Biographie·Drame·Historique·Romance

La Virginienne, Barbara Chase-Riboud

Titre : La Virginienne

Auteur : Barbara Chase-Riboud

Edition : Archipoche

Pages : 576

Prix : 8,80€

Résumé : Pendant trente-huit ans, la belle et mystérieuse Sally Hemings, une esclave quarteronne, fut la maîtresse de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis et auteur de la Déclaration d’indépendance.
Cette liaison scandaleuse et passionnée commence dans le Paris de 1787, où Jefferson est ambassadeur de la jeune république américaine auprès de la Cour. Sally a alors à peine quinze ans. Il vivra avec elle jusqu’à sa mort à Monticello, la plantation qu’il possède en Virginie, où ils auront de nombreux enfants, esclaves à leur tour…
Pour recréer cette love story émouvante et fatale, Barbara Chase-Riboud s’est fondée sur les documents et témoignages d’époque. Elle brosse ainsi un étonnant tableau de l’Amérique esclavagiste de la fin du XVIIIe siècle, une fresque grandiose mais toujours fidèle à l’Histoire.
Le récit poignant d’un amour qui a defié les conventions.

 

Mon avis :

Depuis la découverte d’Autant en emporte le vent il y a quelques années, j’apprécie beaucoup les romans sur la période esclavagiste dans le sud des Etats-Unis. Alors ce livre qui me promettait une forte base historique m’a tout de suite intriguée.

On y suit l’histoire de Sally Hemmings, femme métisse presque blanche, mais esclave de part sa mère. Elle grandit dans la plantation Jefferson lorsque sa mère est donnée en héritage à la fille de son propriétaire, la femme du futur président Thomas Jefferson. Celle-ci meurt jeune et laisse des filles derrière elle, mais surtout un homme au coeur brisé. C’est Sally l’esclave qui réussira à réparer ce coeur et suite à un voyage en France ensemble lorsqu’elle a 14 ans et lui 44, ils tomberont amoureux et entameront une relation interdite.

La narration alterne entre chapitres au temps présent où Sally raconte son histoire à un recenseur qui la déclare blanche pour ne pas accuser le défunt Jefferson d’un des pires crimes à l’époque, celui de métissage. Et des extraits des souvenirs de Sally qui nous raconte sa vie d’avant, sa rencontre avec Jefferson jusqu’à sa mort. Comme je l’ai dit plus haut, le livre se fonde sur une base historique solide et ça se ressent parfois car l’auteur insère des documents qui plairont aux historiens mais qu’un lecteur lambda trouvera ennuyant, comme une liste de biens vendus au enchères à la mort de Jefferson.

C’est une histoire que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir mais qu’il faut prendre le temps de lire, car en plus d’être une brique, le roman fourmille de détails passionnants sur la période historique et il serait dommage de passer à côté. De plus, attention à la multitude de personnages ! Je ne compte plus les fois où j’ai du me référer à l’arbre généalogique présent en début de livre !

Aventure·Biographie·Drame·Historique·Homosexualité·Polar·Western

Frog Music, d’Emma Donoghue

Titre : Frog Music

Auteur : Emma Donoghue

Edition : Le livre de poche

Pages : 576

Prix : 8,30€

Résumé : À l’été 1876, la ville de San Francisco suffoque sous une chaleur accablante. Dans un saloon, en lisière d’une voie ferrée, un coup de feu retentit. Blanche Beunon échappe de justesse à la mort qui n’épargne pas son amie Jenny Bonnet, fauchée sur le coup. Inconsolable, Blanche, une danseuse de burlesque française, met tout en œuvre pour conduire le meurtrier de Jenny devant la justice. Les événements qu’elle s’efforce de recomposer impliquent tout un monde d’indigents au désespoir, de souteneurs, d’enfants perdus… Peu à peu, elle découvre les secrets de Jenny.

 

Mon avis :

J’avais à la base eu ce roman gratuitement en anglais lors de la braderie de la Bibliothèque Anglophone, mais quand je l’ai vu en français à la médiathèque où j’ai fait mon stage, je me suis dit que c’était l’occasion de sortir cette histoire de ma PAL, quitte à la redécouvrir en VO plus tard. Grand bien m’en a pris, car je pense que le vocabulaire aurait été trop compliqué pour moi en anglais !

L’histoire, c’est de Blanche, et un peu de Jenny. Dont on découvre dans la postface qu’en réalité elles ont toutes deux bel et bien existé (je le dis car je me doute que beaucoup ne lisent pas les postfaces), ce qui ne les rend que plus touchantes. Blanche est une danseuse de cabaret, qui vit avec Arthur son « homme » et l’ami de celui-ci, elle a également un enfant déposé en nourrice mais elle ne sait rien de lui. Nous sommes à San Francisco, au XIXe siècle, et c’est Jenny, une jeune travestie, qui va être le grain de sable qui changera totalement la vie de Blanche.

A partir du moment où elles se rencontrent, Blanche commence à remettre sa vie en question, et notamment sa relation avec Arthur, et le dépôt de son bébé chez quelqu’un dont elle ne sait rien. A travers son histoire, on en apprend plus sur l’histoire des femmes à cette époque, sur les « fermes à bébés », le monde du cabaret, les relations libres,… C’est passionnant et je me suis rapidement retrouvé emportée par l’action et la narration.

Car c’est une narration double. On commence par le meurtre de Jenny sous les yeux de Blanche, puis pendant quelques chapitres on retourne en arrière pour découvrir ce qui s’est passé avant ce meurtre; puis on revient au présent où Blanche essaie de traduire l’assassin en justice. Le roman est un incessant va-et-vient entre passé et présent et on se prend au jeu de l’enquête pour trouver le meurtrier et pour découvrir qui était vraiment Jenny.

Au rythme des chansons country, des découvertes de Blanche, on tremble et on sue dans le vieux San Francisco. C’est un roman qui m’a transportée et que je recommande fortement !

Adaptation·Biographie·Film VS Livre·Historique

Film VS Livre : Geisha

Il y a quelques temps maintenant, je me suis enfin lancée dans la lecture de « Geisha » d’Arthur Golden, qui a été adapté en film sous le titre de « Mémoires d’une geisha » que j’ai donc regardé dans la foulée.

 

Le livre :

Pour avoir un résumé, une fiche détaillée et mon avis sur le livre, je vous renvois à ma chronique ici ! 🙂

 

Le film :

 

 

Titre : Mémoires d’une geisha
Réalisateur : Rob Marshall
Acteurs principaux : Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Ken Watanabe, Koji Yakusho
Bande d’annonce :  

Dès le début j’ai été séduite de retrouver des acteurs que j’avais beaucoup apprécié dans le film « Tigre et Dragon » (un de mes films préférés). L’esthétisme du Japon du début du XXe siècle est là et on est dépaysé dès les premières minutes du film, plongé aux côtés de deux petites filles, dans l’univers mystérieux des geishas. Ce que je peux reprocher au film est peut-être sa lenteur et son manque d’action durant une grande partie mais c’est tout le propre des films historiques qui ne comportent pas de grandes batailles. Pour autant, on ne s’ennuie pas, même si le film est très long (plus de 2h il me semble).

Les acteurs sont tout en retenue, ce qui correspond à l’univers dans lequel ils évoluent et c’est un plaisir à voir. On ne peut nier que le film est un grand film, qui reste en mémoire, tant par son esthétisme que par son histoire et le jeu de ses acteurs (je déplore juste les retrouvailles de fin qui me semblent un peu clichées). Tout est en suggestion, même les scènes d’amour ou la guerre, comme pour respecter la culture japonaise qui est très à cheval sur les apparences.

LIVRE VS FILM :

Je dois dire que c’est une superbe adaptation, fidèle sur de nombreux points : esthétique, historique, les personnages, l’intrigue, les sentiments,…

Les acteurs sont très bien choisis pour les rôles qu’ils incarnent, Michelle Yeoh est parfaite dans le rôle de grande soeur que tient Mameha, elle a une douceur qui la fait très bien correspondre à l’image que je m’en étais faite. Quant à Zhang Ziyi, ne serait-ce que par la couverture du livre, elle incarnait pour moi Sayuri. Elle est très belle et elle a un coté inaccessible que je voyais bien à notre geisha.

Je déplore par contre l’absence d’explications quant aux enchères liées au mitzuage de Sayuri, j’avais trouvé ça très intéressant dans le roman car c’était un événement propre à l’univers des geishas et ç’aurait été intéressant de le voir à l’écran pour développer cet univers. Je déplore aussi la scène de fin : dans le livre, on demeure dans la retenue qui ont caractérisé les personnages tout au long de l’histoire, dans le film ils se lâchent totalement et je trouve que ça a un côté un peu ridicule après plus de deux heures à les voir dignes et à placer l’honneur au-dessus de tout.

Hormis quelques éléments oubliés qu’il aurait été intéressant de voir dans le film, je dois bien avouer que celui-ci est une très bonne adaptation que je ne peux que recommander !

 

Aventure·BD·Biographie·Contemporain·Déception·Drame·Historique·Témoignage

Les esclaves oubliés de Tromelin, Sylvain Savoia

 

TitreLes esclaves oubliés de Tromelin

AuteurSylvain Savoia

EditionDupuis

Pages120

Prix20,50€

RésuméL’île des Sables, un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là… À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une « cargaison » d’esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l’équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce « fait divers » sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN)a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et à survivre, en dépit de tout. L’archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d’une expédition d un mois sur Tromelin.

 

 

Mon avis : 

Pour ce second « Lundi BD » je vais vous parler d’une BD pour laquelle j’ai un avis mitigé mais que je trouve intéressante du point de vue scénaristique.

En fait cette bande dessinée se base sur une double narration : celle de l’équipe archéologique dépêchée sur l’île Tromelin, et celle d’une esclave qui a vécu sur cette île quelques siècles auparavant. Il me semble également que cette BD a été réalisée à l’occasion d’une exposition au Musée du Château de Nantes sur la traite négrière. Personnellement je me suis ennuyée lors des passages à notre époque mais je trouve cette idée de double narration très intéressante, notamment pour des étudiants car elle montre tout le travail archéologique qui a pu être mené pour découvrir la vérité et retracer l’histoire de ces esclaves noirs abandonnés sur l’île Tromelin pendant près de 15 ans !

Cette histoire est tout simplement incroyable et je vous invite vivement à vous renseigner dessus. En tout cas, j’ai personnellement beaucoup aimé la découvrir à travers les yeux d’une jeune fille esclave qui a été une des dernières rescapées et a ainsi pu témoigner. Ca permet une immersion totale dans cette histoire et un autre point de vue que celui des blancs. On y voit ainsi l’horreur de la traite négrière, les injustices raciales, mais également l’amour, le courage et la volonté de s’en sortir.

Les dessins sont assez réalistes, ce que je trouve bien pour traiter un événement historique aussi difficile et puissant. Ca accentue certains aspects et permet également de mieux s’immerger dans l’histoire. On a une mise en page assez différente entre les passages historiques et les passages archéologiques. Les événements historiques prennent l’aspect d’une bande dessinée classique, tandis que les planches qui retracent la recherche archéologiques n’ont que peu de dialogues et juste des encarts explicatifs au dessus. C’est un style que j’apprécie moins et qui a peut-être participé à mon appréciation mitigée, voire déçue, de la BD. Pour moi c’est un 14/20.

Biographie

Moi Malala, Malala Yousafzai

Titre : Moi Malala
Auteurs : Malala Yousafzai & Patricia McCormick
Edition : Le livre de poche jeunesse
Pages : 327
Prix : 5,50€
4e de couverture : « Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie.
Le 9 octobre 2012, alors qu’elle n’avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n’a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l’enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l’histoire au prix Nobel de la paix.
Moi, Malala est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme ; d’un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir. »
Mon avis : 

Ce livre étant un service de presse reçu dans le cadre de mon poste de chroniqueuse pour Songe d’une nuit d’été, vous pouvez retrouver mon avis sur le site, ici
Biographie

Orange is the new black, Piper Kerman

Titre : Orange is the new black
Auteur : Piper Kerman
Edition : Pocket
Pages : 445
Prix : 7,90€
4e de couverture : « Piper Kerman est une jeune femme ordinaire : un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de l’intrépide étudiante qui a livré une valise d’argent sale dix ans plus tôt. Mais le passé la rattrape : condamnée à quinze mois de prison, elle devient le matricule 11187-424. Rien ne l’a préparée aux surveillants abjects ou indifférents à sa souffrance, aux douches crasseuses, à la promiscuité et à la solitude. Ni aux rencontres avec les autres détenues, amies ou ennemies, féroces ou résignées. C’est ce monde humiliant et déshumanisant qu’elle décrit ici. Elle parvient cependant à surmonter cette épreuve, à résister au désespoir, à contourner les règles de la prison. Déchirant, drôle et révoltant, le récit de Piper Kerman a inspiré la série télévisée du même nom. »
Mon avis : 
Un cadeau de Noël, à l’origine d’une série que j’adore, sur un sujet rare en littérature, oui, c’est bien « Orange is the new black » ! 
C’est le témoignage de Piper Kerman, une jeune femme de 30 ans qui, pour un acte commis 10 ans plus tôt, se retrouve en prison pour 15 mois. On la suit alors qu’elle découvre l’univers carcéral et ses co-détenues. 
Si j’aime beaucoup la série, je dois avouer que j’ai adoré le roman. Pourquoi ? Car au lieu de se concentrer sur du trash ou autre, Piper Kerman se concentre sur les relations d’amitiés très fortes qu’elle a noué avec les détenues, sur le quotidien de la prison, ce qui l’a fait tenir, sur ce qu’elle y a appris. Son délit n’est évoqué qu’au début du témoignage car ensuite c’est vraiment toute une année à vivre séparée de son fiancé, à se lier d’amitié avec d’autres femmes de milieux très différents d’elle, à voir le soutien des gens qu’elle connait, à comprendre son acte et à réfléchir. 
J’ai trouvé que ce témoignage avait beaucoup de force, et il n’est pas raconté histoire de raconter un sujet inédit. On sent que l’auteur l’a fait pour faire la lumière sur les conditions carcérales, pour montrer la solitude de certaines détenues et pour aider les familles qui restent à l’extérieur. 
Je ne vais pas mentir, tout le long du livre, j’ai tenté de reconnaître les personnages de la série, mais le fait est que peu sont reconnaissables et il n’y a pas de grandes méchantes. De plus, on ne voit quasiment pas la femme à cause de qui Piper est emprisonnée. Comme je l’ai dit, ce roman ne se concentre pas sur le crime mais sur la rédemption et c’est un roman profondément positif que je recommande fortement. Pour moi, ça a été un 17/20. 
Biographie

Frankenstein : une biographie, Michel Faucheux

Titre : Frankenstein : une biographie
Auteur : Michel Faucheux
Edition : L’Archipel
Pages : 266
Prix : 18,95€
4e de couverture : « À la fin du roman de Mary Shelley, le monstre disparaît, emporté par un radeau de glace. Il avait promis, ayant causé la mort de son créateur et de ses proches, de s’immoler sur un bûcher funéraire. Mais la fin ouverte du roman lui permet de s’émanciper de son créateur Frankenstein tout comme de la romancière Mary Shelley…
Depuis, libéré de toute emprise, le monstre n’a cessé d’errer de roman en pièce de théâtre, de pièce de théâtre en adaptation cinématographique, d’adaptation cinématographique en bande dessinée ou en jeu vidéo.
La créature de Frankenstein existe. Née des pouvoirs de la science, elle hante notre culture et pulvérise la séparation entre le réel et l’imaginaire. Jusque dans les avancées scientifiques les plus récentes, nous ne cessons de la rencontrer. Elle résume la tentation des temps actuels : dépasser les limites que nous assigne notre condition d’êtres humains.
Une biographie qui raconte la prodigieuse métamorphose du monstre en son créateur, son évasion du domaine de la fiction et son errance dévastatrice dans notre quotidien. »
Mon avis : 

Ce livre étant un service presse reçu dans le cadre de mon poste de chroniqueuse sur le webzine Songe d’une nuit d’été, vous pouvez retrouver mon avis sur le site ici