Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Coup de coeur·Fantasy·Religion·Romance

The Hundredth Queen T.1, d’Emily R. King

TitreThe Hundredth Queen

AuteurEmily R. King

EditionAmazon Crossing

Pages387

Prix9,99€

RésuméOrpheline de dix-huit ans confiée à la communauté des sœurs dans l’antique empire Tarachand, Kalinda a une destinée toute tracée : une vie d’isolement et de prière. Sujette à des fièvres, elle ne peut envisager d’être servante, encore moins courtisane ou de trouver un époux. Mais contre toute attente la visite du rajah Tarek va changer son existence à jamais. Du jour au lendemain, elle sera choisie pour devenir la centième épouse du tyran et forcée à se battre pour sa place parmi les quatre-vingt-dix-neuf autres épouses et nombreuses courtisanes. Pour bousculer la tradition, renverser un empire et devenir maîtresse de sa propre vie, Kalinda devra faire appel à un grand courage aux côtés de son garde Deven Naik dont la compagnie est sa seule consolation. Saura-t-elle puiser la force qui l’aidera à échapper à l’emprise du Rajah ? Osera-t-elle faire appel au pouvoir magique interdit qui sommeille en elle et bouleverser les fondements d’une société ancestrale ?


Mon avis : 

Il y a quelques années, j’avais eu un coup de coeur pour la série Les portes du secret de Maria V. Snyder, je l’avais trouvée très bien imaginée avec des personnages forts. Et bien j’ai retrouvé la même sensation dans ce premier tome d’Emily R. King !

L’univers fantaisiste se rapproche possiblement du Moyen-Orient ou de l’Inde et toute la religion tourne autour de la mythologie sumérienne. Rien que ces éléments m’ont fait adorer le roman : c’est original, rarement raconté, dépaysant et plein de surprises ! Ici, les femmes orphelines sont envoyées dans des sortes de couvent où elles sont entrainées au combat. Par la suite, chaque homme ayant fait un don au couvent peut prendre une des filles comme femme, courtisane ou servante. Evidemment, Kalinda qui souhaitait rester au couvent est réclamée par le rajah, l’homme le plus puissant du pays pour être sa femme et participer à un tournoi de rang : elle devra se battre avec toutes les courtisanes qui la défient pour garder son rang de centième épouse. Sous des couverts sexistes, le roman se révèle profondément féministe selon moi : une parfaite représentation de la société où les femmes sont montées les unes contre les autres au profit des hommes et où notre héroïne va tenter de survivre et de changer les choses.

Ajoutons à cela une mythologie très développée, une spiritualité bien expliquée et des pouvoirs liés aux éléments et je suis déjà conquise. Mais si en plus, on me rajoute un beau soldat, doux et prévenant… comment résister ? Car oui, une romance est fatalement présente ici, entre Kalinda et le soldat du rajah, et ce dès les premiers chapitres. Cependant, j’ai apprécié qu’elle ne soit pas fulgurante, que Kalinda s’interroge sur ses sentiments : l’aime-t-elle car il a l’attrait de la nouveauté ou à cause de réels sentiments ? Les personnages de Deven et Kalinda vont si bien ensemble que leur relation sonne comme une évidence. Mon seul regret c’est la manière dont Deven abandonne tout ce en quoi il croyait pour elle sans trop sourciller.

J’ai si hâte que la suite soit publiée pour voir comment Kalinda et les autres vont s’en sortir, découvrir les vrais pouvoirs des bhutas et les futures aventures de nos héros…

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Une étincelle de vie, de Jodi Picoult

TitreUne étincelle de vie

AuteurJodi Picoult

EditionActes Sud

Pages416

Prix23€

RésuméQuand une prise d’otages a lieu dans la dernière clinique du Mississipi à pratiquer l avortement, c’est à Hugh McElroy, un négociateur de crise expérimenté, que l’on fait appel. Avec plusieurs blessés nécessitant des soins et un forcené dont les revendications restent floues, la situation s’avère délicate à gérer. Elle le devient encore davantage quand Hugh apprend que sa fille adolescente se trouve à l’intérieur du bâtiment. Après Mille petits riens, Jodi Picoult poursuit son exploration des tabous de l’Amérique dans un roman palpitant et subtil.


Mon avis : 

Le premier roman de Jodi Picoult que j’ai lu avait été un coup de poing, il parlait de racisme ordinaire et s’intitulait Mille petits riens.

Dans son nouveau roman, l’autrice aborde cette fois le sujet au combien d’actualité de l’avortement aux USA ; mais également celui du port d’armes et des fusillades. Elle utilise une narration à rebours, on part de la fin de la prise d’otages pour remonter à son commencement, et si ça m’a perturbée au début, j’ai trouvé ça très intéressant par la suite. En effet, ça permet de casser la tension car on sait déjà comment ça finira, tout en permettant de découvrir petit à petit les raisons qui ont mené à ce massacre.

On suit différents personnages, principalement féminins hormis le négociateur et le tueur, qui sont pris dans la prise d’otages au sein d’un centre d’avortement. Certaines sont là pour se faire avorter, d’autres y travaillent, d’autres encore y viennent comme dans n’importe quel centre médical pour des examens de routine ou pour se faire prescrire une contraception. A travers leur histoire, on apprend les différents conflits et lois autour de l’avortement : les mineurs ont besoin de l’accord parental pour avorter, l’IVG ne peut pas se faire après 12 semaines, la commande de pilules abortives et leur prise est considérée comme un meurtre et jugé comme tel, … Autant d’éléments qui rappellent au lecteur que le droit à l’avortement est encore mince et menacé dans de nombreux endroits, et ce d’autant plus quand on voit l’actualité en Alabama.

Outre le sujet de l’avortement, les relations père-fille sont également évoquées avec beaucoup de sensibilité, de même que celui de la religion ou de la famille en général. Wren a avec son père une relation fusionnelle mais ne peut pas non plus tout lui dire, tandis que sa mère l’a abandonnée depuis longtemps par exemple. Ce roman est un nuancier. Rien n’est noir ou blanc, tout est en nuances de gris et c’est ce que j’aime tellement jusqu’à présent avec les livres de Jodi Picoult. Elle aborde tout autant les raisons pro-avortement, que les raisons anti-IVG. Même si on voit qu’elle est pour le droit à l’avortement, elle prend le temps d’expliquer les raisons des anti sans pour autant les diaboliser : elle est pour le « chacun pense ce qu’il veut tant qu’il ne l’impose pas aux autres ».

Ce roman m’a beaucoup marquée, comme son précédent. Je ne peux que le recommander pour le traitement du sujet, les personnages, la narration et les larmes qu’il m’a fait verser. 

Contemporain·Coup de coeur·Drame

Moon Brothers, de Sarah Crossan

TitreMoon Brothers

AuteurSarah Crossan

EditionRageot

Pages384

Prix15,90€

RésuméJoe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ?


Mon avis : 

Vous souvenez-vous de mon coup de coeur pour Inséparables, le premier roman de l’autrice ? Et bien, elle a réitéré l’expérience.

Sarah Crossan a un don pour aborder des sujets extrêmement sensibles et me faire pleurer toutes les larmes de mon corps. Après le destin de deux soeurs siamoises, l’autrice aborde ici le sujet de la peine de mort aux Etats-Unis. A travers l’histoire des frères Moon, Joe et Ed, on découvre l’injustice et le système judiciaire américain. 

Ed, accusé à tort, est condamné à mort après plusieurs années de prison. Il avait laissé derrière lui une famille brisée, et son frère Joe, sept ans à l’époque, ne sait toujours pas s’il dit la vérité. Cette histoire est celle de deux frères qui, à l’aube de la mort et du deuil, apprenne à se connaître et se reconnaître après des années de séparation : comment pardonner ? comment vivre ces derniers instants ? comment avancer ensuite ? Tant de questions auxquelles l’autrice tente de répondre.

Elle le fait tout en délicatesse par le biais d’une écriture en vers libres, style assez original pour être remarqué. Même si le tout peut se lire comme un roman, l’emploi de ce style de narration apporte une musicalité au texte qui ne le rend que plus poignant. J’ai vraiment beaucoup aimé sa plume, tout autant que son histoire. Elle invite à la rébellion contre un système carcéral qui ne laisse aucune chance à certains tandis que d’autres peuvent continuer à vivre (plus ou moins bien) en ayant réalisé des crimes plus graves. Jusqu’à la dernière seconde, on espère qu’Ed va s’en sortir et c’est cet espoir et cette famille détruite qui donne envie de pleurer tout au long de la lecture.

Un magnifique coup de coeur pour ce dernier roman de l’autrice, je ne peux que vous le conseiller, avec une boîte de mouchoirs à proximité.

Coup de coeur·Drame·Fantastique·Historique·Jeunesse·Religion·Voyage dans le temps

Yiddish Tango, de Mylène Mouton

TitreYiddish Tango

AuteurMylène Mouton

EditionGulf Stream

Pages288

Prix16€

RésuméÉtienne, 14 ans, violoneux, comme dirait sa nouvelle amie Élisa, occupe la plupart de ses journées à répéter pour la grande audition. À l’approche de Noël, pour faire plaisir à sa Mamé, Étienne se lance à jouer avec son violon un magnifique tango, devant le public conquis de la maison de retraite. Mais l’un d’eux, qu’Étienne a surnommé Furax, en raison de son caractère exécrable et agressif, semble plus touché encore que les autres par la prestation du jeune homme. Si bouleversé qu’il révèle à Étienne l’existence d’un violon maudit, maléfique et dangereux, le plus beau des violons, un Prince !, enfermé dans son grenier. Étienne doit s’en méfier comme de la peste. Délire d’un homme sénile ? L’adolescent, poussé par sa curiosité, met de côté les avertissements du vieillard. Il récupère l’instrument qui va le plonger tout entier dans les heures les plus sombres de l’Histoire.


Mon avis : 

C’est une découverte de la collection Echos de Gulf Stream que j’ai fait avec ce roman, et c’est une très bonne découverte puisque j’ai eu le coup de coeur

Les premières pages suivent Etienne, un adolescent violonniste qui rencontre Elisée, un vieux monsieur grincheux à la maison de retraite. Celui-ci semble le confondre avec un autre et lui parle d’un violon maudit qu’il a conservé chez lui. Etienne va le chercher mais lorsqu’il se met à jouer, il est transporté dans les années 1940, il cherche alors à percer le mystère du violon. Plusieurs éléments m’ont fait apprécier le roman : tout d’abord l’ambiance musicale. J’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être portée par des airs de violon car Etienne est violoniste et y fait souvent référence ou alors il en joue. De plus j’ai pu en apprendre plus sur ce bel instrument qui m’a toujours fascinée par sa beauté physique et auditive. L’autre point fort de ce roman c’est justement ça, l’autrice nous apprend des choses à travers son histoire sans que cela semble plaqué sur l’intrigue : on en apprend sur les violons et leur fabrication, mais également sur la culture juive, c’est tout simplement passionnant.

De plus, on a aussi des personnages intéressants car à plusieurs facettes : Etienne est un adolescent parfois doux et gentil, parfois roublard (après tout, il vole le violon quand même !), il se laisse porter par ses instincts et s’il fait des erreurs, il les accepte et tente de les réparer. Quant à Elisée, je me suis petit à petit attachée à son personnage de vieux ronchon, qui n’a jamais pu se pardonner un geste fait dans son enfance. A travers lui, on explore une facette de l’Histoire qu’on connait déjà bien, mais qui reste sensible pour tous.

Mon seul regret ? Que le roman soit si court, j’aurai aimé passer encore du temps avec Etienne, Elisée et l’amie d’Etienne. C’est un livre qui m’a émue, j’ai versé ma petite larme à la fin et je suis ravie qu’il ai été à la hauteur de mes attentes.

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Holy lands, d’Amanda Sthers

TitreHoly lands

AuteurAmanda Sthers

EditionLe livre de poche

Pages192

Prix7,20€

RésuméSaviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre. C’est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande.


Mon avis : 

Je ne m’attendais pas à ce que ce court roman épistolaire me plaise autant. C’est une jolie découverte que m’a permis le club de lecture de la médiathèque.

On suit à travers différentes lettres, les conflits d’une famille autour du personnage du père Harry Rosenmerck. Celui-ci, parti élever des porcs en Israël, n’adresse plus la parole à son fils homosexuel, déteste son ex-femme et adore sa fille. Il correspond également avec un rabbin sur des questions de religion, de famille, … A travers leurs lettres, Amanda Sthers évoque de nombreux sujets : l’homosexualité, la religion, la foi, l’amitié, les conflits, la maladie, l’incapacité à exprimer ce qu’on ressent, mais surtout l’amour. 

J’ai apprécié tous les personnages dans ce roman, chacun est développé d’une manière particulière avec sa propre voix. Harry est un homme qui ne sait pas comment accepter l’homosexualité de son fils, qui éprouve beaucoup de ressentiment envers son ex-femme, et qui essaie vainement de faire accepter son choix de vie à sa famille mais aussi au rabbin avec qui il discute ainsi qu’aux autres habitants de Nazareth. David, est un jeune dramaturge détruit par le rejet de son père, qui ne parvient pas à avancer sans l’approbation de son père. Annabelle est une jeune femme qui subit la pression maternelle alors qu’elle est perdue dans sa vie et ne sait pas ce qu’elle veut en faire. Monique, la mère, ne sait plus comment communiquer avec ses enfants et son ex-mari. Quant au rabbin, c’est un homme qui cherche à comprendre la foi d’Harry, à s’en faire un ami pour qu’il ne reste pas isolé. Tous ces personnages m’ont touchée à leur façon, même le père qui semble insupportable dès le début du roman.

Pour cette diversité de personnages, pour son histoire originale et pour la justesse des émotions exprimées, ce livre a été un beau coup de coeur que je ne peux que recommander. 

Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

La trilogie All Souls (Le livre perdu des sortilèges), de Deborah Harkness

TitreLe livre perdu des sortilèges / L’Ecole de la Nuit / Le noeud de la sorcière

AuteurDeborah Harkness

EditionLe livre de poche

Pages840 / 936 / 960

Prix9,70€/tome

RésuméDiana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis : 

Ah cette trilogie… J’ai acheté le tome 1 il y a des années après avoir entendu l’autrice en conférence lors d’un festival, je m’étais jetée sur le tome 2 le jour de sa sortie il y a plus de 5 ans… et je n’avais jamais lu le tome 3 ! En prévision du nouveau roman de l’autrice, qui est un spin off, je me suis donc refait toute la série et je l’ai enfin terminée !

Commençons par l’histoire : une intrigue mêlant magie, Histoire, créatures de la nuit et livre secret ; de quoi ravir mon coeur de bibliothécaire ! Les trois tomes sont bien distincts selon moi : le premier sert à poser le décor et les intrigues, le second se déroule dans le passé et permet le développement des personnages, le troisième est l’apothéose de l’action. C’est une trilogie bien construite qui nous entraine avec Diana et Matthew sur les traces de l’Ashmole 782, un manuscrit censé contenir les origines des sorciers, des vampires et des démons. Manipulations, sociétés secrètes et combats magiques sont au rendez-vous pour emmener le lecteur dans une course folle dont il ressort essoufflé mais heureux du voyage.

Si lors de ma première lecture il y a quelques années, j’avais trouvé le tome 2 un peu longuet, j’ai bien plus apprécié ma lecture aujourd’hui. Les personnages évoluent énormément dans ce volume : Diana prend conscience de sa condition de sorcière, Matthew fait la paix avec ses démons intérieurs, ils mènent leur vie dans un contexte qui les éloignent des pressions extérieures (même si le contexte n’est pas non plus tout rose) et après réflexion, je me demande si ce n’est pas le tome que j’ai préféré. On y découvre en plus, le charme de l’Angleterre élizabéthaine mais également de l’Europe de l’époque, avec ses personnages hauts en couleur comme Christopher Marlowe ou Shakespeare. 

Quant au troisième tome… après des années d’anticipation, je n’ai pas été déçue. Le tout se finit en apothéose. Peut-être quelques clichés de la romance vampirique que je regrette un peu, mais de beaux retournements de situations et un personnage féminin qui mène son monde et sa famille comme elle l’entend et ça ça fait plaisir (même si parfois le comportement surprotecteur de Matthew et l’acceptation de Diana m’ont fait lever les yeux au ciel) ! Point bonus également pour cette saga qui présente des personnages homosexuels sans les stigmatiser : ce sont des couples comme les autres et ça fait plaisir à voir ! 

En bref ? Une saga fantastique et historique qui ravira tous les amateurs du genre et les bibliophiles ; des personnages hauts en couleurs et qui représentent la diversité de notre société ; et une intrigue qui ne s’essouffle pas d’un tome à l’autre ! 

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Fantastique·Manga·Romance·Shojo

Manga : Good morning little briar-rose (1-6), de Megumi Morino

 

TitreGood Morning Little Briar-Rose

AuteurMeguni Morino

EditionAkata

Pages194/tome

Prix7.95€/tome

Nombre de tomes6

RésuméParce qu’il souhaite prouver à son père qu’il pourra arrêter ses études à la sortie du lycée, le jeune Tetsu a commencé à travailler comme employé de maison pour la prestigieuse famille Karasawa. à la demeure surnommée  » la maison au sommet de la colline « , le lycéen se doit de respecter une seule règle : ne pas surtout pas s’approcher de la petite annexe du jardin, dans laquelle réside cloîtrée la jeune fille malade de la famille Karasawa.
Pourtant, un jour, son regard croisera celui de la mystérieuse Shizu. Aussitôt attiré par son sourire empli de tristesse, Tetsu se permet alors de braver l’interdit… Il ne s’imagine pas encore les nombreux secrets qui entourent la jeune fille. Qui est-elle vraiment ?


 

Mon avis : 

Voici encore un coup de coeur manga que je ne peux que recommander !

Ici, il est en apparence question d’une romance entre un jeune homme travailleur et une jeune fille qui cache un secret… En réalité, on entre dans la romance entre un jeune homme qui travaille pour aider financièrement sa famille et une adolescente qui a des personnalités multiples. Mais au-delà de la schizophrénie, un côté plus fantastique explique cette particularité. C’est alors à Tetsu de trouver comment vivre avec les diverses personnalités de Shizu et de l’aider à vivre dans le monde réel et non recluse dans l’annexe de sa maison.

J’ai trouvé cette histoire très belle car plus profonde qu’une simple romance adolescente comme on le voit souvent dans les shojos. Le thème des multiples personnalités est encore trop peu abordé dans les mangas et même si c’est ici traité avec un aspect fantastique, l’auteure aborde tout de même l’isolement que ce trouble implique pour la personne qui le subit. Le manga aborde également le poids mental et financier que représente une personne qui nécessite d’importants soins médicaux sans que ceux-ci ne semblent porter leurs fruits et donc le dilemme qui s’en suit : faut-il continuer ou arrêter ?

Le tout est porté par de jolis dessins et des personnages charismatique, chaque personnalité de Shizu arrivant à tirer son épingle du jeu. Même les personnages secondaires comme les parents de Shizu ou les soeurs de Tetsu ne sont pas laissés au hasard et permettent également d’aborder le sujet de l’entourage familial et des diverses manières de vivre une même situation selon les personnages.

 

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Romance

Quand on n’a que l’amour, de Nick Alexander

TitreQuand on n’a que l’amour

AuteurNick Alexander

EditionAmazon Publishing

Pages411

Prix9,99€

RésuméCatherine était le grand amour de la vie de Sean. À sa disparition, elle lui a laissé une boîte remplie d’enveloppes, contenant chacune une photo et une cassette.

Ce sont des messages que Catherine a enregistrés peu avant sa mort : des souvenirs de leur couple mais aussi des pensées et des secrets qu’elle n’avait jamais partagés avec son mari. À mesure que Sean les écoute, il est de plus en plus mal à l’aise : sa femme a beau avoir choisi chacun de ses mots avec amour, ils sont aussi douloureux d’honnêteté – parfois douloureux tout court. De révélation en révélation, les certitudes de Sean vacillent : et s’il se trompait sur leur histoire et ce qu’il pensait être leur passé commun ?

Cependant, il ne peut s’empêcher d’espérer que les cassettes lui apporteront enfin la réponse à la question qu’il n’a jamais osé poser. Le destin existe-t-il vraiment ? Et si oui, Catherine et lui étaient-ils faits pour s’aimer ?


Mon avis : 

Alerte coup de coeur !

PS I love you fait partie de mes films préférés. Ici, j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans ce film, et plus encore. Car contrairement au film adapté du livre de Cecelia Ahern, ici, rien n’est larmoyant ou idéalisé. Sean et Catherine ont vécu 35 ans de mariage avant que Catherine ne décède, mais leur vie n’aura pas été toute rose et c’est ce qu’on va découvrir ici : leur vie, avec ses hauts mais aussi ses bas. Et en même temps que leur histoire, on découvre la vie de jeunes dans les années 1980 en Angleterre, la révolte contre Thatcher, les inégalités sociales, les soirées entre amis, la vie de jeunes parents et les petits boulots. 

Tant de choses m’ont fait aimé ce roman. En soi, il ne s’y passe pas grand chose de remarquable, c’est juste l’histoire d’un couple qui s’aime, malgré les blessures et les difficultés. On est loin de l’amour passion décrit dans la plupart des romans et c’est pour ça que je l’ai autant aimé je crois, c’est simple, beau et ça semble si réel…

On découvre Catherine au fil des cassettes, en même temps que Sean, et on l’aime autant qu’on la déteste en même temps que lui. En écoutant les cassettes, il fait son deuil petit à petit, il réapprend à vivre en apprenant à ne plus idéaliser celle qu’il a aimé et aimera toujours. C’est juste beau, je ne sais pas quoi dire de plus. 

BD·Coup de coeur·Drame

BD : Elinor Jones (1-3), de Algésiras & Aurore

TitreElinor Jones

AuteursAlgésiras & Aurore

Editions : Soleil

Pages48/tome

Prix14,50€/tome

Nombre de tomes : 3

RésuméMiss Bianca sait tout faire. C’est grâce à elle si trois fois par an, les bals Tiffany sont devenus les soirées les plus courues d’Angleterre. Les Tiffany seront bientôt une société de renommée mondiale. Bianca ira très loin, Miss Jones, et à ce moment-là, nous verrons qui a eu assez de force et de volonté pour la suivre.


 

Mon avis : 

Des dessins proches de ceux de Princesse Sarah, mais une histoire bien sombre se cache derrière ceux-ci…

Car dans cette série en trois tomes, on suit Elinor Jones, une jeune couturière qui intègre la prestigieuse maison de couture Tiffany. Très vite elle découvre que les membres de cette famille et de la maison toute entière semblent cacher des secrets, mais ce ne sont pas les seuls.

Avec cette magnifique bande-dessinée où les dessins sont extrêmement doux, les auteurs abordent des thématiques dures comme le deuil, l’anorexie, l’endettement ou la pression familiale. Autant de thèmes que je ne m’attendais absolument pas à trouver dans une BD aussi « girly » au premier abord. J’ai été agréablement surprise par leur traitement également, qui est assez délicat pour ne pas choquer, mais qui met tout de même des mots sur les choses.

Le personnage d’Elinor est assez mystérieux, je ne sais pas si je l’ai réellement appréciée ou connue, même à la fin de ma lecture. Finalement, malgré trois tomes de son point de vue, c’est le personnage qu’on connait le moins, ou qu’on ne connait vraiment que lorsqu’elle est partie. 

Cette série a été un joli coup de coeur pour tous les éléments dont j’ai parlé juste avant et je ne peux que la recommander à tout le monde !