Bit-Lit·Coup de coeur·Fantastique·Historique·Polar·Religion·Thriller

Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main, Elora Martin

Titre : Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main

Auteur : Elora Martin

Edition : Autoédité

Pages : 474

Prix : 15,50€

Résumé : 1887. Aucun Egaré n’échappe très longtemps à Gabriel Voltz. Ses atouts pour traquer ces créatures surnaturelles ? Un sens aigu de la provocation, de l’observation, une immortalité inexplicable et, depuis peu, une drôle de complice : rebelle, irrévérencieuse, mais surtout trop jeune pour être confrontée à ce monde de l’ombre. Pourtant, quand La Confrérie de la Sainte-Vehme, son redoutable employeur, découvre l’existence de Rose, Gabriel n’a pas d’autre choix que de lui faire quitter Paris et de traîner l’adolescente sur l’une de ses enquêtes. Dans un village isolé où des meurtres sanglants terrorisent la population, Gabriel est conforté à la plus étrange et la dangereuse de ses missions. Elle pourrait révéler bien plus que le coupable…

 

Mon avis :

Je connaissais Elora parce qu’elle avait aussi été chroniqueuse pour Songe d’une nuit d’été. Pourtant, je n’avais jamais lu ses écrits, publiés sur le site et sur Wattpad chaque semaine. Je tiens à dire que pour avoir lu plusieurs livres en autoédition, je me suis rendue compte que j’étais plus critique et sévère qu’avec des livres édités par des maisons d’édition. Généralement je pars avec l’idée de chercher ce qui ne va pas et qui justifierai que le livre ne soit pas édité (oui je sais c’est bête, mais du coup être plus critique c’est parfois mieux et gage de qualité du livre quand je l’apprécie !). Et bien, ce premier tome est encore mieux que bien des livres édités que j’ai pu lire !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par la plume d’Elora et je suis entrée dans ce Paris où les monstres (les Egarés) foisonnent et où Gabriel, un immortel, vit avec Rose, une jeune fille qu’il a sauvée d’un vampire quelques mois plus tôt. Rapidement, un personnage mystérieux fait son apparition et évoque plusieurs éléments : la confrérie de la Sainte-Vehme, des meurtres étranges dans un petit village breton, et une menace envers Rose car Gabriel est censé faire disparaitre tous les témoins et non les héberger chez lui.

C’est le début d’une enquête menée avec brio du début à la fin. Ce n’est qu’à 80% du livre que j’ai enfin eu une bonne intuition quant au tueur ! L’univers est vraiment très bien construit et intrigant. J’ai plusieurs fois frissonné en lisant un chapitre juste avant de dormir car Elora nous a ressorti tout un bestiaire un peu flippant. Mais pourquoi tu as lu cela alors que tu es une grande froussarde, me direz-vous ? Déjà parce que je connaissais l’auteur (bah oui forcément), mais aussi parce que j’avais entendu parler d’une bonne dose d’humour.

Et avec des personnages comme Rose et Gabriel, il est sûr et certain que ce récit n’en manque pas ! Je n’ai jamais autant ri à des répliques de personnages. L’humour est bel et bien présent, les personnages sont cyniques à souhait et sortent parfois des insultes venues d’un autre temps (bon en même temps on est au XIXe siècle). Gabriel est un immortel hanté par sa condition puisqu’il ne sait pas de quelle espèce il retourne. De ce fait, il repousse le monde et c’est dans sa relation avec Rose, une relation presque paternelle, qu’il va s’ouvrir et s’adoucir. Rose, c’est la jeune fille courageuse qu’il a récupéré après avoir tué le vampire qui avait assassiné sa famille dans une auberge de Saint-Malo. Pleine de fougue et d’impertinence, elle n’hésite pas à le remettre à sa place, ce qui donne des scènes mémorables ! Et encore, je ne vous parle pas des autres personnages, tous aussi hauts en couleur !

Quant à la fin…Elora pourra témoigner que je lui ai immédiatement envoyé un message privé pour demander la suite ! Elle nous laisse sur un suspense terrible qui remet tout ce qu’on pensait avoir appris en cause ! Si vous ne pouvez pas attendre, sachez qu’elle publie un chapitre du tome 2 par semaine sur Wattpad. Personnellement, je tiens beaucoup trop à lire l’histoire d’un seul bloc donc je vais sagement attendre la sortie (même si c’est super difficile)… Un vrai coup de coeur pour ce premier tome !

Aventure·Comédie·Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse

Lili Goth (trilogie), de Chris Riddell

Titre : Lili Goth

Auteur : Chris Riddell

Edition : Milan

Pages : 230/tome

Prix : 13,90€

Résumé du premier tome : Le calme et la sérénité du manoir des Frissons frissonnants semblent être menacés. Et le garde-chasse d’intérieur pourrait bien être impliqué… Lily Goth et son amie la souris fantôme doivent agir !

 

Mon avis :

Quand j’ai su que Chris Riddell venait au Salon de Montreuil, il était trop tard pour récupérer mon exemplaire de « La Belle et le fuseau » chez ma mère, mais je savais que je voulais absolument une dédicace ! J’ai donc acheté un livre qui me semblait sympa, sans chercher plus avant niveau histoire. Grand bien m’en a pris ! Mon choix s’est porté sur le tome 2 de Lili Goth (le rouge ça fait Noël !) et plus tard on m’a offert les deux autres tomes.

J’ai un un vrai coup de foudre littéraire pour cette série jeunesse (et oui ! Je l’ai lue aux petits de 4 et 7 ans que je garde, ils ont adoré) mais qui plaira aussi aux adultes à coup sûr ! Et puis mon dieu quel magnifique objet livre ! Couverture en dur et brillante, tranche colorée en fonction du tome, illustrations, petit livret illustré et détachable en fin de volume qui complète l’histoire principale,… C’est un vrai bijou pour un prix comme ça !

On suit la jeune Lili Goth, qui vit au Manoir des Frissons Frissonants avec son père Lord Goth et quelques domestiques. Mais depuis la mort de sa mère, la jeune Lili s’ennuie, son père est distant et sa seule « amie » est sa bonne Marylebone qu’elle n’a jamais vu et qui vit dans son placard. Heureusement, en voyant le vil Maltravers, le gardien des clés du manoir, faire des choses étranges, elle rencontre le Club du Grenier et va mener l’enquête !

Déjà vous le voyez : l’univers est génial ! Ponctué d’illustrations superbes, le livre nous entraine dans un univers semblable au notre quoiqu’un peu différent par le fantastique qui y règne. Et ce qui plaira aux adultes, ce sont les multitudes de références et clins d’oeil à la culture populaire (dans le tome 2 on a les différentes gouvernantes de Lili, parmi lesquelles on peut distinguer certaines qui ressemblent étrangement à Mary Poppins, Nanny McPhee ou encore Elizabeth Bennett) qu’on se fait un plaisir de retrouver et même de traquer !

Quant aux enfants, ils adoreront les aventures de Lili et la magie qui l’entourent, ils riront aux blagues des membres du Club du Grenier et aux situations cocasses qu’ils vivent ! Le must ? Les tomes sont de mieux en mieux au fur et à mesure qu’on avance dans la série ! J’espère tellement que la suite soit publiée !

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Thriller

Lettre à mon ravisseur, Lucy Christopher

Titre : Lettre à mon ravisseur

Auteur : Lucy Christopher

Edition : Gallimard (Scripto)

Pages : 352

Prix : 13,50€

Résumé : Ça s’est passé comme ça.
J’ai été volée dans un aéroport.
Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie.
Parachutée dans le sable et la chaleur.
Tu me voulais pour longtemps.
Et tu voulais que je t’aime.

Ceci est mon histoire.
Une histoire de survie.
Une lettre de nulle part

 

Mon avis :

Ce livre est sur ma liseuse depuis des mois, je l’ai vu passer et repasser sur les vidéos anglaises et enfin je l’ai lu en le trouvant dans la médiathèque où je travaille : je me suis dit que c’était un signe et qu’il était temps que je le sorte de ma PAL !

Dès les premières pages j’ai été happée par la narration qui se fait à la deuxième personne du singulier. Car ce livre, c’est une longue lettre (sans chapitres) adressée à un homme. L’homme qui a enlevé Gemma, une adolescente de seize ans, pour la séquestrer au beau milieu du désert australien. Au fur et à mesure du livre, on apprend pourquoi il l’a fait, comment il a entretenu sur Gemma une fixette de plus de six années, comment il avait soigneusement tout planifié et comment il considère qu’il l’a « sauvée ».

Avec Gemma, on vit au coeur de la chaleur écrasante du désert. On revient aux sources avec une demeure entièrement autonome en eau, en nourriture, en moyen de transport. Loin de toute connexion, on se rend compte, comme Gemma, de la beauté de la nature à l’état brut, et comme elle, on a du mal à se réadapter à la vie réelle et citadine ensuite.

Cette histoire, c’est aussi celle d’un syndrome de Stockholm vu par les yeux de la victime. Car oui, comment ne pas détester son ravisseur quand on apprend à le comprendre ? C’est toute la question qui se pose ici et que je trouve très intéressante.

En lisant ce roman, j’ai été prise aux tripes : par le paysage, par le personnage de Ty et son histoire personnelle, par les sentiments de Gemma, par son envie de s’échapper à tout prix, mais aussi par l’étouffement du retour à la ville. Ce livre fait voyager, réellement, c’est un beau coup de poing.

Aventure·Coup de coeur·Fantasy·Light Novel

DanMachi 5, Fujino Omori

Titre : DanMachi 5

Auteur : Fujino Omori

Edition : Ofelbe

Pages : 335

Prix : 13,99€

Résumé : Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.
C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.
Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Mon avis :

DanMachi est surement une de mes séries préférées de chez Ofelbe. Je la trouve toujours drôle, pleine d’action et son format court et parfait pour ne pas s’ennuyer et se rappeler des éléments majeurs d’un tome à l’autre.

Dans celui-ci, on plonge littéralement au coeur du Donjon pendant une bonne partie du livre ! Si vous souhaitez connaître ses mystères et en apprendre plus sur l’univers, les liens avec les Dieux, etc : foncez ! C’est pour moi, de loin, le meilleur volume de la série jusqu’à présent. Je me demande ce que donnera la suite, d’autant qu’à partir du tome 6, on sera dans de l’inédit absolu puisque la série animé n’y est pas encore parvenu.

Bell continue de nous surprendre par son courage et sa bonté sans fin. Il fait toujours tout pour aider ses amis et sa déesse dont il est si proche. De plus à la fin, une énorme révélation nous est faite concernant ce jeune homme et c’est passionnant !

Mais le vrai héros de ce volume c’est le Donjon ! Fourbe, il se révèle doté d’une vraie personnalité et capable de réagir en temps réel si quelque chose ne se passe pas comme il le désire. Ca fait presque peur !

Outre le Donjon un nouveau personnage entre en jeu : Hermès ! Mystérieux il semble jouer double jeu avec Bell et Hestia, mais aussi avec Freyja, la belle déesse qui s’est entichée de notre héros.

La série ne fait que monter en puissance et je me demande ce que ça donnera par la suite !

Coup de coeur·Romance·Vie quotidienne

Amy et Isabelle, Elizabeth Strout

Titre : Amy et Isabelle

Auteur : Elizabeth Strout

Edition : Archipoche

Pages : 408

Prix : 8,80€

Résumé : Cet été-là, une vague de chaleur sans précédent s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. À Shirley Falls, l’air est irrespirable. Mais pas aussi étouffant que le conflit opposant Amy à Isabelle – sa mère qui l’a toujours élevée seule.
À 16 ans, la jeune fille connaît ses premiers émois. Un amour interdit. Un épisode qui renvoie Isabelle à son propre passé, à une faute qu’elle n’a pu expier. Au point de s’interdire tout bonheur. Par touches légères, Elizabeth Strout met en lumière les événements – petits ou grands – de cet été qui transformera à jamais ces deux femmes.

 

Mon avis :

Je n’avais jamais lu « Olive Kitteridge », le grand succès d’Elizabeth Strout, mais quand l’Arphipel a proposé ce livre en partenariat et que j’ai vu sa magnifique couverture et une histoire de famille qui promettait, je n’ai pas pu résister.

Avec une écriture très descriptive et lente, Elizabeth Strout nous plonge au coeur d’un été étouffant. Etouffant par sa chaleur, sa moiteur, mais aussi par les non-dits et les rancoeurs qui co-existent avec nos deux personnages principales : Amy et Isabelle.

Amy c’est une jeune adolescente de seize ans, embauchée pour l’été dans l’entreprise où sa mère est secrétaire. Les cheveux courts, le regard fuyant, elle déteste sa mère pour une chose qu’on découvre au fur et à mesure du livre. Une relation interdite, sa première relation; que sa mère a réprouvé avec force, ce qu’Amy n’arrive pas à lui pardonner.

De l’autre côté, nous avons Isabelle, une femme d’une trentaine d’année qui fait tout pour paraitre parfaite, elle évite les conflits au maximum et essaie de donner une éducation assez stricte à sa fille afin que celle-ci s’élève dans la société, au contraire d’Isabelle qui a du arrêter les études.

A travers leur quotidien, leurs silences, elles nous racontent à leur manière le début de l’été qui vient de passer et qui a bouleversé leur fragile équilibre familial. Ceci au milieu d’une société un peu industrielle mais encore très communautaire où tout le monde épie tout le monde, où on envie autant qu’on déteste les autres.

Si les cinquante premières pages du roman m’ont semblé longues du fait de l’écriture descriptive, au final, ça m’a permis de m’immerger dans ce village, dans cette société et dans cette famille où tout semble parfait mais où chacun trouve des secrets. En fait, entrer dans l’histoire met du temps, mais une fois qu’on y est, qu’on s’est attaché aux personnages, on ne veut plus en ressortir. De plus, l’écriture très dense, permet une sorte de lourdeur, de torpeur pour le lecteur, qui l’aide à ressentir l’atmosphère du roman très pesante.

En refermant le livre, je savais que j’avais passé un très bon moment de lecture mais sans plus. Presque un mois après, je me rends compte que je le conseille à tout le monde autour de moi et que je repense encore aux personnages, et je pense que c’est le signe d’un coup de coeur !

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Harcèlement·Homosexualité·Jeunesse

54 minutes, Marieke Nijkamp

Titre : 54 minutes

Auteur : Marieke Nijkamp

Edition : Hachette

Pages : 304

Prix : 15,90€

Résumé : 10 h 08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !
10 h 09 – SYLVIA
Tyler est revenu.
10 h 11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !
10 h 27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.
10 h 30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Mon avis :

Après deux ans à loucher dessus en VO, imaginez ma joie de le voir proposé en français sur NetGalley !

Hors de l’école : Claire son ex, et le frère de Sylvia. Dans l’auditorium, en otage : Autumn la soeur de Tyler, et Sylvia la petite amie d’Autumn. Tyler ? C’est le tireur, le preneur d’otage. Celui qui pendant 54 minutes (2 minutes par chapitre), va sélectionner soigneusement ses victimes et en fera trente-neuf. Jusqu’à la fin, on ne sait pas qui s’en sortira et qui y laissera la vie.

J’ai rarement lu un roman aussi poignant, crève-cœur, qui me laisse dans un profond état de déprime après. Pourquoi ? Parce que pendant tout le livre, on vit cette fusillade de l’intérieur. La peur de ceux qui sont dans l’auditorium et celle de ceux qui sont dehors et ne savent pas ce qu’il se passe est horrible. Il faut avoir le coeur bien accroché car Marieke Nijkamp ne nous épargne rien. Et tout au long de cette prise d’otages, on découvre nos personnages et surtout Tyler.

Tyler c’est un jeune homme révolté contre beaucoup de choses, mais surtout contre la ville entière qui a abandonné sa famille alors qu’elle sombrait suite à la mort de sa mère et à l’alcoolisme de son père. Et contre sa soeur, Autumn, qui voulait être danseuse mais qui surtout, est homosexuelle. Une chose que Tyler juge contre-nature et qui jouera beaucoup dans ses choix de meurtres.

A côté, nous avons Autumn et Sylvia, deux jeunes filles amoureuses, qui vivent cachées car l’homosexualité n’est pas encore vraiment acceptée. Chacune perdue dans ses problèmes, elles se soutiennent tant bien que mal avec l’espoir d’un jour quitter cette ville qui leur a fait tant de mal : Autumn frappée par son père, Sylvia obligée de voir sa mère dépérir à cause d’Alzheimer. 

Mais il y a aussi Claire, l’ex de Tyler qui ne comprend pas pourquoi elle n’a rien vu. Et le frère de Sylvia, terrorisé pour sa soeur. Et Matt, le petit frère handicapé de Claire. Et Asha, une amie de Sylvia. Et la petite soeur d’Asha. Et pleins d’autres élèves, qui de part et d’autre des murs du lycée, vivent cette horreur et espèrent. A travers eux, Marieke Nijkamp représente les espoirs des adolescents, les liens qui unissent chacun même s’ils semblent ne pas exister, mais aussi le fait que tout peut s’arrêter, l’incrédulité que de tels actes engendrent…

Ce roman c’est un coup de poing magistral, un coup de coeur, un coup de foudre.

Aventure·Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Jeunesse·Religion

A la croisée des mondes 1 : Les royaumes du Nord, Philip Pullman

Titre : Les royaumes du Nord

Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio

Pages : 544

Prix : 8,20€

Résumé : La jeune Lyra connaissait bien les Érudits : ces hommes l’avaient entourée toute sa vie, ils avaient fait son éducation, ils l’avaient punie ou consolée. Ils étaient sa seule famille. Peut-être même aurait-elle pu les considérer comme sa véritable famille si elle avait su ce qu’était une famille.» Élevée dans l’atmosphère confinée du prestigieux Jordan College, Lyra, accompagnée de son dæmon Pantalaimon, passait ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Cette vie insouciante prend fin pourtant lorsqu’elle est confiée à Mme Coulter, au moment où Roger, son meilleur ami, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays. Mais lassée de jouer les petites filles modèles, et intriguée par la Poussière, une extraordinaire particule qui suscite effroi et convoitises, Lyra s’enfuit et entame un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d ‘un autre monde.

 

Mon avis :

J’avais déjà lu le premier tome d’A la Croisée des Mondes quand j’avais onze ans, le relire dix ans plus tard, c’est revivre les mêmes expériences fabuleuses, et en même temps redécouvrir le livre. A onze ans, j’avais trouvé ce roman magique, il m’avait passionnée et je l’avais dévoré en quelques jours. Avec un peu plus de maturité, je le vois aujourd’hui comme le début d’une saga avec d’importantes réflexions sur la religion et la science.

Cette histoire est celle de Lyra et de son daemon Pan. Elevée dans le collège d’Oxford, dans un univers parallèle au notre où chaque humain naît avec un daemon qui représente son âme. Quand son ami Roger se fait enlever par les Enfourneurs et emmener dans le Nord, Lyra s’enfuit pour le retrouver. Sur son chemin, elle va rencontrer des gitans, un conducteur de dirigeable, un ours en armure et partir à la découverte de ce qu’est la Poussière. Cette matière si mystérieuse qui passionneMme Coulter et Lord Asriel au point qu’ils détruisent tout sur leur passage. Dans un monde régi par la religion, que représente la Poussière ? Dieu ?

Philip Pullman a eu le don, avec ce roman, de faire aimer la science à n’importe quel enfant. Ici, la science s’apparente à de la magie et on a tellement envie d’entrer dans cet univers ! En le refermant, je n’avais qu’une envie, avoir mon propre daemon.

L’auteur campe des personnages complexes, qui ont deux faces. Lyra par exemple est une jeune fille que j’ai admiré pour son courage, mais dont l’entêtement m’a souvent fait lever les yeux au ciel car il la conduisait à des décisions stupides et dangereuses. De même, il est difficile pour l’instant de juger de si on aime Mme Coulter et Lord Asriel, tous deux sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, mais on sent qu’ils tiennent à Lyra en même temps, même si elle contrecarre leurs plans.

Ce roman, à dévorer dès 11 ans est un roman parfait pour s’initier aux romans un peu plus complexes tout en conservant la magie qui fait rêver les enfants.