Aventure·Contemporain·Historique·Religion·Thriller·Voyage

Femmes de l’ombre, Helen Bryan

Titre : Femmes de l’ombre

Auteur : Helen Bryan

Edition : Amazon Publishing

Pages : 448

Prix : 9,90€

Résumé : Andalousie, juin 1553 – Le couvent de Las Golondrinas est menacé par l’Inquisition. L’abbesse et les sœurs n’ont aucun doute sur le sort qui leur est réservé et mettent tout en œuvre pour sauver cinq de leurs orphelines ainsi qu’un médaillon, bien le plus précieux de leur ordre.

Amérique du Sud, printemps 1983 – Après le passage d’un ouragan dévastateur, une petite fille est miraculeusement retrouvée vivante dans une barque avec, pour seul signe distinctif, un médaillon autour du cou. Peu de temps après, l’enfant est adopté par un couple d’Américains qui la prénomme Menina.

Dix-sept ans plus tard, Menina est devenue une jeune étudiante belle et intelligente. Amoureuse et même fiancée, l’avenir lui sourit jusqu’à ce qu’un événement dramatique fasse voler ses rêves en éclat. Elle s’enfuit alors en Espagne pour oublier son chagrin, et entreprend de découvrir l’histoire de son médaillon. Ses recherches la mènent vers un peintre du XVIe siècle qui signait ses toiles d’une hirondelle, la même qui orne le médaillon.

Réfugiée dans un couvent, elle découvre le récit des aventures de cinq orphelines cachées puis envoyées au « Nouveau Monde ». Quel est le lien entre ces jeunes femmes, le médaillon et Menina ? Est-ce le hasard qui l’a menée à ce couvent ou son destin ? Roman sentimental et thriller historique, Femmes de l’ombre est un véritable voyage émotionnel à travers les siècles et les continents.

Mon avis :

Menina qui a été sauvée lors d’un ouragan et que l’on a retrouvée portant uniquement un médaillon orné d’une hirondelle. Adoptée par des Américains, le couvent qui l’a recueillie lui confie le médaillon et la Chronique de leur ordre en lui disant de la protéger à tout prix. A dix sept ans, elle part en Espagne étudier les oeuvres de Tristan Mendoza mais se retrouve dans le couvent de Los Golondrinas (Les Hirondelles) qui semble lié au couvent de son enfance en Amérique latine.

C’est son histoire que l’on suit tout au long du roman, sa reconstruction après un drame personnel et sa découverte du couvent. En parallèle, on a également l’histoire contée dans la Chronique, qui est celle des nonnes du couvent espagnol de Los Golondrinas, qui a émigré en Amérique latine au XVIe siècle.

A travers ces histoires combinées, l’auteur remet en cause toute la religion chrétienne et la doctrine qui concerne le traitement des femmes et la place des femmes dans la religion, en les mettant au premier plan. Roman historique qui traite du féminisme avant l’heure, c’est un livre passionnant et captivant qu’on ne peut pas lâcher avant la fin. Chaque personnage est attachant à sa manière, chaque soeur, qu’elle soit déjà décédée depuis des années ou qu’elle soit encore vivante. Chacune à sa manière raconte un destin de femme possible dans cette période troublée et la conquête du Nouveau Monde.

On en apprend autant sur la Reconquista en Espagne avec les tensions entre juifs, musulmans et chrétiens; que sur la conquête de l’Amérique Latine et les tensions avec le peuple inca. C’est un pan de l’histoire passionnant que j’ai peu vu évoqué dans la littérature générale et que j’ai pris plaisir à découvrir (et à comparer avec mes cours de licence d’histoire !). Le traitement du thème du viol conjugal est également très bien traité, bien que ce soit un peu rapide.

Les seuls reproches que je peux adresser à cette histoire, concernent les promesses de la quatrième de couverture et la fin précipitée. Le résumé nous promet un thriller et vu le sujet on peut s’attendre à de sombres machinations religieuses, mais que nenni. Des personnages sombres sont introduits et on s’attend à une course poursuite, une menace réelle, mais finalement c’est un côté très peu poussé. L’aspect thriller repose plus sur le personnage du policier que sur les origines de Menina et la chronique, c’est dommage car alors l’histoire perd un peu de son enjeu annoncé. La fin fait également beaucoup trop happy end au pays des bisounours, ce qui manque de crédibilité.

Comédie·Contemporain·Déception·Light Novel·Manga·Romance·Vie quotidienne

My teen romantic comedy 1, Wataru Watari

Titre : My teen romantic comedy is wrong as I expected

Auteur : Wataru Watari

Edition : Ofelbe

Pages : 295

Prix : 13,99€

Résumé : Amitiés, amours, famille, avenir professionnel, etc., toutes les problématiques en lien avec la jeunesse sont abordées avec justesse et humour à travers les histoires des différents personnages que nous serons amenés à rencontrer. Symbole de cette jeunesse en perdition, l’atypique duo de héros de My Teen Romantic Comedy nous promet de franches rigolades, mais aussi des moments d’intenses émotions.  » L’insouciance de la jeunesse est une imposture !  » Le jeune Hachiman a une vision des plus pessimistes de la vie. De toute façon, sa situation actuelle ne le pousse guère à déborder d’optimisme : pas d’amis, pas de petite amie et sa capacité à envisager l’avenir est totalement nulle. Pour le faire changer, sa conseillère d’orientation le pousse à rejoindre le  » Club des Volontaires  » qui vise à aider les lycéens à résoudre leur problème et à réaliser leurs rêves. Néanmoins, ses ennuis ne font que commencer : déjà forcé à se remettre en question, Hachiman apprend qu’il doit coopérer avec Yukino, une élève, aussi brillante que sarcastique et antipathique, qui ne lui laissera aucun répit.
La rencontre de ces deux lycéens aux caractères si différents risque de créer des étincelles.

 

Mon avis :

J’aime beaucoup Ofelbe, et ce livre a été teasé pendant des mois et des mois avant d’enfin sortir. Grand succès au Japon, et énorme succès de l’animé en France, je pensais vraiment passer un bon moment avec cette parodie de comédie romantique, mais finalement non.

Dès les premières pages, et jusqu’à ce que je m’arrête avant la fin (car oui, je ne voyais pas trop d’intérêt à continuer), j’ai levé les yeux au ciel. En soi l’idée du livre est bon. Un adolescent désabusé, une adolescente froide, les deux se rencontrent et ne se supportent pas mais apprennent à se connaitre tout en résolvant les problèmes des autres membres de leur lycée. Le tout de manière à parodier les comédies romantiques puisqu’au final nos protagonistes ne tombent pas amoureux.

J’ai l’habitude des mangas dits « pour garçons » où les physiques des femmes sont très mis en avant, où il peut y avoir des réflexions uniquement sur ça etc. Mais là, il y en avait tellement que ça m’a lassée. Si encore les personnages étaient attachants, mais non. Ca ne l’a pas du tout fait avec moi. Ils étaient aussi cyniques l’un que l’autre,  toujours tout critiquer, à s’envoyer des piques et autres. Si parfois je peux trouver ça sympa et drôle, ici c’était tellement poussé à l’extrême que j’avais juste envie de les claquer.

De plus, il n’y a pas vraiment de progression dans l’histoire. Un chapitre équivaut à une résolution de problème par le Club des Volontaires. N’aimant pas les personnages, l’intrigue n’a pas été assez captivante pour que je finisse le livres (il m’aura manqué les 100 dernières pages).

Le roman joue beaucoup sur l’aspect parodique et l’auteur campe donc des personnages caricaturaux, une histoire caricaturale qu’il détourne et use de l’humour. Je crois que le problème c’est que justement il veut trop en faire et du coup ça ne passe pas avec moi. Je précise à chaque fois que c’est avec moi, car l’animé est vraiment un très grand succès, et que ma copine Baby Dragon Books a beaucoup aimé sa lecture (le lien de son article ici !) donc n’hésitez pas à lire d’autres avis sur ce roman, peut-être vous plaira t-il plus qu’à moi ? Le fond est bien mais je pense que ça n’a pas été bien traité par l’auteur.

Aventure·BD·Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Jeunesse

Les carnets de Cerise (1-5), Joris Chamblain & Aurélie Neyret

 

Titre : Les carnets de Cerise

Auteurs : Joris Chamblain & Aurélie Neyret

Edition : Soleil

Pages : 80/tome

Prix : 15,95€/tome

Résumé du premier tome : Cerise est une petite fille âgée de 11 ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu’elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux. Prenez Michel… Tous les dimanches, ce vieil homme s’engouffre dans la forêt avec de gros pots de peinture à la main. Qu’y fait-il donc toute la journée ? Repeint-il une vieille maison ? Décore-t-il des arbres ? Et pourquoi a-t-il l’air si triste quand il rentre le soir ? Suivez Cerise, pas à pas, dans sa première enquête qui vous mènera au coeur de la forêt, à la découverte d’un lieu fabuleux !…

 

Mon avis :

Des années après tout le monde, j’ai enfin lu Les Carnets de Cerise en les trouvant enfin disponibles dans ma médiathèque (les pauvres sont toujours empruntés !). J’ai lu les trois premiers en décembre, mais j’ai préféré attendre d’avoir lu les cinq tomes sortis pour vous faire une chronique globale de la série, et en ayant fini le cinquième tome, je me dis que j’ai bien fait.

Chaque volume raconte une histoire indépendante même si on repère quelques points chronologiques qui indiquent une réelle progression dans l’histoire. On suit Cerise sur quelques années et on la voit grandir au fur et à mesure des événements qu’elle vit. Avec des dessins très doux, et une mise en page qui m’a parfois fait penser à la BD Lou, les auteurs nous font voyager dans l’univers de cette petite fille de 12 ans au début de la série.

J’ai eu un vrai coup de coeur pour le premier tome, « Le zoo pétrifié », je lui ai trouvé une originalité qui m’a manquée dans les suivants. Il m’a surprise du début à la fin et c’est surement pour cela qu’il reste mon préféré de la série. Il a ce je ne sais quoi de magique et qui fait rêver. C’est cette magie que je n’ai pas retrouvé dans les trois volumes suivants.

Bien que très bons eux aussi, il leur a manqué l’originalité qui m’avait tant surprise dans le premier. J’arrivais dès les premières pages à deviner la fin de l’histoire et même si celle-ci était à chaque fois très touchante, le premier volume m’avait tellement embarquée que je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue. Je n’attendais donc plus grand chose du cinquième si ce n’est une jolie histoire et de beaux dessins, comme j’avais eu dans les précédents.

Comme j’ai bien fait de continuer ! Le cinquième m’a fait tout simplement retomber en amour pour cette série. Cerise a bien grandi depuis sa première aventure et elle a également commencé à faire la lumière sur certains événements de son passé. Si le premier m’a émerveillé et les suivants laissé sur ma faim, ce dernier tome m’a particulièrement émue. Cerise a pris en maturité et on sent que c’est l’accomplissement d’une période de sa vie. Selon moi, la série pourrait presque s’arrêter ici (je ne sais pas si ce sera le cas), mais ce volume sonne réellement comme une fin, il ne tient qu’aux auteurs de le transformer en nouveau départ.

 

Aventure·Contemporain·Drame·Fantastique·Mythologie·Thriller·Young Adult

Endgame 2 : La clé du ciel, James Frey & Nils Johnson-Shelton

Titre : La clé du ciel

Auteurs : James Frey & Nils Johnson-Shelton

Edition : J’ai Lu

Pages : 608

Prix : 8€

Résumé : La première clé a été trouvée et le chaos est déclenché. Partout, manifestations pacifiques ou guerres civiles agitent les populations, les médias se déchaînent… et les Joueurs continuent de Jouer. Jouer, agir, se battre, c’est aussi s’oublier… Tandis que les neuf jeunes héros sillonnent furieusement le globe à la recherche de la deuxième clé, la révolte germe dans leurs esprits. Endgame est une réalité, Endgame continue.

 

Mon avis :

Après presque 2 ans, j’ai enfin sorti le tome 2 de ma PAL, et bon sang que ça fait du bien de se replonger dans cette série addictive !

Je vais commencer par une petite constatation : ne plus jamais attendre aussi longtemps avant de lire la suite de cette saga, au risque d’oublier des éléments essentiels comme qui est vivant et qui est mort ! C’est pourquoi je vais de ce pas enchainer avec le tome 3 😉

Ensuite, on reprend le lendemain de la découverte de la Première Clé, la Clé de la Terre. Pour récapituler, plusieurs Joueurs sont déjà morts et les autres doivent trouver la Clé du Ciel. Le Jeu a été rendu public par les sortes de Dieux-Extraterrestres puisque kepler-22 a diffusé un message international et que des catastrophes se produisent un peu partout dans le monde. Si dans le tome 1, les Joueurs ne remettaient pas trop en question Endgame, ce n’est désormais plus le cas. Si certains sont toujours déterminés à gagner, qu’importe le prix, d’autres envisagent des moyens d’arrêter le Jeu; et pour cela, toutes les alliances sont bonnes à prendre.

J’ai beaucoup aimé ce second tome. Tout aussi addictif que le premier, il se concentre sur des personnages encore peu développés auparavant comme Hilal, Alice ou Shari et ce sont des personnages complexes et profondément humains que j’ai adoré suivre ! On retrouve bien évidemment Jago et Sarah, le couple chouchou des auteurs; et Marcus et Baiktasan le couple détesté par tout le monde (si vous ne les détestez pas je crois que vous êtes un psychopathe). Les relations se complexifient toutefois à mesure qu’on avance dans Endgame, à l’image du Jeu.

De plus, une autre intrigue est développée, liée à des légendes akhsoumites, que j’ai trouvée particulièrement intéressante et dont j’ai apprendre de connaître la suite dans le dernier tome. J’espère qu’elle sera encore plus développée car je suis une grande amatrice de légendes.

Lors du weekend à 1000, j’ai pu discuter avec certaines personnes qui avaient abandonné ce tome à la moitié, le trouvant ennuyeux; je dois avouer que sur ce coup je suis dans l’incompréhension la plus totale puisque j’ai personnellement dévoré les 600 pages en trois jours tant c’était addictif ! Bref, je le recommande chaudement !

 

Bien-être·Contemporain·Drame·Vie quotidienne

Quand la nuit devient jour, Sophie Jomain

Titre : Quand la nuit devient jour

Auteur : Sophie Jomain

Edition : Pygmalion

Pages : 224

Prix : 16€

Résumé : « On m a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m enfonce une épine dans le pied, décrire l échauffement d une brûlure, parler des n uds dans mon estomac quand j ai trop mangé, de l élancement lancinant d une carie, mais je suis incapable d expliquer ce qui me ronge de l intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n est en mesure de m aider. Dieu, la science, la médecine, même l amour des miens a échoué. Ils m ont perdue. Sans doute depuis le début.
J ai vingt-neuf ans, je m appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée. »

 

Mon avis :

Avant de commencer ce roman, je savais qu’il serait bouleversant. Et ça n’a pas manqué, j’ai pleuré en le refermant. Dès le début, on est prévenu, Camille veut se faire euthanasier et les chapitres comptent les jours jusqu’à sa mort. Pour autant, on est pas préparé à la prendre autant en affection, à compatir autant avec elle.

Je ne sais pas si Sophie Jomain a déjà souffert de dépression, mais j’ai trouvé qu’elle dépeignait parfaitement la chose. Une envie de rien, l’idée sûre et certaine que ça ne s’améliorera pas, l’incapacité à mettre des mots exacts sur ce qui ne va pas. Camille est en souffrance depuis des années. D’un point de vue extérieur elle n’a aucune raison de l’être, mais personnellement elle se sent inadaptée au monde. Alternant entre boulimie et anorexie, victime de désillusions amoureuses, elle vit une souffrance permanente et ne s’imagine pas pouvoir un jour aimer la vie, c’est pourquoi elle a fait le choix de l’euthanasie.

C’est intéressant d’avoir situé l’action en France et de montrer que les demandeurs doivent aller en Belgique pour passer à l’acte. Qu’euthanasie et suicide sont deux choses différentes. Qu’il faut justifier du choix, que les médecins n’euthanasient pas tous ceux qui le réclament, il y a tout un protocole et des examens psychologiques afin de prouver une réelle souffrance sans recours possible. Mais jusqu’au dernier moment, les patients peuvent encore changer d’avis, c’est ce qu’on espère que Camille fasse pendant tout le roman.

La dépression est une maladie réelle, et le livre s’attache à montrer qu’il ne suffit pas de « décider d’aller mieux » pour que ça se fasse, que les rechutes peuvent être nombreuses et permanentes, que personne n’est réellement en cause. Un livre important, une plume addictive et des personnages on ne peut plus attachants.

Autobiographie·Contemporain·Drame·Harcèlement

Debout, Rose McGowan

Titre : Debout

Auteur : Rose McGowan

Edition : HarperCollins

Pages : 256

Prix : 18€

Résumé : Rose McGowan est une survivante.
Repérée dans la rue après des années d’errance puis propulsée au rang de star, elle est rattrapée par le rouleau compresseur d’un système intrinsèquement sexiste et violent. À chaque rôle, chaque apparition publique, chaque couverture de magazine, elle est marketée comme un produit destiné à faire vendre. Devenue le rouage d’une machine qui engrange des milliards de dollars chaque année, elle a le sentiment qu’on lui pirate son identité.
Hollywood attendait de Rose qu’elle soit docile. Au lieu de cela, elle s’est rebellée. Et elle a parlé.
DEBOUT est une autobiographie qui se lit comme un manifeste. Le récit cru, sincère et poignant d’une activiste déterminée à dévoiler la vérité sur l’industrie de l’entertainment.

 

Mon avis :

Petite, j’ai comme beaucoup été fan de la série Charmed, et tout particulièrement du personnage de Paige que je trouvais magnifique. Que l’actrice qui l’interprétait sorte un livre m’a tout de suite intriguée, quand j’ai su qu’elle avait un lien avec l’affaire Harvey Weinstein, j’ai su qu’il fallait que je le lise. Merci donc à Netgalley et à la maison d’édition pour l’ebook !

Rose McGowan écrit ici sa biographie, de sa naissance au sein de la secte des Enfants de Dieu en Italie, à sa carrière d’actrice à Hollywood jusqu’à aujourd’hui. Ce livre est dur, brut. L’auteur n’hésite pas à être vulgaire et on sent toute la rage qui l’anime contre le patriarcat et les sectes comme Hollywood, ainsi que le culte de l’apparence.

Je ne pensais pas qu’il était possible qu’autant de violences et d’ennuis arrivent à une personne qui est maintenant une star. Violences dans la secte, violences familiales, vie dans la rue, attouchements, viols, harcèlement, violences psychiques, manipulation. Ce livre est dur, vous devez en avoir conscience. Il est également très intéressant et donne un autre aspect au glamour d’Hollywood, mais aussi à des stars (comme Marilyn Manson ou Robert Rodriguez) et des événements (la robe de Rose McGowan aux MTV Video Award).

Toutefois, j’ai parfois eu l’impression d’être jugée dans mes choix de vie alors même que c’était à travers un livre. L’auteur est parfois si virulente que s’en est agressif et gênant. Cela peut même desservir son propos car elle passe à certains moments pour celles qu’on appelle féminazies et c’est dommage. Je considère personnelle qu’on peut tout dire mais qu’il y a des façons de le dire. Ici, c’est mal dit de temps en temps et ça perd en crédibilité et en force. Ceci dit, son écriture est compréhensible quand on lit ce qu’elle a vécu. Je ressors de ce livre en l’admirant encore plus qu’avant et je compte bien suivre son actualité.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Handicap·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

Et plus si affinités, Sara Barnard

Titre : Et plus si affinités

Auteur : Sara Barnard

Edition : Casterman

Pages : 426

Prix : 16€

Résumé : Steffi ne parle plus.
Rhys n’entend pas.
Mais ils se comprennent parfaitement.

 

Mon avis :

J’ai reçu ce livre suite au concours Loto Girl, organisé par Casterman, que j’avais gagné au Salon de Montreuil et qui me permettait de recevoir 6 romans Casterman en 2018. Celui-ci était le premier et j’en suis ravie car je ne me serai pas forcément retournée dessus de prime abord, et je serai alors passée à côté d‘un joli coup de coeur.

Si je devais résumer ce livre, je dirai tout simplement que c’est un amour de livre ! Sara Barnard, a travers l’histoire de Steffi et Rhys, décrit à la perfection le premier amour. Et quand je dis à la perfection, c’est vraiment la perfection selon moi. J’ai eu mon premier amour à 14 ans, et je me suis totalement retrouvée dans cette histoire : les premiers échanges, les messages qu’on cherche à interpréter, la timidité qui empêche de se déclarer, la joie idiote que procure les premiers effleurements, l’envie de tout faire avec cette personne, la première fois,…

Rhys et Steffi, sourd et muette, ne sont plus définis par leur handicap, ils deviennent des adolescents comme les autres (même si ils l’étaient déjà avant, avec cette histoire, on ne voit plus du tout leur handicap) et je retiens ce roman plus comme une superbe histoire de premier amour que comme une histoire sur le handicap. C’est juste beau et vrai.

Ce sont des personnages tellement attachants. On suit l’histoire du point de vue de Steffi. Elle est muette sélective, c’est-à-dire qu’elle n’arrive à parler que devant certaines personnes et c’est une maladie psychologique. Quand elle commence à tomber amoureuse de Rhys, tout le monde n’a qu’une peur, qu’elle s’enferme dans son handicap puisqu’elle n’a pas besoin de parler avec lui. Car Rhys est sourd de naissance. Ensemble, ils ne parlent que par écrit ou en langue des signes. Ils ont certes le point commun du handicap, mais comme ils vont le découvrir, ils ont beaucoup plus que ça pour s’aimer.

Cette histoire, c’est aussi celle de l’émancipation de Steffi, émancipation par rapport à sa famille et son amie, mais aussi par rapport à sa maladie. Le chemin n’est pas facile mais comme le montre sa relation avec son amie, Steffi ne doit pas se définir par son handicap car il ne doit pas être une excuse à tous les comportements. J’ai beaucoup aimé le rôle de sa meilleure amie Tem, car elle se comporte comme n’importe quelle adolescente, qui parfois a besoin de son amie, elle n’est pas juste l’amie qui supporte toujours tout sous prétexte qu’elle n’est qu’un personnage secondaire et qu’en plus le personnage principal à des problèmes.

J’ai vraiment tout aimé dans ce roman, il a ravi mon coeur du début à la fin.