rencontre fortuitement Mathias, un jeune homme aussi perdu qu’elle, oppressé par son père et le poids de ses études. Ensemble, ils vont tenter d’avancer dans la vie et de s’affranchir du passé.

J’ai apprécié le fond de l’histoire, la reconstruction de Lindsay et sa relation avec Mathias. Elle peut sembler rapide mais au fond, qui est-on pour juger de la rapidité d’une relation ? Chacun son rythme ! Malheureusement j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. En effet, malgré une narration à la première personne, j’ai trouvé qu’on restait en surface de ce que ressentaient les personnages, ce qui est assez paradoxal pour un roman sur la reconstruction personnelle et l’introspection. De même, j’ai trouvé la relation de Mathias avec son père peu poussée à mon goût.

Enfin, j’ai eu du mal avec la plume de l’auteur, dans le sens où j’ai noté quelques répétitions et des expressions que mes parents m’ont toujours dit être mauvaises comme « malgré que ». Toutefois, j’ai apprécié la présence d’expressions belges qui permettent de vraiment s’immerger dans la nouvelle vie de Lindsay !

Je ressens un vrai potentiel pour l’histoire, mais il m’a manqué quelque chose sur lequel je ne saurai pas mettre de mots…

Bien-être·Contemporain·Drame·Homosexualité·Vie quotidienne·Young Adult

Girlhood, Cat Clarke

Titre : Girlhood

Auteur : Cat Clarke

Edition : Collection R

Pages : 360

Prix : 17,90€

Résumé : J’ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m’ont reconstruite, morceau par morceau.
Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer.
Jusqu’à ce que débarque cette nouvelle fille…

 

Mon avis :

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais lu de Cat Clarke. Mais je n’en entendais que du bien, on me disait que ses romans étaient poignants, sur des sujets difficiles et toujours avec une fin surprenante. J’ai donc sauté sur l’occasion de lire son dernier livre quand la maison d’édition l’a proposé sur Netgalley.

Harper vit en pension depuis la mort de sa soeur jumelle Jenna, qui est décédée suite à son anorexie. Harper est persuadée d’en être responsable et garde ce poids en elle. Auprès de ses amies Rowan, Lily et Ama, elle s’est reconstruite. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de Kirsty, une nouvelle qui comprend étonnamment bien le ressenti d’Harper puisqu’elle a elle aussi perdu sa soeur. Dès le début, les deux filles s’isolent des autres, mais on soupçonne une manipulation malsaine. L’ambiance est creepy et girly à souhait, parfait à lire en période d’automne sans pour autant avoir trop peur.

Kirsty est un personnage très ambivalent. Elle est partagée entre son amitié pour Harper et son inaptitude à être en groupe. Elle cherche à l’isoler du groupe et ça se ressent dès le début à travers l’ambiance assez sombre et pesante, et de petits détails qui mettent la puce à l’oreille tout en semblant complètement psychotiques. Comme Harper, on devient paranoïaques, on s’interroge sur qui a vraiment raison, même si intérieurement on sait que tout ceci est le fruit d’une manipulation et de la jalousie. Le duo formé par ces deux personnages m’a mise un peu mal à l’aise car je savais qu’il se basait sur des mensonges, mais en même temps, il est difficile de ne pas compatir vu ce qu’elles ont vécu.

En revanche, j’ai adoré sans limites les personnages Rowan, Lily et Ama ! Chacune avec leurs points forts et leurs faiblesses elles se sont soutenues et ont traversé les épreuves. Elles incarnent la vraie amitié et c’est plaisant de lire des livres avec des amitiés aussi fortes malgré les hauts et les bas.

Mais ce qui m’a manqué ce sont les rebondissements. Avec ce que j’avais entendu sur Cat Clarke, je m’attendais à plus d’action et à régir beaucoup plus au cours de ma lecture. Finalement, ça aura été un bon roman, un peu creepy et pesant, mais sans plus et en cela je suis un peu déçue car j’en attendant beaucoup plus.

Bien-être·Contemporain·Drame·Romance

Des étoiles dans la mer, Natasha Boyd

TitreDes étoiles dans la mer

AuteurNathasha Boyd

EditionMxM Bookmark

Pages354

Prix5,99€ (ebook)

RésuméLivvy a pris la fuite. Elle s’est échappée là où personne ne pourra jamais la retrouver.
Mais dans le cottage isolé où elle se réfugie, il y a déjà Tom, un mystérieux inconnu, qui est là pour des raisons personnelles.
Dans l’intimité de ce cottage abandonné, au cœur de la nature sauvage de l’île, leur connexion immédiate est impossible à ignorer. Mais alors qu’ils fuient leur histoire et refoulent leurs secrets, le passé les rattrape et bouleverse leurs vies de façon inimaginable.
Malgré leurs sentiments profonds et leur alchimie puissante, ils devront se battre contre un enchevêtrement de mensonges et surmonter les blessures de leur passé. La vérité, en émergeant, fera peut-être plus de mal que de bien.

 

Mon avis : 

La couverture m’a directement attirée sur le site de Netgalley, je remercie donc l’éditeur de m’avoir permis de lire ce roman.

On suit alternativement les points de vue d’Olivia, une jeune fille en fuite et en proie aux crises de panique; et Tom, qui semble être le gardien de la vieille maison de la grand-mère d’Olivia. Une cohabitation s’engage entre eux et on apprend rapidement qu’Olivia  fuit sa famille. Il y a quelques années, sa soeur ainée, Abby, est décédée dans un accident de voiture après s’être enfuie.

Dès le début, on sent qu’Olivia cache un lourd secret qui a trait aux violences physiques et sexuelles. Elle subit de nombreuses crises de panique liées à sa soeur et a un rapport très décomplexé à la sexualité qu’elle utilise comme un moyen d’arriver à ses fins. Si Olivia ne reconnait pas Tom, celui-ci sait qui elle est, il connaissait sa soeur et se met en tête de la protéger mieux qu’il ne l’a fait avec l’ainée.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Olivia, c’est un personnage tellement sombre et torturé, qui ne cesse de faire de mauvais choix… Je me doutais fortement de son passé mais ça ne m’a pas empêchée de ne pas compatir, sauf à la fin lorsqu’elle raconte réellement ce qu’elle a subi. Alors j’ai compris l’ampleur de son traumatisme, redoublé par la mort de sa soeur.

Ce roman, c’est une histoire d’amour mais c’est surtout l’histoire d’un traumatisme, d’enfants attouchés, de décès dont on ne se remet pas. C’est loin d’être rose, mais c’est touchant et profond, aussi profond que la mer qui borde l’île où se sont réfugiés nos personnages. La plume de l’auteur est addictive et on ne lache pas le livre avant la fin. Attention toutefois aux âmes sensibles.

Bien-être·Contemporain·Drame·Harcèlement·Vie quotidienne

Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson

TitreVous parler de ça

AuteurLaurie Halse Anderson

EditionLa Belle Colère

Pages298

Prix19€

RésuméEn 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d’une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c’est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l’esprit des pensées sombres qui s’y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d’une histoire, celle d’une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d’été.

Mon avis : 

Après « 13 reasons why », il semblerait que j’ai eu une petite phase « contemporain, harcèlement scolaire, traumatisme » puisque j’ai décidé de sortir ce livre qui m’avait été offert par l’adorable Alice Neverland lors d’un concours sur son blog.

On suit le quotidien d’une jeune fille qui semble traumatisée, qui parle de moins en moins, s’isole volontairement, ne s’occupe plus d’elle-même, sans qu’on sache pourquoi. La raison de ce traumatisme, on va la découvrir au fur et à mesure du livre, jusqu’à la révélation totale qui a lieu à la fin du roman. Cette jeune fille ne trouve refuge que dans son cours d’arts plastiques qui lui permet de s’exprimer sans les mots.

J’ai un rapport assez étrange au personnage principal. J’ai eu pitié d’elle durant tout le roman, pour le traumatisme qu’elle a vécu, le harcèlement qu’elle subit et le fait que les gens se détournent d’elle alors qu’elle a tant besoin d’aide. Mais en même temps j’avais envie de la secouer pour qu’elle voie tout le mal qu’elle fait elle-même autour d’elle, et qu’elle se rende compte qu’elle est aussi un peu responsable de sa situation. Mais d’un autre côté, je sais qu’on ne peut pas controler une dépression, et c’est ce dont elle semble vraiment souffrir : elle ne comprend pas ce qu’elle ressent car c’est du vide, et elle se sent tellement dépassée qu’elle ne sait pas quoi faire, dans ce cas là on se dit que ce n’est qu’en touchant le fond qu’on pourra remonter réellement. 

C’est un roman bouleversant par la façon dont est raconté le traumatisme, celui qui n’est pas avoué ni compris, celui qui est vécu dans la solitude. C’est une lecture qu’il faut découvrir si le sujet de la dépression, du traumatisme et du harcèlement scolaire intéresse. Pour ma part, je verrai surement le film également, en attendant c’est un 16/20.