Contemporain·Drame·Fantastique·Romance

Saga : Lux, de Jennifer L. Armentrout

 

TitreLux

AuteurJennifer L. Armentrout

EditionJ’ai Lu

Pagesenviron 400 par tome

Prix13,90€/tome

RésuméQuand Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s’attend à tout sauf à rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n’en est pas moins insupportable et arrogant !
Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d’un autre œil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l’éviter quand tout lui crie de s’en approcher ?


Mon avis : 

Des années après tout le monde, j’ai repris la lecture de cette saga que j’avais arrêtée au premier tome, la jugeant trop proche de Twilight. Cinq ans après, j’ai repris mes exemplaires VO (car oui, persuadée que j’allais aimer, j’avais acheté les intégrales VO…) et j’ai tout dévoré en deux semaines !

Ne vous arrêtez pas au premier tome qui ressemble énormément à Twilight avec une jeune fille qui emménage dans un coin paumé, et est attirée par le beau garçon qui semble la détester et cache un lourd secret. A partir du second tome, on entre dans une saga fantastique badass où l’héroïne ne se laisse pas faire et se bat aussi bien que les hommes qui l’entourent. Plus dure que Twilight dans les thèmes abordés : manipulation gouvernementale, génétique, invasion, … ; cette saga m’a réconciliée avec les romances fantastiques pour adolescent.e.s. De plus, et ce n’est pas vraiment un spoil car on l’apprend finalement assez vite, la saga a le mérite d’aborder la question des aliens, sujet que j’ai jusqu’alors peu vu dans des romances.

J’y ai trouvé un univers bien ficelé avec sa propre mythologie : les Luxens et les Arums, leur histoire, leurs combats, … m’ont passionnée et j’ai eu le cerveau retourné comme Katy lorsque la vérité sur chacun a été révélée. Parfois un poil clichée dans le traitement des sentiments romantiques, et carrément clichée dans le personnage de Daemon (bad boy, arrogant, surprotecteur, super fort, …), la romance m’a quand même convaincue jusqu’au bout et j’ai eu du mal à ne pas m’attacher aux protagonistes. Peut-être que le fait d’enchaîner tous les tomes en quelques jours a joué sur ce sentiment de proximité et d’attachement, mais je ne m’en plaindrai pas. C’est une saga qui se dévore tant elle est addictive une fois passé le premier tome.

Mes gros coups de coeur vont à Katy et Archer. Katy est un personnage qui ne devient pas super fort du jour au lendemain et surtout qui ne renonce pas facilement à sa vie banale d’adolescente : elle regrette de ne pas pouvoir continuer à bloguer, elle s’extasie sur des plaisirs simples comme passer une journée avec sa mère, regarder un film ou recevoir des livres. Sa vie ne tourne pas autour de son mec, même si les circonstances font qu’elle se retrouve isolée de la normalité. Quant à Archer, personnage que l’on rencontre bien plus tard dans la saga, il est un peu l’homme parfait : étrange, intelligent, gentil, mignon, … Oui, j’ai complètement craqué, bien plus que sur ce crétin arrogant de Daemon qui nous est pourtant vendu comme LE garçon génialissime.

Une série que je suis heureuse d’avoir repris car je l’avais mal jugée, ennuyée par ma première tentative de lecture. Aujourd’hui, je l’apprécie beaucoup et je suis contente de lui avoir donné une seconde chance. 

Contemporain·Fantastique·Jeunesse

Piper McCloud T.1 : La fille qui pouvait voler, de Victoria Forester

TitreLa fille qui pouvait voler

AuteurVictoria Forester

EditionLumen

Pages375

Prix16€

RésuméPiper McNimbus sait voler. Comme ça, le plus naturellement du monde, les doigts dans le nez. Tonneaux, vrilles et loopings, elle sait tout faire. Terrifiés de voir la nouvelle se répandre, ses parents dissimulent ses talents aux yeux du monde… jusqu’au moment où elle se trahit devant la ville entière. Du jour au lendemain, elle se retrouve dans une école top-secrète de haute sécurité, réservée aux enfants dotés de capacités hors du commun. Là, elle fait la rencontre de camarades aux pouvoirs incroyables : Conrad, un génie en puissance qui sait tout sur tout, Smitty, qui voit à travers n’importe quelle matière, Violette, capable de rapetisser à volonté… Mais même parmi ces gamins extraordinaires, Piper sort du lot… Et elle ne va pas tarder à devoir en payer le prix.
Manipulations et conspiration gouvernementale, évasion de haut vol et personnages terriblement attachants, une série jeunesse à la fois pleine de fraîcheur et de suspense, entre Prison Break et X-Men.


Mon avis : 

Je n’attendais pas grand chose de cette histoire sinon un bon moment de lecture quand j’en ai fait la demande sur Netgalley, j’ai donc eu la bonne surprise d’avoir un quasi coup de coeur avec ce roman jeunesse !

Avis aux amateurs de super-héros ou du film « L’école fantastique » de Disney, on retrouve la même ambiance : Piper McNimbus (McCloud dans la version originale) est une enfant qui peut voler. Emmenée dans l’Institut, elle découvre une école avec des élèves doués de super capacités comme elle : rétrécir, courir super vite, être super fort, rien n’est impossible à ces enfants. Mais elle découvre rapidement que l’Institut n’est pas ce qu’il parait.

J’ai vu plusieurs critiques de ce roman indiquant qu’il était « trop jeunesse », selon moi il correspond parfaitement au niveau de lecture du public auquel il se destine : les fin-primaire / début collège. La plume de l’autrice est drôle et pleine de peps, les descriptions sont humoristiques et j’ai souri tout au long de ma lecture.

Piper est une enfant qui a été élevée à la maison, n’a jamais été à l’école, et possède encore cette innocence propre à ceux et celles qui n’ont pas eu à affronter les conventions sociales. Elle est peut-être trop naïve mais elle dit ce qu’elle pense quand elle voit des injustices, au risque de s’attirer les foudres des autres et c’est une qualité qu’on ne peut pas lui enlever. Les personnages qui entourent Piper manquent peut-être un peu de profondeur (les autres enfants ne sont définis que par leur pouvoir, on ne les connait pas plus que ça) mais l’histoire rattrape largement le tout car on ne s’ennuie pas une seconde.

Entre action, comédie, créatures fantastiques et super batailles, on ne peut que dévorer ce roman et en apprécier chaque page !

Contemporain·Drame·Fantastique·Jeunesse

Cassidy Blake T.1 : Chasseuse de fantômes, de Victoria Schwab

Titre : Chasseuse de fantômes

Auteur : Victoria Schwab

Edition : Lumen

Pages : 298

Prix : 15€

Série : En cours.

Résumé : Levez le voile… le monde des fantômes vous attend de l’autre côté ! Depuis que Cass a failli se noyer (bon, d’accord, en fait elle s’est vraiment noyée – mais elle n’aime pas y penser), elle a le pouvoir de soulever le voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts, et de s’y aventurer. Son meilleur ami est d’ailleurs… un jeune fantôme, Jacob. On peut donc le dire : elle vit environnée de choses étranges. Mais ce n’est que le début ! Car, quand ses parents se voient confier le tournage et la présentation d’une émission télévisée sur les villes les plus hantées du monde, toute la famille prend pour l’été la direction d’Edimbourg, en Ecosse. Caves, châteaux et passages secrets, la ville semble regorger de fantômes à chaque coin de rue ! Mais, pour la première fois, Cass rencontre une fille qui possède le même don qu’elle… et comprend peu à peu qu’elle a beaucoup à découvrir sur son étrange capacité. Saura-t-elle démêler le mystère de ses pouvoirs avant de croiser le chemin d’un spectre mal intentionné ?


Mon avis :

Si comme moi, vous êtes froussard(e)s mais que vous avez envie de sortir de votre zone de confort, ce titre pourrait vous intéresser. Les frissons y son présents, sans pour autant que l’histoire soit terrifiante au point de ne pas dormir ensuite.

Cassidy est une jeune fille qui a survécu miraculeusement à un plongeon dans une eau glacée, grâce à l’aide de Jacob, un fantôme. Depuis ils sont liés et Cassidy peut passer à travers le Voile et entrer dans une sorte de monde des morts où elle voit tous les fantômes. Jusque là, rien que de très banal, mais quand elle doit suivre ses parents en Ecosse (aka un des pays les plus hantés du monde apparemment), la suite s’annonce plus dangereuse !

J’ai eu la chance d’aller en Ecosse, et notamment à Edimbourg, en 2018 et je dois bien avouer que j’ai adoré retrouver ce pays et cette ville que j’adore ! L’ambiance d’Edimbourg, parfait mix entre la joie de vivre écossaise et une histoire sombre pleine de terreurs, est très bien représentée. Les descriptions sont réalistes, on se promène dans les rues et on frissonne avec Cassidy et Jacob.

Car le frisson est bien la sensation qui a été la plus présente au cours de ma lecture. Entre les fantômes, leurs sombres histoires, et le danger qui menace Cassidy, il y a de quoi ne pas être serein. Victoria Schwab a su parfaitement doser le suspense et les dangers auxquels devait faire face notre héroïne, ce n’était ni trop ni pas assez. Avec sa plume captivante, je me suis laissée embarquée dans ce genre que je n’affectionne vraiment pas d’habitude, mais qui est passé tout seul ici.

On a des personnages loin d’être caricaturaux. Cassidy est une enfant étrange dont on ne sait pas vraiment quoi penser, et Jacob est un ami fantôme qui garde ses secrets malgré son amitié pour Cass. De même, les parents ont un vrai rôle de parent, chose qui manque parfois cruellement dans la littérature jeunesse et ado où les héros semblent bien souvent libérés de toute autorité parentale. Mon seul reproche serait mon manque d’attachement pour Cassidy et sa bizarrerie, je l’ai trouvée froide et même si je me suis un peu rapprochée d’elle sur la fin, j’attends de voir la suite pour apprécier cette jeune héroïne à sa juste valeur.

Nous avons ici un premier tome intrigant et passionnant qui fait redécouvrir la ville d’Edimbourg et ses légendes !

Drame·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

Outlander T.7.1 : L’écho des coeurs lointains, de Diana Gabaldon

Titre : L’écho des coeurs lointains, partie 1

Auteur : Diana Gabaldon

Edition : J’ai Lu

Pages : 800

Prix : 18€

Série : En cours.

Résumé : Juillet 1776. Les treize colonies sécessionnistes ont signé leur déclaration d’indépendance, mais la guerre contre l’Empire britannique continue. Au lieu de s’engager dans l’armée de George Washington, Jamie Fraser décide de regagner l’Ecosse afin de retrouver sa presse d’imprimerie. Pendant ce temps, William, fils adoptif de lord John Grey, débarque dans les colonies avec les armées envoyées par Sa Majesté pour écraser l’insurrection. Il est loin de se douter qu’il trouvera en Amérique le secret de ses origines… 


Mon avis :

Oh que la reprise de la saga a été difficile… Plus d’un an après la lecture du tome 6 dans lequel il s’était passé tellement de choses que j’en avais oublié la moitié, j’ai repris Outlander. Pour rappel, Brianna et Roger étaient repartis dans le futur avec leurs enfants pour soigner leur petit fille qui venait de naître et la Révolution Américaine pointait le bout de son nez.

Contrairement aux trois tomes précédents qui m’avaient laissé un avis mitigé avec une première partie ennuyante et une seconde partie plus captivante, j’ai apprécié ce tome dans toute sa longueur. Peut-être est-ce dû au découpage en deux tomes au lieu d’un ? Toujours est-il que j’ai apprécié ma lecture. La narration se divise en quatre : une partie concerne Brianna et Roger dans le futur ; une autre les lettres qu’ils ont « hérité » de Claire et Jamie du passé et qu’ils lisent régulièrement ce qui nous permet d’avancer dans l’histoire ; la troisième concerne Claire et Jamie et leur vie en Amérique ; enfin le fils de Jamie, William, et sa découverte des colonies. Cette alternance de narration, de lieu et de temporalité, permet au lecteur de ne pas s’ennuyer en renouvelant sans cesse son attention. C’est un élément qui manquait dans les trois derniers tomes. Cependant, ça montre aussi à quel point le monde est petit à l’époque : les moyens de communication et transports ont beau être limités, ils trouvent toujours quelqu’un qu’ils connaissent même à l’autre bout du monde ou dans un trou perdu, quelle coïncidence haha !

Comme d’habitude j’aime toujours autant les personnages, en particulier Brianna et Roger qui se débattent entre le traditionalisme de Roger et le modernisme de Brianna. Claire et Jamie passent presque au second plan ici, on les voit évoluer mais ils sont surtout beaucoup en chemin, pas en train de mener de grandes actions. En revanche, je n’arrive vraiment pas à m’attacher à William. Il a pourtant une fort potentiel en étant un soldat anglais issu d’un père révolutionnaire écossais (même s’il ne le sait pas encore), mais rien n’y fait, il m’énerve ou m’ennuie dès qu’il apparaît dans le récit… J’espère, au vu de la fin de ce livre, que son rôle me le rendra plus sympathique dans la suite mais j’ai des doutes.

Cette première partie de septième livre aura été comme un nouveau souffle à la saga, me redonnant l’envie de continuer à suivre les aventures de ces personnages, et ça fait du bien !

Déception·Fantastique·Manga·Science-Fiction

Ultramarine magmell T.3, de Di Nianmiao

TitreUltramarine Magmell 3

AuteurDi Nianmiao

EditionOtoto

Pages178

Prix6,99€

Série : En cours.

RésuméA la recherche d’Emilia, Yin Yô est finalement entré dans le Pays des Illusions et rencontre les survivants de l’équipe de sauvetage. Encerclés par de redoutables Originaux, ils n’ont d’autre choix que d’unir leurs forces !


Mon avis : 

J’avais adoré le tome 1, le tome 2 m’avait laissée un peu perplexe, et ce tome 3 m’a perdue.

Après avoir découvert Magmell, le tome 2 nous apprenait l’existence d’un pays des illusions où des « originaux » aux pouvoirs étranges tuaient tous les humains pris dans ce pays. Dans ce troisième volume, Yin Yô est allé au pays des illusions pour sauver Emilia et on apprend des choses sur l’origine de ses pouvoirs. J’avoue que l’idée d’avoir des réponses à mes questions concernant ce personnage me plaisait beaucoup, le problème c’est que je n’y ai rien compris ! Pas un traître mot. Et là c’est problématique. Car si j’acceptais de ne pas tout comprendre parce qu’on ne me donnait pas d’explications, j’ai un peu plus de mal quand on m’en donne mais qu’elles ne sont pas claires et m’embrouillent encore plus l’esprit.

Au-delà de son histoire originale et captivante, Ultramarine magmell souffre d’un manque de clarté qui peut lasser le lecteur, en tout cas ça a été le cas pour moi. J’ai été perdue par le personnage de Yin Yô : est-il bon ou mauvais ? Par les originaux, par les agents, par l’entreprise qui a amené les agents, … Un peu de flou sur les bons et les méchants est toujours apprécié, cela évite le manichéisme, mais il doit être contrôlé et compréhensible. Ici, j’ai la désagréable sensation de ne pas être assez intelligente pour comprendre car tout est trop complexe, et on ne va pas se mentir, ce n’est guère agréable. Le tout n’étant pas arrangé par des dessins avec tant de traits qu’on se perd parfois dans ce qu’on voit.

Je n’ai donc pas été convaincue par ce troisième tome et ça m’a refroidie pour lire la suite, dommage car l’histoire me plaisait beaucoup.

Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Fantastique·Light Novel·Manga·Science-Fiction

A certain magical Index T.2, de Kazuma Kamachi

TitreA certain magical Index 2

AuteurKazuma Kamachi

EditionOfelbe

Pages414

Prix20.90€

RésuméQuelque temps après les événements paranormaux qui ont bouleversé Academy City, le malchanceux Tôma Kamijô tente de retrouver une vie étudiante normale. Toutefois, cette apparente tranquillité tourne court lorsque les sombres secrets de son amie Misaka se révèlent. Empêtré de nouveau malgré lui dans un tourbillon d’incidents magiques et scientifiques, Tôma doit faire face au plus puissant des Niveau Cinq !

 

 


Mon avis : 

Après un premier volume innovant et intéressant mêlant science et occultisme, j’attendais d’en apprendre plus sur Index, et je me suis retrouvée perdue dans ce tome 2 !

Les tomes de cette série ont un schéma répétitif : une partie du livre se penche sur la science, l’autre sur la magie. Ici, la science vient en premier : Tôma est pris au coeur d’une expérience scientifique géante visant à faire passer un élève du Niveau 5 au Niveau 6 en le faisant combattre encore et encore. Jusqu’à un tiers du roman le lecteur est littéralement perdu, avant de comprendre et de réaliser l’ampleur de la chose. Le tout est ensuite très bien expliqué ce qui permet de vraiment rentrer dans l’histoire. Attention aux âmes sensibles, car des massacres sont décrits dans les grandes largeurs ! On est glacés jusqu’aux os quand on lit les manières de tuer qu’invente le Niveau Cinq de l’Académie…

La deuxième partie quant à elle se concentre sur la magie, et plus particulièrement sur un sort pouvant amener à la fin du monde. Contrairement à la science, j’ai trouvé cet aspect très flou et mal expliqué : certes ce flou instaure un suspense bienvenu pendant une grande partie de l’histoire, mais par la suite c’est décevant de ne pas comprendre le pourquoi du comment. Déjà dans le premier tome je reprochais au roman des explications parfois alambiquées et difficiles, ici c’est encore pire !

Toutefois le personnage de Misaka est bien plus creusé psychologiquement que dans le premier tome : on la découvre sensible, forte et très attachée à la vie sous toutes ses formes. Tôma en revanche passe vraiment pour un obsédé parfois à force de faire une fixette sur les poitrines et les culottes. Si c’est drôle les premières fois, j’ai eu vite fait de lever les yeux au ciel en voyant ses remarques un peu lourdes concernant Index. D’autant qu’Index semble être passée, dans tout le livre, complètement au second plan ! Elle n’est là que pour taquiner Tôma de temps en temps mais n’a aucun rôle dans l’histoire, ce qui me laisse perplexe étant donné que la série porte son nom…

Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture, j’ai particulièrement apprécié la partie scientifique qui amenait la série sur un plan bien plus sombre et complexe que le tome 1. Je trouve juste dommage que les choses soient mal expliquées ou complètement laissées de côté.

Coup de coeur·Drame·Fantastique·Historique·Jeunesse·Religion·Voyage dans le temps

Yiddish Tango, de Mylène Mouton

TitreYiddish Tango

AuteurMylène Mouton

EditionGulf Stream

Pages288

Prix16€

RésuméÉtienne, 14 ans, violoneux, comme dirait sa nouvelle amie Élisa, occupe la plupart de ses journées à répéter pour la grande audition. À l’approche de Noël, pour faire plaisir à sa Mamé, Étienne se lance à jouer avec son violon un magnifique tango, devant le public conquis de la maison de retraite. Mais l’un d’eux, qu’Étienne a surnommé Furax, en raison de son caractère exécrable et agressif, semble plus touché encore que les autres par la prestation du jeune homme. Si bouleversé qu’il révèle à Étienne l’existence d’un violon maudit, maléfique et dangereux, le plus beau des violons, un Prince !, enfermé dans son grenier. Étienne doit s’en méfier comme de la peste. Délire d’un homme sénile ? L’adolescent, poussé par sa curiosité, met de côté les avertissements du vieillard. Il récupère l’instrument qui va le plonger tout entier dans les heures les plus sombres de l’Histoire.


Mon avis : 

C’est une découverte de la collection Echos de Gulf Stream que j’ai fait avec ce roman, et c’est une très bonne découverte puisque j’ai eu le coup de coeur

Les premières pages suivent Etienne, un adolescent violonniste qui rencontre Elisée, un vieux monsieur grincheux à la maison de retraite. Celui-ci semble le confondre avec un autre et lui parle d’un violon maudit qu’il a conservé chez lui. Etienne va le chercher mais lorsqu’il se met à jouer, il est transporté dans les années 1940, il cherche alors à percer le mystère du violon. Plusieurs éléments m’ont fait apprécier le roman : tout d’abord l’ambiance musicale. J’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être portée par des airs de violon car Etienne est violoniste et y fait souvent référence ou alors il en joue. De plus j’ai pu en apprendre plus sur ce bel instrument qui m’a toujours fascinée par sa beauté physique et auditive. L’autre point fort de ce roman c’est justement ça, l’autrice nous apprend des choses à travers son histoire sans que cela semble plaqué sur l’intrigue : on en apprend sur les violons et leur fabrication, mais également sur la culture juive, c’est tout simplement passionnant.

De plus, on a aussi des personnages intéressants car à plusieurs facettes : Etienne est un adolescent parfois doux et gentil, parfois roublard (après tout, il vole le violon quand même !), il se laisse porter par ses instincts et s’il fait des erreurs, il les accepte et tente de les réparer. Quant à Elisée, je me suis petit à petit attachée à son personnage de vieux ronchon, qui n’a jamais pu se pardonner un geste fait dans son enfance. A travers lui, on explore une facette de l’Histoire qu’on connait déjà bien, mais qui reste sensible pour tous.

Mon seul regret ? Que le roman soit si court, j’aurai aimé passer encore du temps avec Etienne, Elisée et l’amie d’Etienne. C’est un livre qui m’a émue, j’ai versé ma petite larme à la fin et je suis ravie qu’il ai été à la hauteur de mes attentes.

Fantastique·Historique·Romance

La force du temps, de Deborah Harkness

TitreLa force du temps

AuteurDeborah Harkness

EditionCalmann-Lévy

Pages463

Prix20,90€

RésuméL’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles  ? 
Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.
À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby’s dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité  : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.


Mon avis : 

J’avais adoré la trilogie All Souls, j’ai donc été aux anges quand j’ai reçu ce livre grâce à Netgalley !

Avertissement pour les personnes intéressées : ce livre est une suite directe de la trilogie All Souls (ma chronique), le lire sans avoir lu la trilogie originale peut s’avérer compliqué… en plus de bien spoiler si vous comptiez la lire après ! 

M’étant refait intégralement la trilogie originale depuis le mois d’avril, j’avais tous les éléments et personnages bien en tête. Je m’attendais à trouver dans ce roman une histoire centrée sur la relation de Marcus et Phoebe, y compris leur rencontre qui n’est que rapidement évoquée dans L’Ecole de la Nuit et Le Noeud de la Sorcière. Il n’en est rien. Comme je le disais en avertissement, il s’agit là d’une suite directe. Si Marcus et Phoebe ont un rôle bien plus important, de nombreux chapitres sont du point de vue de Diana et suivent son évolution avec Matthew en tant que parents. Ce roman tient plus d’une suite à la série que d’un spin-off, et d’un roman sur Marcus plus que sur la relation de Marcus et Phoebe comme évoqué dans le résumé. 

On suit Diana et Matthew en tant que parents, la transformation de Phoebe en vampiresse, et Marcus raconte son passé à Diana en attendant. Je m’attendais à plus de rebondissements, d’aventure, de romance. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture : même si j’ai aimé retrouver Diana et Matthew, je les ai trouvés un peu trop présents, prenant la moitié du livre alors que celui-ci n’est pas annoncé comme une suite mais bien un spin off.

Suivre Marcus dans son évolution, comprendre comment il en est arrivé où il en est aujourd’hui et surtout cette fameuse affaire à la Nouvelle-Orléans était intéressant mais ça manquait d’action. Il n’y avait pas d’enjeu finalement dans ce roman, et en le lisant juste après la trilogie, ça sonne un peu plat. Pour autant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, portée par le style de l’autrice que j’aime toujours autant, et par le plaisir de continuer à arpenter cet univers aux côtés des personnages. J’en attendais juste autre chose et selon moi, ce roman n’est pas à la hauteur de All Souls. 

BD·Drame·Fantastique·Historique·Romance

BD : Le port des marins perdus, de Teresa Radice & Stefano Turconi

TitreLe port des marins perdus

AuteursTeresa Radice & Stefano Turconi

EditionGlénat

Pages320

Prix22€

RésuméAutomne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé…Avec Le Port des marins perdus, Teresa Radice et Stefano Turconi signent un récit intense dans l’esprit des grands romans d’aventure de Stevenson. Un roman graphique au dessin délicat et à la puissance littéraire, qui creuse dans l’âme des protagonistes et des lecteurs. Pour toutes ces qualités, cet album a reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca 2015.


Mon avis : 

Ne vous fiez pas à sa couverture, cette bande dessinée est entièrement en noir et blanc, crayonnée.

Avec des dessins ressemblant à des esquisses tant ils sont fins, les auteurs nous racontent l’histoire de plusieurs personnages : Abel tout d’abord, un naufragé dont on ne sait rien ; les filles du capitaine Stevenson, qui l’accueillent dans leur auberge ; Rebecca, une prostituée rousse qui semble avoir un secret ;  et Nathan, amant de Rebecca et marin au grand coeur. Beaucoup de personnages se découvrent au fur et à mesure que se déroule l’histoire et le lecteur suit cela comme une fresque sur laquelle plane la menace (ou l’espérance ?) du port des marins perdus, un port qui ne se dévoile qu’à certains et que voit Abel.

Le récit est composé de plusieurs parties, chacune introduite par un poème ou une citation qui guide le parcours des personnages. Le tout, avec les dessins crayonnés et l’histoire, donne une ambiance très lente, nostalgique, et quasi magique à cette bande dessinée. J’ai beaucoup apprécié ma lecture pour ça, même s’il est difficile de la dévorer tant cette ambiance peut parfois se révéler lourde et prenante, il faut prendre son temps pour bien la comprendre.

Les personnages sont l’autre point fort de la BD. J’ai particulièrement aimé le personnage de Rebecca, la tenancière du bordel. Je l’ai trouvée tout en finesse, on découvre son histoire au fur et à mesure et elle incarne la mélancolie et le désir de protéger les gens qu’on aime. Les auteurs se sont servis de son personnage et de celui d’Abel pour développer une réflexion autour de ce qu’on ferait si on avait une nouvelle chance dans la vie : de quoi profiterait-on plus ? Que laisserait-on derrière nous ? Cela donne une profondeur encore plus importante à l’histoire et m’a laissée une forte impression qui fait que, des semaines après, j’ai encore cette sensation de profonde mélancolie en pensant au Port des marins perdus.