Fantasy·Drame·Coup de coeur·Réécriture

Wicked, de Gregory Maguire

TitreWicked : la véritable histoire de la Méchante Sorcière de l’Ouest

AuteurGregory Maguire

EditionBragelonne

Pages496

Prix20€

RésuméDans Le Magicien d’Oz, Dorothée triomphe de la Méchante Sorcière de l’Ouest. Mais nous n’avions que cette version de l’histoire…Qui est vraiment cette mystérieuse sorcière ? Est-elle donc si méchante ? Comment a-t-elle hérité de cette terrible réputation ? Et si c’était elle, la véritable héroïne du monde d’Oz ? Ouvrez ce livre et vous découvrirez enfin la merveilleuse et terrible vérité. Quels que soient vos souvenirs de ce chef-d’œuvre qu’est Le Magicien d’Oz, vous serez passionné et touché par le destin incroyable de cette femme au courage exceptionnel. Entrez dans un monde fantastique si riche et si vivant que vous ne verrez plus jamais les contes de la même manière…


Mon avis : 

J’ai toujours adoré le film du Magicien d’Oz et toujours rêvé de voir la comédie musicale Wicked. Quand j’ai appris que ce roman était une réécriture du classique de L. Frank Baum et à l’origine du succès de Broadway, il était impossible que je passe à côté !

Wicked raconte l’histoire de la Méchante Sorcière de l’Ouest, Elphaba, de sa naissance à sa mort, tuée par la petite Dorothée Gale. On découvre alors le monde d’Oz d’une toute autre manière, loin de la vision étriquée et biaisée de Dorothée, et c’est un monde profondément politique où la magie a finalement peu de poids face à la science. Elphaba, loin d’avoir toujours été une méchante sorcière, est une femme intelligente et révoltée par le devenir de son pays dirigé par l’usurpateur qu’est le magicien. Parmi les thématiques abordées, on y retrouve des problèmes liés à la religion, à la place des femmes dans la société, et au racisme : après tout, pourquoi les mondes imaginaires devraient-ils échapper aux problèmes de nos sociétés actuelles ? Gregory Maguire a pour moi écrit un chef d’oeuvre car tout est crédible et une fois le livre refermé, il est impossible de ne pas penser que ce roman est la réelle histoire du monde d’Oz.

Pour autant, n’allez pas croire qu’Elphaba est glorifiée et exempte de défauts, ou encore que tout ses méfaits ont été inventés. Elphaba est une femme dure, avec un caractère bien trempée et une certaine idée de la justice, qui peut friser la violence. En ayant à coeur le bien commun, elle est prête à tout, même à blesser les autres et elle-même. C’est le portrait d’une révolutionnaire, d’une savante et d’une femme que fait l’auteur : avec tous ses bons et ses mauvais côtés, ses désirs et ses peurs. Le tout est criant de vérité.

Aux côtés d’Elphaba, on retrouve bien évidemment Glinda la bonne fée, Nessarose la Méchante Sorcière de l’Est et l’odieux Magicien d’Oz. Les rapports sont inversés et c’est captivant de découvrir la face cachée de ceux que l’on pense connaître depuis l’enfance. Glinda se révèle naïve et obsédée par la beauté et elle-même ; on découvre Nessarose (qui est à peine évoquée dans le film et le livre original) et surtout, on découvre que le magicien d’Oz est un usurpateur plus grand que ce que l’on pensait. Un homme qui a prit le pouvoir de force pour instaurer son culte de la personnalité et mettre les royaumes à ses pieds.

J’ai absolument tout aimé dans ce roman, c’est une révélation aussi bien qu’un coup de coeur. Si vous avez aimé Le Magicien d’Oz, lisez-le, ça vous ouvrira une nouvelle dimension de cette oeuvre !

Attention tout de même, contrairement au conte original, nous sommes bel et bien dans un livre pour adultes ici, où la violence et la sexualité ne sont pas édulcorés. Ce roman, bien que je le conseille à tous et à toutes, n’est pas à mettre dans les mains d’enfants.

Adaptation·Drame·Historique·Mythologie·Réécriture·Romance

Le chant d’Achille, de Madeline Miller

TitreLe chant d’Achille

AuteurMadeline Miller

EditionPocket

Pages480

Prix8.10€

RésuméPatrocle, jeune prince maladroit, part en exil à la cour du roi Pélé. Il y rencontre Achille, son exact contraire, doué pour tout ce qu’il entreprend. Malgré leurs différences, les deux jeunes hommes deviennent inséparables. Le destin les mènent à la guerre de Troie. La violence des Dieux et des hommes fera de leur histoire un drame.


Mon avis : 

Achetée il y a plus d’un an après l’avoir vue en long, en large et en travers sur la blogosphère, j’ai enfin sorti cette réécriture du mythe d’Achille pendant mes vacances !

Avec mes études classiques, je connais très bien le mythe d’Achille, la guerre de Troie et l’Iliade ; j’attendais donc beaucoup de cette revisite, et je n’ai pas été déçue ! Madeline Miller nous raconte l’histoire d’Achille du point de vue de Patrocle, son compagnon d’armes… et plus que ça. Si la relation entre Achille et Patrocle a bien souvent amené à des plaisanteries graveleuses et à un soupçon d’homosexualité, c’est parce qu’il y a de grandes chances qu’ils aient été amants. L’autrice nous dévoile leur relation, de leur rencontre à leur décès. Sous l’oeil de Patrocle, Achille se révèle plus humain, on comprend mieux ses décisions et ses actes, loin de l’orgueil démesuré raconté par Homère.

Les personnages de Patrocle et Achille ont une psychologie intéressante car ils ne sont pas parfaits : maladroits, guidés par leur éducation, la pression parentale, … Le traitement d’Achille est le plus intéressant car en voyant sa relation avec son amant, on comprend mieux ses décisions, notamment par rapport à Briséis. La fin est proprement déchirante et on sent bien la dimension tragique qui mène les héros à leur perte, quoi qu’ils fassent. 

Le tout est porté par la narration fluide et passionnée de l’amour que les deux garçons se portent. A-t-on vu relation plus tendre et profonde que la leur ? On se laisse transporter sans efforts dans la Grèce Antique et je suis ressortie du roman en ayant envie de relire l’Iliade (chose qui ne m’arrive jamais évidemment).

Conte·Contemporain·Fantasy·Jeunesse·Mythologie·Réécriture

The land of stories T.6 : Worlds collide, de Chris Colfer

Titre : Worlds collide

Auteur : Chris Colfer

Edition : Little Brown & Compagny

Pages : 464

Prix : 9.50€

Série : Terminée

Résumé : In the highly anticipated conclusion to the Land of Stories series, Conner and Alex must brave the impossible. All of the Land of Stories fairy-tale characters–heroes and villains–are no longer confined within their world! Conner doesn’t think the situation could get any worse. That is, until Alex goes missing ! Conner and his friends will have to fight their biggest battle yet. But without Alex by his side, Conner doesn’t know how he will win the war and keep everyone he loves safe. Can the twins restore order between the human and fairy-tale world?


Mon avis :

Avec ce 6e tome, la saga du Pays des Contes se termine, et je dois dire que j’ai adoré cette conclusion.

L’histoire commence avec le point de vue de Conner, devenu un vieil écrivain, qui a raconté ses aventures dans ses romans. Au cours d’une conférence, il repense à la manière dont l’histoire s’est terminée et fait le point sur ce qu’est devenue sa soeur dont il semble ne plus avoir aujourd’hui de souvenirs.

Vous voyez la bataille finale de Harry Potter où on revoit un peu tous les personnages, et chacun trouve sa place ? Et bien c’est un peu la même chose ici et ça fait chaud au coeur (même s’il se brise à quelques moments)... Chris Colfer a réussi à donner à chacun une place intéressante, sans que cela soit caricatural et le tout est orchestré dans une attaque réglée au millimètre. Si on ne doute pas que nos personnages s’en sortiront, j’ai tout de même retenu mon souffle à quelques reprises !

J’ai beaucoup aimé le lien entre Arthur et Alex, c’est une romance qui n’oblige pas ses protagonistes à abandonner leurs rêves mais à trouver une nouvelle façon de les réaliser. Nous avons également la joie de voir quelques personnages féminins qui cassent les clichés : Boucle d’Or est une mère qui demeure une combattante même avec son bébé dans les bras, Bree souhaite demeurer une femme indépendante, … Avec Chris Colfer les personnages féminins en ont à revendre, et il en profite également pour faire passer quelques messages sur la diversité dans le prologue et l’épilogue, ce qui n’était pas pour me déplaire, bien au contraire !

Ce tome conclue à merveille cette série qui est à lire avec des yeux d’enfant pour l’apprécier à sa juste valeur et qui nous fait replonger avec délice dans nos contes de fées préférés.

Conte·Fantasy·Jeunesse·Réécriture

The land of stories T.5 : An Author’s Odyssey, de Chris Colfer

Titre : An author’s odyssey

Auteur : Chris Colfer

Edition : Little Brown & Compagny

Pages : 464

Prix : 9.50€

Série : En cours.

Résumé : The Masked Man has captured all the royal families from the Land of Stories with the help of his army of literature’s greatest villains, including the Wicked Witch of the West, the Queen of Hearts, and Captain Hook. With his sinister plan finally in motion, he is eager to destroy the families and take his place as emperor. Alex and Conner know they are no match against the Masked Man’s legion of villains, but they realize that they may be in possession of the greatest weapon of all: their own imaginations! So begins the twins’ journey into Conner’s very own stories to gather an army of pirates, cyborgs, superheroes, and mummies as they band together for the ultimate fight against the Masked Man. Meanwhile, an even more dangerous plan is brewing–one that could change the fates of both the fairy-tale world and the Otherworld forever.


Mon avis :

Près de deux ans après (et encore !), j’ai terminé la saga de Chris Colfer, Le pays des contes (aka The land of stories), en enchainant les tomes 4, 5 et 6.

Lors de ma première lecture du quatrième volume, j’avais apprécié l’histoire mais le schéma de « On va dans une histoire, on récupère un héros, on va dans une histoire, … » qui se répétait m’avait un peu lassée. J’ai été un peu déçue de retrouver ce schéma ici, même s’il s’agit alors des personnages de Conner et non des classiques de la littérature. Je trouve ce schéma rapidement redondant et je n’avais qu’une hâte : retrouver le pays des contes… qui a quand même sacrément souffert en attendant puisque tous les rois et reines ont été capturés et l’Homme Masqué est au pouvoir !

Cependant j’ai apprécié de voir que Conner et sa famille (non magique) avaient un rôle plus important par rapport à Alex. La soeur a eu son heure de gloire pendant quatre tomes, c’est l’heure du frère de briller ! On découvre ses histoires d’enfant, inspirées de ses amis des contes de fées, et ça change un peu de tout cet univers féérique que l’on a découvert depuis quatre livres. De plus, la mère de Conner garde son rôle de mère, qui s’inquiète pour ses enfants et leur pose des limites, ce qui est bien trop rare dans la fiction de nos jours où les parents ont tendance à laisser libre action à leurs enfants quand ils sont les héros. De même, j’ai adoré retrouver Bree et Emerich qui ajoutent un peu de piquant de par leurs aventures, parfois un poil rocambolesques (coucou le cours de vol en avion improvisé !).

Enfin j’ai adoré la fin de ce tome qui est tout simplement explosive et super originale. Impossible pour le lecteur, à ce stade, de deviner comment la série va se terminer !

Adaptation·Classique·Contemporain·Drame·Réécriture·Romance·Thriller

Nola Forever, de Fabien Fernandez

TitreNola Forever

AuteurFabien Fernandez

EditionGulf Stream

Pages336

Prix18,90€

RésuméDeux familles qui se détestent, deux jeunes adultes, beaux et intelligents, qui se découvrent lors d’une soirée masquée et sont dès lors prêts à braver la mort pour vivre leur amour… Cette histoire, vous croyez l’avoir entendue cent fois. Vous pensez déjà entrevoir son dénouement. Mais cette affaire, ce n’est pas celle de Shakespeare. La scène ne s’est pas tenue à Vérone, mais dans les quartiers animés de la Nouvelle-Orléans. De vidéos reçues anonymement en témoignages récoltés avec discrétion, ma curiosité de journaliste m’a permis de retracer ce qu’il s’est vraiment passer à NOLA.

 

Mon avis :

J’ai terminé la lecture de ce magnifique objet livre et je ne sais toujours pas si j’ai vraiment aimé ou pas. Il y a à ce roman de nombreux points positifs mais également d’autres qui sont négatifs. Tout d’abord l’histoire. Avec le résumé, on s’attend forcément à une réécriture de Roméo et Juliette mais à la sauce de la Nouvelle-Orléans. Le problème tient en fait beaucoup à ce résumé selon moi.

Le problème, quand on s’attaque à une oeuvre comme celle de Shakespeare, c’est que les lecteurs ont déjà de nombreux schémas en tête, d’autant plus si, comme moi, ils sont fans de Baz Lurhman et de son adaptation moderne Roméo + Juliet. Dans ma tête, c’était donc plus les images du film que celles du roman qui défilaient. Je n’ai pas réussi à m’immerger dans l’histoire et à imaginer réellement les personnages avec leurs spécificités. De plus, j’attendais de cette réécriture, une réelle modernisation qui aborderait des thèmes brûlants de l’actualité américaine avec le racisme etc. Or, ce thème est finalement très peu abordé alors qu’il y aurait de quoi ! En revanche, les thèmes du trafic de drogue, et des manipulations immobilières suite à Katrina sont très bien traités et apportent un réel background à l’histoire !

Toutefois, la fin a réellement rattrapé le reste du roman. C’est une fin en apothéose qui remet sur le devant de la scène les malheurs qu’a subi la Nouvelle-Orléans avec les ouragans et qui donne à ce roman son aspect thriller. C’est finalement à la toute fin que j’ai eu ce pour quoi je lisais le roman et c’est dommage que ce ne soit pas arrivé plus tôt.

Enfin, petite déception pour les personnages. Si j’ai apprécié Julian et Roxanne, je n’ai pas du tout réussi à m’attacher à Dakota, et je ne saurai pas dire pourquoi. Cette jeune journaliste qui enquête sur la mort des amants et nous fait découvrir la Nouvelle-Orléans m’a laissée de marbre. En revanche, un grand merci à Fabien Fernandez pour avoir pris le temps de décrire la Nouvelle-Orléans, à travers ses yeux de locale (Dakota), ça me donne encore plus envie d’y aller en vrai !

Pour résumer, ce livre n’est pas mauvais, il est juste différent de ce que j’en attendais. C’est un très bon livre, avec une plume magnifique, un décor génial et une fin du tonnerre qui donne un tout autre aspect à l’histoire. Mais j’en attendais autre chose. Peut-être qu’en le relisant plus tard, en sachant ce qu’il y a dedans, je l’apprécierai plus. En attendant, mon avis est en demie-teinte.

Fantastique·Fantasy·Jeunesse·Réécriture·Romance

Heartless, Marissa Meyer

Titre : Heartless

Auteur : Marissa Meyer

Edition : Pocket Jeunesse

Pages : 608

Prix : 18,50€

Résumé : Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Cœur avant Alice aux pays des merveilles ?

La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union.
Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Badin, le bouffon du Roi.
Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

 

Mon avis :

J’ai toujours trouvé un peu effrayant l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, et je n’avais pas forcément apprécié plus que ça ma lecture de l’oeuvre originale. Mais avec Marissa Meyer je dois dire que j’ai vraiment apprécié mon voyage dans ce Pays !

On y retrouve Catherine, la future Reine de Coeur, qui ne rêve finalement que d’être pâtissière avec sa meilleure amie ! Lors d’un bal au Pays des Merveilles, dans le Royaume de Coeur, elle rencontre Badin, le nouveau bouffon du Roi de Coeur. Intriguée par cet homme plein de magie, Catherine est tiraillée entre son coeur et l’ambition que ses parents ont de la faire épouser le Roi.

Certes ce livre est en grande partie une histoire d’amour, mais c’est aussi une redécouverte du Pays des Merveilles dans toute sa beauté un peu folle. Monstres, petits animaux mignons, endroits mystérieux, passages magiques sont de mise ! J’ai tout simplement adoré découvrir la complexité du Pays des Merveilles avec le Royaume de Coeur, l’affrontement des deux Reines du Royaume des Echecs, les légendes qui accompagnent les passages de l’un à l’autre des royaumes.

J’ai également eu plaisir à retrouver tous les personnages, qu’ils soient évoqués dans l’oeuvre originale, dans l’adaptation de Tim Burton ou dans l’adaptation réalisée par Disney. Hatta est un personnage particulièrement intéressant, de même que le personnage du Jabberwockie. Jusqu’à la fin, j’avais du mal à deviner leurs intentions, même si j’avais deviné l’identité du monstre assez rapidement.

Et je voudrais juste revenir sur les personnages de Catherine et Badin. Ils incarnent tout simplement une magnifique histoire d’amour. Catherine est tiraillée entre le rêve de toute une vie, l’ambition de ses parents et l’amour intense mais très récent qu’elle ressent pour le bouffon. On la voit lentement plonger dans la folie et qui fera d’elle la fameuse reine qui aime couper des têtes. Quant à Badin, j’ai succombé comme Catherine pour son charme mystérieux et les illusions dont il est maître, je l’avoue.

Ce nouveau roman de Marissa Meyer n’est pas un coup de coeur mais j’y ai retrouvé la magie de la réécriture qui avait déjà opéré avec moi dans les Chroniques Lunaires, je le recommande donc fortement !

Conte·Drame·Fantastique·Jeunesse·Réécriture·Romance

L’Histoire de la Bête, Serena Valentino

Titre : L’Histoire de la Bête

Auteur : Serena Valentino

Edition : Hachette

Pages : 192

Prix : 13,90€

Résumé : C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.

Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

 

Mon avis :

Après avoir beaucoup aimé le livre sur la Méchante Reine de Blanche-Neige, j’étais très intriguée de l’histoire de la Bête, qui fait partie de mon dessin animé préféré.

Serena Valentino nous raconte ici comment la Bête est devenue la Bête et lève quelques mystères du dessin animé (comment le village ne connaissait pas le château et la Bête qui l’habitait ?). La Bête c’était avant tout un adolescent riche et égoïste qui trompa une jeune magicienne que les soeurs maléfiques, aperçues dans Miroir Miroir, vengèrent. Condamné à devenir un bête, la transformation n’est pas immédiate. En quelques mois, le jeune prince s’isole, il a des hallucinations, et se retrouve finalement prisonnier de son apparence et de son esprit puisque ses serviteurs ont disparu et que des monstres semblent le poursuivre dans le château.

J’ai particulièrement apprécié le personnage de Gaston, insupportable dans le dessin animé, qui est repris et approfondi dans ce livre. Ce n’est plus juste le beau gosse débile et costaud, c’est un homme apeuré et amnésique.

C’est une réécriture assez sombre, Serena Valentino n’hésite pas à montrer toute la violence de la Bête, car la Bête, c’est aussi un animal. Et un animal qui a tout perdu peut être violent. Le contenu du Disney, avec l’arrivée de la Belle et le début de leur histoire d’amour est laissé de côté pour vraiment se concentrer sur ce qu’il se passe avant et c’est un très bon complément au dessin animé.

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Mythologie·Réécriture·Religion

Héros de l’Olympe 2 : Le fils de Neptune, Rick Riordan

TitreLe fils de Neptune

AuteurPercy Jackson

EditionLe livre de poche

Pages576

Prix7,90€

RésuméMalgré sa mémoire défaillante, Percy Jackson, le fils de Neptune, est désigné pour une dangereuse mission en Alaska. Là-bas, dans le Grand Nord, rappelés du Styx par Gaïa, les monstres se réveillent un à un. Assisté par les demi-dieux Hazel et Frank, Percy doit une fois encore combattre le chaos qui menace. Pour cela, il lui faudra délivrer une divinité pas comme les autres : Thanatos lui-même, le dieu des Morts…

 

Mon avis : 

Dans le premier tome de cette nouvelle série de Rick Riordan, on suivait Jason, un fils de dieu romain, envoyé dans le camp des grecs. Ici c’est le retour de notre Percy Jackson, envoyé amnésique dans le camp des romains. Avec de nouveaux amis il va devoir comprendre ses origines et délivrer Thanatos, le dieu des Morts, afin que ceux-ci restent bien décédés, en particulier les monstres !

C’est toujours une course contre la montre qui est livrée dans ces romans et c’est encore une fois une très bonne réécriture des mythes gréco-romains. J’ai été à la fois surprise et contente de retrouver Nico di Angelo et son rôle est resté mystérieux jusqu’à la fin, ce personnage est très intrigant car il remet beaucoup de choses en cause par son existence et ses actes : c’est bien un des seuls demi-dieux à n’être pas dans un « clan » ou une colonie. Avec lui, on découvre le personnage d’Hazel, une jeune romaine avec un passé étrange et qui est très courageuse, et Frank, un sino-romain qui remet en question tout ce qu’on croyait savoir pour l’instant sur l’univers établi par Rick Riordan ! Avec eux, on refait un peu l’histoire de la conquête romaine en Asie et c’est un bonheur d’en apprendre plus en s’amusant autant !

On découvre donc enfin les derniers élus de la prophétie énoncée à la fin du dernier Percy Jackson et après ces deux premiers tomes d’exposition des personnages et du contexte, ça promet du lourd et de grandes batailles pour la suite de la série ! Un joli 17/20.

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Réécriture

Les Outrepasseurs 4 : Ferenusia, Cindy van Wilder

TitreFerenusia

AuteurCindy van Wilder

EditionGulf Stream

Pages380€

Prix18€

RésuméPrivé de la magie presque disparue, l’empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Seuls survivants dans cette débâcle, les Ferreux, des fés réduits à l’esclavage, s’échappent de leurs prisons. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, ils n’ont qu’un seul objectif : obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence. Mais leurs anciens maîtres sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, quitte à éliminer le moindre témoin de leurs anciens forfaits…

Mon avis :

Ce tome est une sorte de suite/spin-off de la saga des Outrepasseurs. Suite car les événements se passent après la saga et en découlent directement, spin-off car on ne suis plus les Outrepasseurs mais principalement les Ferreux, des derniers fés vivants.

Concrètement on sait presque dès le début comment ça va finir : l’empire des Outrepasseurs tombe en ruine, et c’est cette ruine progressive que l’on suit, avec la perte de leur emprise sur les Ferreux. J’ai perçu ce tome comme une lente et longue agonie des Outrepasseurs qui, même s’ils se débattent pour s’en sortir, s’enfoncent et ne peuvent plus rien sans la magie et Noble.

Ici, nos personnages principaux de la saga initiale se font rare, les relations ont changé. Shirley et Peter essaient tant bien que mal de se reconstruire ensemble malgré les traumatismes laissés par les combats, Arnaut tente de se tenir éloigné de toute source de vie de peur que le Chasseur prenne le dessus, et les Ferreux essaient d’obtenir des droits à l’égal des réfugiés. J’ai adoré la relation entre Peter et Arnaut, cette amitié intense qui se transforme au fur et à mesure. Cette relation permet également de mettre en perspective celle qu’il a avec Shirley qu’il aime mais avec qui il n’est pas heureux.

Vous l’avez compris, nos personnages sont ici très approfondis sur le plan psychologique. On en apprend également beaucoup sur les origines des Ferreux et sur l’immense empire des Outrepasseurs. Ce tome, c’est l’univers élargi, l’historique et la réponse à toutes les questions de la saga. Je ne peux que le recommander à qui veut en découvrir plus, c’est un beau 18/20 !

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Réécriture

Les Outrepasseurs 3 : Le libérateur, Cindy van Wilder

TitreLe libérateur

AuteurCindy van Wilder

EditionGulf Stream

Pages352

Prix18€

RésuméUn terrible hiver s’abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d’Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n’y avoir aucune solution. Jusqu’à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées.

Mon avis :

Plus d’un an après avoir lu le tome 2, j’avoue que mes souvenirs étaient flous. Heureusement la gentille Cindy m’a rappelé les points essentiels de son intrigue et j’ai donc pu me lancer dans le livre en ayant tous les éléments en tête.

On retrouve donc Peter blessé mais recueilli par Arnaut, Noble peu à peu abandonné des siens, Snezkhaïa qui déchaîne l’Hiver et les Ferreux échappés qui trouvent refuge chez Smokey, une mystérieuse jeune fille. Autant dire que tout est réuni pour un final explosif. Les alliances n’ont eu de cesse de se retourner dans ce tome : Peter et Shirley, Shirley et Félix, Hersent et Hermeline, Noble et les autres,… La narration alterne entre nos différents personnages puisque l’action se déroule sur plusieurs plans simultanés. Ca donne une impression d’urgence qui ne fait que s’accentuer tout au long du roman pour finir en apothéose.

Au risque de vous blesser : il y a des morts. Y compris parmi ceux qu’on aime bien. Cindy n’hésite pas à trancher dans le vif et ça fait parfois mal.

J’ai beaucoup apprécié les ouvertures de chapitres avec l’histoire du Chasseur racontée par lui-même. Ca donne un tout autre aspect au personnage et je m’y suis même vraiment attachée car il révèle beaucoup plus de profondeur qu’on ne l’aurait pensé en lisant le premier tome de la saga. Quant aux autres, j’avoue avoir particulièrement aimé Smokey que j’ai trouvé touchante dans sa façon d’hésiter entre ses deux origines : humaine et ferreuse.

Quant à Peter, j’ai encore du mal à savoir si je me suis attachée à lui ou pas, je pense que je suis plus attachée à Arnaut. C’est triste à dire mais j’ai l’impression que Peter subit et se plaint plus qu’autre chose tandis qu’Arnaut fait en sorte de se battre et de faire au mieux pour tous. Heureusement que la fin arrive pour redorer l’image que j’ai de Peter, et dévoiler enfin le Tombeau.

C’est donc un troisième tome aussi bon que les premiers, qui se termine avec des airs d’apocalypse et auquel je mettrai 16/20.