Drame·Erotique·Historique·Romance

FéminiBooks Jour 25 : Libre d’aimer, d’Olivier Merle

TitreLibre d’aimer

AuteurOlivier Merle

EditionXO Editions

Pages464

Prix19,90€

RésuméJuillet 1942.
Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive.
Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café. Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie.


Mon avis : 

A l’occasion du Feminibooks lancé par Carnets d’Opalyne, qui consiste à publier une vidéo ou un article autour des femmes pendant le mois de mars, j’ai choisi de vous parler de Libre d’aimer : l’histoire de deux femmes pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Libre d’aimer parle de deux femmes amoureuses qui doivent surmonter de nombreux obstacles pour s’aimer à cette époque : la Shoah, les différences sociales, l’homophobie (rappelons que l’homosexualité est dépénalisée depuis 1791 mais est l’objet de législations discriminantes à propos de la majorité sexuelle jusqu’en 1982), et bien sur la guerre.

C’est une relation qui m’a parfois semblée malsaine avec un côté très paternaliste de la part de Mme Dorval envers Esther, presque possessif et infantilisant. Heureusement, par la suite cela change et on voit les personnages évoluer : Esther s’affirme et Mme Dorval se rend compte des réalités de la guerre et de sa condition de privilégiée jusque là. Pour autant, la guerre et ses conséquences sont reléguées au second plan de l’histoire, laissant pleine place à la condition des femmes de l’époque.

Loin d’une histoire classique de résistance ou de vie quotidienne sous l’Occupation, Olivier Merle met en scène des aspects peu décrits dans la littérature : le lesbianisme au début du XXe siècle, avec tout ce que ça implique. Je parle ici du mouvement des garçonnes, né dans les années 1920, à la suite de la Première Guerre Mondiale. Certaines femmes revendiquent alors une égalité avec les hommes et cela passe par le port du pantalon comme arme politique (pour rappel, la législation française interdisait aux femmes de porter un pantalon…jusqu’en 2012 ! Même si cette loi n’était plus appliquée bien avant 2012). Elles veulent l’égalité politique mais également sexuelle et c’est ce qu’on voit dans ce roman. Car Mme Dorval initie Esther au saphisme mais également aux clubs où se rencontrent des femmes homosexuelles, des garçonnes et autres. Avec elles, on découvre le risque que les femmes prennent à être différentes et à souhaiter l’égalité en la revendiquant par leurs habits, dans lesquelles elles sont jugées comme « travesties ».

Outre ce sujet des garçonnes, le roman aborde également celui du traitement des femmes comme « éternelles mineures » de leur père puis de leur mari. Le personnage de Mme Dorval en est l’exemple même : mariée pour l’intérêt de son père puis soumise à un mari parfois violent. Quand enfin elle se révolte, elle est sans cesse ramenée à son statut d’épouse et à son devoir de femme mariée de rester auprès de M. Dorval. Une situation qui fait mal au coeur et ne peut que faire monter des larmes de rage aux lectrices.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. J’aurai aimé que la guerre soit plus présente, mais je sais que ce n’était pas l’objectif du roman, où l’auteur souhaitait plutôt se concentrer sur la vie des femmes de l’époque.


Vous pouvez retrouver plus d’informations sur les garçonnes dans ce titre de mon ancienne prof d’Université :

  • Les garçonnes : Modes et fantasmes des Années Folles, de Christine Bard, Flammarion, 1998.

Et vous pouvez également retrouver la vidéo du FeminiBooks d’hier, proposée par Karine – La Bouquineuse !

Chick-Lit·Contemporain·Erotique·Romance

Valeria T.4 : Passionnément Valeria, d’Elisabet Benavent

TitrePassionnément Valeria

AuteurElisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages504

Prix17€

Série : Terminée.

RésuméSi Valeria est amoureuse de Bruno, pourquoi n’arrive-t-elle pas à oublier Victor ?
Carmen aurait-elle pris du poids pendant son voyage de noces ?
Lola s’interroge : est-elle vraiment faite pour la vie de couple ?
Nerea, elle, décide de se reprendre en main.
Toujours aussi passionnée, Valeria…
Inséparables, Valeria, Carmen, Lola et Nerea ne se cachent rien. Ce qui aidera Valeria à pimenter son dernier roman, auquel elle s’apprête à apporter la touche finale.


Mon avis : 

Ca y est, après quatre mois à suivre les aventures de Valeria, Carmen, Lola et Nerea je dois leur dire au revoir…

Cette saga de romance sans prise de tête (hormis pour les personnages) a été une vraie bouffée d’air frais. Drôle, décomplexée et pleine de drames, j’ai tout simplement adoré et elle se termine ici en apothéose. Entre une Valeria résolue à sacrifier son amour pour Victor afin de se ranger avec Bruno, Carmen qui devient mère (je ne spoile rien, ça se sait très vite et le résumé le suggère bien assez), Lola qui doute de son couple avec Ray car elle a l’impression de s’y perdre, et Nerea qui a l’air d’apprécier un certain photographe… Les drames ne sont pas loin !

Avec ce dernier tome, je suis passée du rire, au stress et aux larmes (de joie ou de tristesse, vous verrez bien). On se rend compte à quel point nos héroïnes ont évolué depuis le début et que leurs actions sont la conséquence logique de tout ce qu’il s’est passé depuis le divorce de Valeria. Le seul reproche que je trouve à ce roman est l’inconstance de Valeria et son infidélité. Lola en revanche a une réflexion que je trouve pleine de force sur le fait de changer, de ne plus forcément se retrouver dans ces changements et de les accepter. C’est un passage difficile que toute personne est amené à vivre au moins une fois dans sa vie, et à mon sens, Elisabet Benavent l’a très bien illustré. J’ai également beaucoup aimé les réflexions de Carmen sur la maternité avec son baby blues, évoqué ici tout en douceur et retenue mais bien présent. Comment être une femme « moderne » et continuer à travailler avec deux enfants en bas âge ? Il n’y a guère que Nerea qui ne semble pas tant évoluer mais j’ai beaucoup aimé ce qui est dit sur elle dans l’épilogue, elle change plus lentement que les autres et est finalement celle qui rentre le moins dans le moule, a contrario du début de la série.

Vous l’aurez compris on a ici un dernier tome plus abouti que les autres, les thèmes abordés sont variés et intéressants. L’épilogue est peut-être un poil trop happy end mais en même temps, c’est ce qui fait plaisir après ce que les personnages ont enduré au niveau sentimental. Bref, j’ai adoré cette saga, et je suis triste de quitter ces copines.

Contemporain·Erotique·Romance

Valeria T.3 : Les hauts et les bas de Valeria, d’Elisabet Benavent

TitreLes hauts et les bas de Valeria

AuteurElisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages414

Prix17€

Série : En cours.

RésuméDans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Ray. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Mon avis : 

Après une lecture mitigée du second tome que j’avais trouvé franchement pornographique, j’ai eu plaisir à lire ce troisième volume, beaucoup plus posé (mais encore bien osé !).

On y retrouve les quatre amies à l’aube de grands changements : Lola tombe amoureuse, Carmen va se marier, Valeria rencontre quelqu’un et Nerea a envoyé valser son mec. C’est un plaisir de les voir évoluer dans leurs manières de penser, de les voir grandir. Elles se posent les mêmes questions que nous, réagissent comme nous avec leur lot de mauvaises décisions.

Tous les personnages deviennent plus adultes et Carmen et Lola ont les meilleures évolutions. Lola doit apprendre à faire passer l’âge au second plan et Carmen doit organiser son mariage, avec toute la pression que cela induit. Il n’y a guère que Valeria qui n’évolue pas…Certes elle a du mal à se remettre de la rupture mais elle continue à faire des crises stupides et sans fondement. Et pour une fois, (hallelujah !), on choisit l’amour calme à l’amour passion, ça fait un peu plaisir !

Depuis le tome 1, j’ai beaucoup de mal avec le personnage de Victor, les briseurs de couple, très peu pour moi, surtout s’ils sont obsédés par le sexe et ne semblent voir que le corps d’une femme et pas son entièreté. Ici, Valeria s’en éloigne pour mon plus grand bonheur. Elle rencontre Bruno, un écrivain comme elle mais qui semble bien plus mature. Malgré quelques remarques limites et infantilisantes de sa part, je dois avouer être tombée sous le charme… et n’avoir pas supporté Valeria pour son indécision permanente !

J’ai encore une fois passé un très bon moment de lecture avec ces personnages, cependant je m’émerveillerai toujours de leur fonds financiers censés être à zéro mais qui leur permettent de faire du shopping, boire des verres et aller aux restaurants semble-t-il presque tous les jours 😉 Une bonne lecture détente qu’on ne peut que recommander !

Comédie·Contemporain·Erotique·Romance

Valeria t.1 : Dans les pas de Valeria, d’Elisabet Benavent

TitreDans les pas de Valeria

Auteur : Elisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages432

Prix17€

RésuméComplices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur… Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian. Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne. Carmen et son collègue de bureau se tournent autour. Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !

 

 


Mon avis : 

Attention, si tu es prude, passe ton chemin car Valeria et ses amies c’est Samantha de Sex and the City !

Valeria est romancière, et ce roman c’est un peu elle qui l’écrit, on a son avis sur tout et surtout la vie de ses amies. Entre cocktails, dîners entre copines et magouilles pour trouver un mec, on ne manque pas de discussions sur le sexe, la vie à la fin de la vingtaine, le boulot, les amis et les amours. Entre Lola qui est si crue qu’elle m’a presque fait rougir (alors que bon, normalement il faut y aller pour que je rougisse), Valeria qui ne sait plus où elle en est par rapport à sa vie et son mariage, Carmen qui ne supporte plus son patron et Nerea qui est très discrète et mérite parfois bien son surnom de Glaçon, j’ai souri à presque toutes les pages, tout en levant parfois les yeux au ciel. Car comment approuver les petites vengeances de Carmen ? La langue de vipère de Lola ? Les actions de Valeria vis à vis de son mariage ? Ou encore l’éloignement de Nerea ou ses remarques acerbes ?

Mais impossible, comme nos héroïnes, de rester fâché contre elles. Même si Lola m’était presque antipathique et vulgaire au début, je me suis finalement attachée à elle et j’ai applaudi de sa décision finale. Si j’avais envie de recadrer Valeria après ses écarts (#TeamAdrian), j’ai trouvé son évolution très vraie ; de même pour Carmen et Nerea. L’autrice leur accorde la même place à chacune, même si Valeria a la primauté, au sein du récit, si bien qu’on s’attache à toutes et qu’on a l’impression de faire partie de leur bande de copines.

Finalement, j’ai souvent levé les yeux au ciel et soupiré, mais j’ai surtout beaucoup ri et j’ai très envie de retrouver les filles pour connaître la suite de leurs aventures !

Contemporain·Drame·Erotique·New Romance·Romance

Over the bars 1 & 2, de Lindsey T.

TitreOver the bars

AuteurLindsey T.

EditionBMR

Pages340/tome

Prix9,99€/tome (disponibles en ebook uniquement)

RésuméSur son vélo, Nell parcourt les avenues de New York comme elle mène sa vie : à cent à l’heure. Libre, casse-cou et éternelle optimiste, elle prend des risques calculés sur son deux-roues, défilant entre les voitures et accumulant les courses pour gagner l’argent qui lui permettra d’obtenir la libération de son frère Luke, en prison depuis huit ans. Mais alors qu’elle est à deux doigts de réaliser son rêve, elle se heurte violemment à son passé. À son ancien meilleur ami. Celui qui savait la faire rire, sourire, avant de la trahir de la pire des manières… Macsen Sander James, IIIe du nom. Le choc est douloureux, et les blessures mal cicatrisées se remettent à saigner.

 

Mon avis : 

Une petite romance comme je n’en lis pas souvent, mais étonnamment j’ai enchaîné les deux tomes (et je soupçonne l’auteure d’en réserver un troisième…).

Nell est une jeune fille dont le frère est en prison, la mère absente et qui a quitté sa ville natale pour d’obscures raisons. Macsen est un fils de riches, fou amoureux de Nell mais qu’il a trahi pour d’obscures raisons ? Vous les sentez les conditions parfaites pour une romance faite de trahison, de drames et de retrouvailles pleines d’émotions ? Et bien bingo car c’est ce que nous fait ressentir l’auteur. 

Les personnages sont attachants, surtout Nell, même si j’avais parfois envie de l’attacher à une chaise pour qu’elle arrête de fuir et de croire n’importe quoi sans écouter la vérité. Macsen est également un personnage très fort, et les deux colocataires sont juste excellents en tant qu’amis mais aussi en tant que points d’humour dans l’histoire.

Certes cette romance ne casse pas trois pattes à un canard, et c’est pour ça que je ne vais pas développer sur l’histoire puisqu’on a un schéma assez classique avec une plume captivante. Mais, elle a le mérite de traiter de thèmes intéressants comme le remords, la justice (ou plutôt l’absence de justice) et la corruption. Mais surtout, surtout, surtout, Lindsey T. prend le temps d’aborder un sujet sensible et souvent ignoré : le viol masculin. Elle le traite avec beaucoup de délicatesse, mais en en conservant toute l’horreur et la manipulation. Rien que pour cela, bravo à elle !

Comédie·Erotique·Fantasy·Romance

Comment sortir avec un super-héros quand on est un super-vilain ?, d’Alex Gabriel

TitreComment sortir avec un super-héros quand on est un super-vilain ?

AuteurAlex Gabriel

EditionMxM Bookmark

Pages300

Prix25€

RésuméSuper Héros. Sbires démoniaques. Et un sacré conflit d’intérêt. Appartenir à la famille d’un super méchant n’est pas très important aux yeux de Pat West. Peu importe que sa mère essaie occasionnellement de prendre le contrôle du monde. Tout ce que Pat veut, c’est terminer l’université et devenir urbaniste. Qu’il se transforme en un serviteur du mal de temps en temps à la nuit tombée ? Simple tradition familiale. Jusqu’à ce que Pat couche accidentellement avec le super héros Silver Paladin, également connu sous l’identité du billionnaire solitaire Nick Andersen. C’est un simple malentendu. Pat n’avait jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, honnêtement. Mais rapidement, Pat est dedans jusqu’au cou, et est en train de tomber amoureux du pire mec possible. Lorsque sa mère revient pour mettre le monde à genoux, Silver Paladin fonce pour l’arrêter… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage. Comment pourrait-il concilier le fait d’être un serviteur du mal avec celui de désirer un super héros ?

Mon avis : 

J’adore les univers de super-héros. Un Marvel ou un DC Comics ? Vous êtes sûrs de m’y voir. C’est pour cela que j’ai demandé ce livre sur Netgalley.

Le premier chapitre a été particulièrement ardu. L’auteur nous plonge immédiatement dans l’histoire et Pat, notre personnage, se révèle être manager de nuit pour un certain Nicholas, alias le Paladin d’Argent. Très rapidement, il est appelé par Nick qui le confond avec un gigolo. Et c’est au milieu de descriptions floues et de dialogues sans queue ni tête, que Pat couche par erreur avec Nick.

Heureusement, quelques critiques d’autres blogueurs m’ont poussée à continuer le roman et j’ai bien fait car dès le second chapitre les choses s’éclairent et j’ai pu comprendre l’histoire. On est donc dans un univers où s’affrontent super-héros et super-vilains. Quoique les super-vilains…ne sont pas très vilains mais plutôt drôles. Tout leur monde est fondé sur l’esthétique des vieux comics, jusqu’à l’excès, dans les costumes ou les répliques de chacun.

La relation entre Pat et Nick commence de manière étrange mais finie par être touchante de sincérité. On sent qu’ils s’aiment mais ne savent pas trop comment gérer leur relation. C’est tendre, mignon, drôle. C’est pour cela et pour l’univers que j’ai terminé le livre, car sinon j’ai trouvé les personnages très creux et la plume assez brouillon. 

Contemporain·Erotique·New Romance·Romance

Marked Men 5 : Rowdy, Jay Crownover

Titre Rowdy

AuteurJay Crownover

EditionHugo Roman

Pages440

Prix17€

RésuméAprès que la seule fille qu’il n’ait jamais aimé lui dit qu’il ne serait jamais assez bien, Rowdy St.James quitte le Texas. Depuis il souhaite juste profiter de la vie avec ses amis et refuse de prendre quelque chose au sérieux, surtout quand il s’agit des filles. Brûlé par l’amour il n’est pas prêt à donner sa confiance une nouvelle fois.
Mais ça, c’était avant qu’un fantôme du passé ne resurgisse.
Salem Cruz a grandi dans une maison où il y avait trop de règles et pas assez de joie. De son enfance, elle n’a qu’un seul bon souvenir, celui d’un gentil petit garçon aux yeux bleus qui habitait près de chez elle et qui était amoureux de sa petite soeur. Aujourd’hui, alors que le destin et un vieil ami les ont réunis, Salem est déterminée à montrer à Rowdy « qu’il était une fois, il avait choisi la mauvaise soeur ». Tout fonctionnait parfaitement jusqu’à ce que la personne qui les liait par le passé refasse surfance, menaçant de les séparer pour de bon.

 

Mon avis : 

Doucement et surement, je suis arrivée au Marked Men qui m’intriguait le plus : Rowdy et son style rockabilly !

Avec l’arrivée de Salem à la fin du tome précédent, je me doutais que ça n’allait pas être rose pour notre boute-en-train. Rowdy, qu’on avait jusque là toujours vu comme le joyeux luron de la bande, se révèle être pleins de faiblesses et de rancœur contenue depuis trop longtemps. Quand Salem revient, c’est tout le passé de Rowdy qui lui revient, et notamment le fait qu’il était amoureux de la soeur de Salem et qu’elle lui a brisé le coeur. Ca crée un précédent entre nos futurs tourtereaux.

Rowdy c’est l’homme qui accepte son passé mais ne veut pas en parler, il s’est construit malgré ça, malgré les douleurs. Il a perdu sa mère jeune et a été élevé à côté d’une famille très catholique. Se moulant dans le rôle d’enfant sage pour plaire à la petite soeur, il n’était lui-même qu’avec la grande. Quand Salem revient dans sa vie après en être partie précipitamment à dix-huit ans, c’est tout son passé qui lui revient au visage.

Quant à Salem, elle a fuit la présence tyrannique et oppressante de son père et s’est construite, malgré les difficultés. Elle a du affronter la pauvreté, faire du strip tease, se former elle-même,… C’est une femme de caractère, qui décide de sa vie et de son avenir, envers et contre tous, surtout contre sa famille.

Cette histoire, outre la romance, aborde le sujet difficile de la violence conjugale et de l’oppression parentale d’une manière très dure mais en même temps juste. La victime ici, ne l’est pas seulement face à son compagnon, mais également à sa famille qui conçoit le tout comme une punition pour une faute finalement inexistante, au point que même la victime s’en convint. On voit là toute la manipulation mentale que peut engendrer la violence conjugale et c’est vraiment prenant.

Cet avant dernier tome fut une très bonne lecture, comme les autres je le recommande !

Erotique·Fantastique·Historique·Mythologie·Religion·Romance

Les Highlanders 1 : La malédiction de l’elfe noir, Karen Marie Moning

TitreLa malédiction de l’elfe noir

AuteurKaren Marie Moning

EditionJ’ai Lu

Pages436

Prix7,40€

RésuméAprès la conclusion du Pacte, le peuple des faës s’est réfugié sur la mythique île de Morar, au large des côtes d’Ecosse. A la cour de Faërie, la reine Aoibheal, fâchée contre son époux, s’extasie avec malice sur le charme d’un mortel du nom de Hawk, qui a le don de séduire toutes les femmes. Aucune ne lui résiste, affirme-t-elle. Pas même elle. Ivre de jalousie, le roi Finnbheara convoque son bouffon, Adam Black, et lui ordonne de trouver une femme d’une beauté parfaite, mais indépendante, qui refusera de se laisser séduire par Hawk. Et c’est ainsi qu’Adrienne de Simone est précipitée du XXe siècle en 1513…

 

Mon avis : 

Si vous avez lu mes articles Top 10, vous savez que Les Chroniques de MacKayla Lane est une de mes sagas préférées, notamment pour son univers. Donc forcément quand j’ai su qu’il y avait  une sorte de série préquelle, sur l’univers fae, j’ai foncé !

On retrouve l‘univers des faes ici puisque le Roi et la Reine se taquinent, ce qui pousse le roi à engager le fae Adam Black pour qu’il trouve une femme qui ne se laissera pas séduire pas un beau gosse. Pourquoi ? Parce que la Reine est attirée par Hawk, un séducteur humain et que le Roi par jalousie, veut qu’Hawk tombe amoureux d’une femme qui ne se laissera jamais séduire par lui. Adam va donc chercher Adrienne, dans le futur, déçue par un homme trop beau, pour la ramener en 1513 et qu’Hawk tombe amoureux d’elle. Mais à peine arrivée, notre héroïne se retrouve prise dans une guerre des clans et se retrouve mariée de force à Hawk. De là, commence une relation passablement compliquée pour nos deux protagonistes.

Malheureusement, contrairement à MacKayla Lane que j’avais trouvé très original au niveau de l’histoire et des personnages, ici, l’auteur enchaine les clichés de romance. Moi qui pensait en apprendre plus sur les faes, j’ai été déçue de ne les voir que peu, ils sont surtout prétexte à une romance paranormale. Si je ne m’étais attendue à rien j’aurai surement plus apprécié cette romance, mais du coup je me suis retrouvée à tourner les pages par automatisme. Sans détester ce que je lisais, je n’étais pas non plus captivée par les personnages ou l’histoire. 

Certes, j’ai apprécié la romance entre Hawk et Adrienne, ponctuée d’un jeu de séduction à base de « Fuis moi je te suis », de triangle amoureux et d’un peu de magie, mais je ne me suis pas passionnée comme j’avais pu le faire pour MacKayla et Barrons. J’ai trouvé qu’ils enchaînaient les clichés : le beau gosse séducteur au coeur tendre, la jeune femme déçue en amour qui se méfie, la belle-maman adorable, les quelques péripéties,… Tout ce qu’il faut pour faire une bonne romance, mais qui quand on en a déjà lu beaucoup, tourne un peu en rond.

C’est en soi une bonne romance, mais je m’attendais à mieux, ce qui m’a surement empêchée de l’apprécier à sa juste valeur, donc c’est un 14/20.

Contemporain·Drame·Erotique·New Romance·Romance

Marked Men 4 : Nash, Jay Crownover

TitreNash

AuteurJay Crownover

EditionHugo Roman

Pages440

Prix17€

RésuméSaint Ford, infirmière, concentrée sur son travail, dévouée à ses patients, n’a pas de place pour l’amour. Elle n’a pas besoin d’un gars dans sa vie – surtout quand il s’agit du canon inoubliable qui l’a détruite au lycée. Le sombre et mystérieux Nash Donovan ne se rappelle peut-être pas d’elle ni de la douleur qu’il lui a causé. Mais il a chamboulé son monde… et risque de recommencer.
Nash n’est plus le joueur prétentieux qu’il a été. Dévasté par la découverte d’un secret de famille, il essaie difficilement de comprendre son futur. Il ne peut pas être distrait par la jolie infirmière qu’il croise partout. Mais il ne peut ignorer les étincelles entre eux, ni le fait qu’elle semble le fuir. Mais la Saint douce, rigolote et canon, est bien trop géniale pour qu’il renonce.
Quand Nash découvre la vérité sur leur passé, il réalise qu’il a peut-être déjà perdu son coeur avant même de s’être battu pour lui. Maintenant, Saint doit décider : Nash vaut-il la peine de risquer son coeur à nouveau ?

 

Mon avis : 

A la fin du troisième tome, je savais que le livre sur Nash allait être difficile car il traiterait de la maladie et du deuil.

Les personnages  de Nash et Saint avaient déjà été un peu introduit dans le livre précédent et j’ai adoré les découvrir un peu plus. Nash est un jeune homme qui s’est construit grâce à son oncle Phil mais il apprend que c’est en réalité son père et c’est alors toute son histoire familiale et ce qu’il pensait savoir qui est à reconstruire. Je ne le redirai jamais assez, mais les racines et savoir d’où on vient, ça peut être très important pour se construire en tant que personne. En cela, Nash m’a beaucoup touché, apprendre cette vérité l’a détruit et il essaie tant bien que mal de se reconstruire pour pouvoir aussi construire sa relation avec Saint.

Quant à Saint, je me suis beaucoup reconnue dans cette femme qui fait passer le bonheur des autres avant le sien et qui a gardé des séquelles des insultes et des moqueries qu’elle recevait sur son physique. Son manque de confiance en elle et sa douceur m’ont touchée. Sa relation avec Nash est bancale et pleine de ressentiments mais leur envie est plus forte et ils montrent qu’on peut surmonter un passé.

Je crois que c’est un des tomes qui m’a le plus touché, de part sa dimension de deuil et de maladie car ce sont deux sujets qui peuvent toucher tout le monde. Jay Crownover aborde la relation ambigue qu’on peut avoir avec un malade : on veut le soutenir mais en même temps la maladie fait peur et c’est difficile de rester présent. De même avec le deuil, il peut être difficile de le faire si on en veut à la personne décédée car alors on se retrouve seul avec des regrets et de la rancune et personne sur qui la déverser.

Ce quatrième volume est beau et touchant, je ne peux que le recommander car c’est presque un coup de coeur, un joli 17/20.

Contemporain·Erotique·New Romance·Romance

Night Owl 1 : Long Night, M. Pierce

TitreLong Night

AuteurM. Pierce

EditionHugo Roman

Pages320

Prix17€

RésuméÀ vingt-huit ans, Matt Sky a une vie parfaite. Il a une belle petite amie, il a hérité d’une véritable fortune, et il a déjà écrit quatre best-sellers sous le pseudonyme de M. Pierce.
À vingt-sept ans, Hannah Catalano a été victime d’un accident de train. Son petit ami est un looser fauché et elle déteste son boulot.
Matt et Hannah se rencontrent sur le net en tant que partenaires d’écriture. Leur relation est platonique et innocente… Jusqu’à ce que Matt voit une photo d’Hannah. Ce portrait de la jeune femme suscite une irrésistible attraction sur lui. Et lorsque les circonstances les amènent à se rencontrer, Matt et Hannah vont vivre une histoire d’amour passionnée, émouvante, inoubliable, incontrôlable et imparable.

 

Mon avis : 

Allez savoir pourquoi, pendant les vacances, j’ai eu une semaine où je n’avais envie de lire que des romances, et plus particulièrement des romances érotiques. On peut dire que j’ai trouvé mon compte ici, même si j’ai quelques défauts à reprocher au livre.

L’histoire est racontée des points de vue de nos deux personnages principaux. Matt est un trentenaire riche, auteur sous pseudonyme, il vit avec sa copine mais souffre de ce qui semble être une dépression. Il se traine dans son existence et sa seule réelle distraction est sa discussion avec Hannah. De l’autre côté nous avons Hannah justement, une jeune femme qui vient de quitter son mec car elle s’ennuyait dans leur relation. Un peu paumée dans sa vie, elle revient chez ses parents…dans le même état que Matt ! D’abord liés par une relation d’écriture purement professionnelle, ils dérivent rapidement dans les sextos et entament une relation sexuelle sans tabous et avec un petit jeu de domination.

Si j’ai dévoré le livre du fait de sa plume addictive, je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir de nombreux clichés qui m’ont parfois fait lever les yeux au ciel. On retrouve le schéma classique de bon nombre de romances : l’homme dominant, la relation qui se développe d’abord dans le sexe, les secrets qu’on garde jusqu’à ce qu’ils éclatent et manque de détruire le couple. Les personnages ont eu des réactions tellement stupides des fois, des choix qui ont été faits et qui, s’ils avaient été censés, auraient pu éviter bien des problèmes. J’ai toutefois apprécié que pour une fois, un des héros ne soit pas libre, ça apporte un peu de piquant (même si je ne cautionne pas l’infidélité).

Hannah a un côté attachant pour sa naïveté et sa découverte de sa sexualité. Au contraire, j’ai eu beaucoup de mal avec Matt, qui m’a tapée sur les nerfs par ses décisions, sa façon d’être avec les autres et parfois avec Hannah, que je trouvais malsaine. Séparément les personnages sont déjà un peu agaçants mais ensemble, j’avais juste envie de prendre l’un pour taper sur l’autre. C’est un couple malsain, qui se détruit plus qu’autre chose et c’est frustrant à lire. Heureusement que le tout était addictif et que les scènes étaient bien écrites ! Ca restera un 14/20 pour moi.