Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Fantastique·Light Novel·Manga·Science-Fiction

A certain magical Index T.2, de Kazuma Kamachi

TitreA certain magical Index 2

AuteurKazuma Kamachi

EditionOfelbe

Pages414

Prix20.90€

RésuméQuelque temps après les événements paranormaux qui ont bouleversé Academy City, le malchanceux Tôma Kamijô tente de retrouver une vie étudiante normale. Toutefois, cette apparente tranquillité tourne court lorsque les sombres secrets de son amie Misaka se révèlent. Empêtré de nouveau malgré lui dans un tourbillon d’incidents magiques et scientifiques, Tôma doit faire face au plus puissant des Niveau Cinq !

 

 


Mon avis : 

Après un premier volume innovant et intéressant mêlant science et occultisme, j’attendais d’en apprendre plus sur Index, et je me suis retrouvée perdue dans ce tome 2 !

Les tomes de cette série ont un schéma répétitif : une partie du livre se penche sur la science, l’autre sur la magie. Ici, la science vient en premier : Tôma est pris au coeur d’une expérience scientifique géante visant à faire passer un élève du Niveau 5 au Niveau 6 en le faisant combattre encore et encore. Jusqu’à un tiers du roman le lecteur est littéralement perdu, avant de comprendre et de réaliser l’ampleur de la chose. Le tout est ensuite très bien expliqué ce qui permet de vraiment rentrer dans l’histoire. Attention aux âmes sensibles, car des massacres sont décrits dans les grandes largeurs ! On est glacés jusqu’aux os quand on lit les manières de tuer qu’invente le Niveau Cinq de l’Académie…

La deuxième partie quant à elle se concentre sur la magie, et plus particulièrement sur un sort pouvant amener à la fin du monde. Contrairement à la science, j’ai trouvé cet aspect très flou et mal expliqué : certes ce flou instaure un suspense bienvenu pendant une grande partie de l’histoire, mais par la suite c’est décevant de ne pas comprendre le pourquoi du comment. Déjà dans le premier tome je reprochais au roman des explications parfois alambiquées et difficiles, ici c’est encore pire !

Toutefois le personnage de Misaka est bien plus creusé psychologiquement que dans le premier tome : on la découvre sensible, forte et très attachée à la vie sous toutes ses formes. Tôma en revanche passe vraiment pour un obsédé parfois à force de faire une fixette sur les poitrines et les culottes. Si c’est drôle les premières fois, j’ai eu vite fait de lever les yeux au ciel en voyant ses remarques un peu lourdes concernant Index. D’autant qu’Index semble être passée, dans tout le livre, complètement au second plan ! Elle n’est là que pour taquiner Tôma de temps en temps mais n’a aucun rôle dans l’histoire, ce qui me laisse perplexe étant donné que la série porte son nom…

Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture, j’ai particulièrement apprécié la partie scientifique qui amenait la série sur un plan bien plus sombre et complexe que le tome 1. Je trouve juste dommage que les choses soient mal expliquées ou complètement laissées de côté.

Coup de coeur·Drame·Fantastique·Historique·Jeunesse·Religion·Voyage dans le temps

Yiddish Tango, de Mylène Mouton

TitreYiddish Tango

AuteurMylène Mouton

EditionGulf Stream

Pages288

Prix16€

RésuméÉtienne, 14 ans, violoneux, comme dirait sa nouvelle amie Élisa, occupe la plupart de ses journées à répéter pour la grande audition. À l’approche de Noël, pour faire plaisir à sa Mamé, Étienne se lance à jouer avec son violon un magnifique tango, devant le public conquis de la maison de retraite. Mais l’un d’eux, qu’Étienne a surnommé Furax, en raison de son caractère exécrable et agressif, semble plus touché encore que les autres par la prestation du jeune homme. Si bouleversé qu’il révèle à Étienne l’existence d’un violon maudit, maléfique et dangereux, le plus beau des violons, un Prince !, enfermé dans son grenier. Étienne doit s’en méfier comme de la peste. Délire d’un homme sénile ? L’adolescent, poussé par sa curiosité, met de côté les avertissements du vieillard. Il récupère l’instrument qui va le plonger tout entier dans les heures les plus sombres de l’Histoire.


Mon avis : 

C’est une découverte de la collection Echos de Gulf Stream que j’ai fait avec ce roman, et c’est une très bonne découverte puisque j’ai eu le coup de coeur

Les premières pages suivent Etienne, un adolescent violonniste qui rencontre Elisée, un vieux monsieur grincheux à la maison de retraite. Celui-ci semble le confondre avec un autre et lui parle d’un violon maudit qu’il a conservé chez lui. Etienne va le chercher mais lorsqu’il se met à jouer, il est transporté dans les années 1940, il cherche alors à percer le mystère du violon. Plusieurs éléments m’ont fait apprécier le roman : tout d’abord l’ambiance musicale. J’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être portée par des airs de violon car Etienne est violoniste et y fait souvent référence ou alors il en joue. De plus j’ai pu en apprendre plus sur ce bel instrument qui m’a toujours fascinée par sa beauté physique et auditive. L’autre point fort de ce roman c’est justement ça, l’autrice nous apprend des choses à travers son histoire sans que cela semble plaqué sur l’intrigue : on en apprend sur les violons et leur fabrication, mais également sur la culture juive, c’est tout simplement passionnant.

De plus, on a aussi des personnages intéressants car à plusieurs facettes : Etienne est un adolescent parfois doux et gentil, parfois roublard (après tout, il vole le violon quand même !), il se laisse porter par ses instincts et s’il fait des erreurs, il les accepte et tente de les réparer. Quant à Elisée, je me suis petit à petit attachée à son personnage de vieux ronchon, qui n’a jamais pu se pardonner un geste fait dans son enfance. A travers lui, on explore une facette de l’Histoire qu’on connait déjà bien, mais qui reste sensible pour tous.

Mon seul regret ? Que le roman soit si court, j’aurai aimé passer encore du temps avec Etienne, Elisée et l’amie d’Etienne. C’est un livre qui m’a émue, j’ai versé ma petite larme à la fin et je suis ravie qu’il ai été à la hauteur de mes attentes.

Fantastique·Historique·Romance

La force du temps, de Deborah Harkness

TitreLa force du temps

AuteurDeborah Harkness

EditionCalmann-Lévy

Pages463

Prix20,90€

RésuméL’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles  ? 
Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.
À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby’s dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité  : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.


Mon avis : 

J’avais adoré la trilogie All Souls, j’ai donc été aux anges quand j’ai reçu ce livre grâce à Netgalley !

Avertissement pour les personnes intéressées : ce livre est une suite directe de la trilogie All Souls (ma chronique), le lire sans avoir lu la trilogie originale peut s’avérer compliqué… en plus de bien spoiler si vous comptiez la lire après ! 

M’étant refait intégralement la trilogie originale depuis le mois d’avril, j’avais tous les éléments et personnages bien en tête. Je m’attendais à trouver dans ce roman une histoire centrée sur la relation de Marcus et Phoebe, y compris leur rencontre qui n’est que rapidement évoquée dans L’Ecole de la Nuit et Le Noeud de la Sorcière. Il n’en est rien. Comme je le disais en avertissement, il s’agit là d’une suite directe. Si Marcus et Phoebe ont un rôle bien plus important, de nombreux chapitres sont du point de vue de Diana et suivent son évolution avec Matthew en tant que parents. Ce roman tient plus d’une suite à la série que d’un spin-off, et d’un roman sur Marcus plus que sur la relation de Marcus et Phoebe comme évoqué dans le résumé. 

On suit Diana et Matthew en tant que parents, la transformation de Phoebe en vampiresse, et Marcus raconte son passé à Diana en attendant. Je m’attendais à plus de rebondissements, d’aventure, de romance. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture : même si j’ai aimé retrouver Diana et Matthew, je les ai trouvés un peu trop présents, prenant la moitié du livre alors que celui-ci n’est pas annoncé comme une suite mais bien un spin off.

Suivre Marcus dans son évolution, comprendre comment il en est arrivé où il en est aujourd’hui et surtout cette fameuse affaire à la Nouvelle-Orléans était intéressant mais ça manquait d’action. Il n’y avait pas d’enjeu finalement dans ce roman, et en le lisant juste après la trilogie, ça sonne un peu plat. Pour autant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, portée par le style de l’autrice que j’aime toujours autant, et par le plaisir de continuer à arpenter cet univers aux côtés des personnages. J’en attendais juste autre chose et selon moi, ce roman n’est pas à la hauteur de All Souls. 

BD·Drame·Fantastique·Historique·Romance

BD : Le port des marins perdus, de Teresa Radice & Stefano Turconi

TitreLe port des marins perdus

AuteursTeresa Radice & Stefano Turconi

EditionGlénat

Pages320

Prix22€

RésuméAutomne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé…Avec Le Port des marins perdus, Teresa Radice et Stefano Turconi signent un récit intense dans l’esprit des grands romans d’aventure de Stevenson. Un roman graphique au dessin délicat et à la puissance littéraire, qui creuse dans l’âme des protagonistes et des lecteurs. Pour toutes ces qualités, cet album a reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca 2015.


Mon avis : 

Ne vous fiez pas à sa couverture, cette bande dessinée est entièrement en noir et blanc, crayonnée.

Avec des dessins ressemblant à des esquisses tant ils sont fins, les auteurs nous racontent l’histoire de plusieurs personnages : Abel tout d’abord, un naufragé dont on ne sait rien ; les filles du capitaine Stevenson, qui l’accueillent dans leur auberge ; Rebecca, une prostituée rousse qui semble avoir un secret ;  et Nathan, amant de Rebecca et marin au grand coeur. Beaucoup de personnages se découvrent au fur et à mesure que se déroule l’histoire et le lecteur suit cela comme une fresque sur laquelle plane la menace (ou l’espérance ?) du port des marins perdus, un port qui ne se dévoile qu’à certains et que voit Abel.

Le récit est composé de plusieurs parties, chacune introduite par un poème ou une citation qui guide le parcours des personnages. Le tout, avec les dessins crayonnés et l’histoire, donne une ambiance très lente, nostalgique, et quasi magique à cette bande dessinée. J’ai beaucoup apprécié ma lecture pour ça, même s’il est difficile de la dévorer tant cette ambiance peut parfois se révéler lourde et prenante, il faut prendre son temps pour bien la comprendre.

Les personnages sont l’autre point fort de la BD. J’ai particulièrement aimé le personnage de Rebecca, la tenancière du bordel. Je l’ai trouvée tout en finesse, on découvre son histoire au fur et à mesure et elle incarne la mélancolie et le désir de protéger les gens qu’on aime. Les auteurs se sont servis de son personnage et de celui d’Abel pour développer une réflexion autour de ce qu’on ferait si on avait une nouvelle chance dans la vie : de quoi profiterait-on plus ? Que laisserait-on derrière nous ? Cela donne une profondeur encore plus importante à l’histoire et m’a laissée une forte impression qui fait que, des semaines après, j’ai encore cette sensation de profonde mélancolie en pensant au Port des marins perdus.

Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

La trilogie All Souls (Le livre perdu des sortilèges), de Deborah Harkness

TitreLe livre perdu des sortilèges / L’Ecole de la Nuit / Le noeud de la sorcière

AuteurDeborah Harkness

EditionLe livre de poche

Pages840 / 936 / 960

Prix9,70€/tome

RésuméDiana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis : 

Ah cette trilogie… J’ai acheté le tome 1 il y a des années après avoir entendu l’autrice en conférence lors d’un festival, je m’étais jetée sur le tome 2 le jour de sa sortie il y a plus de 5 ans… et je n’avais jamais lu le tome 3 ! En prévision du nouveau roman de l’autrice, qui est un spin off, je me suis donc refait toute la série et je l’ai enfin terminée !

Commençons par l’histoire : une intrigue mêlant magie, Histoire, créatures de la nuit et livre secret ; de quoi ravir mon coeur de bibliothécaire ! Les trois tomes sont bien distincts selon moi : le premier sert à poser le décor et les intrigues, le second se déroule dans le passé et permet le développement des personnages, le troisième est l’apothéose de l’action. C’est une trilogie bien construite qui nous entraine avec Diana et Matthew sur les traces de l’Ashmole 782, un manuscrit censé contenir les origines des sorciers, des vampires et des démons. Manipulations, sociétés secrètes et combats magiques sont au rendez-vous pour emmener le lecteur dans une course folle dont il ressort essoufflé mais heureux du voyage.

Si lors de ma première lecture il y a quelques années, j’avais trouvé le tome 2 un peu longuet, j’ai bien plus apprécié ma lecture aujourd’hui. Les personnages évoluent énormément dans ce volume : Diana prend conscience de sa condition de sorcière, Matthew fait la paix avec ses démons intérieurs, ils mènent leur vie dans un contexte qui les éloignent des pressions extérieures (même si le contexte n’est pas non plus tout rose) et après réflexion, je me demande si ce n’est pas le tome que j’ai préféré. On y découvre en plus, le charme de l’Angleterre élizabéthaine mais également de l’Europe de l’époque, avec ses personnages hauts en couleur comme Christopher Marlowe ou Shakespeare. 

Quant au troisième tome… après des années d’anticipation, je n’ai pas été déçue. Le tout se finit en apothéose. Peut-être quelques clichés de la romance vampirique que je regrette un peu, mais de beaux retournements de situations et un personnage féminin qui mène son monde et sa famille comme elle l’entend et ça ça fait plaisir (même si parfois le comportement surprotecteur de Matthew et l’acceptation de Diana m’ont fait lever les yeux au ciel) ! Point bonus également pour cette saga qui présente des personnages homosexuels sans les stigmatiser : ce sont des couples comme les autres et ça fait plaisir à voir ! 

En bref ? Une saga fantastique et historique qui ravira tous les amateurs du genre et les bibliophiles ; des personnages hauts en couleurs et qui représentent la diversité de notre société ; et une intrigue qui ne s’essouffle pas d’un tome à l’autre ! 

Drame·Fantastique·Historique

La prisonnière du temps, de Kate Morton

TitreLa prisonnière du temps

AuteurKate Morton

EditionPresses de la cité

Pages624

Prix22,50€

Résumé » Mon vrai nom, personne ne s’en souvient. La vérité à propos de cet été-là, personne ne la connaît « 

À l’été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s’installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l’histoire de l’art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d’Edward Radcliffe est brisée. 
Plus d’un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l’ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d’une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d’une demeure au bord de l’eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L’inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l’entraînant sur les traces d’une passion d’un autre siècle, son enquête l’aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu’elle désire ?


Mon avis : 

Je n’avais jamais lu de Kate Morton mais on me l’avait décrite comme la reine des sagas à secrets, merci donc à Netgalley et à l’éditeur pour m’avoir permis de la découvrir.

L’histoire alterne entre un passé narré par un personnage mystérieux, et un présent qui suit la vie d’Elodie, fille de Lauren Adler, une archiviste en pleine préparation de son mariage. La trame est intéressante et intrigante : que s’est-il passé en 1862 et quel est le lien avec Elodie ? Malheureusement j’ai mis énormément de temps à entrer dans le livre. Non qu’il n’était pas bon, mais je n’avais aucune hâte de me remettre à lire quand je devais l’abandonner. Ce n’est qu’à partir des deux tiers que je suis vraiment entrée dedans et que j’ai dévoré la fin. J’ai trouvé que l’autrice amenait trop de détails pas forcément utiles et que le roman se trainait en longueur. Notamment avec le personnage d’Ada dont je n’ai pas vraiment compris l’utilité. N’ayant pas lu d’autres romans de Kate Morton, je ne sais pas si c’est propre à son style ou à ce titre en particulier mais ça m’a ennuyée. J’aime les détails dans les histoires, mais il faut que ce soit compenser par un côté addictif que je n’ai pas retrouvé dans ce roman. Je comprends l’intérêt stylistique et parfois narratif de raconter le passé et l’histoire de chaque personnage passé à Birchwood Manor, finalement c’est la maison qui est le sujet principal du roman, mais ça ne m’a pas captivée car ce n’est pas ce que je recherchais.

Le personnage d’Elodie n’a également pas réussi à me convaincre : je ne comprenais pas sa passivité face à son fiancé, à sa belle-mère, aux gens autour d’elle. Tout au long du roman elle répète que ces personnes l’indiffèrent mais elle ne fait rien pour y remédier ! En ce sens j’ai bien plus apprécié Birdie qui prend sa vie en main et fait tout pour se sortir de sa condition initiale. Ou encore, mon personnage préféré : Lucy Radcliffe, la soeur d’Edward. Elle est courageuse, débrouillarde et intelligente : des qualités qu’il manque parfois aux autres personnages, même si cela peut se comprendre pour certains.

Malgré cela, je ne peux pas dire que ce roman fut une déception. Dans une certaine mesure, il l’est car je m’attendais à plus aimer, mais d’un autre côté j’ai tout de même apprécié ma lecture. L’intrigue est très bien ficelée, chaque détail revêt son importance et les révélations de fin mettent en lumière d’une toile méticuleusement mise en place où chaque pièce trouve son emplacement. Un roman à lire donc, pour les amateurs du genre, mais peut-être pas le premier pour découvrir Kate Morton. 

Déception·Drame·Dystopie·Fantastique·Mythologie·Science-Fiction

Totem Tom t.1 : Necropolis, de Patrick McSpare

TitreNecropolis

AuteurPatrick McSpare

Edition : Gulf Stream

Pages256

Prix16€

RésuméTom, adolescent de l’East End de Londres, se retrouve sur une terre ravagée et désolée. Cauchemar… ou réalité ? Le paysage apocalyptique qui l’entoure lui est étranger, mais les Hurleurs et les cavaliers noirs qui le prennent en chasse semblent pourtant faits de chair et d’os. Seul et désorienté, Tom comprend très vite que sa vie est en danger. Mais doit-il se fier à ce mystérieux Styx, et à sa bande armée jusqu’aux dents lorsque ces derniers l’emmènent sur leurs véhicules de métal hurlant ? Tom saisit et connaît des choses qu’il ne devrait pas. Il se souvient, sans se souvenir vraiment. Trop de questions sans réponses se bousculent dans sa tête… Et cette ville en ruines qui semble vivre sous le joug d’un pouvoir maléfique, quels secrets recèle-t-elle dans ses entrailles ? À un rythme d’enfer, Tom va découvrir que sa présence à Nécropolis ne doit rien au hasard. Entre actions et révélations, en compagnie de la belle Alystri, de Tristan et de Ghul, l’adolescent lève peu à peu le voile sur ses origines et ses pouvoirs.


Mon avis : 

Aussitôt reçu, aussitôt lu avec Dream Bookeuse (apparemment ma partenaire de lecture Gulf Stream haha !)

Comme pour Un jour une étoile, nous avons encore une fois eu un ressenti à peu près semblable, même si le sien était un peu plus positif que le mien. Ici, malheureusement, une semi-déception pour moi. Pendant les premières 50 pages, j’ai été intriguée et emportée : on entre dans un univers, à la manière de Tom, dont on ne connait rien, on découvre les choses en même temps que le personnage principal et c’est un procédé d’écriture assez intéressant pour captiver le lecteur. Malheureusement, pour moi il faut que ça décolle à un moment, et que lorsque les informations arrivent, elles soient claires et bien expliquées. Ca n’a pas été le cas. 

Apparemment, Patrick McSpare est familier de la mythologie des Tuatha dé Danann et ce roman s’inscrit dans la lignée de ses autres écrits, le personnage de Tom Jessup étant présent dans d’autres livres. Mais, il est difficile d’entrer et de bien comprendre l’univers sans avoir lu d’autres romans de l’auteur, et pourtant je connais un peu cette mythologie. Ici, j’ai été perdue dans ce mix entre post-apocalyptique, fantastique, mythologique et paradoxe temporel. Et les explications censées m’éclairer ne m’ont finalement pas tant aidé que ça car je ne les ai pas tout à fait comprises.

Cependant, nous étions d’accord sur une chose avec Dream Bookeuse : l’univers créé par McSpare est extrêmement original. Si vous cherchez un OLNI (objet littéraire non identifié), lancez-vous ! Cet univers n’aura pas été suffisant pour supplanter mon incompréhension, mais il aura le mérite de me rester longtemps en tête !

Contemporain·Drame·Fantastique·Romance

Une sirène à Paris, de Mathias Malzieu

TitreUne sirène à Paris

AuteurMathias Malzieu

Edition : Albin Michel

Pages240

Prix18€

Résumé« Surprisiers : ceux dont l’imagination est si puissante qu’elle peut changer le monde – du moins le leur, ce qui constitue un excellent début. »

Après le bouleversant Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu retrouve la veine du merveilleux de La Mécanique du coeur avec cette Sirène à Paris, l’histoire d’amour impossible entre un homme et une sirène dans le Paris contemporain. Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d’une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris. Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe se pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d’elle qu’ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel…

À travers ce conte moderne, Mathias Malzieu questionne l’engagement poétique et le pouvoir de l’imagination dans une époque troublée. Ce livre est une déclaration d’amour à l’amour, au panache, à l’épique, à la camaraderie et à la surprise. 


Mon avis : 

Un nouveau Mathias Malzieu et une couverture sublime, impossible pour moi, en grande fan de l’auteur, de ne pas craquer !

Cette fois-ci, l’auteur nous emmène à Paris, un Paris où la Seine est en crue et où une sirène s’est échouée sur les quais. Gaspard, le personnage principal, est un Surprisier : son bonheur est de surprendre et de faire plaisir aux gens. Un bien joli mot n’est-ce pas ? A l’image de ce roman.

Un peu plus tragique que les autres car on y parle de chant mortel, de deuil et d’intention meurtrière, ce livre n’en demeure pas moins magique et plein d’espoir. Je n’ai pas envie de parler plus que ça de l’histoire, de peur de vous gâcher la surprise mais sachez que le personnage de Gaspard est extrêmement attachant, et comme dans chaque roman de Mathias Malzieu, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander quelle part de sa personnalité et de son histoire il avait mis dans ce personnage. Quant à Lula, belle et parfois inaccessible, on se prend d’affection pour elle quand on connait son histoire (même si tuer des gens c’est mal, on est bien d’accords).

Comme dans tous les romans de Mathias Malzieu, l’écriture est le grand point fort. Elle est belle, elle est poétique, on a envie de relire les phrases plusieurs fois pour bien s’en imprégner mais aussi pour vérifier qu’on les a bien comprises. Malgré la petite taille de ses romans, je mets toujours plusieurs jours à les lire à cause de ça.

Un roman que j’ai adoré, comme tous les autres, même s’il n’a pas atteint le coup de coeur. Pour cela, je vous renvoie à mes préférés : Métamorphose en bord de ciel et Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi.

Comédie·Fantastique·Fantasy·Manga

Manga : It’s my life (1-2), d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages190/tome

Prix7,99/tome

Nombre de tomes2. Série en cours

RésuméUne maison construite il y a 500 ans, dont la première visiteuse est une petite sorcière. Astra, 35 ans, ancien capitaine des paladins de l’Empire, a pris sa retraite anticipée pour profiter de sa nouvelle maison. Mais Noah, une sorcière de 8 ans débarque chez lui le jour même de son emménagement. C’est le début de leur vie à deux à la fois burlesque et chaleureuse dans une monde médiéval fantastique.


Comment ne pas craquer sur cette magnifique couverture ? Je ne sais pas !

En lisant ce manga où on découvre la cohabitation d’une petite sorcière de huit ans et d’un paladin de trente-cinq ans, il ne faut pas s’attendre à du sérieux. Entre des dragons stupides et des scènes attendrissantes, difficile de ne pas sourire à la lecture. Si au départ j’ai un peu levé les yeux au ciel car je ne m’attendais pas à tant de burlesque, j’ai finalement apprécié ma lecture qui s’est avérée pleine de tendresse.

C’est presque impossible de ne pas s’attacher à la petite Noah qui rêve de devenir une puissante sorcière mais qui se sous-estime sans arrêt. C’est une enfant désespérément en quête d’amour après avoir été adoptée puis moquée toute sa courte vie. Avec Astra, ils forment un duo adorable, une petite famille qu’on a envie de suivre et dont on a envie de découvrir les secrets. Car Astra cache un passé mystérieux et Noah semble ne pas être ce qu’elle pense… à suivre dans les prochains épisodes…

Ces deux premiers tomes sont très prometteurs, les personnages sont géniaux et l’auteur a su glisser juste ce qu’il faut de suspense pour qu’on ait envie d’en savoir plus sans pour autant être sur les dents en attendant la suite. Une série qui se savoure doucement, au coin du feu, dans une maison de 500 ans…