Fantastique·Fantasy·Jeunesse·Coup de coeur·Religion·Aventure

A la croisée des mondes 1 : Les royaumes du Nord, Philip Pullman

Titre : Les royaumes du Nord

Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio

Pages : 544

Prix : 8,20€

Résumé : La jeune Lyra connaissait bien les Érudits : ces hommes l’avaient entourée toute sa vie, ils avaient fait son éducation, ils l’avaient punie ou consolée. Ils étaient sa seule famille. Peut-être même aurait-elle pu les considérer comme sa véritable famille si elle avait su ce qu’était une famille.» Élevée dans l’atmosphère confinée du prestigieux Jordan College, Lyra, accompagnée de son dæmon Pantalaimon, passait ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Cette vie insouciante prend fin pourtant lorsqu’elle est confiée à Mme Coulter, au moment où Roger, son meilleur ami, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays. Mais lassée de jouer les petites filles modèles, et intriguée par la Poussière, une extraordinaire particule qui suscite effroi et convoitises, Lyra s’enfuit et entame un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d ‘un autre monde.

 

Mon avis :

J’avais déjà lu le premier tome d’A la Croisée des Mondes quand j’avais onze ans, le relire dix ans plus tard, c’est revivre les mêmes expériences fabuleuses, et en même temps redécouvrir le livre. A onze ans, j’avais trouvé ce roman magique, il m’avait passionnée et je l’avais dévoré en quelques jours. Avec un peu plus de maturité, je le vois aujourd’hui comme le début d’une saga avec d’importantes réflexions sur la religion et la science.

Cette histoire est celle de Lyra et de son daemon Pan. Elevée dans le collège d’Oxford, dans un univers parallèle au notre où chaque humain naît avec un daemon qui représente son âme. Quand son ami Roger se fait enlever par les Enfourneurs et emmener dans le Nord, Lyra s’enfuit pour le retrouver. Sur son chemin, elle va rencontrer des gitans, un conducteur de dirigeable, un ours en armure et partir à la découverte de ce qu’est la Poussière. Cette matière si mystérieuse qui passionneMme Coulter et Lord Asriel au point qu’ils détruisent tout sur leur passage. Dans un monde régi par la religion, que représente la Poussière ? Dieu ?

Philip Pullman a eu le don, avec ce roman, de faire aimer la science à n’importe quel enfant. Ici, la science s’apparente à de la magie et on a tellement envie d’entrer dans cet univers ! En le refermant, je n’avais qu’une envie, avoir mon propre daemon.

L’auteur campe des personnages complexes, qui ont deux faces. Lyra par exemple est une jeune fille que j’ai admiré pour son courage, mais dont l’entêtement m’a souvent fait lever les yeux au ciel car il la conduisait à des décisions stupides et dangereuses. De même, il est difficile pour l’instant de juger de si on aime Mme Coulter et Lord Asriel, tous deux sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, mais on sent qu’ils tiennent à Lyra en même temps, même si elle contrecarre leurs plans.

Ce roman, à dévorer dès 11 ans est un roman parfait pour s’initier aux romans un peu plus complexes tout en conservant la magie qui fait rêver les enfants.

Aventure·Coup de coeur·Drame·Historique·Jeunesse

Celle qui venait des plaines, Charlotte Bousquet

TitreCelle qui venait des plaines

AuteurCharlotte Bousquet

EditionGulf Stream – Electrogène

Pages360

Prix17,50€

RésuméLe vert des hautes herbes surplombées par le feu orangé du soleil couchant sur les plaines du Dakota, les récits de victoires autour d’une ambée à la tombée de la nuit, les chevaux couleur de cendres, le tonnerre des canons, les rivières de sang… Et soudain, le déracinement et l’enfermement à la Mission Saint-James, l’apprentissage de la haine d’une culture immémoriale, la purification par la souffrance et une éducation de fer pour briser les volontés les plus tenaces. Voici l’histoire de Winona, fille aînée du vent et de la lumière, héritière de traditions ancestrales qu’elle fut contrainte de recracher comme le pire des venins, métisse éprise de liberté et de justice dont la route ne cesse de croiser celle des célèbres Steele Men, cow-boys et mercenaires – pour le meilleur et pour le pire.

Mon avis : 

Il faut croire que Charlotte Bousquet et Gulf Stream ont vu passer mon article Top 10 sur les thèmes que j’aimerai voir plus souvent en littérature puisqu’ils nous offrent ici un roman type western !

Les chapitres alternent entre le passé raconté par Winona, le journal de Vince (j’ai un doute sur son prénom) qui cherche à connaître la vérité sur la mort de son père, et des extraits d’un roman sur les Steele Men. Si au début on peut avoir quelques difficultés à se repérer au sujet des personnages et à comprendre où veut nous emmener l’auteur, bien vite on entre dans le tourbillon d’actions que vivent les personnages.

A travers l’histoire de Winona, Charlotte Bousquet fait revivre le Far West, les grandes légendes comme Buffalo Bill ou Calamity Jane, mais surtout, elle met en lumière le triste destin des tribus amérindiennes. Combattus, tués, enfermés dans des réserves, manipulés, enlevés dès l’enfance pour être enfermés dans des pensionnats où ils doivent apprendre à détester leurs origines,… C’est cet aspect peu évoqué dans les westerns que nous montre l’auteur.

Et outre l’histoire des amérindiens, c’est celle d’une femme. Une femme qui se bat pour survivre en tant qu’indienne et en tant que femme. Elle n’hésite pas à utiliser ses atouts de séduction mais aussi à tuer pour arriver à son but. Son but d’ailleurs n’existe pas vraiment, elle cherche le bonheur, mais il lui est sans cesse enlevé à cause de la cupidité, de la concupiscence des hommes et des blancs.

J’ai dévoré ce roman comme une enfant en quête d’aventure et de grandes épopées, les yeux brillants et avide de découverte sur ces légendes du Far West dont j’ai entendu parler quand j’étais jeune. Finalement, j’étais moi-même un peu comme le jeune homme venu la trouver pour savoir la vérité.

Ce roman c’est un immense coup de coeur, je l’ai aimé avant même de l’ouvrir et je l’aime encore plus après l’avoir refermé. 

Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse·Polar·Romance

The Paper magician 3 : The Master magician, Charlie N. Holmberg

TitreThe Master Magician

AuteurCharlie N. Holmberg

EditionAmazon

Pages222

Prix9,99€

RésuméCeony Twill a tu un secret pendant toutes ses études, secret qu’elle a même caché à son mentor, Emery Thane. Elle a découvert qu’elle est capable de pratiquer d’autres magies que la sienne – un talent qui a longtemps été jugé impossible. Alors que Ceony est sur le point de terminer son apprentissage et d’obtenir son diplôme, tout se complique soudainement. Emery, son mentor, l’envoie chez un autre magicien, qui est censé être son examinateur lors de l’examen final. Mais Coeny se heurte à la haine farouche qu’il voue à Emery, et qui rejaillit sur elle. En même temps, un tueur surgi de son passé s’évade de la prison où il était détenu. Elle s’engage alors à sa poursuite dans une folle course à travers l’Angleterre, pour le retrouver et protéger ceux qu’elle aime.

 

Mon avis : 

Quelques mois après la sortie du second tome, le troisième a suivi pour conclure cette série si originale !

Ici on retrouve Ceony et Emery deux ans plus tard. Ceony a presque fini son apprentissage et pour éviter toute suspicion de favoritisme, Emery l’envoie chez un autre magicien pour passer son examen. Mais Ceony a bien du mal à se concentrer quand elle apprend que Saraj Prendi, un Exciseur, s’est échappé. Elle est persuadée qu’il va chercher à se venger d’elle et d’Emery.

J’ai adoré retrouver les personnages de Ceony et Emery. Le temps a passé et notre apprentie s’est affirmée, tant dans sa relation avec Emery que dans sa pratique de la magie et sa confiance en elle. Emery se livre un peu plus et on voit enfin toute l’affection qu’il porte à la femme qu’il aime.

Le livre conclue superbement la trilogie mais j’ai deux reproches à faire : l’épilogue que je trouve trop « happy end » et la taille du livre. Le roman est court et de ce fait, je n’ai pas eu le temps de sentir un grand danger pour les personnages. Heureusement qu’il y a eu ce magnifique combat final ! Que d’originalité dans ce combat ! J’ai adoré la manière dont l’auteur déploie toutes les ressources à sa disposition concernant son univers et la magie qui l’accompagne.

Je ne peux que vous recommander cette série géniale, originale et pleine de magie ! Un quatrième volume est paru aux USA, The Plastic Magician, mais il s’agirait d’un spin-off, qui concernerait d’autres personnages que Ceony et Emery.

Aventure·Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Science-Fiction

Firebird 1 : A thousand pieces of you, Claudia Gray

TitreA thousand pieces of you

AuteurClaudia Gray

EditionHarper Teen

Pages384

Prix8,57€

RésuméMarguerite Caine’s physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite’s father is murdered, and the killer—her parent’s handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him. Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul’s guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father’s death is far more sinister than she expected.

 

Mon avis : 

Une couverture sublime et une promesse de voyage dans des dimensions parallèles, j’étais obligée de craquer ! Pour ceux qui s’inquiètent, je trouve que le vocabulaire est assez abordable, peut-être pas en première lecture, mais si on a déjà quelques livres en VO derrière soi, c’est tout à fait possible.

Le roman commence après la mort du père de Meg, apparemment assassiné par son apprenti Paul qui s’est ensuite enfui dans une dimension parallèle grâce au Firebird qu’ils avaient fabriqué. Meg, aidée par Théo, un autre apprenti, se lance à la poursuite de Paul dans le but de se venger et de le tuer. Au programme ? Rien de moins qu’un Londres un peu futuriste, et une uchronie de la Russie impériale avec le retour des Romanov ! Et oui, avec ce roman vous allez voyager, découvrir d’autres réalités possibles, et le mieux c’est que ça fonctionne à merveille !

Le voyage inter-dimensionnel est compliqué à aborder en littérature car en tant que lecteur, on est à l’affût de la moindre incohérence. Mais Claudia Gray ne nous laisse aucune prise pour la logique à la recherche de la petite bête. Tout est expliqué en temps et en heure, tout est parfaitement imbriqué, rien n’est laissé au hasard.

Les personnages sont très intéressants car ils ont forcément plusieurs personnalités du fait de leurs « doubles » dans les autres dimensions. J’ai eu une affection particulière pour leur version russe car ça m’a fait penser au dessin animé « Anastasia ». Et cette idée de multiples doubles est intéressante pour le développement de la romance : si Meg tombe amoureuse d’une version, peut-être aimer une autre version du même garçon alors qu’ils sont techniquement tout de même très proches ? C’est une interrogation qui est amorcée et que j’ai hâte de voir se développer ! Les personnages sont si bien campés que la révélation finale m’a surprise de bout en bout, je ne m’y attendais pas du tout !

J’ai tellement aimé ce roman qu’une fois refermé, je me suis empressée de commander la suite, que vous ne devriez donc pas tarder à voir apparaitre sur le blog ! Un joli 18/20.

Coup de coeur·Dystopie·Romance·Science-Fiction·Vie quotidienne

C’est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood

TitreC’est le coeur qui lâche en dernier

AuteurMargaret Atwood

EditionRobert Laffont

Pages450

Prix22€

RésuméStan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture… Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison… où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas :  » Je suis affamée de toi. « 

Mon avis : 

Après avoir entendu toutes les éloges au sujet de « La servante écarlate » de la même auteur, j’ai été ravie de pouvoir recevoir l’ebook de ce roman grâce à Netgalley et à l’éditeur, d’autant plus que je l’ai adoré !

Si vous avez lu et aimé « Farenheit 451 » de Ray Bradbury ou « 1984 » de George Orwell vous aimerez ce livre, car c’est une bonne dystopie à l’ancienne. Qu’est-ce que j’appelle une dystopie à l’ancienne ? Une dystopie avec des héros adultes, monsieur et madame tout-le-monde, pas forcément beau, pas forcément « choisis »; une dystopie avec un univers très proche du notre, une dérive dans laquelle notre société actuelle pourrait facilement tomber et qui rend l’histoire encore plus oppressante, intéressante, flippante. Loin de toutes les dystopies young-adult qui fleurissent donc depuis quelques années, non pas que ces dernières soient mauvaises.

Ici on suit donc Stan et Charmaine, un couple obligé de vivre dans sa voiture après avoir tout perdu suite à une grosse crise financière qui a touché une grosse partie des Etats-Unis : incapables de bouger trop loin par manque de moyens, incapables de se relever car il n’y a plus de travail nul part. Plus tard on apprend qu’il y a 40% de chômage, un chiffre qui fait peur quand on voit ce que ça donne dans l’histoire, et le chiffre de chômage de notre société actuelle. Abattus, terrorisés, ils sont happés par le Projet Positron : on leur promet un toit et le plein emploi contre une condition, ils passent un mois à vivre normalement, un mois dans une prison à travailler pour la communauté mais avec du confort. Le plus choquant quand on lit ce roman, c’est que vu comme c’est exposé, ce système parait parfaitement logique et viable. Jusqu’à ce que se révèle la corruption et la soif infinie de pouvoir et d’argent de ceux à l’origine du projet.

Ce roman est un vrai coup de coeur. Les premières pages sont un peu dures à appréhender car la plume de Margaret Atwood est très descriptive et on ressent l’apathie des personnages dès le début. Mais une fois qu’on est dedans, impossible de le lâcher, je l’ai dévoré en une journée tant je voulais savoir ce qui allait arriver à Stan et Charmaine. Et entre les manipulations mentales, les tromperies, la séquestration, la fabrication de robot, l’espionnage, … je peux vous dire qu’il s’en passe des choses ! 

Au fond, en refermant le livre je ne sais pas trop si j’aime Charmaine et Stan, ils sont parfois lâches, trompeurs, menteurs, égoïstes, mais c’est finalement ce qui les rend si humains, ils ne sont pas parfaits. Même si leur relation est bancale, parfois malsaine, ce roman c’est aussi une jolie histoire d’amour, un amour qui progresse malgré les difficultés. Une réflexion sur les différentes formes d’amour également : le vrai amour, le désir, les relations homosexuelles, celles avec des objets, etc. 

Vous l’aurez compris, ce roman est complexe et passionnant, angoissant et magnifique. Je vous le conseille énormément et c’est un coup de coeur !

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Homosexualité·Romance·Vie quotidienne

La rencontre du dernier espoir, Kelley York

TitreLa rencontre du dernier espoir

AuteurKelley York

EditionPKJ

Pages288

Prix17,90€

RésuméDurant dix-huit ans, Vincent n’a cessé d’être trimballé de foyer en foyer. Quand Maggie le recueille, il pense avoir enfin trouvé son refuge. Mais il se trompe, une fois de plus. Brisé, Vince consulte Suicide Watch, un forum destiné à ceux qui songent à la mort. Il y rencontre Casper, tentée d’abandonner son combat contre le cancer, et le très discret Adam, qui se croit insignifiant.
Vince va devoir faire un choix : vivre et affronter ses sentiments ou mourir sans savoir s’il aurait pu, un jour, goûter au bonheur.

Mon avis : 

Je n’étais tellement pas prête à ressentir autant de choses avec ce livre…

Bon, commençons déjà par un avertissement, ce livre traite du difficile sujet du suicide. Nos personnages sont tous membres du forum Suicide Watch, où ils discutent de leur envie de se suicider, des moyens etc. On suit nos trois personnages : Vince, un jeune homme seul au monde et paumé, Casper une adolescente atteinte d’un cancer et à qui il ne reste que quelques mois à vivre, et Adam, un jeune timide passionné de musique mais dont la mère se fiche complètement.

Ces adolescents sont aussi attachants les uns que les autres. Ils se découvrent via un site internet mais s’unissent autour de leur manque de désir de vivre et autour de Casper, la seule dont le souhait ne peut pas être réversible et qu’ils vont chercher à rendre heureuse dans ses derniers instants. Oh comme j’ai pleuré à la fin du livre, je n’avais qu’une envie, qu’on me fasse un gros calin en me disant qu’on m’aime et que je ne suis pas seule comme eux. Ca faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas fait ressentir ça et c’était tellement puissant que j’y ai repensé pendant plusieurs jours après.

A travers ce roman, Kelley York aborde avec beaucoup de tact mais frontalement les sujets du suicide, de l’homosexualité, de la non-assistance à personne en danger, des dangers d’internet,… Autant de sujets sensibles qu’elle traite extrêmement bien selon moi. Les sites du genre existent, les gens ne cherchent pas forcément à s’aider les uns les autres dans le bon sens et il peut effectivement y avoir des abus. Mais comment juger le désir de mourir de quelqu’un ? On peut essayer d’aider mais finalement, seule la personne elle-même peut s’aider. Tout ce qu’on peut faire c’est montrer à la personne qu’elle n’est pas seule. C’est à mon sens un des grands messages de ce roman : on est jamais seul dans sa détresse, on manquera forcément à quelqu’un, même si on pense le contraire. Et la solitude est éminemment dangereuse pour l’humain car elle peut le pousser à l’irréversible.

Un livre dur mais que je ne peux que conseiller tant il m’a retournée, un magnifique coup de coeur, coup de poing, coup de foudre, un magnifique 20/20.

Aventure·Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Harry Potter and the Deathly Hallows, J.K. Rowling

TitreHarry Potter and the Deathly Hallows

AuteurJ.K. Rowling

EditionBloomsbury

Pages640

Prix9,99€

RésuméCette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D’épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. Avec le dénouement de l’héroïque histoire de Harry Potter, J.K. Rowling signe un chef-d’œuvre d’une grande humanité et d’une maîtrise incomparable.

Mon avis : 

Un dernier tome qu’il me tardait de relire en vue de la bataille finale et que j’ai enchainé après le tome 6. Et bien cette relecture a sans doute été la meilleure, surtout après avoir vu le film des Animaux Fantastiques et la théorie des Obscurus. J’avais en effet oublié beaucoup d’éléments de ce dernier volume et j’en ai vu d’autres sous un nouvel angle, un vrai régal !

Harry ne retourne cette fois-ci pas à Poudlard, il part à la chasse aux Horcruxes, et avec les mystérieux indices légués par Dumbledore peut-être également à la chasse aux Reliques de la Mort ! Ce que j’apprécie particulièrement dans ce volume c’est l’évolution de nos trois personnages principaux qui se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans le cadre de Poudlard pour les guider. Les personnalités se révèlent, même les sombres côtés. Des dissensions sérieuses apparaissent dans le trio : la jalousie de Ron reprend le dessus, Harry est perdu, Hermione tente de faire tampon entre tout le monde.

Le gros point fort de ce roman, contrairement au précédent, est qu’il allie parfaitement révélations et action. Ce volume est très important car on en apprend énormément sur le passé de Dumbledore et sur sa famille : ses liens avec Grindelwald (précédent mage noir), la mort mystérieuse de sa petite soeur,… Ca a été une de mes parties préférées du livre car je l’ai redécouverte à la lumière de mon visionnage des Animaux Fantastiques, c’était tellement intéressant ! Quant à l’action, elle est présente tout le long avec la montée en puissante de Voldemort, les rafles de Moldus, les tentatives risquées de récupérer les horcruxes etc. Mais surtout avec la bataille finale qui est juste épique ! Qu’est-ce que je peux aimer les combats de magie ! Toutefois, préparez-vous, tout le monde n’en réchappe pas, même parmi les gentils…

Un dernier tome riche en émotions et en informations, qui clôture (ou pas) une saga culte que je prends toujours plaisir à relire ! Un beau 19/20 !