Drame·Homosexualité·Jeunesse·Contemporain·Coup de coeur·Harcèlement

54 minutes, Marieke Nijkamp

Titre : 54 minutes

Auteur : Marieke Nijkamp

Edition : Hachette

Pages : 304

Prix : 15,90€

Résumé : 10 h 08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !
10 h 09 – SYLVIA
Tyler est revenu.
10 h 11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !
10 h 27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.
10 h 30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Mon avis :

Après deux ans à loucher dessus en VO, imaginez ma joie de le voir proposé en français sur NetGalley !

Hors de l’école : Claire son ex, et le frère de Sylvia. Dans l’auditorium, en otage : Autumn la soeur de Tyler, et Sylvia la petite amie d’Autumn. Tyler ? C’est le tireur, le preneur d’otage. Celui qui pendant 54 minutes (2 minutes par chapitre), va sélectionner soigneusement ses victimes et en fera trente-neuf. Jusqu’à la fin, on ne sait pas qui s’en sortira et qui y laissera la vie.

J’ai rarement lu un roman aussi poignant, crève-cœur, qui me laisse dans un profond état de déprime après. Pourquoi ? Parce que pendant tout le livre, on vit cette fusillade de l’intérieur. La peur de ceux qui sont dans l’auditorium et celle de ceux qui sont dehors et ne savent pas ce qu’il se passe est horrible. Il faut avoir le coeur bien accroché car Marieke Nijkamp ne nous épargne rien. Et tout au long de cette prise d’otages, on découvre nos personnages et surtout Tyler.

Tyler c’est un jeune homme révolté contre beaucoup de choses, mais surtout contre la ville entière qui a abandonné sa famille alors qu’elle sombrait suite à la mort de sa mère et à l’alcoolisme de son père. Et contre sa soeur, Autumn, qui voulait être danseuse mais qui surtout, est homosexuelle. Une chose que Tyler juge contre-nature et qui jouera beaucoup dans ses choix de meurtres.

A côté, nous avons Autumn et Sylvia, deux jeunes filles amoureuses, qui vivent cachées car l’homosexualité n’est pas encore vraiment acceptée. Chacune perdue dans ses problèmes, elles se soutiennent tant bien que mal avec l’espoir d’un jour quitter cette ville qui leur a fait tant de mal : Autumn frappée par son père, Sylvia obligée de voir sa mère dépérir à cause d’Alzheimer. 

Mais il y a aussi Claire, l’ex de Tyler qui ne comprend pas pourquoi elle n’a rien vu. Et le frère de Sylvia, terrorisé pour sa soeur. Et Matt, le petit frère handicapé de Claire. Et Asha, une amie de Sylvia. Et la petite soeur d’Asha. Et pleins d’autres élèves, qui de part et d’autre des murs du lycée, vivent cette horreur et espèrent. A travers eux, Marieke Nijkamp représente les espoirs des adolescents, les liens qui unissent chacun même s’ils semblent ne pas exister, mais aussi le fait que tout peut s’arrêter, l’incrédulité que de tels actes engendrent…

Ce roman c’est un coup de poing magistral, un coup de coeur, un coup de foudre.

Aventure·Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Jeunesse·Religion

A la croisée des mondes 1 : Les royaumes du Nord, Philip Pullman

Titre : Les royaumes du Nord

Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio

Pages : 544

Prix : 8,20€

Résumé : La jeune Lyra connaissait bien les Érudits : ces hommes l’avaient entourée toute sa vie, ils avaient fait son éducation, ils l’avaient punie ou consolée. Ils étaient sa seule famille. Peut-être même aurait-elle pu les considérer comme sa véritable famille si elle avait su ce qu’était une famille.» Élevée dans l’atmosphère confinée du prestigieux Jordan College, Lyra, accompagnée de son dæmon Pantalaimon, passait ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Cette vie insouciante prend fin pourtant lorsqu’elle est confiée à Mme Coulter, au moment où Roger, son meilleur ami, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays. Mais lassée de jouer les petites filles modèles, et intriguée par la Poussière, une extraordinaire particule qui suscite effroi et convoitises, Lyra s’enfuit et entame un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d ‘un autre monde.

 

Mon avis :

J’avais déjà lu le premier tome d’A la Croisée des Mondes quand j’avais onze ans, le relire dix ans plus tard, c’est revivre les mêmes expériences fabuleuses, et en même temps redécouvrir le livre. A onze ans, j’avais trouvé ce roman magique, il m’avait passionnée et je l’avais dévoré en quelques jours. Avec un peu plus de maturité, je le vois aujourd’hui comme le début d’une saga avec d’importantes réflexions sur la religion et la science.

Cette histoire est celle de Lyra et de son daemon Pan. Elevée dans le collège d’Oxford, dans un univers parallèle au notre où chaque humain naît avec un daemon qui représente son âme. Quand son ami Roger se fait enlever par les Enfourneurs et emmener dans le Nord, Lyra s’enfuit pour le retrouver. Sur son chemin, elle va rencontrer des gitans, un conducteur de dirigeable, un ours en armure et partir à la découverte de ce qu’est la Poussière. Cette matière si mystérieuse qui passionneMme Coulter et Lord Asriel au point qu’ils détruisent tout sur leur passage. Dans un monde régi par la religion, que représente la Poussière ? Dieu ?

Philip Pullman a eu le don, avec ce roman, de faire aimer la science à n’importe quel enfant. Ici, la science s’apparente à de la magie et on a tellement envie d’entrer dans cet univers ! En le refermant, je n’avais qu’une envie, avoir mon propre daemon.

L’auteur campe des personnages complexes, qui ont deux faces. Lyra par exemple est une jeune fille que j’ai admiré pour son courage, mais dont l’entêtement m’a souvent fait lever les yeux au ciel car il la conduisait à des décisions stupides et dangereuses. De même, il est difficile pour l’instant de juger de si on aime Mme Coulter et Lord Asriel, tous deux sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, mais on sent qu’ils tiennent à Lyra en même temps, même si elle contrecarre leurs plans.

Ce roman, à dévorer dès 11 ans est un roman parfait pour s’initier aux romans un peu plus complexes tout en conservant la magie qui fait rêver les enfants.

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Romance·Young Adult

La danse des ombres/La danse des flammes, Yelena Black

Titre : La danse des ombres/La danse des flammes

Auteur : Yelena Black

Edition : Pocket Jeunesse

Pages : 336/352

Prix : 17,90€/tome

Résumé : Vanessa vient d’être admise à la prestigieuse académie du New York Ballet… après sa soeur, brillante élève, disparue il y a trois ans. Un drame qui hante chaque instant, chaque pensée, chaque geste de Vanessa. Entre deux répétitions acharnées de l’ Oiseau de Feu, la jeune ballerine n’a plus qu’une idée en tête : se lancer sur les traces de Margaret. Au risque de se perdre elle-même en chemin…

 

Mon avis :

Pendant les vacances, j’ai été prise d’une subite envie de sortir cette duologie de ma PAL où elle trainait depuis un peu plus d’un an.

On y suit Vanessa, dévastée par la disparition de sa soeur quelques années plus tôt au Royal Ballet de New York. Persuadée que Margaret est vivante, Vanessa se lance à corps perdu dans la danse et est acceptée à l’école où elle devient vite la vedette de par sa façon sauvage et puissante de danser. Sélectionnée par le chorégraphe Josef, elle se voit confier le rôle titre dans le ballet L’Oiseau de Feu et doit danser une partie mystérieuse intitulée La Danse du Feu, avec son partenaire Zep.

L’univers de la danse est très présent dans ce livre, si on est pas intéressé ou curieux de ce domaine, on peut toruver certaines longueurs aux romans. Personnellement j’ai adoré ces parties car ça m’a permis de découvrir un univers que je ne connaissais pas vraiment. A travers les perceptions de Vanessa, on ressent l’amour de la danse que peuvent avoir les danseurs, on sent la portée de cet art, l’amour de l’effort et de la musique classique.

Si au début du premier tome et pendant une grande partie, on est dans le classique du young adult avec la vie d’une ado à l’école, les copines et les petits-amis; à la fin et durant tout le second tome, on bascule dans du fantastique totale avec l’intrigue des nécrodanseurs. C’est ce côté presque trop fantastique au point que j’avais vraiment du mal à le croire, qui a fait que je suis ressortie de ma lecture mitigée. Ca partait tellement loin pour moi que j’ai fini par lire sans y croire. Et pourtant, même si le fantastique était le thème principal je l’ai trouvé sous-exploité dans certains sujets, comme la collophane, l’histoire des nécrodanseurs,… Et la fin n’a pas arrangé les choses car je l’ai trouvé trop heureuse. Dans le sens où pour peu qu’on envisageait une fin heureuse, c’était évident qu’il s’agirait de celle-ci, de ce fait il était difficile de se faire vraiment du souci pour les personnages.

Les personnages, hormis Vanessa et Margaret, ne sont que peu approfondis. Particulièrement celui de Zep qui pourrait pourtant être très intéressant car il a une dualité en lui qui s’exprime dans les deux tomes. J’ai également regretté l’absence d’un rôle un peu plus fort des amies de Vanessa dans le second tome alors qu’elles aidaient à me faire aimer l’histoire. Car oui, j’ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux : Vanessa et Justin. J’ai trouvé Vanessa beaucoup trop centrée sur elle-même, ses déboires amoureux et le triangle qu’elle forme avec Justin et Zep. Quant à Justin je n’ai pas réussi à m’y attacher car on ne sait pas grand chose de lui : il passe d’un danseur bof à un danseur superbe d’un tome à l’autre sans explication, a des liens avec les Fratelli qui ne sont que peu développés et expliqués, et ses sentiments pour Vanessa me laissent perplexes car je ne suis attachée à aucun des deux.

J’ai pourtant bien aimé cette duologie, l’écriture était fluide et le domaine de la danse m’a vraiment intéressée. Je regrette simplement le traitement de l’univers et des personnages qui n’est pas assez poussé pour moi.

Aventure·Coup de coeur·Drame·Historique·Jeunesse

Celle qui venait des plaines, Charlotte Bousquet

TitreCelle qui venait des plaines

AuteurCharlotte Bousquet

EditionGulf Stream – Electrogène

Pages360

Prix17,50€

RésuméLe vert des hautes herbes surplombées par le feu orangé du soleil couchant sur les plaines du Dakota, les récits de victoires autour d’une ambée à la tombée de la nuit, les chevaux couleur de cendres, le tonnerre des canons, les rivières de sang… Et soudain, le déracinement et l’enfermement à la Mission Saint-James, l’apprentissage de la haine d’une culture immémoriale, la purification par la souffrance et une éducation de fer pour briser les volontés les plus tenaces. Voici l’histoire de Winona, fille aînée du vent et de la lumière, héritière de traditions ancestrales qu’elle fut contrainte de recracher comme le pire des venins, métisse éprise de liberté et de justice dont la route ne cesse de croiser celle des célèbres Steele Men, cow-boys et mercenaires – pour le meilleur et pour le pire.

Mon avis : 

Il faut croire que Charlotte Bousquet et Gulf Stream ont vu passer mon article Top 10 sur les thèmes que j’aimerai voir plus souvent en littérature puisqu’ils nous offrent ici un roman type western !

Les chapitres alternent entre le passé raconté par Winona, le journal de Vince (j’ai un doute sur son prénom) qui cherche à connaître la vérité sur la mort de son père, et des extraits d’un roman sur les Steele Men. Si au début on peut avoir quelques difficultés à se repérer au sujet des personnages et à comprendre où veut nous emmener l’auteur, bien vite on entre dans le tourbillon d’actions que vivent les personnages.

A travers l’histoire de Winona, Charlotte Bousquet fait revivre le Far West, les grandes légendes comme Buffalo Bill ou Calamity Jane, mais surtout, elle met en lumière le triste destin des tribus amérindiennes. Combattus, tués, enfermés dans des réserves, manipulés, enlevés dès l’enfance pour être enfermés dans des pensionnats où ils doivent apprendre à détester leurs origines,… C’est cet aspect peu évoqué dans les westerns que nous montre l’auteur.

Et outre l’histoire des amérindiens, c’est celle d’une femme. Une femme qui se bat pour survivre en tant qu’indienne et en tant que femme. Elle n’hésite pas à utiliser ses atouts de séduction mais aussi à tuer pour arriver à son but. Son but d’ailleurs n’existe pas vraiment, elle cherche le bonheur, mais il lui est sans cesse enlevé à cause de la cupidité, de la concupiscence des hommes et des blancs.

J’ai dévoré ce roman comme une enfant en quête d’aventure et de grandes épopées, les yeux brillants et avide de découverte sur ces légendes du Far West dont j’ai entendu parler quand j’étais jeune. Finalement, j’étais moi-même un peu comme le jeune homme venu la trouver pour savoir la vérité.

Ce roman c’est un immense coup de coeur, je l’ai aimé avant même de l’ouvrir et je l’aime encore plus après l’avoir refermé. 

Coup de coeur·Fantastique·Fantasy·Historique·Jeunesse·Polar·Romance

The Paper magician 3 : The Master magician, Charlie N. Holmberg

TitreThe Master Magician

AuteurCharlie N. Holmberg

EditionAmazon

Pages222

Prix9,99€

RésuméCeony Twill a tu un secret pendant toutes ses études, secret qu’elle a même caché à son mentor, Emery Thane. Elle a découvert qu’elle est capable de pratiquer d’autres magies que la sienne – un talent qui a longtemps été jugé impossible. Alors que Ceony est sur le point de terminer son apprentissage et d’obtenir son diplôme, tout se complique soudainement. Emery, son mentor, l’envoie chez un autre magicien, qui est censé être son examinateur lors de l’examen final. Mais Coeny se heurte à la haine farouche qu’il voue à Emery, et qui rejaillit sur elle. En même temps, un tueur surgi de son passé s’évade de la prison où il était détenu. Elle s’engage alors à sa poursuite dans une folle course à travers l’Angleterre, pour le retrouver et protéger ceux qu’elle aime.

 

Mon avis : 

Quelques mois après la sortie du second tome, le troisième a suivi pour conclure cette série si originale !

Ici on retrouve Ceony et Emery deux ans plus tard. Ceony a presque fini son apprentissage et pour éviter toute suspicion de favoritisme, Emery l’envoie chez un autre magicien pour passer son examen. Mais Ceony a bien du mal à se concentrer quand elle apprend que Saraj Prendi, un Exciseur, s’est échappé. Elle est persuadée qu’il va chercher à se venger d’elle et d’Emery.

J’ai adoré retrouver les personnages de Ceony et Emery. Le temps a passé et notre apprentie s’est affirmée, tant dans sa relation avec Emery que dans sa pratique de la magie et sa confiance en elle. Emery se livre un peu plus et on voit enfin toute l’affection qu’il porte à la femme qu’il aime.

Le livre conclue superbement la trilogie mais j’ai deux reproches à faire : l’épilogue que je trouve trop « happy end » et la taille du livre. Le roman est court et de ce fait, je n’ai pas eu le temps de sentir un grand danger pour les personnages. Heureusement qu’il y a eu ce magnifique combat final ! Que d’originalité dans ce combat ! J’ai adoré la manière dont l’auteur déploie toutes les ressources à sa disposition concernant son univers et la magie qui l’accompagne.

Je ne peux que vous recommander cette série géniale, originale et pleine de magie ! Un quatrième volume est paru aux USA, The Plastic Magician, mais il s’agirait d’un spin-off, qui concernerait d’autres personnages que Ceony et Emery.

Drame·Historique·Jeunesse·Mythologie·Polar·Religion

Le complot du trident, Tristan Köegel

TitreLe complot du trident

AuteurTristan Köegel

EditionDidier Jeunesse

Pages192

Prix14,20€

RésuméDans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Mon avis : 

Si vous cherchez un bon roman jeunesse, historique et captivant, vous avez trouvé !

On y suit Lucius dont l’oncle, grand enquêteur de l’empereur récemment décédé, est enfermé et en attente d’être jugé pour meurtre de l’empereur. Par la suite, il y a plusieurs retours en arrière pour nous expliquer le pourquoi du comment. Le tout commence quand un navire se retrouve bloqué dans le port d’Ostie et que Publius, l’oncle, est envoyé pour enquêter. Il y découvre des victimes de la peste, tous de nationalités différentes, dites « barbares », mais portant un étrange collier avec un trident. Par la suite, ce signe se retrouve dans d’autres troubles à Rome, le doute n’est plus permis : un complot est en cours. Comment Publius en est-il arrivé à se faire arrêter ? Qui est réellement Flavia ? Que veulent les comploteurs ? Qui sont-ils ?

L’intrigue est complexe mais si bien écrite que tout se délie et on ne devine pas qui est le meurtrier avant la fin. Le rôle de Flavia se devine rapidement mais personnellement je ne voyais pas comment elle pourrait s’en sortir. Lucius est un personnage très intéressant car il est humain, dans le sens où il n’a pas une loyauté aveugle, il attend des preuves pour vraiment se faire son propre avis.

C’est un très bon polar pour la jeunesse car l’écriture est fluide, rien n’est trop trash et le tout s’inscrit dans un contexte historique intéressant et très bien mené. La fin est peut-être un peu trop tirée par les cheveux, mais globalement j’ai passé un très bon moment avec ce livre et je le recommande.

Comédie·Jeunesse·Romance

Mes hauts, mes bas & mes coups de coeurs en série, Becky Albertalli

Titre Mes hauts, mes bas & mes coups de coeur en série

AuteurBecky Albertalli

EditionHachette

Pages380

Prix16,90€

RésuméJ’ai une chose à vous avouer  : je suis une serial crusheuse. Un vrai cœur d’artichaut. Jusqu’à maintenant, j’ai eu très exactement VINGT-SIX coups de cœur. Mais comme ils ont débouché sur très exactement ZÉRO baisers, ça ne compte pas. En même temps,  c’est une bonne façon de ne jamais prendre un seul râteau! Cassie, ma sœur jumelle, pense que ça craint. Sauf que Cassie n’a pas vraiment de problèmes avec les garçons, vu qu’elle préfère les filles. D’ailleurs c’est sa copine qui m’a présenté Will, alias LE mec parfait.
Là, je le sens, mon crush numéro 27 sera le bon. Enfin, je crois  ?

Mon avis : 

Si vous cherchez une petite romance drôle et sympathique, vous avez trouvé avec ce livre !

Notre héroine, est une adolescente ronde qui enchaine les coups de coeur sans jamais être sortie avec l’un d’entre eux. Elle vit avec sa soeur jumelle, son petit frère et ses deux mamans, travaille dans un magasin qui vend de tout et se lie d’amitié avec Reid, un geek qui travaille avec elle, tout en étant attirée par Will, un nouveau crush.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, c’est que l’auteur a situé notre personnage au sein d’une famille aux parents homosexuels et n’en a pas fait un élément « dingue », tout est écrit pour montrer que c’est une famille comme les autres. De même, quand l’auteur évoque le fait qu’un personnage soit pansexuel, ce n’est pas expliqué (ce qui est peut-être un problème pour ceux qui ne connaissent pas le terme) et c’est montré comme étant une orientation sexuelle parmi tant d’autre. Ici, la diversité n’est pas excessivement mise en avant, elle est vécue comme normale et c’est vraiment agréable de découvrir des personnages comme ça.

Les jumelles sont attachantes, chacune à leur manière, et elles permettent d’aborder les premières relations amoureuses et le fait que ça peut éloigner des membres d’une fratrie. J’ai beaucoup aimé leur relation, à la fois proches et éloignées. Les relations entre chaque personnages sont plus complexes qu’il ne semble au premier abord. En lisant ce roman, on se replonge dans les déboires adolescents pour savoir si ce qu’on ressent sont de vrais sentiments ou pas. 

J’ai vraiment passé un agréable moment avec cette lecture, rapide, drôle, addictive. Un livre parfait pour faire durer l’été un peu plus longtemps, un joli 18/20.