Aventure·Coup de coeur·Drame·Historique·Jeunesse

Celle qui venait des plaines, Charlotte Bousquet

TitreCelle qui venait des plaines

AuteurCharlotte Bousquet

EditionGulf Stream – Electrogène

Pages360

Prix17,50€

RésuméLe vert des hautes herbes surplombées par le feu orangé du soleil couchant sur les plaines du Dakota, les récits de victoires autour d’une ambée à la tombée de la nuit, les chevaux couleur de cendres, le tonnerre des canons, les rivières de sang… Et soudain, le déracinement et l’enfermement à la Mission Saint-James, l’apprentissage de la haine d’une culture immémoriale, la purification par la souffrance et une éducation de fer pour briser les volontés les plus tenaces. Voici l’histoire de Winona, fille aînée du vent et de la lumière, héritière de traditions ancestrales qu’elle fut contrainte de recracher comme le pire des venins, métisse éprise de liberté et de justice dont la route ne cesse de croiser celle des célèbres Steele Men, cow-boys et mercenaires – pour le meilleur et pour le pire.

Mon avis : 

Il faut croire que Charlotte Bousquet et Gulf Stream ont vu passer mon article Top 10 sur les thèmes que j’aimerai voir plus souvent en littérature puisqu’ils nous offrent ici un roman type western !

Les chapitres alternent entre le passé raconté par Winona, le journal de Vince (j’ai un doute sur son prénom) qui cherche à connaître la vérité sur la mort de son père, et des extraits d’un roman sur les Steele Men. Si au début on peut avoir quelques difficultés à se repérer au sujet des personnages et à comprendre où veut nous emmener l’auteur, bien vite on entre dans le tourbillon d’actions que vivent les personnages.

A travers l’histoire de Winona, Charlotte Bousquet fait revivre le Far West, les grandes légendes comme Buffalo Bill ou Calamity Jane, mais surtout, elle met en lumière le triste destin des tribus amérindiennes. Combattus, tués, enfermés dans des réserves, manipulés, enlevés dès l’enfance pour être enfermés dans des pensionnats où ils doivent apprendre à détester leurs origines,… C’est cet aspect peu évoqué dans les westerns que nous montre l’auteur.

Et outre l’histoire des amérindiens, c’est celle d’une femme. Une femme qui se bat pour survivre en tant qu’indienne et en tant que femme. Elle n’hésite pas à utiliser ses atouts de séduction mais aussi à tuer pour arriver à son but. Son but d’ailleurs n’existe pas vraiment, elle cherche le bonheur, mais il lui est sans cesse enlevé à cause de la cupidité, de la concupiscence des hommes et des blancs.

J’ai dévoré ce roman comme une enfant en quête d’aventure et de grandes épopées, les yeux brillants et avide de découverte sur ces légendes du Far West dont j’ai entendu parler quand j’étais jeune. Finalement, j’étais moi-même un peu comme le jeune homme venu la trouver pour savoir la vérité.

Ce roman c’est un immense coup de coeur, je l’ai aimé avant même de l’ouvrir et je l’aime encore plus après l’avoir refermé. 

Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse·Polar·Romance

The Paper magician 3 : The Master magician, Charlie N. Holmberg

TitreThe Master Magician

AuteurCharlie N. Holmberg

EditionAmazon

Pages222

Prix9,99€

RésuméCeony Twill a tu un secret pendant toutes ses études, secret qu’elle a même caché à son mentor, Emery Thane. Elle a découvert qu’elle est capable de pratiquer d’autres magies que la sienne – un talent qui a longtemps été jugé impossible. Alors que Ceony est sur le point de terminer son apprentissage et d’obtenir son diplôme, tout se complique soudainement. Emery, son mentor, l’envoie chez un autre magicien, qui est censé être son examinateur lors de l’examen final. Mais Coeny se heurte à la haine farouche qu’il voue à Emery, et qui rejaillit sur elle. En même temps, un tueur surgi de son passé s’évade de la prison où il était détenu. Elle s’engage alors à sa poursuite dans une folle course à travers l’Angleterre, pour le retrouver et protéger ceux qu’elle aime.

 

Mon avis : 

Quelques mois après la sortie du second tome, le troisième a suivi pour conclure cette série si originale !

Ici on retrouve Ceony et Emery deux ans plus tard. Ceony a presque fini son apprentissage et pour éviter toute suspicion de favoritisme, Emery l’envoie chez un autre magicien pour passer son examen. Mais Ceony a bien du mal à se concentrer quand elle apprend que Saraj Prendi, un Exciseur, s’est échappé. Elle est persuadée qu’il va chercher à se venger d’elle et d’Emery.

J’ai adoré retrouver les personnages de Ceony et Emery. Le temps a passé et notre apprentie s’est affirmée, tant dans sa relation avec Emery que dans sa pratique de la magie et sa confiance en elle. Emery se livre un peu plus et on voit enfin toute l’affection qu’il porte à la femme qu’il aime.

Le livre conclue superbement la trilogie mais j’ai deux reproches à faire : l’épilogue que je trouve trop « happy end » et la taille du livre. Le roman est court et de ce fait, je n’ai pas eu le temps de sentir un grand danger pour les personnages. Heureusement qu’il y a eu ce magnifique combat final ! Que d’originalité dans ce combat ! J’ai adoré la manière dont l’auteur déploie toutes les ressources à sa disposition concernant son univers et la magie qui l’accompagne.

Je ne peux que vous recommander cette série géniale, originale et pleine de magie ! Un quatrième volume est paru aux USA, The Plastic Magician, mais il s’agirait d’un spin-off, qui concernerait d’autres personnages que Ceony et Emery.

Drame·Historique·Jeunesse·Mythologie·Polar·Religion

Le complot du trident, Tristan Köegel

TitreLe complot du trident

AuteurTristan Köegel

EditionDidier Jeunesse

Pages192

Prix14,20€

RésuméDans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Mon avis : 

Si vous cherchez un bon roman jeunesse, historique et captivant, vous avez trouvé !

On y suit Lucius dont l’oncle, grand enquêteur de l’empereur récemment décédé, est enfermé et en attente d’être jugé pour meurtre de l’empereur. Par la suite, il y a plusieurs retours en arrière pour nous expliquer le pourquoi du comment. Le tout commence quand un navire se retrouve bloqué dans le port d’Ostie et que Publius, l’oncle, est envoyé pour enquêter. Il y découvre des victimes de la peste, tous de nationalités différentes, dites « barbares », mais portant un étrange collier avec un trident. Par la suite, ce signe se retrouve dans d’autres troubles à Rome, le doute n’est plus permis : un complot est en cours. Comment Publius en est-il arrivé à se faire arrêter ? Qui est réellement Flavia ? Que veulent les comploteurs ? Qui sont-ils ?

L’intrigue est complexe mais si bien écrite que tout se délie et on ne devine pas qui est le meurtrier avant la fin. Le rôle de Flavia se devine rapidement mais personnellement je ne voyais pas comment elle pourrait s’en sortir. Lucius est un personnage très intéressant car il est humain, dans le sens où il n’a pas une loyauté aveugle, il attend des preuves pour vraiment se faire son propre avis.

C’est un très bon polar pour la jeunesse car l’écriture est fluide, rien n’est trop trash et le tout s’inscrit dans un contexte historique intéressant et très bien mené. La fin est peut-être un peu trop tirée par les cheveux, mais globalement j’ai passé un très bon moment avec ce livre et je le recommande.

Adaptation·Drame·Historique·Seconde guerre mondiale·Témoignage

La femme du gardien de zoo, Diane Ackerman

TitreLa femme du gardien de zoo

AuteurDiane Ackerman

EditionL’Archipel

Pages350

Prix22€

RésuméJan et Antonina Zabinski dirigent le zoo de Varsovie quand éclate la Seconde Guerre mondiale. La Pologne est envahie et bientôt règne la barbarie.
Les animaux ont été tués sous les bombardements, envoyés à Berlin ou ont servi de gibier aux officiers allemands.
Jan et Antonina se mettent alors à élever des porcs – officiellement pour les troupes, officieusement pour nourrir les habitants du ghetto. Surtout, ils profitent d’un réseau de souterrains reliant les cages pour y cacher des juifs et les faire quitter le pays… Grâce au courage de ce couple, trois cents d’entre eux seront  sauvés.
Inspiré du journal intime d’Antonina Zabinski, ce récit retrace le combat d’un couple  soucieux de la cause animale qui s’engage dans une lutte secrète contre l’oppression nazie. Un très beau portrait de femme, où l’abnégation et la générosité côtoient la cruauté et l’horreur.

 

Mon avis : 

J’ai eu connaissance de ce livre par mon cours d’anglais car je devais faire un exposé sur le film qui en est l’adaptation.

Ce roman raconte la vie d’Antonina et Jan Zabinski, un couple polonais qui a été reconnu Justes parmi les Nations dans les années 50 pour avoir caché des Juifs dans leur zoo pendant l’Occupation allemande, permettant ainsi d’en sauver environ 300.

Diane Ackerman a basé son roman sur les témoignages d’Antonina et Jan, des autobiographies de leurs enfants, etc. Le tout est donc très appuyé historiquement…parfois trop aux dépens de la narration. Des chapitres entiers sont consacrés aux animaux et à leur vie car Antonina en était passionnée et que cela prenait une grande place dans sa vie et donc dans son journal. De ce fait, certains chapitres semblent longs et inutiles, pas forcément intéressants. Pourtant, ils permettent de mieux s’immerger dans l’histoire, de s’attacher à eux comme Antonina l’est.

Avec ce livre, ce n’est pas l’action qui est exaltée, ce sont les petits gestes du quotidien qui sont tout aussi importants que les grandes actions. Même si Antonina ne fait pas « grand chose » dans cette guerre, c’est vraiment elle l’héroïne du roman. C’est le ciment de cette aventure dans le sens où elle s’efforce tous les jours de ne rien montrer de ses manigances aux Allemands, de ne pas montrer sa détresse aux Juifs, de ne pas inquiéter son fils,…

Finalement, même si tout le long de ma lecture, j’ai eu l’impression de ne pas lire un truc fantastique, une fois refermé je sais qu’il me restera longtemps en tête. 

Erotique·Fantastique·Historique·Mythologie·Religion·Romance

Les Highlanders 1 : La malédiction de l’elfe noir, Karen Marie Moning

TitreLa malédiction de l’elfe noir

AuteurKaren Marie Moning

EditionJ’ai Lu

Pages436

Prix7,40€

RésuméAprès la conclusion du Pacte, le peuple des faës s’est réfugié sur la mythique île de Morar, au large des côtes d’Ecosse. A la cour de Faërie, la reine Aoibheal, fâchée contre son époux, s’extasie avec malice sur le charme d’un mortel du nom de Hawk, qui a le don de séduire toutes les femmes. Aucune ne lui résiste, affirme-t-elle. Pas même elle. Ivre de jalousie, le roi Finnbheara convoque son bouffon, Adam Black, et lui ordonne de trouver une femme d’une beauté parfaite, mais indépendante, qui refusera de se laisser séduire par Hawk. Et c’est ainsi qu’Adrienne de Simone est précipitée du XXe siècle en 1513…

 

Mon avis : 

Si vous avez lu mes articles Top 10, vous savez que Les Chroniques de MacKayla Lane est une de mes sagas préférées, notamment pour son univers. Donc forcément quand j’ai su qu’il y avait  une sorte de série préquelle, sur l’univers fae, j’ai foncé !

On retrouve l‘univers des faes ici puisque le Roi et la Reine se taquinent, ce qui pousse le roi à engager le fae Adam Black pour qu’il trouve une femme qui ne se laissera pas séduire pas un beau gosse. Pourquoi ? Parce que la Reine est attirée par Hawk, un séducteur humain et que le Roi par jalousie, veut qu’Hawk tombe amoureux d’une femme qui ne se laissera jamais séduire par lui. Adam va donc chercher Adrienne, dans le futur, déçue par un homme trop beau, pour la ramener en 1513 et qu’Hawk tombe amoureux d’elle. Mais à peine arrivée, notre héroïne se retrouve prise dans une guerre des clans et se retrouve mariée de force à Hawk. De là, commence une relation passablement compliquée pour nos deux protagonistes.

Malheureusement, contrairement à MacKayla Lane que j’avais trouvé très original au niveau de l’histoire et des personnages, ici, l’auteur enchaine les clichés de romance. Moi qui pensait en apprendre plus sur les faes, j’ai été déçue de ne les voir que peu, ils sont surtout prétexte à une romance paranormale. Si je ne m’étais attendue à rien j’aurai surement plus apprécié cette romance, mais du coup je me suis retrouvée à tourner les pages par automatisme. Sans détester ce que je lisais, je n’étais pas non plus captivée par les personnages ou l’histoire. 

Certes, j’ai apprécié la romance entre Hawk et Adrienne, ponctuée d’un jeu de séduction à base de « Fuis moi je te suis », de triangle amoureux et d’un peu de magie, mais je ne me suis pas passionnée comme j’avais pu le faire pour MacKayla et Barrons. J’ai trouvé qu’ils enchaînaient les clichés : le beau gosse séducteur au coeur tendre, la jeune femme déçue en amour qui se méfie, la belle-maman adorable, les quelques péripéties,… Tout ce qu’il faut pour faire une bonne romance, mais qui quand on en a déjà lu beaucoup, tourne un peu en rond.

C’est en soi une bonne romance, mais je m’attendais à mieux, ce qui m’a surement empêchée de l’apprécier à sa juste valeur, donc c’est un 14/20.

Aventure·Contemporain·Drame·Historique·Jeunesse

Marche à l’étoile, Helène Montardre

TitreMarche à l’étoile

AuteurHélène Montardre

EditionRageot

Pages381

Prix14,90€

RésuméÀ 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.

 

Mon avis : 

Je connaissais déjà Hélène Montardre car elle avait été une de mes auteurs préférées au collège, j’ai donc été intriguée de la redécouvrir presque dix ans plus tard, avec ce livre, et le remercie Rageot et Netgalley de m’en avoir envoyé l’ebook.

L’histoire s’ouvre en 1854 dans une plantation de Géorgie, Billy est un esclave qui n’a pas connu sa mère et dont la grand-mère d’adoption lui révèle les secrets de sa naissance avant de mourir. Suite à un malentendu, il se voit contraint de fuir la plantation et de partir en direction du Nord, où il ne sera plus considéré comme un esclave. 

Pour resituer un peu l’histoire, en 1854, la guerre de Sécession n’a pas encore eu lieu, les Etats dits du Sud de l’Amérique sont considérés comme esclavagistes et leur richesse repose sur l’emploi d’esclaves noirs africains dans de grandes plantations; les Etats dits du Nord sont opposés à l’esclavage, particulièrement les Quakers, qui sont des protestants pour qui l’esclavage va à l’encontre de leur religion. Quand un esclave s’échappait, son seul espoir était d’aller dans les Etats du Nord, et même jusqu’au Canada, car une loi obligeait les nordistes à rendre les esclaves en fuite retrouvés sur leur territoire. 

J’ai énormément apprécié cette partie du texte pour la façon dont il était écrit. L’auteur a une plume captivante, elle nous plonge aux côtés de Billy dans sa fuite et on découvre avec lui les réseaux qui aidaient les Noirs à fuir l’esclavage, les règles qui régissaient la société de l’époque, la traite négrière,… C’est à bout de souffle qu’on arrive à la fin de son histoire mais pour autant, on a autant eu peur qu’on a ri au cours de l’aventure et j’ai eu de la peine à quitter ce personnage.

Par la suite, on découvre Jason, au XXe siècle, un Afro-américain qui retrouve le carnet de Billy et cherche à savoir si cette histoire est réelle et qui est Billy par rapport à lui. Cette partie est beaucoup plus lente que la première car il n’est pas question d’enjeu vital et d’une société qu’on ne connait pas. Ici, Hélène Montardre  met en place une réflexion que j’ai trouvé très intéressante et à laquelle je n’avais jamais réfléchi : l’importance des racines pour la construction d’une personne et l’impact de la traite négrière sur les afro-américains qui en sont les descendants. Si les descendants d’immigrants américains ont le moyen de retrouver leurs racines, il n’en est pas de même pour les descendants d’esclaves et c’est tout un combat que Jason doit mener. Cette réflexion m’a à la fois ouvert les yeux et mise en colère car j’avais envie de rectifier cette injustice, même si je ne suis pas coupable.

Marche à l’étoile est un roman superbe sur l’esclavagisme, la famille, les racines, l’espoir et le courage. Je ne peux que le recommander et c’est un joli coup de coeur.

Aventure·Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Science-Fiction

Firebird 1 : A thousand pieces of you, Claudia Gray

TitreA thousand pieces of you

AuteurClaudia Gray

EditionHarper Teen

Pages384

Prix8,57€

RésuméMarguerite Caine’s physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite’s father is murdered, and the killer—her parent’s handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him. Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul’s guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father’s death is far more sinister than she expected.

 

Mon avis : 

Une couverture sublime et une promesse de voyage dans des dimensions parallèles, j’étais obligée de craquer ! Pour ceux qui s’inquiètent, je trouve que le vocabulaire est assez abordable, peut-être pas en première lecture, mais si on a déjà quelques livres en VO derrière soi, c’est tout à fait possible.

Le roman commence après la mort du père de Meg, apparemment assassiné par son apprenti Paul qui s’est ensuite enfui dans une dimension parallèle grâce au Firebird qu’ils avaient fabriqué. Meg, aidée par Théo, un autre apprenti, se lance à la poursuite de Paul dans le but de se venger et de le tuer. Au programme ? Rien de moins qu’un Londres un peu futuriste, et une uchronie de la Russie impériale avec le retour des Romanov ! Et oui, avec ce roman vous allez voyager, découvrir d’autres réalités possibles, et le mieux c’est que ça fonctionne à merveille !

Le voyage inter-dimensionnel est compliqué à aborder en littérature car en tant que lecteur, on est à l’affût de la moindre incohérence. Mais Claudia Gray ne nous laisse aucune prise pour la logique à la recherche de la petite bête. Tout est expliqué en temps et en heure, tout est parfaitement imbriqué, rien n’est laissé au hasard.

Les personnages sont très intéressants car ils ont forcément plusieurs personnalités du fait de leurs « doubles » dans les autres dimensions. J’ai eu une affection particulière pour leur version russe car ça m’a fait penser au dessin animé « Anastasia ». Et cette idée de multiples doubles est intéressante pour le développement de la romance : si Meg tombe amoureuse d’une version, peut-être aimer une autre version du même garçon alors qu’ils sont techniquement tout de même très proches ? C’est une interrogation qui est amorcée et que j’ai hâte de voir se développer ! Les personnages sont si bien campés que la révélation finale m’a surprise de bout en bout, je ne m’y attendais pas du tout !

J’ai tellement aimé ce roman qu’une fois refermé, je me suis empressée de commander la suite, que vous ne devriez donc pas tarder à voir apparaitre sur le blog ! Un joli 18/20.