Aventure·Contemporain·Drame·Historique·Jeunesse

Marche à l’étoile, Helène Montardre

TitreMarche à l’étoile

AuteurHélène Montardre

EditionRageot

Pages381

Prix14,90€

RésuméÀ 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.

 

Mon avis : 

Je connaissais déjà Hélène Montardre car elle avait été une de mes auteurs préférées au collège, j’ai donc été intriguée de la redécouvrir presque dix ans plus tard, avec ce livre, et le remercie Rageot et Netgalley de m’en avoir envoyé l’ebook.

L’histoire s’ouvre en 1854 dans une plantation de Géorgie, Billy est un esclave qui n’a pas connu sa mère et dont la grand-mère d’adoption lui révèle les secrets de sa naissance avant de mourir. Suite à un malentendu, il se voit contraint de fuir la plantation et de partir en direction du Nord, où il ne sera plus considéré comme un esclave. 

Pour resituer un peu l’histoire, en 1854, la guerre de Sécession n’a pas encore eu lieu, les Etats dits du Sud de l’Amérique sont considérés comme esclavagistes et leur richesse repose sur l’emploi d’esclaves noirs africains dans de grandes plantations; les Etats dits du Nord sont opposés à l’esclavage, particulièrement les Quakers, qui sont des protestants pour qui l’esclavage va à l’encontre de leur religion. Quand un esclave s’échappait, son seul espoir était d’aller dans les Etats du Nord, et même jusqu’au Canada, car une loi obligeait les nordistes à rendre les esclaves en fuite retrouvés sur leur territoire. 

J’ai énormément apprécié cette partie du texte pour la façon dont il était écrit. L’auteur a une plume captivante, elle nous plonge aux côtés de Billy dans sa fuite et on découvre avec lui les réseaux qui aidaient les Noirs à fuir l’esclavage, les règles qui régissaient la société de l’époque, la traite négrière,… C’est à bout de souffle qu’on arrive à la fin de son histoire mais pour autant, on a autant eu peur qu’on a ri au cours de l’aventure et j’ai eu de la peine à quitter ce personnage.

Par la suite, on découvre Jason, au XXe siècle, un Afro-américain qui retrouve le carnet de Billy et cherche à savoir si cette histoire est réelle et qui est Billy par rapport à lui. Cette partie est beaucoup plus lente que la première car il n’est pas question d’enjeu vital et d’une société qu’on ne connait pas. Ici, Hélène Montardre  met en place une réflexion que j’ai trouvé très intéressante et à laquelle je n’avais jamais réfléchi : l’importance des racines pour la construction d’une personne et l’impact de la traite négrière sur les afro-américains qui en sont les descendants. Si les descendants d’immigrants américains ont le moyen de retrouver leurs racines, il n’en est pas de même pour les descendants d’esclaves et c’est tout un combat que Jason doit mener. Cette réflexion m’a à la fois ouvert les yeux et mise en colère car j’avais envie de rectifier cette injustice, même si je ne suis pas coupable.

Marche à l’étoile est un roman superbe sur l’esclavagisme, la famille, les racines, l’espoir et le courage. Je ne peux que le recommander et c’est un joli coup de coeur.

Aventure·Coup de coeur·Fantastique·Historique·Romance·Science-Fiction

Firebird 1 : A thousand pieces of you, Claudia Gray

TitreA thousand pieces of you

AuteurClaudia Gray

EditionHarper Teen

Pages384

Prix8,57€

RésuméMarguerite Caine’s physicist parents are known for their groundbreaking achievements. Their most astonishing invention, called the Firebird, allows users to jump into multiple universes—and promises to revolutionize science forever. But then Marguerite’s father is murdered, and the killer—her parent’s handsome, enigmatic assistant Paul—escapes into another dimension before the law can touch him. Marguerite refuses to let the man who destroyed her family go free. So she races after Paul through different universes, always leaping into another version of herself. But she also meets alternate versions of the people she knows—including Paul, whose life entangles with hers in increasingly familiar ways. Before long she begins to question Paul’s guilt—as well as her own heart. And soon she discovers the truth behind her father’s death is far more sinister than she expected.

 

Mon avis : 

Une couverture sublime et une promesse de voyage dans des dimensions parallèles, j’étais obligée de craquer ! Pour ceux qui s’inquiètent, je trouve que le vocabulaire est assez abordable, peut-être pas en première lecture, mais si on a déjà quelques livres en VO derrière soi, c’est tout à fait possible.

Le roman commence après la mort du père de Meg, apparemment assassiné par son apprenti Paul qui s’est ensuite enfui dans une dimension parallèle grâce au Firebird qu’ils avaient fabriqué. Meg, aidée par Théo, un autre apprenti, se lance à la poursuite de Paul dans le but de se venger et de le tuer. Au programme ? Rien de moins qu’un Londres un peu futuriste, et une uchronie de la Russie impériale avec le retour des Romanov ! Et oui, avec ce roman vous allez voyager, découvrir d’autres réalités possibles, et le mieux c’est que ça fonctionne à merveille !

Le voyage inter-dimensionnel est compliqué à aborder en littérature car en tant que lecteur, on est à l’affût de la moindre incohérence. Mais Claudia Gray ne nous laisse aucune prise pour la logique à la recherche de la petite bête. Tout est expliqué en temps et en heure, tout est parfaitement imbriqué, rien n’est laissé au hasard.

Les personnages sont très intéressants car ils ont forcément plusieurs personnalités du fait de leurs « doubles » dans les autres dimensions. J’ai eu une affection particulière pour leur version russe car ça m’a fait penser au dessin animé « Anastasia ». Et cette idée de multiples doubles est intéressante pour le développement de la romance : si Meg tombe amoureuse d’une version, peut-être aimer une autre version du même garçon alors qu’ils sont techniquement tout de même très proches ? C’est une interrogation qui est amorcée et que j’ai hâte de voir se développer ! Les personnages sont si bien campés que la révélation finale m’a surprise de bout en bout, je ne m’y attendais pas du tout !

J’ai tellement aimé ce roman qu’une fois refermé, je me suis empressée de commander la suite, que vous ne devriez donc pas tarder à voir apparaitre sur le blog ! Un joli 18/20.

Aventure·Classique·Historique·Vie quotidienne

L’Île mystérieuse, Jules Verne

TitreL’île mystérieuse

AuteurJules Verne

EditionLe livre de poche

Pages805

Prix7,90€

RésuméL’Île mystérieuse raconte l’histoire de cinq personnages : l’ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l’adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l’aide d’un ballon, mais échouent sur une île déserte qu’ils baptiseront l’île Lincoln. Après avoir mené une exploration de l’île, ils s’y installent en colons mais quelque chose semble veiller sur eux : qui ? quoi ? comment ? et pourquoi ? Comment vont-ils survivre entre la vie sauvage et les personnes qui les entourent.

Mon avis : 

Il y a deux ans, j’avais lu et adoré « Vingt mille lieues sous les mers » avec le fameux capitaine Nemo. Quand on m’a dit qu’il y avait un lien avec « L’île mystérieuse », je n’ai pas résisté et j’ai acheté et commencé ce livre dans la foulée…pour l’abandonner à 250 pages…et ne le reprendre que maintenant !

Bon déjà pourquoi l’ai-je abandonné en premier lieu ? Parce qu’après les débuts excitants de la découverte de l’île et de l’organisation de la survie (environ 130 pages), il y a près de 150-200 pages où il ne se passe pas grand chose, tout est très descriptif et il n’y a plus d’enjeu de survie car nos naufragés se contentent juste d’améliorer le confort de leurs installations. Ce n’est que vers la moitié du roman que le tout repart avec des attaques d’animaux, des pirates, des naufragés,... Passé cette partie un peu longuette j’ai donc dévoré le reste du roman en deux jours !

Avec ce roman on refait toute l’histoire des inventions humaines en quelques jours et on comprend comment on en est arrivé là. C’est un peu un Robinson Crusoé accéléré : nos héros redécouvrent l’électricité, les vêtements, la poterie, l’élevage, la fabrication de bateau etc en moins de 5 ans ! Evidemment si vous n’aimez pas les descriptions je ne vous recommande pas ce livre car Jules Verne en est friand. On sent que ça le passionne d’expliquer comment les choses fonctionnent, on a des détails chimiques et physique sur la fabrication des choses. Je n’ai pas grand chose à dire sur l’action car comme vous le voyez, une majeure partie du livre est constituée de la survie et ce serait donc vous spoiler la deuxième moitié et ce serait dommage.

Toujours est-il que c’est un très bon roman d’aventures, et qu’il m’a donné envie de lire « Les enfants du capitaine Grant » qui apparemment y est lié. Un joli 15/20.

Aventure·Fantastique·Fantasy·Historique·Polar

Le Paris des Merveilles 1 : Les enchantements d’Ambremer, Pierre Pevel

TitreLes enchantements d’Ambremer

AuteurPierre Pevel

EditionBragelonne

Pages384

Prix17,90€

RésuméÀ première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Mon avis : 

Près d’un an après l’avoir acheté, je me suis enfin lancée dans ce premier tome qui promettait de me faire voir Paris différemment, et c’est une réussite !

Les quelques 50 premières pages ont été un peu difficiles car Pierre Pevel a un style très descriptif et on suit plusieurs personnages sans forcément comprendre le lien entre eux. On découvre un Paris du début du XXe siècle, mais plein de magie, les fées et les gnomes font partie du quotidien et mon dieu que cet univers est fantastique ! Pierre Pevel a clairement réussi à me faire rêver et à me faire aimer Paris alors même que c’est une ville où je ne voudrai jamais vivre. Cet univers est surement le plus gros point fort de ce livre, le second point fort est certainement l’histoire, l’enquête menée par nos personnages.

Si vous cherchez un bon polar qui ne terrorise pas et se mêle au fantastique, ce premier tome est fait pour vous. Nos personnages se retrouvent embarqués dans une enquête et une série de meurtres liés au monde des fées qui côtoie le notre. Mais cette enquête nous fait aussi découvrir les liens entre Griffont et Isabel de Saint-Gil. Un magicien et une ancienne fée, chacun avec un caractère bien trempé et qui ne peuvent s’empêcher de s’aimer autant qu’ils se détestent, croyez-moi ça fait des étincelles ! On ne peut qu’aimer la ténacité de ces deux personnages, le roman est ponctué de petites notes d’humour de leur part et de celle d’Azincourt, le chat volant et parlant de Griffont.

Je n’ai qu’une hâte, me plonger dans le second tome pour retrouver cet univers si bien mené et la plume de Pierre Pevel qui s’est révélée captivante ! Un joli 18/20 !

Adaptation·Biographie·Film VS Livre·Historique

Film VS Livre : Geisha

Il y a quelques temps maintenant, je me suis enfin lancée dans la lecture de « Geisha » d’Arthur Golden, qui a été adapté en film sous le titre de « Mémoires d’une geisha » que j’ai donc regardé dans la foulée.

 

Le livre :

Pour avoir un résumé, une fiche détaillée et mon avis sur le livre, je vous renvois à ma chronique ici ! 🙂

 

Le film :

 

 

Titre : Mémoires d’une geisha
Réalisateur : Rob Marshall
Acteurs principaux : Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Ken Watanabe, Koji Yakusho
Bande d’annonce :  

Dès le début j’ai été séduite de retrouver des acteurs que j’avais beaucoup apprécié dans le film « Tigre et Dragon » (un de mes films préférés). L’esthétisme du Japon du début du XXe siècle est là et on est dépaysé dès les premières minutes du film, plongé aux côtés de deux petites filles, dans l’univers mystérieux des geishas. Ce que je peux reprocher au film est peut-être sa lenteur et son manque d’action durant une grande partie mais c’est tout le propre des films historiques qui ne comportent pas de grandes batailles. Pour autant, on ne s’ennuie pas, même si le film est très long (plus de 2h il me semble).

Les acteurs sont tout en retenue, ce qui correspond à l’univers dans lequel ils évoluent et c’est un plaisir à voir. On ne peut nier que le film est un grand film, qui reste en mémoire, tant par son esthétisme que par son histoire et le jeu de ses acteurs (je déplore juste les retrouvailles de fin qui me semblent un peu clichées). Tout est en suggestion, même les scènes d’amour ou la guerre, comme pour respecter la culture japonaise qui est très à cheval sur les apparences.

LIVRE VS FILM :

Je dois dire que c’est une superbe adaptation, fidèle sur de nombreux points : esthétique, historique, les personnages, l’intrigue, les sentiments,…

Les acteurs sont très bien choisis pour les rôles qu’ils incarnent, Michelle Yeoh est parfaite dans le rôle de grande soeur que tient Mameha, elle a une douceur qui la fait très bien correspondre à l’image que je m’en étais faite. Quant à Zhang Ziyi, ne serait-ce que par la couverture du livre, elle incarnait pour moi Sayuri. Elle est très belle et elle a un coté inaccessible que je voyais bien à notre geisha.

Je déplore par contre l’absence d’explications quant aux enchères liées au mitzuage de Sayuri, j’avais trouvé ça très intéressant dans le roman car c’était un événement propre à l’univers des geishas et ç’aurait été intéressant de le voir à l’écran pour développer cet univers. Je déplore aussi la scène de fin : dans le livre, on demeure dans la retenue qui ont caractérisé les personnages tout au long de l’histoire, dans le film ils se lâchent totalement et je trouve que ça a un côté un peu ridicule après plus de deux heures à les voir dignes et à placer l’honneur au-dessus de tout.

Hormis quelques éléments oubliés qu’il aurait été intéressant de voir dans le film, je dois bien avouer que celui-ci est une très bonne adaptation que je ne peux que recommander !

 

Aventure·BD·Biographie·Contemporain·Déception·Drame·Historique·Témoignage

Les esclaves oubliés de Tromelin, Sylvain Savoia

 

TitreLes esclaves oubliés de Tromelin

AuteurSylvain Savoia

EditionDupuis

Pages120

Prix20,50€

RésuméL’île des Sables, un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là… À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une « cargaison » d’esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l’équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce « fait divers » sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN)a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et à survivre, en dépit de tout. L’archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d’une expédition d un mois sur Tromelin.

 

 

Mon avis : 

Pour ce second « Lundi BD » je vais vous parler d’une BD pour laquelle j’ai un avis mitigé mais que je trouve intéressante du point de vue scénaristique.

En fait cette bande dessinée se base sur une double narration : celle de l’équipe archéologique dépêchée sur l’île Tromelin, et celle d’une esclave qui a vécu sur cette île quelques siècles auparavant. Il me semble également que cette BD a été réalisée à l’occasion d’une exposition au Musée du Château de Nantes sur la traite négrière. Personnellement je me suis ennuyée lors des passages à notre époque mais je trouve cette idée de double narration très intéressante, notamment pour des étudiants car elle montre tout le travail archéologique qui a pu être mené pour découvrir la vérité et retracer l’histoire de ces esclaves noirs abandonnés sur l’île Tromelin pendant près de 15 ans !

Cette histoire est tout simplement incroyable et je vous invite vivement à vous renseigner dessus. En tout cas, j’ai personnellement beaucoup aimé la découvrir à travers les yeux d’une jeune fille esclave qui a été une des dernières rescapées et a ainsi pu témoigner. Ca permet une immersion totale dans cette histoire et un autre point de vue que celui des blancs. On y voit ainsi l’horreur de la traite négrière, les injustices raciales, mais également l’amour, le courage et la volonté de s’en sortir.

Les dessins sont assez réalistes, ce que je trouve bien pour traiter un événement historique aussi difficile et puissant. Ca accentue certains aspects et permet également de mieux s’immerger dans l’histoire. On a une mise en page assez différente entre les passages historiques et les passages archéologiques. Les événements historiques prennent l’aspect d’une bande dessinée classique, tandis que les planches qui retracent la recherche archéologiques n’ont que peu de dialogues et juste des encarts explicatifs au dessus. C’est un style que j’apprécie moins et qui a peut-être participé à mon appréciation mitigée, voire déçue, de la BD. Pour moi c’est un 14/20.

Aventure·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

Outlander 5 : La croix de feu, Diana Gabaldon

TitreLa croix de feu

AuteurDiana Gabaldon

EditionJ’ai Lu

Pages1533

Prix17€

Résumé : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

Mon avis :

Environ un an après la lecture du quatrième tome, je me suis lancée dans ce cinquième volume en compagnie que mon adorable Kurel fait une pause, et je dois dire que j’étais contente de retrouver Jamie et Claire ❤

Claire et Jamie sont maintenant en Amérique depuis environ trois ans, Brianna et Roger sont sur le point de se marier tandis que le petit Jemmy va sur ses deux ans tranquillement. On les retrouve à un gathering (rassemblement d’écossais immigrés) en Caroline du Nord et sur le point de célébrer les mariages de Brianna et Roger, et de Duncan et Jocasta (la tante de Jamie). Pour le contexte historique, nous sommes en 1771, et quelques manifestants, appelés les « Régulateurs » causent des troubles que Jamie est chargé de réprimer en mettant une milice sur pied. Les temps sont tendus puisque les Régulateurs sont des connaissances des membres de la milice et il s’agit donc de réprimer des amis. Au milieu de tout ça plane encore la menace de Stephen Bonnet, pirate infâme qui veut mettre la main sur Brianna et Jemmy.

Maintenant que ce petit contexte est posé, qu’ai-je pensé de ce pavé de plus de 1500 pages ? Et bien malheureusement, comme pour le quatrième tome, je l’ai trouvé assez inégal. La première partie (disons les 800 premières pages) a été ardue, j’avançais lentement, intéressée mais pas passionnée par l’histoire comme ça avait pu être le cas pour les tous premiers tomes. Ce n’est qu’aux environs des 800 pages que j’ai commencé à tourner les pages plus vite, jusqu’à les lire en 2 jours (alors que le début m’avait pris 10 jours).

Je pense que j’ai moins apprécié le début du fait des événements historiques qui étaient un peu compliqués à comprendre (que revendiquent les Régulateurs ?), et l’impression que ça tournait en rond parfois, les dangers n’en étaient pas vraiment. Au contraire dans la seconde moitié du livre, les personnages sont vraiment en danger et ça se ressent ! On tremble pour eux, on est soulagés ensuite s’ils s’en sortent, et c’est ça que j’aime tellement dans Outlander !

Jamie et Claire ont bien vieilli, ils ont maintenant la cinquantaine et j’ai apprécié que l’auteur le montre dans le roman, elle n’hésite pas à dire qu’ils sont fatigués, qu’ils ont des cheveux blancs. Quant à Roger et Brianna, ils prennent d’avantage de place, comme pour prendre la relève à la fois dans leur vie mais aussi dans le coeur des lecteurs.

La saga reste donc toujours bonne, mais je déplore le fait que les tomes soient aussi inégaux dans leurs contenus, et l’impression que j’ai de tourner de plus en plus en rond. Ce tome reste tout de même intense à lire et les révélations sont présentes, c’est donc un 15/20.