Coup de coeur·Jeunesse·Science-Fiction

Erreur 404, Agnès Marot

Titre : Erreur 404

Auteur : Agnès Marot

Edition : Gulf Stream

Pages : 424

Prix : 18€

Résumé : « Salut !

Moi, c’est Moon.

J’ai toujours voulu devenir gamer professionnel, mais ce n’était pas aussi simple… Disons que je ne corresponds pas vraiment au profil habituel.

C’est pas grave, j’ai un plan B. Je n’aurai besoin que d’Orion – ma moitié dans la vie comme dans le jeu – et de Loop, notre adorable petite boule de poils orange qui fait « pouic ». (Ça ne s’invente pas.)

Bref, je vais te raconter, mais pour ça tu dois être prêt à entrer dans la partie, toi aussi.

Ah, et à remettre en question tout ce que tu crois savoir.

Ça ne te fait pas peur ?

Alors, appuie sur « Commencer une nouvelle partie », tourne la page et… Let’s play ! »

Mon avis :

 Ayant adoré IRL, j’étais plus qu’impatiente de découvrir ce spin off. Quelques références sont faites au premier tome mais pas d’inquiétude, vous n’avez pas besoin de lire IRL pour comprendre complètement Erreur 404.

Comme l’indique le résumé, on suit Moon, mais également Orion (que les connaisseur d’IRL reconnaitront), prêts à en découdre et à gagner le Beasties World 2099. Et les beasties alors ? Voyez Pokémon mêlé à Tamagotchi ! On ne peut que craquer face à cet univers qui donne bien trop envie qu’il soit réel. Agnès Marot a réussi le pari de nous faire entrer et croire à cet univers, elle l’a rendu possible scientifiquement, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais ça demeure un univers complexe, où la frontière entre réalité et réalité virtuelle est mince. Si mince que la fin m’a un peu perdue tant cette frontière s’affaiblit.

Tout au long de l’histoire, Moon cherche à gagner pour se venger d’une humiliation subie quelques années plus tôt. Le doute plane sur son sexe et sur cette humiliation jusqu’aux trios quarts du roman, mais c’est tout de même aisé de deviner la vérité que Moon tente de cacher.

Le gros point fort de ce roman, comme évoqué plus haut, est son univers, mais surtout son personnage de Beastie. Une petite boule orange et poilue qu’on veut tous avoir et dont il faut s’occuper et éduquer, comme un petit animal de compagnie. De plus, pour les amateurs de jeux vidéos, de nombreuses références à l’univers du jeu vidéo sont présentes comme Pokémon Go et Life is strange entre autres, et bien sur l’inévitable Sims (la référence principale d’IRL). Je ne peux que vous conseiller de plonger dans l’univers geek d’Agnès Marot et de vous laisser emporter, en ressortant vous aurez juste envie de crier « POUIIIIIIIIIC ! »

Aventure·BD·Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Jeunesse

Les carnets de Cerise (1-5), Joris Chamblain & Aurélie Neyret

 

Titre : Les carnets de Cerise

Auteurs : Joris Chamblain & Aurélie Neyret

Edition : Soleil

Pages : 80/tome

Prix : 15,95€/tome

Résumé du premier tome : Cerise est une petite fille âgée de 11 ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu’elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux. Prenez Michel… Tous les dimanches, ce vieil homme s’engouffre dans la forêt avec de gros pots de peinture à la main. Qu’y fait-il donc toute la journée ? Repeint-il une vieille maison ? Décore-t-il des arbres ? Et pourquoi a-t-il l’air si triste quand il rentre le soir ? Suivez Cerise, pas à pas, dans sa première enquête qui vous mènera au coeur de la forêt, à la découverte d’un lieu fabuleux !…

 

Mon avis :

Des années après tout le monde, j’ai enfin lu Les Carnets de Cerise en les trouvant enfin disponibles dans ma médiathèque (les pauvres sont toujours empruntés !). J’ai lu les trois premiers en décembre, mais j’ai préféré attendre d’avoir lu les cinq tomes sortis pour vous faire une chronique globale de la série, et en ayant fini le cinquième tome, je me dis que j’ai bien fait.

Chaque volume raconte une histoire indépendante même si on repère quelques points chronologiques qui indiquent une réelle progression dans l’histoire. On suit Cerise sur quelques années et on la voit grandir au fur et à mesure des événements qu’elle vit. Avec des dessins très doux, et une mise en page qui m’a parfois fait penser à la BD Lou, les auteurs nous font voyager dans l’univers de cette petite fille de 12 ans au début de la série.

J’ai eu un vrai coup de coeur pour le premier tome, « Le zoo pétrifié », je lui ai trouvé une originalité qui m’a manquée dans les suivants. Il m’a surprise du début à la fin et c’est surement pour cela qu’il reste mon préféré de la série. Il a ce je ne sais quoi de magique et qui fait rêver. C’est cette magie que je n’ai pas retrouvé dans les trois volumes suivants.

Bien que très bons eux aussi, il leur a manqué l’originalité qui m’avait tant surprise dans le premier. J’arrivais dès les premières pages à deviner la fin de l’histoire et même si celle-ci était à chaque fois très touchante, le premier volume m’avait tellement embarquée que je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue. Je n’attendais donc plus grand chose du cinquième si ce n’est une jolie histoire et de beaux dessins, comme j’avais eu dans les précédents.

Comme j’ai bien fait de continuer ! Le cinquième m’a fait tout simplement retomber en amour pour cette série. Cerise a bien grandi depuis sa première aventure et elle a également commencé à faire la lumière sur certains événements de son passé. Si le premier m’a émerveillé et les suivants laissé sur ma faim, ce dernier tome m’a particulièrement émue. Cerise a pris en maturité et on sent que c’est l’accomplissement d’une période de sa vie. Selon moi, la série pourrait presque s’arrêter ici (je ne sais pas si ce sera le cas), mais ce volume sonne réellement comme une fin, il ne tient qu’aux auteurs de le transformer en nouveau départ.

 

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Handicap·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

Et plus si affinités, Sara Barnard

Titre : Et plus si affinités

Auteur : Sara Barnard

Edition : Casterman

Pages : 426

Prix : 16€

Résumé : Steffi ne parle plus.
Rhys n’entend pas.
Mais ils se comprennent parfaitement.

 

Mon avis :

J’ai reçu ce livre suite au concours Loto Girl, organisé par Casterman, que j’avais gagné au Salon de Montreuil et qui me permettait de recevoir 6 romans Casterman en 2018. Celui-ci était le premier et j’en suis ravie car je ne me serai pas forcément retournée dessus de prime abord, et je serai alors passée à côté d‘un joli coup de coeur.

Si je devais résumer ce livre, je dirai tout simplement que c’est un amour de livre ! Sara Barnard, a travers l’histoire de Steffi et Rhys, décrit à la perfection le premier amour. Et quand je dis à la perfection, c’est vraiment la perfection selon moi. J’ai eu mon premier amour à 14 ans, et je me suis totalement retrouvée dans cette histoire : les premiers échanges, les messages qu’on cherche à interpréter, la timidité qui empêche de se déclarer, la joie idiote que procure les premiers effleurements, l’envie de tout faire avec cette personne, la première fois,…

Rhys et Steffi, sourd et muette, ne sont plus définis par leur handicap, ils deviennent des adolescents comme les autres (même si ils l’étaient déjà avant, avec cette histoire, on ne voit plus du tout leur handicap) et je retiens ce roman plus comme une superbe histoire de premier amour que comme une histoire sur le handicap. C’est juste beau et vrai.

Ce sont des personnages tellement attachants. On suit l’histoire du point de vue de Steffi. Elle est muette sélective, c’est-à-dire qu’elle n’arrive à parler que devant certaines personnes et c’est une maladie psychologique. Quand elle commence à tomber amoureuse de Rhys, tout le monde n’a qu’une peur, qu’elle s’enferme dans son handicap puisqu’elle n’a pas besoin de parler avec lui. Car Rhys est sourd de naissance. Ensemble, ils ne parlent que par écrit ou en langue des signes. Ils ont certes le point commun du handicap, mais comme ils vont le découvrir, ils ont beaucoup plus que ça pour s’aimer.

Cette histoire, c’est aussi celle de l’émancipation de Steffi, émancipation par rapport à sa famille et son amie, mais aussi par rapport à sa maladie. Le chemin n’est pas facile mais comme le montre sa relation avec son amie, Steffi ne doit pas se définir par son handicap car il ne doit pas être une excuse à tous les comportements. J’ai beaucoup aimé le rôle de sa meilleure amie Tem, car elle se comporte comme n’importe quelle adolescente, qui parfois a besoin de son amie, elle n’est pas juste l’amie qui supporte toujours tout sous prétexte qu’elle n’est qu’un personnage secondaire et qu’en plus le personnage principal à des problèmes.

J’ai vraiment tout aimé dans ce roman, il a ravi mon coeur du début à la fin.

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Manga·Vie quotidienne

Le chien gardien d’étoiles (duologie), Takashi Murakami

 

Titre : Le chien gardien d’étoiles

Auteur : Takashi Murakami

Edition : Sarbacane

Pages : 128/tome

Prix : 17,90€/tome

Résumé : L’histoire commence par la découverte des corps sans vie d’un homme et de son chien, dans une carcasse de voiture. Fait étrange, la mort de l’homme remonte à plus d’un an, celle du chien à trois mois à peine. Flashback… Un petit employé japonais au chômage offre un chiot à sa fille. Bientôt sa femme divorce. L’homme, qui n’a plus rien, part sur les routes, accompagné, dans ce qui sera son dernier voyage, par son seul et unique ami, le chien.
2e partie : un jeune assistant social, chargé de disposer des corps découverts, décide de retracer la vie de ces deux êtres, jusqu’à leur déchéance finale. Il se remémore alors sa propre histoire avec le chien de son enfance.

 

Mon avis :

Empruntée à la médiathèque, je ne pensais pas que cette duologie de mangas sera une lecture aussi bouleversante.

L’histoire est très simple : l’amour et l’amitié qui lient un chien et son maître. D’abord à travers la relation d’Happy et son maître; puis dans le second tome entre la soeur d’Happy et sa maitresse, et entre un pug et le petit garçon que rencontrent Happy et son maître pendant leur voyage.

On va dire que cet article est une mini chronique car il n’y a pas grand chose à dire sur l’histoire si ce n’est qu’elle est extrêmement triste et touchante, le tome 2 apportant un complément parfait quoique non nécessaire au premier tome (vous pouvez donc les lire comme deux tomes uniques si vous le souhaitez). Les personnages sont tous touchants, même ceux qu’on pourrait penser mauvais ou méchants. Derrière chaque caractère se cache une histoire et rien n’est jamais perdu. On suit les histoires du point de vue des chiens et ça rend le tout encore plus mignon et beau. Les chiens sont le meilleur ami de l’homme et c’est prouvé ici.

Quant aux dessins, ils débordent de douceur. je n’ai jamais vu de toutous aussi mignon en images. On a juste envie de les prendre dans les bras. Les humains sont également très bien représentés car on voit la moindre de leurs émotions sur leur visage, bonne ou mauvaise.

Bref, une duologie à lire et que je regrette infiniment de ne pas voir plus sur les réseaux ! Amoureux des chiens c’est pour vous !

Coup de coeur·Drame·Dystopie·Handicap·Harcèlement·Science-Fiction·Vie quotidienne

Gingo, Sarah Cohen-Scali

Titre : Gingo

Auteur : Sarah Cohen-Scali

Edition : Gulf Stream

Pages : 360

Prix : 17,50€

Résumé : Le mur. Il sépare la Cité Bleue de la Cité Blanche, Smartcity à la pointe de la technologie. Jade vit du côté bleu, là où le travail manque, où la vie est rude. Là où ses ancêtres ont un jour décidé de se déconnecter pour échapper à l’œil inquisiteur du Net. Elle doit ainsi se soumettre aux lois imposées par la Cité Blanche. Lui accordera-t-on ce qu’elle désire par dessus tout ? Le droit d’avoir un enfant ? Accord refusé. Jade doit adopter. Or les Adoptés ne sont pas des enfants comme les autres. Ils sont difficiles à élever, à aimer. Ils servent avant tout d’objets d’étude pour les scientifiques de la Cité Blanche. Mais Jade parviendra à aimer Gingo comme son propre fils et de ce fait, elle conduira la Cité Bleue à la rébellion. À travers le combat d’une mère pour son fils, se dessine le portrait angoissant d’une société hyper connectée, assujettie à la suprématie des algorithmes et de l’Intelligence artificielle. Celle de demain ?

 

Mon avis :

La couverture et le thème de la manipulation de l’enfant dans une société futuriste m’ont attirée, et j’en suis ressortie choquée. Pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous avez du voir mon traumatisme lié à cette fin où on a l’impression qu’il manque des pages (alors que non, le livre est bel et bien fini et aucune suite n’est prévue). Si vous voulez qu’on en parle, n’hésitez pas, mon mail et mes MP sont ouverts !

Jade, est une femme de la Cité Bleue. En couple depuis des années, elle attend désespérément l’autorisation de tomber enceinte, et espérant gagner un meilleur salaire, se fait embauchée comme gouvernante chez une famille de la Cité Blanche. Car dans la Cité Blanche, les femmes peuvent avoir autant d’enfants qu’elles veulent, sans pour autant avoir à les porter. Elles peuvent décider de leur sexe, capacités intellectuelles et physiques avant la naissance, et si l’enfant issu de leur croisement avec l’homme choisi par leur « robots de compagnie » ne leur plait pas, elles en ont avec des donneurs anonymes. Par la suite, Jade se retrouvera à élever Gingo, un enfant un peu particulier que je vous laisse découvrir, et se battra pour l’élever comme elle le souhaite et non comme la société le souhaite.

Dans une ère où tout est surveillé, où les réseaux sociaux et l’informatique ont pris le pas sur tout, la société décide d’enrayer toute violence possible en empêchant les femmes avec des antécédents familiaux violents, de procréer. Tandis que la Cité Bleue périclite, certaines femmes, non autorisées à avoir un enfant naturel, peuvent en adopter un aux capacités mentales limitées, dans des complexes immobiliers surveillés et avec de grandes directives d’éducation. A travers les yeux de Jade, on découvre les inégalités entre Cité Bleue et Cité Blanche, les principes d’éducation différents d’un univers à l’autre, mais aussi l’intolérance, la discrimination, et le contrôle total de la société à travers les intelligences artificielles qui accompagnent chaque citoyen de la Cité Blanche.

J’ai tout simplement adoré cet univers, il est bien construit, bien mené. Si à la fin je n’avais pas trop compris l’intérêt d’emmener Jade dans la Cité Blanche puisqu’on ne revoyait pas forcément les personnages après, j’ai par la suite compris que l’intérêt de l’auteur n’était pas tant raconter la vie de ses personnages, que montrer les dérives d’une société ultra informatisée où on veut tout anticiper. Sarah Cohen-Scali n’est pas tendre avec son lecteur, ne vous attendez pas à ce que toutes les intrigues soient résolues à la fin, elle laisse notre imagination créer la suite avec les données qu’elle nous a fournit et c’est aussi frustrant que génial (car forcément le livre va vous rester en tête avec une fin pareille !).

J’ai adoré le personnage de Jade. C’est une femme, une mère, forte et courageuse. Qui se bat pour son enfant, qui l’aime malgré ses différences. Si parfois je l’ai trouvée permissive, c’est toujours mieux que l’éducation imposée par la société. De même, à travers ses yeux j’ai apprécié Gingo. Un enfant étrange, qu’on pourrait qualifier d’handicapé dans notre société, parfois violent, avec une intelligence moins développée que la moyenne et une surdité. Mais avec un coeur immense et une envie d’apprendre et de comprendre le monde incroyable. On ne peut pas s’empêcher de vouloir que tout s’arrange pour lui, même si parfois il est énervant.

En bref ? Un coup de maître et un roman qui me restera longtemps en tête.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Handicap·Harcèlement·Jeunesse·Vie quotidienne

Wonder, R.J. Palacio

Titre : Wonder

Auteur : R.J. Palacio

Edition : PKJ

Pages : 512

Prix : 8€

Résumé : Ne jugez pas un livre sur sa couverture.
Ne jugez pas un garçon sur son apparence.

 » Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.  »
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?

 

Mon avis :

A l’heure de la sortie du film (oui en décembre, j’ai mis du temps à faire la chronique), il était temps de lire ce livre et ça a été un beau coup de coeur.

August, jeune garçon de dix ans, nous raconte sa première rentrée à l’école, plus précisément au collège. Jusque là rien d’anormal, si ce n’est qu’à la naissance, August a du subir de nombreuses opérations qui l’ont défiguré. Il n’est pas handicapé mental ou physique, il a juste un physique particulier, qui le rend différent et sujet aux moqueries et aux peurs des autres adultes et enfants. La plume de l’auteur, qu’on lit sous la forme de la pensée d’August, nous embarque immédiatement. A travers les yeux d’un enfant, on voit l’injustice qu’il subit, mais également les petits bonheurs simples des enfants et leurs relations. Parce qu’à une époque, on était amis simplement parce qu’on mangeait les mêmes choses à la cantine, et qu’on se réconciliait avec un mot d’excuse ou parfois juste un geste.

August est un enfant très attachant, mais comme le dit sa grand soeur, il faut qu’il apprenne à ne pas s’infantiliser lui-même sous prétexte qu’il est différent. Car avec le temps, à force d’être surprotégé et qu’on lui laisse passer beaucoup de choses, August est devenu parfois un peu capricieux, et j’ai trouvé cet aspect très bien traité par le livre, c’est un sujet qu’on ose pas forcément aborder, justement de peur de blesser les personnes concernées. Pour notre personnage il s’agit de se faire accepter, mais aussi d’accepter et de montrer à ses parents qu’il n’est plus seulement un petit garçon différent, et c’est un très beau message.

Les chapitres permettent l’alternance de plusieurs points de vue, avec un réel effort de changement d’écriture à chaque changement. On a ainsi des amis, des ennemis d’August, sa soeur, le copain de celle-ci,… C’est très intéressant car ça permet de voir d’autres aspects du personnage, d’avoir un regard plus distancié et de ne pas apprécier le personnage principal qu’à travers son handicap ou le fait que ce soit le personnage principal, on l’apprécie pour qui il est dans sa globalité.

Avec ce roman, l’auteur aborde de nombreux thèmes comme l’exclusion, la violence physique, l’éducation des enfants, le rejet, l’amitié et les prémices de l’adolescence et de la séparation avec les parents. Je ne veux pas trop vous en dire plus car je m’y suis plongée sans trop savoir et j’ai adoré me laisser transporter par l’histoire et la plume addictive de l’histoire.

Aventure·Coup de coeur·Historique·Religion·Romance·Vie quotidienne·Voyage

Le pays du nuage blanc, Sarah Lark

Titre : Le pays du nuage blanc

Auteur : Sarah Lark

Edition : L’Archipel

Pages : 650

Prix : 23,95€

Résumé : Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.
L’amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s’unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.

 

Mon avis :

Ma belle-mère avait lu ce livre il y a un an et l’avait adoré, mais ce premier pavé de la trilogie continuait de dormir dans ma PAL, effrayée que j’étais par sa masse. Grand bien m’a pris de l’en sortir !

Dans ce premier volume de la trilogie, on suit alternativement Gwyneira, une jeune aristocrate; et Helene, une jeune gouvernante, fille de pasteur. La première se retrouve promise au fils d’un riche éleveur de moutons de Nouvelle-Zélande, et la seconde embarque comme « fille à marier » après avoir reçu une lettre d’un certain Howard suite à une annonce dans le journal. Les deux femmes se retrouvent donc sur le bateau, direction la Nouvelle-Zélande, en compagnie de cinq adolescentes pauvres destinées à être embauchées comme bonnes à l’arrivée.

Avec près de 700 pages, Sarah Lark prend le temps de bien développer son histoire, le pays que nos héroïnes découvrent, leur psychologie,… C’est un bonheur de voir qu’à la fin, la boucle est bouclée pour chaque piste d’histoire lancée par l’auteur. On sait exactement où sont tous nos personnages, ce qu’ils sont devenus, même si l’histoire s’étend sur près de trente ans. Et on peut dire qu’ils en vivent des aventures !

En effet, Gwyneira est mariée à un homme impuissant et vit sous le joug d’un beau-père tyrannique qui hait le mari de sa seule amie. Quant à Helene, le Howard qu’elle pensait être un gentleman est un homme violent qui ne correspond pas du tout à l’image qu’elle avait de lui. Liées par leur indéfectible amitié, les deux femmes vont vivre la pauvreté, la maternité, les problèmes de famille, l’alcoolisme, l’amour… Mais également vivre des histoires liées à l’endroit où elles sont, la Nouvelle-Zélande, où les Maoris sont encore bien présents et en passe de se rebeller contre la spoliation des terres dont ils sont les victimes. A travers elles, Sarah Lark m’a fait découvrir un pays qui me fait rêver, des landes et des collines infinies, un espace de liberté où tout reste à faire. Car c’est aussi ça Le pays du nuage blanc, la découverte et la colonisation d’une terre encore sauvage, les relations naissantes avec une autre culture.

En finissant ce livre, j’avais l’impression de quitter des amis, d’avoir vraiment vécu à leurs côtés et c’est surement un des sentiments que je préfère avec la lecture.