Contemporain·Drame·New Romance·Romance

Ugly Love, Colleen Hoover

TitreUgly Love

AuteurColleen Hoover

EditionPocket

Pages384

Prix6,95€

RésuméTate, 23 ans, emménage provisoirement chez son frère à San Francisco. Lorsqu’elle tombe littéralement sur Miles, le voisin d’en face, l’attirance, réciproque, est immédiate.
Si le beau pilote de ligne aux yeux bleu caraïbe refuse catégoriquement toute attache, Tate n’a pas le temps pour la passion… Alors, pourquoi ne pas se laisser séduire ? Leur liaison est torride et leur arrangement parfait, tant que sont respectées les deux règles de Miles : ne pas parler du passé, ne rien espérer du futur…
Mais le cœur peut-il suivre d’autres règles que les siennes ? L’amour, même quand il n’est pas une évidence, sera-t-il plus fort que leurs promesses ?

 

Mon avis :

C’était le dernier Colleen Hoover qui a été traduit en français et qu’il me restait à lire, sans surprise c’est une très jolie romance.

L’histoire est constituée des points de vue de Tate, une jeune fille débordée et déçue par l’amour; et de Miles, son voisin, qui se refuse à tomber amoureux pour une obscure raison. Inexplicablement attirés ils se lancent dans la seule relation possible pour eux : une relation purement sexuelle. Ce roman change un peu des autres Colleen Hoover car il est forcément plus centré sur le sexe et il y a plus de scènes que dans ses autres romances, pour autant le tout reste très bien écrit et pas vulgaire.

On s’attache aux personnages au même rythme qu’ils s’attachent l’un à l’autre, en découvrant au compte-gouttes leurs secrets : un premier amour puissant pour Miles, une ambition et une déception pour Tate. La relation de Tate avec son frère m’a beaucoup plu, on sent qu’ils s’aiment et que Corbin veut juste protéger sa petite soeur. J’ai aimé me retrouver au coeur de cette bande avec Tate, Ian, Corbin et Miles, ils sont soudés et on se sent vraiment comme dans une famille.

La révélation sur Miles m’a brisée le coeur car je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’ai apprécié le traitement que Colleen Hoover a fait du personnage de Rachel, une femme qui a tout perdu et n’a pas supporté, préférant rejeter la faute sur l’autre, à qui il a fallu un long moment pour accepter les événements.

Ce roman est comme tous les Colleen Hoover : poignant, romantique, dramatique. Un joli 17/20.

Aventure·Contemporain·Drame·Historique·Jeunesse

Marche à l’étoile, Helène Montardre

TitreMarche à l’étoile

AuteurHélène Montardre

EditionRageot

Pages381

Prix14,90€

RésuméÀ 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.

 

Mon avis : 

Je connaissais déjà Hélène Montardre car elle avait été une de mes auteurs préférées au collège, j’ai donc été intriguée de la redécouvrir presque dix ans plus tard, avec ce livre, et le remercie Rageot et Netgalley de m’en avoir envoyé l’ebook.

L’histoire s’ouvre en 1854 dans une plantation de Géorgie, Billy est un esclave qui n’a pas connu sa mère et dont la grand-mère d’adoption lui révèle les secrets de sa naissance avant de mourir. Suite à un malentendu, il se voit contraint de fuir la plantation et de partir en direction du Nord, où il ne sera plus considéré comme un esclave. 

Pour resituer un peu l’histoire, en 1854, la guerre de Sécession n’a pas encore eu lieu, les Etats dits du Sud de l’Amérique sont considérés comme esclavagistes et leur richesse repose sur l’emploi d’esclaves noirs africains dans de grandes plantations; les Etats dits du Nord sont opposés à l’esclavage, particulièrement les Quakers, qui sont des protestants pour qui l’esclavage va à l’encontre de leur religion. Quand un esclave s’échappait, son seul espoir était d’aller dans les Etats du Nord, et même jusqu’au Canada, car une loi obligeait les nordistes à rendre les esclaves en fuite retrouvés sur leur territoire. 

J’ai énormément apprécié cette partie du texte pour la façon dont il était écrit. L’auteur a une plume captivante, elle nous plonge aux côtés de Billy dans sa fuite et on découvre avec lui les réseaux qui aidaient les Noirs à fuir l’esclavage, les règles qui régissaient la société de l’époque, la traite négrière,… C’est à bout de souffle qu’on arrive à la fin de son histoire mais pour autant, on a autant eu peur qu’on a ri au cours de l’aventure et j’ai eu de la peine à quitter ce personnage.

Par la suite, on découvre Jason, au XXe siècle, un Afro-américain qui retrouve le carnet de Billy et cherche à savoir si cette histoire est réelle et qui est Billy par rapport à lui. Cette partie est beaucoup plus lente que la première car il n’est pas question d’enjeu vital et d’une société qu’on ne connait pas. Ici, Hélène Montardre  met en place une réflexion que j’ai trouvé très intéressante et à laquelle je n’avais jamais réfléchi : l’importance des racines pour la construction d’une personne et l’impact de la traite négrière sur les afro-américains qui en sont les descendants. Si les descendants d’immigrants américains ont le moyen de retrouver leurs racines, il n’en est pas de même pour les descendants d’esclaves et c’est tout un combat que Jason doit mener. Cette réflexion m’a à la fois ouvert les yeux et mise en colère car j’avais envie de rectifier cette injustice, même si je ne suis pas coupable.

Marche à l’étoile est un roman superbe sur l’esclavagisme, la famille, les racines, l’espoir et le courage. Je ne peux que le recommander et c’est un joli coup de coeur.

Bien-être·Contemporain·Drame·Harcèlement·Vie quotidienne

Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson

TitreVous parler de ça

AuteurLaurie Halse Anderson

EditionLa Belle Colère

Pages298

Prix19€

RésuméEn 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d’une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c’est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l’esprit des pensées sombres qui s’y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d’une histoire, celle d’une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d’été.

Mon avis : 

Après « 13 reasons why », il semblerait que j’ai eu une petite phase « contemporain, harcèlement scolaire, traumatisme » puisque j’ai décidé de sortir ce livre qui m’avait été offert par l’adorable Alice Neverland lors d’un concours sur son blog.

On suit le quotidien d’une jeune fille qui semble traumatisée, qui parle de moins en moins, s’isole volontairement, ne s’occupe plus d’elle-même, sans qu’on sache pourquoi. La raison de ce traumatisme, on va la découvrir au fur et à mesure du livre, jusqu’à la révélation totale qui a lieu à la fin du roman. Cette jeune fille ne trouve refuge que dans son cours d’arts plastiques qui lui permet de s’exprimer sans les mots.

J’ai un rapport assez étrange au personnage principal. J’ai eu pitié d’elle durant tout le roman, pour le traumatisme qu’elle a vécu, le harcèlement qu’elle subit et le fait que les gens se détournent d’elle alors qu’elle a tant besoin d’aide. Mais en même temps j’avais envie de la secouer pour qu’elle voie tout le mal qu’elle fait elle-même autour d’elle, et qu’elle se rende compte qu’elle est aussi un peu responsable de sa situation. Mais d’un autre côté, je sais qu’on ne peut pas controler une dépression, et c’est ce dont elle semble vraiment souffrir : elle ne comprend pas ce qu’elle ressent car c’est du vide, et elle se sent tellement dépassée qu’elle ne sait pas quoi faire, dans ce cas là on se dit que ce n’est qu’en touchant le fond qu’on pourra remonter réellement. 

C’est un roman bouleversant par la façon dont est raconté le traumatisme, celui qui n’est pas avoué ni compris, celui qui est vécu dans la solitude. C’est une lecture qu’il faut découvrir si le sujet de la dépression, du traumatisme et du harcèlement scolaire intéresse. Pour ma part, je verrai surement le film également, en attendant c’est un 16/20.

 

Contemporain·Drame·Fantastique·Jeunesse

Eleanor, Holly Black

Titre Eleanor

AuteurHolly Black

EditionBayard

Pages285

Prix12,90€

RésuméCertains jeux peuvent s’avérer dangereux… Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières closes. Or, un jour, un incident pousse Zach à arrêter le jeu. La nuit suivante, la poupée se réveille et se confie à Poppy : elle a jadis été fabriquée avec les cendres d’une fillette nommée Eleanor, et elle exige d’être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos…

 

Mon avis :

Etant une grande froussarde, j’avais quelques appréhensions à lire ce livre (oui je sais il m’en faut peu), et même si j’avoue avoir eu quelques frissons, je vous rassure je n’ai pas été terrifiée !

On suit trois adolescents, amis depuis l’enfance, qui adorent se retrouver pour jouer et imaginer des aventures à leurs poupées. Jusqu’à ce que Zach refuse de continuer à jouer, et que Poppy vienne le voir avec une histoire déjantée : la poupée en vitrine a été faite à partir d’une fillette morte et elle veut qu’on la ramène à sa tombe sinon elle va se venger. Ne vous inquiétez pas, aucun enfant n’a été maltraité pendant l’écriture de ce livre, et les seules scènes réellement un peu flippantes sont quand Zach croit voir la poupée Eleanor bouger toute seule et qu’un ou deux événements inexpliqués se passent.

Selon moi ce roman c’est surtout Zach, Alice et Poppy, le passage de l’enfance à l’adolescence. Ils veulent vivre une dernière grande aventure pour être surs de rester soudés même s’ils changent par la suite. Et effectivement, on les voit grandir et accepter le changement au cours du roman. Zach apprend à voir autrement sa relation avec son père, Poppy apprend que même si des choses changent, les choses importantes demeurent, et Alice s’émancipe un peu de sa famille. Ce roman est avant tout un roman d’apprentissage que j’ai trouvé très bon pour un public jeune. Le petit côté horrifique rend le tout un peu plus passionnant et en même temps on réfléchit à l’implication du passage de l’enfance à l’adolescence. Un joli 14/20.

 

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Homosexualité·Romance·Vie quotidienne

La rencontre du dernier espoir, Kelley York

TitreLa rencontre du dernier espoir

AuteurKelley York

EditionPKJ

Pages288

Prix17,90€

RésuméDurant dix-huit ans, Vincent n’a cessé d’être trimballé de foyer en foyer. Quand Maggie le recueille, il pense avoir enfin trouvé son refuge. Mais il se trompe, une fois de plus. Brisé, Vince consulte Suicide Watch, un forum destiné à ceux qui songent à la mort. Il y rencontre Casper, tentée d’abandonner son combat contre le cancer, et le très discret Adam, qui se croit insignifiant.
Vince va devoir faire un choix : vivre et affronter ses sentiments ou mourir sans savoir s’il aurait pu, un jour, goûter au bonheur.

Mon avis : 

Je n’étais tellement pas prête à ressentir autant de choses avec ce livre…

Bon, commençons déjà par un avertissement, ce livre traite du difficile sujet du suicide. Nos personnages sont tous membres du forum Suicide Watch, où ils discutent de leur envie de se suicider, des moyens etc. On suit nos trois personnages : Vince, un jeune homme seul au monde et paumé, Casper une adolescente atteinte d’un cancer et à qui il ne reste que quelques mois à vivre, et Adam, un jeune timide passionné de musique mais dont la mère se fiche complètement.

Ces adolescents sont aussi attachants les uns que les autres. Ils se découvrent via un site internet mais s’unissent autour de leur manque de désir de vivre et autour de Casper, la seule dont le souhait ne peut pas être réversible et qu’ils vont chercher à rendre heureuse dans ses derniers instants. Oh comme j’ai pleuré à la fin du livre, je n’avais qu’une envie, qu’on me fasse un gros calin en me disant qu’on m’aime et que je ne suis pas seule comme eux. Ca faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas fait ressentir ça et c’était tellement puissant que j’y ai repensé pendant plusieurs jours après.

A travers ce roman, Kelley York aborde avec beaucoup de tact mais frontalement les sujets du suicide, de l’homosexualité, de la non-assistance à personne en danger, des dangers d’internet,… Autant de sujets sensibles qu’elle traite extrêmement bien selon moi. Les sites du genre existent, les gens ne cherchent pas forcément à s’aider les uns les autres dans le bon sens et il peut effectivement y avoir des abus. Mais comment juger le désir de mourir de quelqu’un ? On peut essayer d’aider mais finalement, seule la personne elle-même peut s’aider. Tout ce qu’on peut faire c’est montrer à la personne qu’elle n’est pas seule. C’est à mon sens un des grands messages de ce roman : on est jamais seul dans sa détresse, on manquera forcément à quelqu’un, même si on pense le contraire. Et la solitude est éminemment dangereuse pour l’humain car elle peut le pousser à l’irréversible.

Un livre dur mais que je ne peux que conseiller tant il m’a retournée, un magnifique coup de coeur, coup de poing, coup de foudre, un magnifique 20/20.

Contemporain·Drame·Harcèlement

Le piège de l’innocence, Kelley York

TitreLe piège de l’innocence

AuteurKelley York

EditionPKJ

Pages : 336

Prix17,50€

RésuméVic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide.
Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable. Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire.

Mon avis : 

Après avoir beaucoup aimé « Sous la même étoile » et au vu du résumé, je savais que je m’embarquais pour une lecture poignante, sur un sujet difficile avec Kelley York.

Ici il est question de Vic, un adolescent assez solitaire hormis la présence de son ami d’enfance Ben (il me semble). Alors qu’à une soirée il emmène Callie, une fille de son école, bourrée dans une chambre pour qu’elle se repose. Il se retrouve le lendemain accusé du viol de Callie alors qu’il sait n’avoir rien fait. Qui est le coupable ? Telle sera la chose à découvrir dans ce livre. 

Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est qu’on suit la personne accusée à tort du viol. Or, c’est un sujet dont on parle peu : l’impact d’accusations sur des personnes innocentes et accusées à tort. Pour Vic, ça entraine des problèmes avec sa famille puisque sa mère ne le croit pas, mais également à l’école où il se fait harceler car il est considéré d’office comme le violeur confirmé,… Les seuls soutiens de Vic sont son ami d’enfance et une amie de Callie qui vont l’aider à se défendre.

Si le thème des conséquences du viol est bien traité, tant au niveau de la victime du viol (la lenteur des procédures et leur incertitude, le choc psychologique), de l’accusé à tort (culpabilité, envie de se défendre) que des conséquences sociales (harcèlement, rejet, stigmate permanent) , je dois avouer que j’ai été un peu déçue d’avoir deviné assez rapidement qui était le véritable violeur, ainsi que les raisons de la mère de Vic pour l’accuser immédiatement. Peut-être ai-je lu trop de livres et ai-je donc trop de schémas narratifs en tête, mais pour moi, les réponses aux grandes questions du roman étaient évidentes, ce qui m’a gâché l’effet coup de poing des révélations finales. 

J’ai apprécié le personnage de Vic, auquel je me suis beaucoup attachée. C’est un jeune homme solitaire et timide, affecté d’un bégaiement qui ne s’en va pas et qui ne se sent pas à l’aise avec les gens de son âge. Il est profondément juste et ne cherche qu’à faire les choses bien, qu’importe les répercussions que cela peut avoir sur lui, bonnes ou mauvaises. Il se retrouve face à des dilemmes atroces et pourtant, il fait le bon choix, n’en déplaise aux personnes qu’il aime. C’est un personnage très humain et qui mérite tellement plus que ce qu’il a, qu’il ne peut que toucher le lecteur.

Ce roman est un très bon roman sur un sujet encore tabou, qu’il place en première position et non comme « anecdote » de l’histoire. Un joli 17/20.

BD·Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Vie quotidienne

Les deux vies de Baudouin, Fabien Toulmé

TitreLes deux vies de Baudouin

AuteurFabien Toulmé

EditionDelcourt

Pages272

Prix25,50€

RésuméBaudouin est un trentenaire solitaire, enfermé dans un quotidien monotone. Son frère, Luc, est à l’inverse un esprit libre, voyageur et séducteur. Un jour, Baudouin se découvre une tumeur qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. Lanti-héros décide alors de tout plaquer pour partir avec son frère. Un récit touchant sur les liens familiaux et sur le thème universel de la réalisation personnelle.

 

 

Mon avis : 

Si vous vous souvenez, j’avais été séduite par « Ce n’est pas toi que j’attendais », du même auteur, qui racontait de manière autobiographique, le ressenti d’un père face à la naissance de sa fille trisomique. Encore une fois, Fabien Toulmé à su me toucher.

Comme l’indique le résumé, on suit Baudouin, un trentenaire qui s’ennuie dans son travail et sa vie, alors que son frère passe son temps à voyager et faire de l’humanitaire. Quand on diagnostique une tumeur cancéreuse à Baudouin, son frère le convainc de partir vivre ses derniers mois à l’étranger avec lui, et de réaliser ses rêves de gosses : se remettre à la musique, voyager,…

J’ai adoré l’histoire de cette bande-dessinée puisqu’elle raconte une histoire qui fait réfléchir sur la manière de vivre sa vie et ses rêves. C’est toujours avec son trait assez simple mais plein de couleurs, que Fabien Toulmé raconte des événements difficiles de la vie : ici l’annonce d’une maladie incurable et celle d’une mort proche et certaine. La fin m’a particulièrement chamboulée et émue car je ne m’y attendais pas du tout. Je ne l’ai pas vue venir et ça a donné une toute autre perspective à l’histoire.

Le personnage de Baudouin est finalement celui de beaucoup de personnes de notre société : enfermé dans un job qui ne lui plait pas, il n’ose pas en changer ou réaliser ses rêves de peur de sortir de la sécurité financière ou de décevoir ses parents. Le fait qu’il nécessite l’annonce d’une mort proche pour changer de vie et réaliser ses rêves est révélateur d’une chose assez triste : on n’est prêt à réaliser ses rêves que lorsqu’on a plus rien à perdre et qu’on n’envisage plus le futur. Ce qui nous fait peur c’est l’inconnu, car finalement en changeant de vie, Baudouin en découvre une qui vaut bien mieux que la première et il serait passé à côté sans l’annonce de cette maladie. C’est une idée triste et pourtant réelle que Fabien Toulmé illustre très bien.

Je ne peux que recommander cette bande dessinée car bien que triste, elle délivre un message réellement positif et important : l’inconnu ne doit pas nous bloquer, ce qu’on ne connait pas n’est pas forcément mauvais et peut même être meilleur. Un magnifique coup de coeur.