Contemporain·Déception·Fantastique·Romance

Les contes d’Aucelaire 1 : Au Sorbier des Oiseleurs, Jo Ann Von Haff

Titre : Au Sorbier des Oiseleurs

Auteur : Jo Ann Von Haff

Edition : MXM Bookmark

Pages : 234

Prix : 13€

RésuméMesdames, mesdemoiselles, messieurs…

Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l’endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire…

Vous y ferez la connaissance de Ginnie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d’une mère abusive et qui n’a connu l’amour qu’à travers les romans qu’elle lit en cachette au cœur de la forêt.

Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s’il semble être un habitué de la cité.

Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour… un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare.

Mais surtout, en ouvrant ce livre, vous plongerez dans le premier conte d’Aucelaire de Jo Ann von Haff, un conte qui vous emportera dans un monde unique, entre imaginaire et fantastique, saupoudré de mystère et de romance.

 

Mon avis :

Le résumé me promettait beaucoup, car j’ai toujours adoré les histoires de magie intégrée dans notre univers et le titre me faisait rêver. Malheureusement j’ai été assez déçue.

Le roman commençait bien, l’auteur a une plume captivante et nous présente le personnage de Ginnie, une jeune fille qui vit sous le joug d’une mère abusive au sein d’une petite ville sympathique. Elle rencontre un jeune homme intrigant, Tito, qu’elle n’arrive pas à se sortir de l’esprit et c’est parti pour une romance.

L’univers et la romance m’ont bien plu. Tout du moins leur idée. Car la réalisation a été plus chaotique. En fait j’ai trouvé un vrai problème de rythme et de manque de développement dans ce roman. Les révélations ont mis je ne sais combien de pages à arriver, alors que la romance a été d’une rapidité fulgurante. J’avais l’impression d’une histoire à deux vitesses et le manque de révélations a fini par me désintéresser du roman.

De plus, les révélations mettent tant de temps à arriver qu’elles se précipitent à la fin, donnant l’impression de n’être pas claires. Je suis ressortie du roman en ayant l’impression de m’être fait avoir. J’attendais un univers complexe, et je me suis surtout retrouvée avec une romance dont l’univers n’a que pour but de l’entraver. C’est dommage car la magie d’Aucelaire a de quoi être un monde captivant, profond et plein de magie. Peut-être qu’avec une centaine de pages en plus, l’univers aurait été plus développé ?

Je suis donc très mitigée sur ce roman. Ca n’a pas été une mauvaise lecture, il y a de bons points comme les personnages et le monde créé. Mais le problème de rythme et le manque de développement ont un peu tout gâché….

Aventure·Drame·Fantastique·Religion·Romance·Science-Fiction·Voyage

Endgame 3 : Les règles du jeu, James Frey & Nils Johnson-Shelton

Titre : Les règles du jeu

Auteurs : James Frey & Nils Johnson-Shelton

Edition : J’ai Lu

Pages : 473

Prix : 8€

Résumé : Il faut mettre fin à Endgame. Jouer pour gagner ou se battre pour la vie ? Les Joueurs vont terminer Endgame… selon leurs propres règles. Les vrais héros se révèlent et les plus puissants ne sont pas ceux que l’on croit. Et il y a l’étrange Stella, qui semble en savoir plus qu’elle n’en dit, et leur propose une alliance. Faut-il lui faire confiance ? Suspense insoutenable et émotion : au coeur de l’action la plus intense se profilent les interrogations fondamentales d’êtres complexes, profondément humains. Un final audacieux, captivant, vibrant : le dénouement magistral d’un grand roman.

Mon avis :

Deux ans après avoir lu le premier tome, j’ai marathoné la fin de la série car je me suis retrouvée happée par l’aventure.

Au programme ? Le combat final, ni plus ni moins. Des alliances également, et la découverte de la clé du soleil. Les actions s’enchainent sans temps mort. J’ai trouvé de nombreux points positifs à ce roman, dont le principal est que nos héros se révèlent finalement comme les autres. Alors que dans la plupart des livres, les gens meurent bêtement mais les personnages principaux ont une mort héroïque, même au milieu de l’apocalypse, ici personne n’est épargné. Chaque être humain peut mourir bêtement, en une seconde, sans avoir mené un âpre combat avant de succomber. Je ne vais pas mentir, sur le coup j’ai assez mal vécu ses morts, mais finalement je suis contente que les auteurs les aient écrites ainsi, ça ne rend le livre que plus réaliste.

Ils profitent de ce dernier tome pour vraiment finir de développer les nombreux personnages qu’ils avaient campé dans le premier tome et je me suis vraiment attachée à eux.

En refermant le roman, j’étais ravie de ma lecture. Mais quelques heures plus tard, de nombreuses questions me sont venues en tête et je me suis rendue compte que les auteurs n’avaient pas résolu de nombreux points, même si deux mois après je ne me souviens que de quelques unes (pour lire le spoiler, surlignez le texte suivant avec votre souris) : pourquoi les autres keplers arrêtent le jeu après la mort de kepler 22b ?, qu’en est-il de la Fraternité du Serpent ?(fin du spoiler). Il y avait d’autres questions mais j’ai trop trainé à faire cet article et j’en ai donc oublié une bonne partie, mea culpa…

Au final on a globalement un très bon tome, dans la lignée des deux autres, mais qui développe des intrigues sans les mener à terme ce qui me laisse un goût amer alors que j’avais énormément apprécié l’idée de la saga.

Aventure·Contemporain·Drame·Fantastique·Mythologie·Thriller·Young Adult

Endgame 2 : La clé du ciel, James Frey & Nils Johnson-Shelton

Titre : La clé du ciel

Auteurs : James Frey & Nils Johnson-Shelton

Edition : J’ai Lu

Pages : 608

Prix : 8€

Résumé : La première clé a été trouvée et le chaos est déclenché. Partout, manifestations pacifiques ou guerres civiles agitent les populations, les médias se déchaînent… et les Joueurs continuent de Jouer. Jouer, agir, se battre, c’est aussi s’oublier… Tandis que les neuf jeunes héros sillonnent furieusement le globe à la recherche de la deuxième clé, la révolte germe dans leurs esprits. Endgame est une réalité, Endgame continue.

 

Mon avis :

Après presque 2 ans, j’ai enfin sorti le tome 2 de ma PAL, et bon sang que ça fait du bien de se replonger dans cette série addictive !

Je vais commencer par une petite constatation : ne plus jamais attendre aussi longtemps avant de lire la suite de cette saga, au risque d’oublier des éléments essentiels comme qui est vivant et qui est mort ! C’est pourquoi je vais de ce pas enchainer avec le tome 3 😉

Ensuite, on reprend le lendemain de la découverte de la Première Clé, la Clé de la Terre. Pour récapituler, plusieurs Joueurs sont déjà morts et les autres doivent trouver la Clé du Ciel. Le Jeu a été rendu public par les sortes de Dieux-Extraterrestres puisque kepler-22 a diffusé un message international et que des catastrophes se produisent un peu partout dans le monde. Si dans le tome 1, les Joueurs ne remettaient pas trop en question Endgame, ce n’est désormais plus le cas. Si certains sont toujours déterminés à gagner, qu’importe le prix, d’autres envisagent des moyens d’arrêter le Jeu; et pour cela, toutes les alliances sont bonnes à prendre.

J’ai beaucoup aimé ce second tome. Tout aussi addictif que le premier, il se concentre sur des personnages encore peu développés auparavant comme Hilal, Alice ou Shari et ce sont des personnages complexes et profondément humains que j’ai adoré suivre ! On retrouve bien évidemment Jago et Sarah, le couple chouchou des auteurs; et Marcus et Baiktasan le couple détesté par tout le monde (si vous ne les détestez pas je crois que vous êtes un psychopathe). Les relations se complexifient toutefois à mesure qu’on avance dans Endgame, à l’image du Jeu.

De plus, une autre intrigue est développée, liée à des légendes akhsoumites, que j’ai trouvée particulièrement intéressante et dont j’ai apprendre de connaître la suite dans le dernier tome. J’espère qu’elle sera encore plus développée car je suis une grande amatrice de légendes.

Lors du weekend à 1000, j’ai pu discuter avec certaines personnes qui avaient abandonné ce tome à la moitié, le trouvant ennuyeux; je dois avouer que sur ce coup je suis dans l’incompréhension la plus totale puisque j’ai personnellement dévoré les 600 pages en trois jours tant c’était addictif ! Bref, je le recommande chaudement !

 

Fantastique·Fantasy·Jeunesse·Réécriture·Romance

Heartless, Marissa Meyer

Titre : Heartless

Auteur : Marissa Meyer

Edition : Pocket Jeunesse

Pages : 608

Prix : 18,50€

Résumé : Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Cœur avant Alice aux pays des merveilles ?

La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union.
Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Badin, le bouffon du Roi.
Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

 

Mon avis :

J’ai toujours trouvé un peu effrayant l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, et je n’avais pas forcément apprécié plus que ça ma lecture de l’oeuvre originale. Mais avec Marissa Meyer je dois dire que j’ai vraiment apprécié mon voyage dans ce Pays !

On y retrouve Catherine, la future Reine de Coeur, qui ne rêve finalement que d’être pâtissière avec sa meilleure amie ! Lors d’un bal au Pays des Merveilles, dans le Royaume de Coeur, elle rencontre Badin, le nouveau bouffon du Roi de Coeur. Intriguée par cet homme plein de magie, Catherine est tiraillée entre son coeur et l’ambition que ses parents ont de la faire épouser le Roi.

Certes ce livre est en grande partie une histoire d’amour, mais c’est aussi une redécouverte du Pays des Merveilles dans toute sa beauté un peu folle. Monstres, petits animaux mignons, endroits mystérieux, passages magiques sont de mise ! J’ai tout simplement adoré découvrir la complexité du Pays des Merveilles avec le Royaume de Coeur, l’affrontement des deux Reines du Royaume des Echecs, les légendes qui accompagnent les passages de l’un à l’autre des royaumes.

J’ai également eu plaisir à retrouver tous les personnages, qu’ils soient évoqués dans l’oeuvre originale, dans l’adaptation de Tim Burton ou dans l’adaptation réalisée par Disney. Hatta est un personnage particulièrement intéressant, de même que le personnage du Jabberwockie. Jusqu’à la fin, j’avais du mal à deviner leurs intentions, même si j’avais deviné l’identité du monstre assez rapidement.

Et je voudrais juste revenir sur les personnages de Catherine et Badin. Ils incarnent tout simplement une magnifique histoire d’amour. Catherine est tiraillée entre le rêve de toute une vie, l’ambition de ses parents et l’amour intense mais très récent qu’elle ressent pour le bouffon. On la voit lentement plonger dans la folie et qui fera d’elle la fameuse reine qui aime couper des têtes. Quant à Badin, j’ai succombé comme Catherine pour son charme mystérieux et les illusions dont il est maître, je l’avoue.

Ce nouveau roman de Marissa Meyer n’est pas un coup de coeur mais j’y ai retrouvé la magie de la réécriture qui avait déjà opéré avec moi dans les Chroniques Lunaires, je le recommande donc fortement !

Drame·Dystopie·Fantastique·Historique·Polar·Religion·Thriller

Smoke, Dan Vyleta

Titre : Smoke

Auteur : Dan Vyleta

Edition : Robert Laffont

Pages : 572

Prix : 22€

Résumé :  » Si les particules toxiques qui proviennent d’un air vicié étaient perceptibles à la vue, nous les verrions peser en un épais nuage noir sur ces lieux. Mais si la peste morale qui les accompagne pouvait être rendue perceptible, quelle abominable révélation !  » Charles Dickens, Dombey et fils.
Angleterre, fin du XIXe siècle. À Londres s’entassent les classes laborieuses qui par tous les pores exsudent une infecte Fumée, preuve de leur noirceur intérieure et de leur infériorité. À la campagne vivent les aristocrates, d’une blancheur de lys et qui ne fument jamais, signe de leur vertu et de leur droit à gouverner.
Dans un internat d’élite, Thomas et Charlie, seize ans, s’exercent sans relâche à dompter leurs instincts afi n de ne pas fumer. Mais le doute les tenaille : comment se fait-il que l’un de leurs congénères, un vrai petit tyran, soit épargné par la marque du vice ? Avec l’aide de la ravissante et très prude Livia, ils enquêtent sur la nature réelle de la Fumée. Et découvrent que l’ordre établi est fondé sur une scandaleuse duperie.
Dès lors, une lutte à mort s’engage entre eux et la police politique. C’est la guerre de la passion contre la raison, du désir contre la bienséance, du droit contre l’injustice – même si leurs frontières sont souvent imprécises.
Un tour de force d’une féroce imagination, un conte d’une audace dickensienne en parfaite résonance avec notre époque.

 

Mon avis :

Même si j’ai un avis très mitigé, je remercie la maison d’édition et Netgalley pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

L’histoire est assez complexe car on est dans une Angleterre du XIXe siècle mais qui a côté fantastique. Le péché est matérialisé par une Fumée qui sort des gens lors qu’ils commettent ou pensent à un péché. Les nobles ne fument que peu, contrairement aux classes pauvres, car ils sont envoyés très jeunes dans des écoles pour apprendre à controler leur Fumée. Nos personnages, Thomas et Charlie, puis plus tard Livia, sont de jeunes nobles qui tentent de comprendre ce qui se cache derrière la Fumée; mais également d’échapper à leur camarade de classe meurtrier Julius.

J’ai vraiment apprécié l’univers et l’histoire. En particulier la morale et l’explication de fin, qui peut sembler perturbante mais qui demeure pertinente, même si tout le monde n’approuvera pas. Nos personnages lient une relation très forte, s’affranchissent des règles de la société tout en se découvrant eux-mêmes. L’originalité est vraiment un point fort de ce roman.

Si l’histoire m’a captivée, je dois par contre avouer que j’ai été perdue par le style d’écriture. J’ai l’habitude de lire des écritures très « classiques » je dirai, avec une grande recherche dans les mots et la syntaxe. Mais là, c’était presque trop, au point que les phrases alambiquées et les descriptions à répétition ont gêné ma compréhension de l’univers et de l’histoire. J’ai trainé ce livre car la lecture en a été laborieuse, il faut vraiment s’accrocher pour le terminer, et à ce que j’ai pu voir d’autres chroniques, je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti.

Je pourrai recommander ce livre à ceux qui n’ont pas peur des plumes très « lourdes » je dirais, qui ont de la substance et à ceux qui recherchent l’originalité. Si vous cherchez une lecture rapide et addictive, passez votre chemin !

Bit-Lit·Coup de coeur·Fantastique·Historique·Polar·Religion·Thriller

Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main, Elora Martin

Titre : Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main

Auteur : Elora Martin

Edition : Autoédité

Pages : 474

Prix : 15,50€

Résumé : 1887. Aucun Egaré n’échappe très longtemps à Gabriel Voltz. Ses atouts pour traquer ces créatures surnaturelles ? Un sens aigu de la provocation, de l’observation, une immortalité inexplicable et, depuis peu, une drôle de complice : rebelle, irrévérencieuse, mais surtout trop jeune pour être confrontée à ce monde de l’ombre. Pourtant, quand La Confrérie de la Sainte-Vehme, son redoutable employeur, découvre l’existence de Rose, Gabriel n’a pas d’autre choix que de lui faire quitter Paris et de traîner l’adolescente sur l’une de ses enquêtes. Dans un village isolé où des meurtres sanglants terrorisent la population, Gabriel est conforté à la plus étrange et la dangereuse de ses missions. Elle pourrait révéler bien plus que le coupable…

 

Mon avis :

Je connaissais Elora parce qu’elle avait aussi été chroniqueuse pour Songe d’une nuit d’été. Pourtant, je n’avais jamais lu ses écrits, publiés sur le site et sur Wattpad chaque semaine. Je tiens à dire que pour avoir lu plusieurs livres en autoédition, je me suis rendue compte que j’étais plus critique et sévère qu’avec des livres édités par des maisons d’édition. Généralement je pars avec l’idée de chercher ce qui ne va pas et qui justifierai que le livre ne soit pas édité (oui je sais c’est bête, mais du coup être plus critique c’est parfois mieux et gage de qualité du livre quand je l’apprécie !). Et bien, ce premier tome est encore mieux que bien des livres édités que j’ai pu lire !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par la plume d’Elora et je suis entrée dans ce Paris où les monstres (les Egarés) foisonnent et où Gabriel, un immortel, vit avec Rose, une jeune fille qu’il a sauvée d’un vampire quelques mois plus tôt. Rapidement, un personnage mystérieux fait son apparition et évoque plusieurs éléments : la confrérie de la Sainte-Vehme, des meurtres étranges dans un petit village breton, et une menace envers Rose car Gabriel est censé faire disparaitre tous les témoins et non les héberger chez lui.

C’est le début d’une enquête menée avec brio du début à la fin. Ce n’est qu’à 80% du livre que j’ai enfin eu une bonne intuition quant au tueur ! L’univers est vraiment très bien construit et intrigant. J’ai plusieurs fois frissonné en lisant un chapitre juste avant de dormir car Elora nous a ressorti tout un bestiaire un peu flippant. Mais pourquoi tu as lu cela alors que tu es une grande froussarde, me direz-vous ? Déjà parce que je connaissais l’auteur (bah oui forcément), mais aussi parce que j’avais entendu parler d’une bonne dose d’humour.

Et avec des personnages comme Rose et Gabriel, il est sûr et certain que ce récit n’en manque pas ! Je n’ai jamais autant ri à des répliques de personnages. L’humour est bel et bien présent, les personnages sont cyniques à souhait et sortent parfois des insultes venues d’un autre temps (bon en même temps on est au XIXe siècle). Gabriel est un immortel hanté par sa condition puisqu’il ne sait pas de quelle espèce il retourne. De ce fait, il repousse le monde et c’est dans sa relation avec Rose, une relation presque paternelle, qu’il va s’ouvrir et s’adoucir. Rose, c’est la jeune fille courageuse qu’il a récupéré après avoir tué le vampire qui avait assassiné sa famille dans une auberge de Saint-Malo. Pleine de fougue et d’impertinence, elle n’hésite pas à le remettre à sa place, ce qui donne des scènes mémorables ! Et encore, je ne vous parle pas des autres personnages, tous aussi hauts en couleur !

Quant à la fin…Elora pourra témoigner que je lui ai immédiatement envoyé un message privé pour demander la suite ! Elle nous laisse sur un suspense terrible qui remet tout ce qu’on pensait avoir appris en cause ! Si vous ne pouvez pas attendre, sachez qu’elle publie un chapitre du tome 2 par semaine sur Wattpad. Personnellement, je tiens beaucoup trop à lire l’histoire d’un seul bloc donc je vais sagement attendre la sortie (même si c’est super difficile)… Un vrai coup de coeur pour ce premier tome !

Aventure·Comédie·Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse

Lili Goth (trilogie), de Chris Riddell

Titre : Lili Goth

Auteur : Chris Riddell

Edition : Milan

Pages : 230/tome

Prix : 13,90€

Résumé du premier tome : Le calme et la sérénité du manoir des Frissons frissonnants semblent être menacés. Et le garde-chasse d’intérieur pourrait bien être impliqué… Lily Goth et son amie la souris fantôme doivent agir !

 

Mon avis :

Quand j’ai su que Chris Riddell venait au Salon de Montreuil, il était trop tard pour récupérer mon exemplaire de « La Belle et le fuseau » chez ma mère, mais je savais que je voulais absolument une dédicace ! J’ai donc acheté un livre qui me semblait sympa, sans chercher plus avant niveau histoire. Grand bien m’en a pris ! Mon choix s’est porté sur le tome 2 de Lili Goth (le rouge ça fait Noël !) et plus tard on m’a offert les deux autres tomes.

J’ai un un vrai coup de foudre littéraire pour cette série jeunesse (et oui ! Je l’ai lue aux petits de 4 et 7 ans que je garde, ils ont adoré) mais qui plaira aussi aux adultes à coup sûr ! Et puis mon dieu quel magnifique objet livre ! Couverture en dur et brillante, tranche colorée en fonction du tome, illustrations, petit livret illustré et détachable en fin de volume qui complète l’histoire principale,… C’est un vrai bijou pour un prix comme ça !

On suit la jeune Lili Goth, qui vit au Manoir des Frissons Frissonants avec son père Lord Goth et quelques domestiques. Mais depuis la mort de sa mère, la jeune Lili s’ennuie, son père est distant et sa seule « amie » est sa bonne Marylebone qu’elle n’a jamais vu et qui vit dans son placard. Heureusement, en voyant le vil Maltravers, le gardien des clés du manoir, faire des choses étranges, elle rencontre le Club du Grenier et va mener l’enquête !

Déjà vous le voyez : l’univers est génial ! Ponctué d’illustrations superbes, le livre nous entraine dans un univers semblable au notre quoiqu’un peu différent par le fantastique qui y règne. Et ce qui plaira aux adultes, ce sont les multitudes de références et clins d’oeil à la culture populaire (dans le tome 2 on a les différentes gouvernantes de Lili, parmi lesquelles on peut distinguer certaines qui ressemblent étrangement à Mary Poppins, Nanny McPhee ou encore Elizabeth Bennett) qu’on se fait un plaisir de retrouver et même de traquer !

Quant aux enfants, ils adoreront les aventures de Lili et la magie qui l’entourent, ils riront aux blagues des membres du Club du Grenier et aux situations cocasses qu’ils vivent ! Le must ? Les tomes sont de mieux en mieux au fur et à mesure qu’on avance dans la série ! J’espère tellement que la suite soit publiée !