Autobiographie·Contemporain·Drame·Vie quotidienne

Sois sage Reine May, Colline Hoarau

 Titre : Sois-sage Reine-May

Auteur : Colline Hoarau

Edition : Dédicaces

Pages : 119

Prix : 13,72€

Résumé : A dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion.
Reine-May a un secret que nous seront amenés à deviner et à découvrir.

 

Mon avis :

Ce livre m’avait été envoyé par l’auteur, de qui j’avais précédemment reçu « Notre vie à trois » que j’avais beaucoup aimé et qui traitait de la maladie de Parkinson si je me souviens bien. Ici, on entre dans une sphère qui me semble plus personnelle.

L’auteur nous raconte l’histoire de Reine-May, une petite fille réunionnaise qui est adoptée et part vivre en Bretagne. On suit donc cette enfant déracinée, qui passe d’une contrée chaude et lumineuse, à une Bretagne froide et grise (on ne va pas se mentir, la Bretagne, ce n’est pas la fête du soleil !). Elle y découvre une nouvelle vie, une nouvelle culture. A travers les yeux de Reine-May, c’est un choc des cultures, mais un choc réuni par un aspect : l’attachement aux traditions. Comment faire alors lorsqu’on appartient à deux communautés si éloignées, pour rester attachée aux traditions si importantes à chacune d’elle ?

On découvre cette histoire à travers des souvenirs que la Raine-May adulte revit, à l’occasion de la réception d’une lettre lui annonçant la mort de sa mère. Sa mère qu’elle n’a pas vu depuis des années, qui est restée à La Réunion. Avec la distance et le silence, elle aurait presque pu tenter d’oublier de vieux secrets, si tant est qu’il est possible de les oublier… mais voilà, tout lui revient et on passe toute l’histoire à découvrir son enfance et surtout le grand secret à l’origine de sa venue en Bretagne.

Si vous cherchez à voyager, à découvrir de nouvelles cultures, je ne peux que vous recommander ce livre, il est court mais les descriptions des cultures et des paysages bretons et réunionnais sont sublimes et touchants. En revanche, je ne me suis pas tant que ça attachée à Reine-May. J’ai plutôt ressenti une étrange torpeur, mêlée de mélancolie, tout au long de ma lecture. Sans savoir pourquoi, je ressors de ma lecture sans en garder un souvenir impérissable, mais en gardant bien ancrée en moi cette torpeur mélancolique.

Bien-être·Contemporain·Romance

Le dernier train, Amélie Romarin

Titre : Le dernier train

Auteur : Amélie Romarin

Edition : Edilivre

Pages : 130

Prix : actuellement indisponible

Résumé : L’histoire d’une jeune fille qui s’éloigne de ses proches pour pouvoir souffler et faire le point sur sa vie. Elle va rencontrer des gens qui vont l’aider à avancer.

 

 

Mon avis :

Quand l’auteur m’a envoyé son roman, je m’attendais à une histoire pleine de sentiment et de réflexion sur la vie. Pour la réflexion, c’est tout bon, mais pour les sentiments…je ressors mitigée !

On suite Lindsay, qui décide du jour au lendemain de fuir sa famille et sa vie natale, pour commencer une nouvelle vie en Belgique. Elle prend alors le train avec peu de bagages, et commence une remise en question de sa vie. Abandonnée par son père ou son parrain (si je me souviens bien), elle ne s’en est jamais remise et sa famille non plus. Décidée à commencer une nouvelle vie, elle coupe tout contact, hormis avec sa soeur à qui elle écrit de temps en temps. Elle trouve rapidement du travail et rencontre fortuitement Mathias, un jeune homme aussi perdu qu’elle, oppressé par son père et le poids de ses études. Ensemble, ils vont tenter d’avancer dans la vie et de s’affranchir du passé.

J’ai apprécié le fond de l’histoire, la reconstruction de Lindsay et sa relation avec Mathias. Elle peut sembler rapide mais au fond, qui est-on pour juger de la rapidité d’une relation ? Chacun son rythme ! Malheureusement j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. En effet, malgré une narration à la première personne, j’ai trouvé qu’on restait en surface de ce que ressentaient les personnages, ce qui est assez paradoxal pour un roman sur la reconstruction personnelle et l’introspection. De même, j’ai trouvé la relation de Mathias avec son père peu poussée à mon goût.

Enfin, j’ai eu du mal avec la plume de l’auteur, dans le sens où j’ai noté quelques répétitions et des expressions que mes parents m’ont toujours dit être mauvaises comme « malgré que ». Toutefois, j’ai apprécié la présence d’expressions belges qui permettent de vraiment s’immerger dans la nouvelle vie de Lindsay !

Je ressens un vrai potentiel pour l’histoire, mais il m’a manqué quelque chose sur lequel je ne saurai pas mettre de mots…

Contemporain

Nos âmes plurielles, Samantha Bailly

Titre : Nos âmes plurielles

Auteur : Samantha Bailly

Edition : Rageot

Pages : 304

Prix : 13,90€

Résumé : Sonia et Lou se sont rencontrées sur un forum autour de leur passion créative : l’écriture pour Sonia, le dessin pour Lou. Leur blog BD, Trames jumelles, a été remarqué par un éditeur qui les a encouragées dans leur vocation. Bac en poche, elles réalisent leur rêve : s’installer à Paris en coloc ! Mais leurs tempéraments sont radicalement opposés… Sonia adore sa nouvelle liberté et les fêtes étudiantes, tandis que Lou s’investit pleinement dans sa formation aux Gobelins. L’année s’annonce électrique !

 

Mon avis :

Je remercie Netgalley et Rageot pour m’avoir permis de découvrir ce dernier tome car j’avais bien aimé le premier.

Je ne m’attendais pas pour autant à une lecture transcendante, ayant bien aimé les premiers mais sans plus. Pourtant, celui-ci s’est révélé vraiment addictif pour moi. La raison ? Les héroïnes avaient à peu près mon âge et j’ai donc pu me reconnaitre en elles bien plus que dans les volumes où elles étaient au lycée. Etant étudiante, j’ai apprécié retrouvé l’ambiance de découverte d’une ville inconnue, les premières soirées, le travail qui se révèle plus difficile que prévu, les doutes quant à l’orientation, …

Sonia et Lou ont bien grandi, mais séparément. Aujourd’hui, elles se retrouvent ensemble, dans le même appartement, dans une ville inconnue : l’amitié virtuelle peut-elle surmonter une proximité aussi proche ? La réponse est oui, bien que la route soit semée d’embûches. Les deux jeunes filles ne faisant pas les mêmes études, la masse de travail est différente et chacune d’elle attend quelque chose de différent de la vie étudiante : Lou est obnubilée par sa réussite aux Gobelins, mais Sonia veut vivre les soirées étudiantes et avancer dans leur projet de Trames Jumelles.

Samantha Bailly a abordé tellement de thématiques que j’ai connu récemment : la difficulté de la colocation avec des personnes qui sortent beaucoup, la masse de travail, le fameux problème du ménage, les relations amoureuses… Je me suis sentie proche des personnages comme je ne l’avais pas forcément été dans les premiers épisodes et j’ai réussi à les comprendre toutes les deux, chacune représentant une phase de ma vie (Lou la prépa, Sonia la fac et mon emménagement seule dans une ville inconnue).

Proche du coup de coeur, il ne l’est pourtant pas tout à fait car j’aurai finalement aimé qu’il soit plus long. Alors que j’avais quitté tranquillement les personnages dans les tomes précédents, ici je les quitte à regret, comme des amies…

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Thriller

Lettre à mon ravisseur, Lucy Christopher

Titre : Lettre à mon ravisseur

Auteur : Lucy Christopher

Edition : Gallimard (Scripto)

Pages : 352

Prix : 13,50€

Résumé : Ça s’est passé comme ça.
J’ai été volée dans un aéroport.
Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie.
Parachutée dans le sable et la chaleur.
Tu me voulais pour longtemps.
Et tu voulais que je t’aime.

Ceci est mon histoire.
Une histoire de survie.
Une lettre de nulle part

 

Mon avis :

Ce livre est sur ma liseuse depuis des mois, je l’ai vu passer et repasser sur les vidéos anglaises et enfin je l’ai lu en le trouvant dans la médiathèque où je travaille : je me suis dit que c’était un signe et qu’il était temps que je le sorte de ma PAL !

Dès les premières pages j’ai été happée par la narration qui se fait à la deuxième personne du singulier. Car ce livre, c’est une longue lettre (sans chapitres) adressée à un homme. L’homme qui a enlevé Gemma, une adolescente de seize ans, pour la séquestrer au beau milieu du désert australien. Au fur et à mesure du livre, on apprend pourquoi il l’a fait, comment il a entretenu sur Gemma une fixette de plus de six années, comment il avait soigneusement tout planifié et comment il considère qu’il l’a « sauvée ».

Avec Gemma, on vit au coeur de la chaleur écrasante du désert. On revient aux sources avec une demeure entièrement autonome en eau, en nourriture, en moyen de transport. Loin de toute connexion, on se rend compte, comme Gemma, de la beauté de la nature à l’état brut, et comme elle, on a du mal à se réadapter à la vie réelle et citadine ensuite.

Cette histoire, c’est aussi celle d’un syndrome de Stockholm vu par les yeux de la victime. Car oui, comment ne pas détester son ravisseur quand on apprend à le comprendre ? C’est toute la question qui se pose ici et que je trouve très intéressante.

En lisant ce roman, j’ai été prise aux tripes : par le paysage, par le personnage de Ty et son histoire personnelle, par les sentiments de Gemma, par son envie de s’échapper à tout prix, mais aussi par l’étouffement du retour à la ville. Ce livre fait voyager, réellement, c’est un beau coup de poing.

Contemporain·New Romance·Romance

Marked Men 6 : Asa, Jay Crownover

Titre : Asa

Auteur : Jay Crownover

Edition : Hugo Roman

Pages : 440

Prix : 17€

Résumé : Arrivé à Denver récemment pour rejoindre sa soeur, Ayden, et son groupe d’amis, Asa Cross se bat entre l’homme que tout le monde pense qu’il est et celui qu’il veut devenir. Il a toujours été un prédateur. Mais aujourd’hui il ne veut plus blesser ceux qui l’entourent, particulièrement quand une policière pulpeuse semble intéressée par celui qui brise les règles.

Royal Hastings est rapidement confrontée à une situation tragique, qui met en danger non seulement sa carrière mais aussi celle de son binôme. Ne s’étant jamais fait de véritable amis, elle tentera de s’en sortir seule. Sauf qu’elle ne peut s’empêcher de penser au barman super sexy qu’elle a arrêté.

Avoir un crush pour Asa est la dernière chose dont Royal a besoin, mais l’attirance est bien trop forte pour y résister. Pourtant elle sait que courir après un homme qui n’a aucun respect pour la loi ne peut se terminer que dans la douleur. Un criminel et une policière, cela peut sembler mal, mais pour Asa et Royal, être ensemble est le bon choix à faire.

Mon avis :

Ca y est, avec ce volume je dis adieu aux Marked Men (même si apparemment, une série spin-off est prévue et commencera avec un volume sur la soeur de Rowdy) en lisant l’histoire d’Asa et Royal.

Asa, c’est le frère, ex-délinquant, d’Ayden (la chérie de Jet, du tome 2); Royal c’est la jolie voisine flic de Nash, nouvelle meilleure amie de Saint. Une flic et un délinquant ? Forcément ça va faire des étincelles mais à plus d’un niveau !

Au début du roman, Royal est dévastée par son rôle dans l’accident de son meilleur ami de toujours, Dom. Elle se noie dans l’alcool et les tentatives ratées de séduire Asa pour qu’il lui change les idées. Asa lui, n’arrive pas à se convaincre qu’aujourd’hui, il est quelqu’un de bien. Il est hanté par ses méfaits passés et refuse de s’accorder le bonheur qu’il mérite. A eux deux, ils vont se relever mutuellement…mais c’était sans compter les secrets de famille qui semblent faits pour les séparer.

Je dois avouer que même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture et que le tout se lit très vite, ça demeure le tome que j’ai le moins apprécié. Je n’arrivais tout simplement pas à compatir à leurs malheurs car j’avais juste envie de les secouer et de leur mettre des claques pour toutes les décisions stupides qu’ils prenaient. C’était vraiment du « je ne veux pas te rendre malheureux/se alors je te quitte » sauf qu’en faisant ça ils étaient encore plus malheureux tous les deux…

Ca me fait tout de même un petit serrement au coeur de dire au revoir à cette famille cabossée mais si solide que forment les hommes du Marken Men, mais on les laisse tous heureux et pleins de promesses pour l’avenir (même si c’est limite trop flagrant comme happy end pour être vrai).

Chick-Lit·Comédie·Contemporain·Romance

Hysteria Lane, Alex Cartier

Titre : Hysteria Lane

Auteur : Alex Cartier

Edition : Belfond

Pages : 560

Prix : 17€

Résumé : Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boyfriend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s’en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie.
Et lorsqu’elle rencontre un acteur canadien d’une grande beauté qui n’a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ?
Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l’expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations…

 

Mon avis :

Je n’ai jamais lu Movie Star, du même auteur, mais j’en avais entendu du bien, donc pourquoi ne pas me lancer dans ce roman proposé par Netgalley ?

Hysteria Lane et Movie Star sont liés mais peuvent être lus séparément. En effet, Hysteria Lane est un peu comme un spin off de la série, on y suit le personnage de Laure, meilleure amie du personnage d’Ophélie dans Movie Star. Laure est une femme sexuellement libérée, co-fondatrice d’une agence de presse à Hollywood et à qui tout réussi dernièrement. Mais quand les problèmes arrivent ils n’arrivent pas seuls : elle apprend que sa meilleure amie déménage pour un an et que son petit ami part vivre à Paris pour six mois. Dévastée, elle se lance pour mission de lancer la carrière d’un jeune Canadien…au détriment de son couple…

Alex Cartier a réussi, dans ce roman, à ne pas en faire juste une bête histoire d’amour. Le côté production de série TV est bien présent et c’est surement ce qui m’a le plus intéressée. J’ai trouvé passionnant de voir l’envers du décor de mes séries préférées. De nombreuses références à Hollywood sont faites, que ce soit dans le titre des chapitres ou entre les personnages, on est immergé dans cet univers hollywoodien glamour du début à la fin ! On découvre les différents métiers liés à la production d’une série : scénariste, show-runner, producteur exécutif, acteurs,… mais aussi les déboires juridiques dont il faut se protéger, les pressions internes (la relation d’Alexandre avec l’avocate fait étrangement écho à l’affaire Weinstein…mais inversée !),…

Le côté romance m’a moins intéressée, principalement parce que je ne comprenais absolument aucune des décisions amoureuses de l’héroïne. On ne peut pas dire que Laure soit le personnage le plus attachant du monde. Elle l’est dans le sens où elle est un peu gaffeuse donc c’est drôle, mais je l’ai souvent trouvée égoïste et manipulatrice par rapport aux hommes. Elle a un homme merveilleux mais s’acharne à imaginer des choses. Certes, il lui arrive des problèmes…mais je trouve qu’elle les a un peu cherché et son petit ami est juste un homme en or de continuer à y croire, pour moi elle ne le mérite pas.

Le roman, malgré sa taille se lit assez vite et reste une histoire de chick-lit assez sympa dans un univers que j’ai pris plaisir à découvrir.

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Harcèlement·Homosexualité·Jeunesse

54 minutes, Marieke Nijkamp

Titre : 54 minutes

Auteur : Marieke Nijkamp

Edition : Hachette

Pages : 304

Prix : 15,90€

Résumé : 10 h 08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !
10 h 09 – SYLVIA
Tyler est revenu.
10 h 11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !
10 h 27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.
10 h 30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Mon avis :

Après deux ans à loucher dessus en VO, imaginez ma joie de le voir proposé en français sur NetGalley !

Hors de l’école : Claire son ex, et le frère de Sylvia. Dans l’auditorium, en otage : Autumn la soeur de Tyler, et Sylvia la petite amie d’Autumn. Tyler ? C’est le tireur, le preneur d’otage. Celui qui pendant 54 minutes (2 minutes par chapitre), va sélectionner soigneusement ses victimes et en fera trente-neuf. Jusqu’à la fin, on ne sait pas qui s’en sortira et qui y laissera la vie.

J’ai rarement lu un roman aussi poignant, crève-cœur, qui me laisse dans un profond état de déprime après. Pourquoi ? Parce que pendant tout le livre, on vit cette fusillade de l’intérieur. La peur de ceux qui sont dans l’auditorium et celle de ceux qui sont dehors et ne savent pas ce qu’il se passe est horrible. Il faut avoir le coeur bien accroché car Marieke Nijkamp ne nous épargne rien. Et tout au long de cette prise d’otages, on découvre nos personnages et surtout Tyler.

Tyler c’est un jeune homme révolté contre beaucoup de choses, mais surtout contre la ville entière qui a abandonné sa famille alors qu’elle sombrait suite à la mort de sa mère et à l’alcoolisme de son père. Et contre sa soeur, Autumn, qui voulait être danseuse mais qui surtout, est homosexuelle. Une chose que Tyler juge contre-nature et qui jouera beaucoup dans ses choix de meurtres.

A côté, nous avons Autumn et Sylvia, deux jeunes filles amoureuses, qui vivent cachées car l’homosexualité n’est pas encore vraiment acceptée. Chacune perdue dans ses problèmes, elles se soutiennent tant bien que mal avec l’espoir d’un jour quitter cette ville qui leur a fait tant de mal : Autumn frappée par son père, Sylvia obligée de voir sa mère dépérir à cause d’Alzheimer. 

Mais il y a aussi Claire, l’ex de Tyler qui ne comprend pas pourquoi elle n’a rien vu. Et le frère de Sylvia, terrorisé pour sa soeur. Et Matt, le petit frère handicapé de Claire. Et Asha, une amie de Sylvia. Et la petite soeur d’Asha. Et pleins d’autres élèves, qui de part et d’autre des murs du lycée, vivent cette horreur et espèrent. A travers eux, Marieke Nijkamp représente les espoirs des adolescents, les liens qui unissent chacun même s’ils semblent ne pas exister, mais aussi le fait que tout peut s’arrêter, l’incrédulité que de tels actes engendrent…

Ce roman c’est un coup de poing magistral, un coup de coeur, un coup de foudre.