Contemporain·Drame·Dystopie·Homosexualité·Romance·Vie quotidienne

Et ils meurent tous les deux à la fin, Adam Silvera

TitreEt ils meurent tous les deux à la fin

AuteurAdam Silvera

EditionCollection R

Pages414

Prix17,90€

Résumé » Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? « 

Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour fi nal. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

 

Mon avis : 

J’avais vu des avis mitigés sur ce titre, notamment sur le fait que ce n’était pas le meilleur livre de l’auteur, aussi je n’en attendais pas grand chose, ce qui m’a permis d’être agréablement surprise.

On suit Mateo et Rufus dans un futur où une société a le pouvoir de prévenir les gens par un coup de téléphone entre minuit et trois heures du matin, du fait qu’ils vont mourir dans la journée. Mateo est un adolescent qui vit seul depuis que son père est dans le coma, il a toujours eu peur de tout et n’a donc jamais rien fait pour ne pas courir de risques. Quant à Rufus, il a vu sa famille mourir dans un accident de voiture et a été recueilli en famille. Quand ils reçoivent l’appel, ils décident tous deux de se rendre sur l’application Dernier Ami pour trouver quelqu’un avec qui passer leur dernière journée, quelqu’un qui ne passera pas son temps à le pleurer car ils vivent la même chose.

J’ai beaucoup apprécié chacun des personnages. Mateo vit une réelle évolution tout au long de cette dernière journée. Il s’efforce de vivre en vingt-quatre heures (ou moins), l’équivalent de tout ce qu’il aurait du vivre auparavant. Il est touchant dans sa manière de tout vouloir mettre en ordre, de faire les choses bien, mais également d’être résigné. Rufus a une évolution moins marquée. Caïd de cité, le trait est parfois même trop forcé avec l’emploi de « wesh » comme une ponctuation de phrase. Endurci par la vie, il n’a eu de cesse de jouer un rôle et se retrouver mis à nu face à Mateo.

Le sujet du livre est extrêmement intéressant et la réflexion est bien amenée. A quel point aimerait-on savoir qu’on va mourir ? Si on avait ce pouvoir, on pourrait alors faire tout et n’importe quoi en attendant car on saurait qu’on ne mourrait pas ce jour-là ? L’auteur prend le temps de nous raconter quelques histoires en parallèle, à l’aide d’autres points de vue, commençant tous par la réception ou non de cet appel fatal. C’est à la fois fascinant et pervers de voir que quelque soit la décision que prennent les personnages pour échapper à la mort, elle les rattrape toujours d’une manière ou d’une autre. Le contexte et la narration sont vraiment les points forts de ce livre.

En effet, si les personnages principaux sont intéressants, je ne peux pas en dire autant de leur romance qui semble presque trop rapide. Jusqu’au bout je les aurais plutôt vus comme des amis-amoureux, quelque chose entre les deux, plutôt que comme les protagonistes d’une vraie passion faite pour durer. En fait, ils n’ont pas besoin d’étiquette qui range leur relation dans une case, elle est parfaite en elle-même et n’a pas besoin de définition. 

Drame·Historique·Homosexualité·Romance

Le grand vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille

Titre : Le grand vizir de la nuit

Auteur : Catherine Hermary-Vieille

Edition : L’Archipel

Pages : 264

Prix : 19€

Résumé : Au soir de sa vie, Ahmed se souvient. Après tant d’années, le temps est venu pour le vieux mendiant de conter l’histoire de son maître Djafar al-Barmaki, jadis condamné à la mort et à l’oubli.
Trop souvent, il est passé sans rien dire devant la dépouille du proscrit, cet homme qu’il aima passionnément. Mais qui se souvient encore, en ce milieu du IXe siècle, du grand vizir Djafar, favori du calife Haroun al-Rachid, et de sa brutale disgrâce ? On dit qu’il offensa le souverain en consommant son mariage avec la princesse Abassa. Mais cet amour méritait-il la mort ? Le calife était-il donc jaloux… de sa sœur ? Ou soucieux de soumettre l’ambitieux Djafar ?
À Bagdad, sur la grand-place des artisans, Ahmed se dresse. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va ressusciter le passé de la ville d’or. Inspirée par la légende des vizirs barmakides, cette histoire d’amour et de mort aux couleurs de miniature persane ressuscite la splendeur de l’Empire abbasside, comme le ferait un conte des Mille et une nuits.

Mon avis :

J’ai toujours eu une passion pour les Mille et Une Nuits et j’étais intriguée par ce côté de ce roman.

On a ici un schéma narratif classique de la tragédie. Les héros ne peuvent être ensemble pour X raisons (en l’occurrence l’amour malsain d’Haroun pour Djafar) mais ne peuvent s’empêcher de succomber au désir et se faisant, entraine leur perte. Dès le début du roman, on sait comment ça va finir, on sait que Djafar va mourir, tué par Haroun, pour un crime qui ne méritait pas la mort. Pour autant, on ne peut s’empêcher de lire et d’écouter Ahmed raconter  son ancienne vie et par là-même, celle de son maître qu’il a toujours aimé, Djafar.

Le personnage d’Ahmed est extrêmement touchant, c’est le seul personnage qui aime vraiment dans cette histoire. Car Haroun désire Djafar mais en cela il est égoïste car il ne le veut que pour lui, Djafar sait l’amour que lui portent Ahmed, Haroun, Amina et Abassa mais ne peut s’empêcher de les blesser, croyant que leur amour supportera tout, et Abassa aime Djafar pour ce qu’il représente pour son frère. Ahmed est le seul à aimer sans conditions, du début à la fin, dans la joie et dans l’adversité.

La narration est effectivement proche de celle des Mille et Une Nuits. On retrouve la narration arabe qui est très particulière. Très lente, pleine de descriptions et de métaphores, avec une insistance sur la magnificence. Pour apprécier ce roman, il ne faut pas être pressé. Cela peut même mettre un peu de temps avant d’enfin s’intéresser à l’histoire. C’est une plume qui se déguste, qui peut rebuter au début, mais qu’on apprécie comme une vieille amie à la fin.

Avec la narration et l’histoire, c’est un pan de l’histoire arabe qui est dévoilée. C’est également une culture, où la polygamie est de mise et où les femmes doivent cacher le bas de leur visage devant les hommes. C’est « la magie des nuits d’Orient » comme dit le marchand au début d’Aladdin, et on ressent avec force toute la beauté et la cruauté de cet univers.

C’est un roman intéressant, que j’aurai peut-être plus apprécié à un autre moment, mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture quand je me suis habituée à la narration.

Bien-être·Contemporain·Drame·Historique·Homosexualité·Religion·Seconde guerre mondiale

Le goût sucré des souvenirs, Beate Teresa Hanika

Titre : Le goût sucré des souvenirs

Auteur : Beate Teresa Hanika

Edition : Les Escales

Pages : 272

Prix : 19,90€

Résumé : Elisabetta Shapiro, 80 ans, vit seule dans sa maison familiale au cœur de Vienne. De son enfance, elle a conservé des dizaines de pots de confiture d’abricot. Tous sont soigneusement étiquetés et indiquent l’année de leur fabrication. Véritable madeleine de Proust, la confiture fait immanquablement jaillir les souvenirs : les jours tranquilles rythmés par les chants de sa mère, Franz, le voisin dont elle était follement amoureuse, ses grandes sœurs qu’elle jalousait secrètement. Et puis la montée du nazisme dans les années 1930, l’arrestation de toute sa famille par les SS, la solitude et la perte des repères.
Quand Pola, une jeune danseuse, emménage chez la vieille dame, ses habitudes sont chamboulées. D’autant plus que Pola lutte elle aussi contre ses propres démons.
Malgré leurs différences, les deux femmes vont peu à peu se rapprocher et nouer des liens plus forts qu’elles ne l’auraient imaginé.

 

Mon avis :

Je n’ai pas lu « Un goût de cannelle et d’espoir » de Sarah McCoy auquel ce livre est comparé, mais j’en ai entendu tant de bien que ça m’a intriguée et de ce fait j’étais contente de le recevoir, je remercie donc la maison d’édition et NetGalley pour cet ebook.

Je l’ai commencé en attendant beaucoup de ce texte, en souhaitant avoir une histoire claire, à base de souvenirs, sur la Seconde Guerre Mondiale, de même pour la relation entre Elisabetta et Pola. Mon problème a été que pendant plus de 20% du livre, j’étais perdue… Ca a été mieux quand j’ai lu une chronique expliquant un peu l’histoire, mais même ensuite, il me fallait être extrêmement concentrée pour bien suivre ma lecture. Tout ceci car l’histoire est très souvent suggérée. L’homosexualité de Pola est suggérée, la rafle qui emporte la famille d’Elisabetta est suggérée, leur relation même est suggérée. Rien n’est dit clairement et ça m’a complètement perdue.

Tout étant suggéré, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et à entrer dans l’histoire, j’avais l’impression de n’avoir rien à me raccrocher. Pourtant, le roman n’est pas mauvais, loin de là. L’écriture est très belle, poétique, toute en mélancolie et nostalgie. Les relations sont complexes et le message autour du pardon est beau. Je ne m’attendais juste pas à ça et ça a un peu gâché ma lecture car malgré le petit nombre de pages j’ai eu l’impression de la traîner.

En revanche, j’ai beaucoup aimé l’ambiance du livre et les thèmes abordés. Beate Teresa Hanika met en place une ambiance lourde et sucrée comme les abricots qui sont le fil rouge de l’histoire. Elle retrace, à travers les souvenirs de nos personnages, qui s’alternent en même temps que les chapitres, la vision des juifs par la société, que ce soit en 1945 ou en 2014. C’est un thème très intéressant car ça montre que le nazisme existe et est encore présent de nos jours. C’est un sujet que je n’avais encore jamais vu abordé en littérature et j’aurai même aimé qu’il soit plus développé car finalement ce n’est, encore une fois, que suggéré par le livre.

C’est donc bien une lecture en demi-teinte, malgré des thèmes et une histoire intéressante ainsi qu’une jolie plume, le tout est trop survolé pour moi et m’a perdu à force de vouloir faire trop en finesse.

Aventure·BD·Comédie·Fantasy·Homosexualité·Young Adult

Nimona, Noëlle Stevenson

Titre : Nimona

Auteur : Noëlle Stevenson

Edition : Dargaud

Pages : 272

Prix : 19,99€

Résumé : Nimona est une jeune fille impétueuse qui a le chic pour la bagarre, les plans diaboliques et le chaos en règle générale. Elle a le don de changer d’apparence, ça aide (surtout quand elle se transforme en dragon) ! Lord Ballister Blackheart est l’homme le plus célèbre du royaume : cantonné dans le rôle de méchant, il veut rétablir la vérité et prouver à tous que sir Goldenloin et ses potes du ministère ne sont pas les héros qu’on croit. Ensemble, ils mènent une vendetta impitoyable et explosive.

 

Mon avis :

J’en avais beaucoup entendu parler il y a trois ans, sur les chaînes Youtube américaines, quand je l’ai vu à la médiathèque, je n’ai donc pas pu résister. Cette BD est issue d’un web-comic, c’est-à-dire qu’elle a commencé par être publié chaque semaine sur un blog, et qu’elle a donc évolué en accord avec son public.

Si j’avoue ne pas être très fan des illustrations, j’ai en revanche vraiment apprécié l’histoire. Déjà, j’ai adoré que le personnage principal soit une fille, ronde, un peu punk et surtout très badass ! Nimona, c’est une jeune fille violente, qui a le pouvoir de se transformer en n’importe quel être vivant, et qui est sans concessions. Elle va jusqu’à s’incruster chez Lord Ballister Blackheart pour être son apprentie et l’aider à être un vrai méchant. Mais le Lord n’est finalement pas si mauvais que ça, car après tout il y a deux côtés à chaque histoire et ceux qui désignent les hors-la-loi ne sont pas forcément les gentils.

En fait tout dans cette BD montre que rien n’est tout noir ou tout blanc, et c’est ce que j’ai apprécié. Elle renverse les clichés, est pleine d’inventivité et démontre la manipulation de l’opinion de manière très intelligente. De plus : enfin une histoire qui ne finit pas en romance, la relation de Blackheart et de Nimona s’apparentant plus à une relation père-fille. De ce fait, les personnages évoluent différemment et ça n’en est que plus touchant.

Je plussoie cette BD qui sort des sentiers battus et regorge d’originalité, c’est une jolie découverte !

Aventure·Biographie·Drame·Historique·Homosexualité·Polar·Western

Frog Music, d’Emma Donoghue

Titre : Frog Music

Auteur : Emma Donoghue

Edition : Le livre de poche

Pages : 576

Prix : 8,30€

Résumé : À l’été 1876, la ville de San Francisco suffoque sous une chaleur accablante. Dans un saloon, en lisière d’une voie ferrée, un coup de feu retentit. Blanche Beunon échappe de justesse à la mort qui n’épargne pas son amie Jenny Bonnet, fauchée sur le coup. Inconsolable, Blanche, une danseuse de burlesque française, met tout en œuvre pour conduire le meurtrier de Jenny devant la justice. Les événements qu’elle s’efforce de recomposer impliquent tout un monde d’indigents au désespoir, de souteneurs, d’enfants perdus… Peu à peu, elle découvre les secrets de Jenny.

 

Mon avis :

J’avais à la base eu ce roman gratuitement en anglais lors de la braderie de la Bibliothèque Anglophone, mais quand je l’ai vu en français à la médiathèque où j’ai fait mon stage, je me suis dit que c’était l’occasion de sortir cette histoire de ma PAL, quitte à la redécouvrir en VO plus tard. Grand bien m’en a pris, car je pense que le vocabulaire aurait été trop compliqué pour moi en anglais !

L’histoire, c’est de Blanche, et un peu de Jenny. Dont on découvre dans la postface qu’en réalité elles ont toutes deux bel et bien existé (je le dis car je me doute que beaucoup ne lisent pas les postfaces), ce qui ne les rend que plus touchantes. Blanche est une danseuse de cabaret, qui vit avec Arthur son « homme » et l’ami de celui-ci, elle a également un enfant déposé en nourrice mais elle ne sait rien de lui. Nous sommes à San Francisco, au XIXe siècle, et c’est Jenny, une jeune travestie, qui va être le grain de sable qui changera totalement la vie de Blanche.

A partir du moment où elles se rencontrent, Blanche commence à remettre sa vie en question, et notamment sa relation avec Arthur, et le dépôt de son bébé chez quelqu’un dont elle ne sait rien. A travers son histoire, on en apprend plus sur l’histoire des femmes à cette époque, sur les « fermes à bébés », le monde du cabaret, les relations libres,… C’est passionnant et je me suis rapidement retrouvé emportée par l’action et la narration.

Car c’est une narration double. On commence par le meurtre de Jenny sous les yeux de Blanche, puis pendant quelques chapitres on retourne en arrière pour découvrir ce qui s’est passé avant ce meurtre; puis on revient au présent où Blanche essaie de traduire l’assassin en justice. Le roman est un incessant va-et-vient entre passé et présent et on se prend au jeu de l’enquête pour trouver le meurtrier et pour découvrir qui était vraiment Jenny.

Au rythme des chansons country, des découvertes de Blanche, on tremble et on sue dans le vieux San Francisco. C’est un roman qui m’a transportée et que je recommande fortement !

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Harcèlement·Homosexualité·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

La lune est à nous, Cindy van Wilder

Titre : La Lune est à nous

Auteur : Cindy van Wilder

Edition : Scrinéo

Pages : 352

Prix : 17,90€

Résumé : Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire et complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube  » Les Trois Grâces  » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est qu’ils sont en surpoids, et que le monde le leur fait bien payer. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se comprennent instantanément. Et décident de réagir – chacun à sa manière. L’habit ne fait pas le moine, dit-on… Ni Max ni Olivia ne s’attend aux défis qu’ils vont rencontrer. Et si l’aiguille de la balance n’était pas le seul challenge ? Et s’il était possible de décrocher la lune, même après être tombé à terre… ?

 

Mon avis :

Si vous cherchez un concentré de bonne humeur, de body-positivity et de diversité, lisez ce livre.

On y suit alternativement Olivia et Max, ainsi que l’association dont ils font partie. A eux deux on a déjà des personnages qui font partie de ce qu’on appelle la diversité : Max est gros, homosexuel; Olivia est grosse, noire et possiblement asexuelle. La diversité ? On est en plein dedans ! Outre la diversité des personnages, c’est également une grande diversité de problèmes que Cindy aborde : le cyber-harcèlement, la grossophobie, l’homophobie, le deuil, l’adoption, le divorce, le bénévolat,…C’est presque si on ne se dit pas que ça fait trop pour un seul livre.

L’histoire, c’est celle de Max et Olivia, tous deux rejetés, qui se rencontrent fortuitement quand Olivia se fait insultée pour s’être montrée en maillot de bain en public lors d’une séance photo pour son compte Instagram, Curvy Grace. L’amitié leur tombe dessus comme un coup de foudre et ils vont se relever et affronter les problèmes, ensemble. Car suite à son implication dans une chaine Youtube, Olivia va subir un cyber-harcèlement énorme et immonde.

Je ne veux pas en dire plus sur les personnages ou l’histoire car finalement je crois que le fait d’en savoir aussi peu a aidé à mon appréciation de ce roman. Je n’avais pas d’attentes et ça m’a permis de me laisser totalement emporter. Tout ce que je peux vous dire c’est que jamais un livre ne m’avait autant donné envie de danser, de sauter partout, de m’assumer et de le crier au monde, à ce point quand je l’ai refermé. Attention tout de même aux âmes sensibles (notamment les plus jeunes), il y a des scènes difficiles, des mots durs et crus; mais finalement on en ressort avec la patate !

Aventure·Fanfiction·Fantastique·Fantasy·Homosexualité·Jeunesse·Romance·Young Adult

Carry On, Rainbow Rowell

Titre : Carry On

Auteur : Rainbow Rowell

Edition : Griffin/PKJ

Pages : 384/585

Prix : 9,83€/18,90€

Résumé : Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l’évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu’il se trouve à l’école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n’a rien, mais vraiment rien de l’Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue…

 

Mon avis :

Après avoir adoré Fangirl, j’étais dévorée par l’envie de découvrir sa fanfiction des aventures de Simon Snow dans Carry On. Le problème ? J’en attendait surement trop.

On commence Carry on, comme si c’était le huitième tome d’une série qui s’apparente à Harry Potter sans vraiment l’être. On entre donc dans un univers déjà bien établi, nos personnages ont déjà une histoire commune, ils ont vécu des épreuves auxquelles il est régulièrement fait référence,… Il est nécessaire de s’adapter à cet univers et c’est là où j’ai eu du mal sur la première partie du roman. L’univers est si proche d’Harry Potter que je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les ressemblances, et ce faisant, je n’arrivait pas à entrer dedans.

On suit Simon Snow, l’Elu, qui entame sa dernière année à l’école de sorcellerie, sous la tutelle du Mage, une sorte de Robin des Bois qui lutte contre les Familles qui veulent reprendre le pouvoir. Mais Simon ne pense qu’à deux choses : sa petite amie Agatha est amoureuse de son colocataire Baz et l’a quittée pour lui; et Baz, qui est un vampire, a disparu depuis la rentrée !

Le problème, c’est aussi que dans Fangirl, Cat insistait beaucoup sur la relation entre Simon et Baz…quelle frustration de ne pas voir Baz pendant un quart du livre ! J’attendais tellement cette relation de haine/passion que finalement je pense que je ne voulais lire que ça et c’est pour cela que je n’ai réellement apprécié le livre qu’à partir de la deuxième partie. Pour l’histoire en général, je dois avouer que j’avais deviné la fin depuis le début, c’était tellement prévisible. Mais Rainbow Rowell a le mérite de poser des questions fondamentales sur le bien et le mal, le fait que les deux soient liés,…

Et si Baz m’a plu pour son côté vampire inaccessible, froid, un peu arrogant; je ne peux pas en dire autant pour Simon qui, comme Harry Potter, m’a ennuyée avec ses jérémiades interminables ! Heureusement que comme dans la saga de notre sorcier préféré, il y avait son acolyte (Hermione/Pénéloppe) et sa némésis (Draco/Baz) !

Je suis ressortie du roman mitigée, j’ai dévoré la fin mais la première moitié du roman m’a semblé bien trop longue pour m’accrocher.