Drame·Historique·Romance

La cité du lotus rose, de Kate McAlistair

TitreLa cité du lotus rose

AuteurKate McAlistair

EditionL’Archipel

Pages586

Prix24€

RésuméAprès plusieurs années, Jan retrouve enfin la trace de Jezebel à Singapour. Fuyant ses ennemis, celle-ci s’est réfugiée avec sa petite fille dans une mission religieuse. Tout à leur nouveau bonheur, les jeunes gens décident d’unir leurs destins et annoncent un grand mariage. Jezebel goûte enfin à la sérénité. Pourtant, le jour des noces, la jeune mariée est abordée par deux hommes mandatés par le baron von Rosenheim, le cruel trafiquant d’opium auquel elle fut un temps fiancée.
Celui-ci veut récupérer le légendaire médaillon Sher-Cita que Jezebel a conservé, malgré les funestes souvenirs qui s’y rattachent. Pour ce faire, il est prêt à tout. Espérant éloigner son épouse de cet homme machiavélique, Jan décide de l’emmener à New York. Après un tumultueux voyage à bord d’un cargo chinois, Jezebel découvre une ville éblouissante, à mille lieues de tout ce qu’elle a connu jusqu’ici.
Ils s’installent à Long Island dans une superbe demeure au bord de l’océan, avec l’espoir de goûter une paix méritée. Mais l’Inde ne cesse de se rappeler à eux. Revenus sur cette terre fascinante, le jeune couple est à nouveau guetté par le danger… L’intrépide Jan saura-t-il libérer Jezebel de son passé ?


Il y a un an je lisais, et je crisais, sur La vallée du lotus rose. Un roman qui m’avait fait pleurer et rire, que j’avais détesté autant que je l’avais aimé. Je n’envisageais pas de lire la suite, mon personnage préféré ayant été tué. Et puis, la gentille Mylène de chez L’Archipel me l’a envoyé, et je me suis lancée… comme je ne le regrette pas !

Jezebel est maintenant mère de la petite Mary-Leela, elle va épouser Jan Lukas et vivre en Amérique pour échapper définitivement au baron von Rosenheim. Définitivement ? Non, car elle a toujours le Sher-Cita et le baron est déterminé à trouver la Cité du Lotus Rose. Si le premier tome se concentrait avant tout sur la romance et les déboires de Jezebel, ce second tome revêt des allures d’Indiana Jones à partir de la moitié du livre, ce qui n’est pas pour me déplaire ! 

Ne vous méprenez pas, Jezebel est toujours autant à tarter. Est-ce vraiment possible d’être aussi stupide ? De prendre systématiquement toutes les mauvaises décisions alors que si elle avait attendu et réfléchi deux minutes, ou juste écouté ce qu’on lui avait dit, elle éviterait les problèmes à elle et son entourage ? Apparemment oui… Sans compter que je déteste son couple avec Jan. Je le trouve profondément déséquilibré et parfois malsain. Quand ils sont ensemble, elle perd tout sens commun, elle « supplie » et « mendie » son amour (oui oui, ce sont ces termes qui sont employés, moi aussi ça me choque) tandis que lui, s’il a parfois des élans d’amour, aime à la diriger. Bon certes, le fait qu’il la dirige un peu n’est peut-être pas plus mal quand on voit son manque de capacité à prendre de bonnes décisions par elle-même…mais quand même ! Pourquoi vouloir absolument nous présenter une femme forte si c’est pour la faire mendier de l’amour et se comporter comme une écervelée et une femme en détresse ?!

Heureusement, comme dans le premier tome, l’intrigue nous embarque et nous fait oublier ces « petits » désagréments. On voyage de l’Asie à l’Amérique, de la pauvreté à la richesse en passant par des traditions ancestrales et des jalousies de bas étage. En un mot comme en mille : on ne s’ennuie pas ! Cette fois, l’accent historique est mis sur la colonisation anglaise des Indes et les accointances allemandes dans l’Empire Ottoman détruit et l’Inde. On y découvre le culte à la déesse Kali, les thugs, les différents cultes, les guerres entre musulmans et hindous, … Autant de sujets qui donnent envie de se renseigner davantage.

Si en sortant du premier tome je n’avais pas envie de lire la suite, en sortant de ce deuxième volume je n’ai qu’une envie : savoir ce qu’il va arriver à nos héros ! 

Drame·Historique·Romance

L’île aux mille sources, de Sarah Lark

TitreL’île aux mille sources

AuteurSarah Lark

EditionL’Archipel

Pages464

Prix23€

RésuméLondres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser a jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, a la découverte de contrées lointaines ou tout reste a inventer, a commencer par sa propre destinée.


Mon avis : 

Ca y est, Sarah Lark quitte la Nouvelle-Zélande et nous embarque en Jamaïque au XVIIIe siècle.

On retrouve les thèmes chers à l’autrice : la jeune femme courageuse, un mariage un peu forcé, l’immigration, la découverte d’une autre culture et le combat de la femme. A ceci s’ajoute une nouvelle thématique, assez sensible et dont le traitement m’inquiétait : l’esclavage. Car Nora, notre héroïne, est fondamentalement opposée à l’esclavage mais se retrouve maîtresse dans la plantation de son mari. Elle se lie aux esclaves et vit avec eux, aussi bien les joies que les peines, ce qui engendre d’importants conflits, d’autant que la révolte d’esclaves gronde. Ajoutons à cela un beau-fils attentionné et de son âge et on a les ingrédients pour un roman plein de passion et de drames.

J’ai beaucoup aimé les personnages de Nora et Douglas, ils sont presque trop parfaits : gentils, attentionnés, courageux, débrouillards, contre l’esclavage et amoureux. Que demander de plus ? Comme d’habitude, Sarah Lark n’épargne rien à ses personnages : révolte, meurtres, enlèvements, amours contrariés, … impossible de lâcher le roman sans savoir s’ils vont réussir à finir ensemble ! J’ai également apprécié qu’il n’y ai pas de manichéisme entre les Noirs et les Blancs : il y a autant de personnes mauvaises des deux côtés. Le piège aurait été de diabolisé un côté, mais Sarah Lark l’a évité, bien que certains aspects donnés aux personnages Noirs frôlent parfois le cliché.

Si ce roman n’est pas un coup de coeur, c’est parce que je l’ai trouvé un poil moins approfondi que ce dont j’avais l’habitude avec ses trilogies néo-zélandaises. On y rencontre moins de caractères différents, les intrigues et relations entre personnages semblent moins complexes. Toutefois j’ai passé un très bon moment de lecture, comme toujours avec Sarah Lark ❤

Drame·Historique·Romance

La partition, de Diane Brasseur

TitreLa partition

AuteurDiane Brasseur

EditionAllary

Pages448

Prix20,90€

RésuméUn matin d’hiver 1977, Bruno K, professeur de littérature admiré par ses étudiants, se promène dans les rues de Genève. Alors qu’il devise silencieusement sur les jambes d’une jolie brune qui le précède, il s’écroule, mort. 
Quand ses deux frères Georgely et Alexakis apprennent la nouvelle, un espoir fou s’évanouit. Le soir même, ils auraient dû se retrouver au Victoria Hall à l’occasion d’un récital de violon d’Alexakis. Pour la première fois, la musique allait les réunir. 
La Partition nous plonge dans l’histoire de cette fratrie éclatée en suivant les traces de leur mère, Koula, une grecque au tempérament de feu. Elle découvre l’amour à 16 ans, quitte son pays natal pour la Suisse dans les années 1920 et refera sa vie avec un homme de 30 ans son aîné. Une femme intense, solaire, possessive, déchirée entre ses pays, ses fils et ses rêves. Une épouse et une mère pour qui l’amour est synonyme d’excès.


Mon avis : 

Le résumé me promettait une histoire de famille un peu mystérieuse et un destin de femme, c’est exactement ce que j’ai eu.

L’histoire commence avec la mort de Bruno K. et la découverte de ses deux frères qui ne semblent plus avoir de contacts avec lui. Diane Brasseur nous raconte alors l’histoire de leur mère, Koula, une grecque au début du XXe siècle. A la manière d’une partition (car le livre porte très bien son nom), on découvre le destin de cette jeune fille qui quitte son pays pour suivre son époux, qui découvre l’infidélité, la maternité, la maladie, l’indépendance, … Sa voix est régulièrement rejointe par d’autres, temporairement, pour créer un morceau complet. J’ai vraiment vu ce roman comme ça : Koula en est la portée principale, et les personnages secondaires, découverts petit à petits, sont des portées de musique qui s’ajoutent à la partition de sa vie. 

Malgré tout, même si j’appréciais ma lecture, j’ai parfois trouvé quelques longueurs au texte et la plume de l’autrice ne m’a pas passionnée. Si j’avais de l’intérêt pour Koula, je n’en ai en revanche pas eu une once pour les autres personnages qui me paraissaient bien pâles à côté d’elle. Elle nous est décrit comme une femme à la personnalité flamboyante et il faut croire que même dans le récit, elle brillait tellement qu’elle a éclipsé les autres personnages à mes yeux. 

La guerre et la manière de la vivre sont évoquées de manière assez pudique, alors même que les personnages vivent tour à tour en Belgique ou en Suisse, pays durement touchés. N’est évoquée que la vie civile, sans forcément aborder les privations ou rationnements. C’est un aspect qui m’a dérangée car j’aurai aimé qu’il soit plus présent, mais qui est raccord avec le reste du roman : la guerre n’en est pas le sujet et n’a rien changé à la personnalité de Koula ou de Bruno K.; il n’était donc pas nécessaire de l’aborder plus que ça.

Ce roman fut donc une bonne lecture, bien qu’il pâtisse de quelques longueurs et d’un personnage principal qui éclipse les autres.

Drame·Historique·Romance

Poldark T.2 : Au-delà de la tempête, de Winston Graham

TitreAu-delà de la tempête

AuteurWinston Graham

EditionArchipoche

Pages384

Prix7,95€

Résumé1790. Sept ans après avoir regagné son Angleterre natale, Ross Poldark est parvenu à sauver le domaine familial qui périclitait et à relancer l’activité minière. Mais des menaces planent en ce mois de septembre. Une famille de banquiers, les Warleggan, tente de prendre le contrôle de ses affaires, pourtant peu florissantes. Et Ross suspecte son cousin Francis d’être de leur côté pour assouvir sa vengeance.
Ross est dans le même temps accusé d’avoir pillé deux navires qui se sont échoués non loin de chez lui. S’il est reconnu coupable, il risque la mort… Demelza, qu’il avait recueillie puis épousée, se bat pour le défendre. Mais leur amour résistera-t-il à la tempête ?


Mon avis : 

Si vous vous souvenez bien, j’avais été déçue de ma lecture du premier tome. J’en attendais trop et la plume de l’auteur m’avait laissée de marbre, je n’étais pas impliquée dans l’histoire des personnages. J’ai le bonheur de vous dire que ça n’a pas été le cas pour ce deuxième volume, que j’ai adoré !

On retrouve les personnages juste après la fin du tome 1, Demelza et Ross ont leur petite Julia et sont toujours en froid avec les Poldark de Trentwith après le mariage de Verity. Ils vont poursuivre leur route mais Ross devient de plus en plus énervant car il a tendance à n’en faire qu’à sa tête en faveur d’Elisabeth et de lui-même, quitte à ce que Demelza en souffre. Les personnages sont plus développés, on s’attache plus à eux car on a eu le temps de les découvrir un peu dans le volume précédent. C’est une série qui se joue sur la longueur, on s’habitue doucement au style d’écriture, aux personnalités des personnages, à l’univers, ils deviennent peu à peu comme une grande famille.

Contrairement au premier tome, j’ai retrouvé les émotions provoquées dans la série, surtout au décès d’un personnage, dont on a ici plus de détails. J’ai retrouvé le choc, le deuil, mais également l’énervement face aux personnage masculins qui ont l’air de franchement réfléchir avec leur sexe et leur ego plutôt qu’avec leur tête ! 

Enfin bon… il faut croire que l’absence de réflexion des personnages masculins n’a pas su gêner ma lecture plus que ça puisque je meurs d’envie de savoir la suite des aventures de Ross et Demelza ❤

Coup de coeur·Drame·Fantastique·Historique·Jeunesse·Religion·Voyage dans le temps

Yiddish Tango, de Mylène Mouton

TitreYiddish Tango

AuteurMylène Mouton

EditionGulf Stream

Pages288

Prix16€

RésuméÉtienne, 14 ans, violoneux, comme dirait sa nouvelle amie Élisa, occupe la plupart de ses journées à répéter pour la grande audition. À l’approche de Noël, pour faire plaisir à sa Mamé, Étienne se lance à jouer avec son violon un magnifique tango, devant le public conquis de la maison de retraite. Mais l’un d’eux, qu’Étienne a surnommé Furax, en raison de son caractère exécrable et agressif, semble plus touché encore que les autres par la prestation du jeune homme. Si bouleversé qu’il révèle à Étienne l’existence d’un violon maudit, maléfique et dangereux, le plus beau des violons, un Prince !, enfermé dans son grenier. Étienne doit s’en méfier comme de la peste. Délire d’un homme sénile ? L’adolescent, poussé par sa curiosité, met de côté les avertissements du vieillard. Il récupère l’instrument qui va le plonger tout entier dans les heures les plus sombres de l’Histoire.


Mon avis : 

C’est une découverte de la collection Echos de Gulf Stream que j’ai fait avec ce roman, et c’est une très bonne découverte puisque j’ai eu le coup de coeur

Les premières pages suivent Etienne, un adolescent violonniste qui rencontre Elisée, un vieux monsieur grincheux à la maison de retraite. Celui-ci semble le confondre avec un autre et lui parle d’un violon maudit qu’il a conservé chez lui. Etienne va le chercher mais lorsqu’il se met à jouer, il est transporté dans les années 1940, il cherche alors à percer le mystère du violon. Plusieurs éléments m’ont fait apprécier le roman : tout d’abord l’ambiance musicale. J’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être portée par des airs de violon car Etienne est violoniste et y fait souvent référence ou alors il en joue. De plus j’ai pu en apprendre plus sur ce bel instrument qui m’a toujours fascinée par sa beauté physique et auditive. L’autre point fort de ce roman c’est justement ça, l’autrice nous apprend des choses à travers son histoire sans que cela semble plaqué sur l’intrigue : on en apprend sur les violons et leur fabrication, mais également sur la culture juive, c’est tout simplement passionnant.

De plus, on a aussi des personnages intéressants car à plusieurs facettes : Etienne est un adolescent parfois doux et gentil, parfois roublard (après tout, il vole le violon quand même !), il se laisse porter par ses instincts et s’il fait des erreurs, il les accepte et tente de les réparer. Quant à Elisée, je me suis petit à petit attachée à son personnage de vieux ronchon, qui n’a jamais pu se pardonner un geste fait dans son enfance. A travers lui, on explore une facette de l’Histoire qu’on connait déjà bien, mais qui reste sensible pour tous.

Mon seul regret ? Que le roman soit si court, j’aurai aimé passer encore du temps avec Etienne, Elisée et l’amie d’Etienne. C’est un livre qui m’a émue, j’ai versé ma petite larme à la fin et je suis ravie qu’il ai été à la hauteur de mes attentes.

Historique·Romance

Acid Summer, de Christophe Lambert

TitreAcid Summer

AuteurChristophe Lambert

EditionMilan

Pages240

Prix14,90€

Résumé : « Trois jours de paix et de musique »
Sur la route de Woodstock, John a rencontré le grand amour. Mais Penelope s’est évaporée au milieu de la foule… Comment la retrouver parmi le demi-million de spectateurs qui assistent au festival le plus mythique de l’histoire du rock ?
Une épopée amoureuse et musicale, dans l’Amérique de toutes les utopies.


Mon avis : 

Aaaah… Woodstock ! Tant de mythe en un festival ! Une ambiance particulière de peace & love qui fait encore rêver aujourd’hui.

L’histoire semble être assez simple : un jeune homme rencontre une fille en allant au festival, il la perd de vue et doit la retrouver. Elle sert surtout de prétexte à un roman d’ambiance sur Woodstock. On y retrouve, outre l’intrigue principale, quelques histoires secondaires qui permettent au lecteur d’en découvrir plus sur les grands personnages et la société de l’époque : les moeurs libertins, la secte de Charles Manson, … Si vous cherchez du sex, drogue et rock n’roll, vous allez être servis dans ce roman ! 

Le personnage de John mène sa quête, sans en être toujours acteur. Il semble se laisser porter par les événements, comme s’il planait sous l’effet de la drogue qui circule en grande quantité sur tout le site. C’est parfois un peu rageant car on aimerait que l’histoire avance un peu plus rapidement. De même, si Pénélope semble prendre son destin en main au début du roman, elle est vite reléguée au rang de demoiselle en détresse et c’est bien dommage… Finalement en terminant ce roman, je me suis rendue compte que je n’en avais rien à faire de leur destin, j’avais vécu, comme eux, une parenthèse hors du temps et j’ai apprécié ça.

Malgré une intrigue principale parfois simpliste (bien qu’elle se révèle être une réécriture de l’Odyssée d’Homère !), ce roman est une réussite en ce qui concerne la retranscription de l’ambiance de ce festival mythique. En ressortant de ma lecture, j’ai été écouter les lives de l’époque sur Spotify pour prolonger un peu la magie.

Déception·Historique·Science-Fiction·Voyage dans le temps

Cité 19 (duologie), de Stéphane Michaka

TitreCité 19

AuteurStéphane Michaka

EditionPocket Jeunesse

Pages368 / 409

Prix16,90€ / 17,90€

RésuméQue faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.


Mon avis : 

Longtemps après tout le monde, je me suis lancée dans cette duologie prêtée par ma gentille Kurel.

Faustine est une jeune fille passionnée par le XIXe siècle depuis que sa mère a disparu douze ans plus tôt. Elle a une tendance à chercher les ennuis et quand son père décède mystérieusement à cause des Illuministes, elle décide de les retrouver et est transportée au XIXe siècle. Mais là des éléments étranges se passent : impossible de savoir en quelle année elle est et elle semble devenir peu à peu un garçon. Etrange n’est-ce pas ? Et ce n’est que le début…

D’après le résumé, je m’attendais à un roman historique et fantastique. Mais que nenni ! On se retrouve dans une duologie tenant à la fois du roman historique et de la science fiction ! Peut-être est-ce parce que je ne m’y attendais pas, ou alors c’est vraiment l’histoire, mais j’ai été un peu déçue par cette série. Je ne dirai rien de plus concernant l’histoire pour ne pas vous spoiler mais j’ai trouvé que plusieurs éléments étaient tirés par les cheveux, rendant les fondations de l’univers un peu bancales. C’est dommage car cette saga avait un gros potentiel selon moi. Peut-être aurait-il fallu qu’elle soit plus longue ? Mais plus longue pour développer l’univers, pas pour les états d’âme des personnages qui ajoutent déjà quelques longueurs au récit. De même j’ai trouvé que certains personnages étaient expédiés un peu trop rapidement et/ou n’avaient pas vraiment d’utilité, comme Vikram ou Morgane. Certes, ils permettent de montrer des aspects différents de l’histoire des femmes ou des zoos humains, mais dans ce cas il aurait fallu les développer un peu plus pour qu’ils ne soient pas présents uniquement comme des prétextes historiques. 

Attention, on pourrait penser que je ne fais que critiquer mais j’ai bien aimé ma lecture. La plume de l’auteur est efficace et si j’ai lu les deux tomes c’est bien parce que j’avais envie de connaître la suite. Je regrette juste le manque de développement de l’univers et de certains personnages quand je vois le potentiel que cette série avait.

Fantastique·Historique·Romance

La force du temps, de Deborah Harkness

TitreLa force du temps

AuteurDeborah Harkness

EditionCalmann-Lévy

Pages463

Prix20,90€

RésuméL’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles  ? 
Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.
À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby’s dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité  : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.


Mon avis : 

J’avais adoré la trilogie All Souls, j’ai donc été aux anges quand j’ai reçu ce livre grâce à Netgalley !

Avertissement pour les personnes intéressées : ce livre est une suite directe de la trilogie All Souls (ma chronique), le lire sans avoir lu la trilogie originale peut s’avérer compliqué… en plus de bien spoiler si vous comptiez la lire après ! 

M’étant refait intégralement la trilogie originale depuis le mois d’avril, j’avais tous les éléments et personnages bien en tête. Je m’attendais à trouver dans ce roman une histoire centrée sur la relation de Marcus et Phoebe, y compris leur rencontre qui n’est que rapidement évoquée dans L’Ecole de la Nuit et Le Noeud de la Sorcière. Il n’en est rien. Comme je le disais en avertissement, il s’agit là d’une suite directe. Si Marcus et Phoebe ont un rôle bien plus important, de nombreux chapitres sont du point de vue de Diana et suivent son évolution avec Matthew en tant que parents. Ce roman tient plus d’une suite à la série que d’un spin-off, et d’un roman sur Marcus plus que sur la relation de Marcus et Phoebe comme évoqué dans le résumé. 

On suit Diana et Matthew en tant que parents, la transformation de Phoebe en vampiresse, et Marcus raconte son passé à Diana en attendant. Je m’attendais à plus de rebondissements, d’aventure, de romance. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture : même si j’ai aimé retrouver Diana et Matthew, je les ai trouvés un peu trop présents, prenant la moitié du livre alors que celui-ci n’est pas annoncé comme une suite mais bien un spin off.

Suivre Marcus dans son évolution, comprendre comment il en est arrivé où il en est aujourd’hui et surtout cette fameuse affaire à la Nouvelle-Orléans était intéressant mais ça manquait d’action. Il n’y avait pas d’enjeu finalement dans ce roman, et en le lisant juste après la trilogie, ça sonne un peu plat. Pour autant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, portée par le style de l’autrice que j’aime toujours autant, et par le plaisir de continuer à arpenter cet univers aux côtés des personnages. J’en attendais juste autre chose et selon moi, ce roman n’est pas à la hauteur de All Souls. 

BD·Drame·Fantastique·Historique·Romance

BD : Le port des marins perdus, de Teresa Radice & Stefano Turconi

TitreLe port des marins perdus

AuteursTeresa Radice & Stefano Turconi

EditionGlénat

Pages320

Prix22€

RésuméAutomne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé…Avec Le Port des marins perdus, Teresa Radice et Stefano Turconi signent un récit intense dans l’esprit des grands romans d’aventure de Stevenson. Un roman graphique au dessin délicat et à la puissance littéraire, qui creuse dans l’âme des protagonistes et des lecteurs. Pour toutes ces qualités, cet album a reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca 2015.


Mon avis : 

Ne vous fiez pas à sa couverture, cette bande dessinée est entièrement en noir et blanc, crayonnée.

Avec des dessins ressemblant à des esquisses tant ils sont fins, les auteurs nous racontent l’histoire de plusieurs personnages : Abel tout d’abord, un naufragé dont on ne sait rien ; les filles du capitaine Stevenson, qui l’accueillent dans leur auberge ; Rebecca, une prostituée rousse qui semble avoir un secret ;  et Nathan, amant de Rebecca et marin au grand coeur. Beaucoup de personnages se découvrent au fur et à mesure que se déroule l’histoire et le lecteur suit cela comme une fresque sur laquelle plane la menace (ou l’espérance ?) du port des marins perdus, un port qui ne se dévoile qu’à certains et que voit Abel.

Le récit est composé de plusieurs parties, chacune introduite par un poème ou une citation qui guide le parcours des personnages. Le tout, avec les dessins crayonnés et l’histoire, donne une ambiance très lente, nostalgique, et quasi magique à cette bande dessinée. J’ai beaucoup apprécié ma lecture pour ça, même s’il est difficile de la dévorer tant cette ambiance peut parfois se révéler lourde et prenante, il faut prendre son temps pour bien la comprendre.

Les personnages sont l’autre point fort de la BD. J’ai particulièrement aimé le personnage de Rebecca, la tenancière du bordel. Je l’ai trouvée tout en finesse, on découvre son histoire au fur et à mesure et elle incarne la mélancolie et le désir de protéger les gens qu’on aime. Les auteurs se sont servis de son personnage et de celui d’Abel pour développer une réflexion autour de ce qu’on ferait si on avait une nouvelle chance dans la vie : de quoi profiterait-on plus ? Que laisserait-on derrière nous ? Cela donne une profondeur encore plus importante à l’histoire et m’a laissée une forte impression qui fait que, des semaines après, j’ai encore cette sensation de profonde mélancolie en pensant au Port des marins perdus.

Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

La trilogie All Souls (Le livre perdu des sortilèges), de Deborah Harkness

TitreLe livre perdu des sortilèges / L’Ecole de la Nuit / Le noeud de la sorcière

AuteurDeborah Harkness

EditionLe livre de poche

Pages840 / 936 / 960

Prix9,70€/tome

RésuméDiana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis : 

Ah cette trilogie… J’ai acheté le tome 1 il y a des années après avoir entendu l’autrice en conférence lors d’un festival, je m’étais jetée sur le tome 2 le jour de sa sortie il y a plus de 5 ans… et je n’avais jamais lu le tome 3 ! En prévision du nouveau roman de l’autrice, qui est un spin off, je me suis donc refait toute la série et je l’ai enfin terminée !

Commençons par l’histoire : une intrigue mêlant magie, Histoire, créatures de la nuit et livre secret ; de quoi ravir mon coeur de bibliothécaire ! Les trois tomes sont bien distincts selon moi : le premier sert à poser le décor et les intrigues, le second se déroule dans le passé et permet le développement des personnages, le troisième est l’apothéose de l’action. C’est une trilogie bien construite qui nous entraine avec Diana et Matthew sur les traces de l’Ashmole 782, un manuscrit censé contenir les origines des sorciers, des vampires et des démons. Manipulations, sociétés secrètes et combats magiques sont au rendez-vous pour emmener le lecteur dans une course folle dont il ressort essoufflé mais heureux du voyage.

Si lors de ma première lecture il y a quelques années, j’avais trouvé le tome 2 un peu longuet, j’ai bien plus apprécié ma lecture aujourd’hui. Les personnages évoluent énormément dans ce volume : Diana prend conscience de sa condition de sorcière, Matthew fait la paix avec ses démons intérieurs, ils mènent leur vie dans un contexte qui les éloignent des pressions extérieures (même si le contexte n’est pas non plus tout rose) et après réflexion, je me demande si ce n’est pas le tome que j’ai préféré. On y découvre en plus, le charme de l’Angleterre élizabéthaine mais également de l’Europe de l’époque, avec ses personnages hauts en couleur comme Christopher Marlowe ou Shakespeare. 

Quant au troisième tome… après des années d’anticipation, je n’ai pas été déçue. Le tout se finit en apothéose. Peut-être quelques clichés de la romance vampirique que je regrette un peu, mais de beaux retournements de situations et un personnage féminin qui mène son monde et sa famille comme elle l’entend et ça ça fait plaisir (même si parfois le comportement surprotecteur de Matthew et l’acceptation de Diana m’ont fait lever les yeux au ciel) ! Point bonus également pour cette saga qui présente des personnages homosexuels sans les stigmatiser : ce sont des couples comme les autres et ça fait plaisir à voir ! 

En bref ? Une saga fantastique et historique qui ravira tous les amateurs du genre et les bibliophiles ; des personnages hauts en couleurs et qui représentent la diversité de notre société ; et une intrigue qui ne s’essouffle pas d’un tome à l’autre !