Romance·Contemporain·New Romance

Marked Men 1 : Rule, Jay Crownover

TitreRule

AuteurJay Crownover

EditionHugo Roman

Pages400

Prix17€

RésuméLorsqu’elle était adolescente, les très riches parents de Shaw Landon se sont peu occupés d’elle. Elle a alors trouvé refuge dans la famille Archer où elle était particulièrement proche de Remy, frère jumeau de Rule, aujourd’hui décédé dans un accident de voiture. Elle est liée à cette famille plus qu’à la sienne. Mais Shaw est depuis toujours secrètement amoureuse de Rule, ce qui l’empêche d’avoir de véritables relations avec d’autres hommes. Rule, lui, voit en elle une fille à papa, trop sérieuse et surtout la petite amie de son défunt frère. De plus tout les oppose : de nature rebelle et fêtard, il est tatoueur et tatoué, a des percings et les cheveux de toutes les couleurs. Avec son look classique, elle est sage et concentrée sur ses études de médecine. Mais parfois il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que le regard que l’on porte sur quelqu’un change. Les secrets sont révélés et que rien ne sera plus jamais comme avant… Rule et Shaw tenteront de comprendre ce qu’ils ressentent et d’être ce que l’autre attend. Mais entre les traumatismes de leurs familles respectives, les habitudes de coureur de jupons de Rule, l’emploi du temps chargé de Shaw et son ex qui la harcèle, ces deux-là auront bien du mal à se trouver. Leur amour sera-t-il plus fort que leurs différences ?

 

Mon avis : 

Avec quelques mois (années ?) de retard, je me suis lancée dans Marked Men en m’attendant à une romance sympa et sans plus. Quelle n’a pas été ma surprise de le dévorer en une soirée ?

On y suit Rule, un jeune homme tatoué et percé de partout, en conflit total avec sa famille, et Shaw, une amie d’enfance plutôt du genre petite fille parfaite et sage. Entre eux, le fantôme de Rémy, le frère jumeau de Rule, ex-petit ami (selon tout le monde) de Shaw, décédé quelques années plus tôt. Dès le début, j’ai été happée par la plume de Jay Crownover, le roman se dévore, c’est totalement addictif. Si des fois ça tournait un peu en rond, je ne me suis pourtant pas ennuyée car j’aimais beaucoup trop les personnalités qu’avait crée l’auteur !

Le personnage de Rule est assez particulier car de base ce n’est pas le genre de garçon qui m’attire : violent, froid, renfermé, tatoué et percé. Mais au fur et à mesure on le découvre derrière sa carapace, il est doux et attentionné avec les gens qu’il aime, et il est détruit d’être toujours comparé à son frère. C’est un personnage qui m’a beaucoup touché et je n’avais qu’une envie : le voir heureux à la fin du livre. De même Shaw est une jeune fille très attachante. Elle m’a un peu fait penser à moi dans le sens où elle fait en sorte de toujours penser aux autres avant elle-même, quitte à s’en prendre plein la figure. Ca m’a fait un plaisir fou de la voir s’ouvrir un peu plus et s’assumer telle qu’elle est en réalité.

L’univers du tatouage est très mis en avant dans cette série, et il est impossible qu’en finissant le livre on n’envisage pas d’un jour se faire tatouer. En tout cas pour moi ça a marché ! L’auteur montre vraiment toute la dimension artistique et personnelle du tatouage, rendant le tout magnifique et non pas juste signe de « bad boy » comme on peut le voir parfois. En tout cas je ne pense pas attendre très longtemps pour découvrir les autres Marked Men, c’est un joli 18/20 !

Contemporain·Jeunesse·Romance

La distance astronomique entre toi et moi, Jennifer E. Smith

TitreLa distance astronomique entre toi et moi

AuteurJennifer E. Smith

EditionLe livre de poche

Pages384

Prix6,90€

RésuméPanne de courant généralisée à New York. Immobilisés dans l’ascenseur, Owen et Lucy font connaissance. Lui, le fils du gardien, qui vient de perdre sa mère. Elle, la solitaire, aux parents globe-trotteurs. Ils ont juste une nuit, une nuit féérique où la ville est éteinte, à partager en haut d’un toit, à contempler les étoiles et à rêver de voyage. Jusqu’où une seule nuit peut-elle les emmener ?

Mon avis :

Durant le mois de juin, j’ai eu une fringale de romance et je me suis donc lancée dans cette petite romance qui trainait dans ma liseuse depuis près d’un an maintenant.

On suit alternativement les points de vues d’Owen et Lucy, deux adolescents issus de milieux bien différents puisque Lucy a des parents riches et Owen est le fils du concierge. Tous deux se retrouvent une nuit bloqués dans l’ascenseur de l’immeuble où ils vivent et se découvrent une certaine connexion. Mais dès le lendemain, la vie s’acharne à les séparer géographiquement parlant, et c’est l’évolution de leur relation que l’on va donc suivre ensuite.

Il est évident que cette romance n’est pas époustouflante, ce sont les amours adolescentes avec leur lot d’incertitudes, mais elle a un côté touchant justement par ces incertitudes et les hésitations qu’elles entraînent. Chacun de leur côté ils découvrent l’amour, puisqu’ils ne s’étaient rien promis, mais pour autant ils ne brisent jamais le lien qui les unit depuis cette nuit dans l’ascenseur. J’ai souri face à leur façon bien à eux de garder le lien, à travers l’envoi de cartes postales, ça a un côté un peu old school qui m’a fait pensé à mes échanges avec mes amies au collège. 

Lucy est une jeune fille qui se sent un peu abandonnée par sa famille et elle se réfugie dans l’affection des autres, sa relation avec Owen va lui permettre de s’ouvrir à sa famille et à l’amour en général, on ressent une vraie évolution du personnage. Owen, quant à lui, est écrasé par le deuil de sa mère et sa volonté d’aider son père. Son grand défi dans cette histoire, c’est de se détacher de sa famille afin d’évoluer et de grandir par lui-même et non pour les autres.

A travers une romance, c’est surtout l’histoire de deux adolescents qui grandissent et découvrent le monde et les sentiments, que nous raconte Jennifer E. Smith, et ça fonctionne. On est embarqué par cette romance adorable et c’est un 15/20.

Aventure·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

Outlander 5 : La croix de feu, Diana Gabaldon

TitreLa croix de feu

AuteurDiana Gabaldon

EditionJ’ai Lu

Pages1533

Prix17€

Résumé : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

Mon avis :

Environ un an après la lecture du quatrième tome, je me suis lancée dans ce cinquième volume en compagnie que mon adorable Kurel fait une pause, et je dois dire que j’étais contente de retrouver Jamie et Claire ❤

Claire et Jamie sont maintenant en Amérique depuis environ trois ans, Brianna et Roger sont sur le point de se marier tandis que le petit Jemmy va sur ses deux ans tranquillement. On les retrouve à un gathering (rassemblement d’écossais immigrés) en Caroline du Nord et sur le point de célébrer les mariages de Brianna et Roger, et de Duncan et Jocasta (la tante de Jamie). Pour le contexte historique, nous sommes en 1771, et quelques manifestants, appelés les « Régulateurs » causent des troubles que Jamie est chargé de réprimer en mettant une milice sur pied. Les temps sont tendus puisque les Régulateurs sont des connaissances des membres de la milice et il s’agit donc de réprimer des amis. Au milieu de tout ça plane encore la menace de Stephen Bonnet, pirate infâme qui veut mettre la main sur Brianna et Jemmy.

Maintenant que ce petit contexte est posé, qu’ai-je pensé de ce pavé de plus de 1500 pages ? Et bien malheureusement, comme pour le quatrième tome, je l’ai trouvé assez inégal. La première partie (disons les 800 premières pages) a été ardue, j’avançais lentement, intéressée mais pas passionnée par l’histoire comme ça avait pu être le cas pour les tous premiers tomes. Ce n’est qu’aux environs des 800 pages que j’ai commencé à tourner les pages plus vite, jusqu’à les lire en 2 jours (alors que le début m’avait pris 10 jours).

Je pense que j’ai moins apprécié le début du fait des événements historiques qui étaient un peu compliqués à comprendre (que revendiquent les Régulateurs ?), et l’impression que ça tournait en rond parfois, les dangers n’en étaient pas vraiment. Au contraire dans la seconde moitié du livre, les personnages sont vraiment en danger et ça se ressent ! On tremble pour eux, on est soulagés ensuite s’ils s’en sortent, et c’est ça que j’aime tellement dans Outlander !

Jamie et Claire ont bien vieilli, ils ont maintenant la cinquantaine et j’ai apprécié que l’auteur le montre dans le roman, elle n’hésite pas à dire qu’ils sont fatigués, qu’ils ont des cheveux blancs. Quant à Roger et Brianna, ils prennent d’avantage de place, comme pour prendre la relève à la fois dans leur vie mais aussi dans le coeur des lecteurs.

La saga reste donc toujours bonne, mais je déplore le fait que les tomes soient aussi inégaux dans leurs contenus, et l’impression que j’ai de tourner de plus en plus en rond. Ce tome reste tout de même intense à lire et les révélations sont présentes, c’est donc un 15/20.

Comédie·Contemporain·Jeunesse·Lib-Lit·Romance

Bookishly Ever After, Isabel Bandeira

TitreBookishly ever after

Auteur : Isabel Bandeira

EditionSpencer Hill Contemporary

Pages375

Prixebook à moins d’1€

RésuméIn a perfect world, sixteen-year-old Phoebe Martins’ life would be a book. Preferably a YA novel with magic and a hot paranormal love interest. Unfortunately, her life probably wouldn’t even qualify for a quiet contemporary.
But when Phoebe finds out that Dev, the hottest guy in the clarinet section, might actually have a crush on her, she turns to her favorite books for advice. Phoebe overhauls her personality to become as awesome as her favorite heroines and win Dev’s heart. But if her plan fails, can she go back to her happy world of fictional boys after falling for the real thing?

Mon avis : 

J’ai mis plusieurs semaines à lire cette jolie romance et je ne sais pas pourquoi : parce qu’elle était en anglais ? Que c’était si mignon que je ne voulais pas quitter les personnages ? Sans doute un peu des deux, toujours est-il que ce contemporain se lit comme un petit bonbon que l’on mange lentement pour l’apprécier complètement.

On suit Phoebe, une « geek » des livres et du tricot, si geek qu’elle passe ses repas avec ses amis à lire; jusqu’à ce que son amie Em la persuade que Dev est amoureux d’elle et ne tente de les pousser ensemble. L’histoire n’est pas très compliquée, pendant plus de 300 pages, on les voit se tourner autour, plaisanter au sujet des livres, s’apprécier et se découvrir. Concrètement, ce roman ne casse pas trois pattes à un canard mais il est vraiment mignon et si vous êtes en manque de douceur je ne peux que vous le conseiller.

Les personnages sont tous attachants à leur manière et l’auteur prend le soin d’inclure des personnages LGBT sans pour autant que ça les définissent en tant que personne (ce qui est malheureusement souvent le cas). Le couple Dev/Phoebe fonctionne à merveille de part leur alchimie. Quant à Phoebe en particulier, comment ne pas se reconnaitre dans cette fangirl qui a appris l’arc pour ressembler à son héroïne de roman préférée et qui se fait des cosplays pour assister aux dédicaces de l’auteur ? Certes je ne suis pas aussi extrême mais c’est beau de voir des personnages aussi impliqués dans un univers.

Si vous vous inquiétez du niveau d’anglais, il n’y a pas besoin car c’est très accessible, il n’y a que peu de vocabulaire spécifique. De plus presque toutes les fins de chapitre sont des extraits du roman favori de Phoebe ce qui donne un petit plus à l’histoire. Un joli 16/20 pour cette petite romance contemporaine.

My review :

I spent several weeks reading this lovely romance and I do not know why: because it was in English? Because it was so cute that I did not want to leave the characters? Doubtless a bit of both, it is just that this contemporary reads like a little candy that one eats slowly to appreciate it completely.

We follow Phoebe, a « geek » of books and knitting, so geek that she spends her meals with her friends to read; Until her friend Em convinces her that Dev is in love with her and try to push them together. The story is not very complicated, for more than 300 pages, we see them turning around each other, joking about books, appreciating and discovering themselves. Concretely, this novel does not break three legs to a duck but it is really cute and if you are in lack of sweetness I can only advise you.

The characters are all engaging in their own way and the author takes care of including LGBT characters without this character designing them (which is unfortunately often the case). The couple Dev / Phoebe works marvelously from their alchemy. As for Phoebe in particular, how not to recognize myself in this fangirl who learned the bow to resemble her favorite heroine of novel and who makes cosplays to attend the dedications of the author? Certainly I am not so extreme but it is beautiful to see characters so involved in a universe.

If you are worried about the level of English, there is no need because it is very accessible, there is little specific vocabulary. In addition almost all the end of chapter are extracts of the favorite novel of Phoebe which gives a little more to the story. A nice 16/20 for this little contemporary romance.

Historique·Romance·Thriller

Les lionnes de Venise, Mireille Calmel

TitreLes lionnes de Venise

AuteurMireille Calmel

EditionXO Editions

Pages352

Prix19,90€

RésuméVenise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure. Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots. Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu’elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu.

Mon avis : 

Une couverture magnifique, une auteur que j’adore et Venise…la lecture se présentait bien !

Dès le début du roman, le mystère s’installe, l’auteur met en place de nombreux personnages et il faut prendre le temps de se repérer parmi eux. L’intrigue tourne autour d’une gravure qui dissimule une sorte de carte au trésor qui mènerait à un grimoire magique. Or, cette gravure aurait appartenu au grand-père de Lucia qui a disparu avec. L’intrigue est très complexe, du début à la fin je me suis fait avoir : je commençais à faire confiance à un personnage, il se révélait être un manipulateur, avant d’apprendre qu’en fait ce n’était pas lui mais un autre le manipulateur, et ainsi de suite. C’est assez rare que je me fasse avoir comme ça, car à force de lire beaucoup de romans, j’ai de nombreux schémas narratifs en tête qui me permettent régulièrement de « prédire » les intrigues.

On évolue dans la Venise du début du XVIIe siècle, entre la pauvreté et le luxe des bals masqués, la religion et la dépravation,… Mireille Calmel a ressuscité cette Venise pleine de couleurs et ça a été un plaisir ! J’ai été totalement embarquée par cette histoire, la plume de Mireille Calmel est captivante et son histoire est pleine de potentiel pour la suite. Il y a certes une petite romance mais elle est loin d’être centrale ou désagréable. On reste vraiment dans un thriller/polar historique de haut vol où il ne faut faire confiance à personne.

Pour porter son histoire, l’auteur a campé des personnages forts avec Lucia, Isabella et les différents hommes qui les entourent : Marco, Giorgio, Paolo, Henri. Si j’ai un peu eu du mal avec Lucia au début, elle se révèle rapidement pleine de ressources et courageuse, petit à petit, elle se forge comme Isabella. J’aurai d’ailleurs aimé en apprendre un peu plus sur Isabella, c’est un personnage qui demeure plein de mystères même à la fin et qui m’a captivée par sa prestance et son histoire.

Un polar historique intrigant et sombre, qui signe le début d’une très bonne saga et dont il me tarde de lire la suite, un joli 18/20.

Fantastique·Historique·Jeunesse·Romance

The paper magician 2 : The glass magician, Charlie N. Holmberg

TitreThe glass Magician

AuteurCharlie N. Holmberg

EditionAmazon Publishing

Pages236

Prix9,90€

RésuméTrois mois après avoir rendu son cœur au magicien Emery Thanes, Ceony Twill est bien partie pour devenir Plieur. Malheureusement, toutes ses pensées ne sont pas uniquement tournées vers la magie du papier : bien qu’on lui ait prédit une histoire d’amour, Ceony n’a toujours pas réussi à dépasser la barrière étudiant-professeur qui la sépare d’Emery, en dépit de leur intimité grandissante. Lorsqu’un magicien revanchard est persuadé que Ceony possède un secret, il fait le vœu de le découvrir… même si cela doit compromettre l’essence même de leur magie. Ceony comprend qu’elle devra trouver les vraies limites de ses pouvoirs quand ceux qu’elle aime le plus se retrouvent victimes d’une série d’attaques dirigées contre elle… tout en faisant en sorte que son savoir ne tombe pas entre de mauvaises mains.

Mon avis : 

Alors que Ceony a sauvé Emery de son ex-femme, l’exciseuse Lira, celle-ci a des complices. En effet quelques mois plus tard, Ceony est victime d’attaques par Grath et Siraj, deux magiciens qui veulent ranimer Lira, figée pour l’éternité par notre héroïne. L’histoire redémarre donc sur les chapeaux de roues par des scènes d’action, des machinations et beaucoup de mystère. Qui sont vraiment les assaillants ? Quelle magie maîtrisent-ils ? Où est Lira ? Les attaques visent-elles Emery ou Ceony ? Comment les arrêter ? J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui permet le développement de nouveaux personnages mais surtout d’autres formes de magie que celle du papier et du sang. Car ici, la magie du feu et celle du verre sont mises en avant. Celle du verre est particulièrement intéressante puisqu’elle permet une sorte de téléportation.

Incarnée principalement par Delilah, une amie de Ceony, on en apprend plus sur cet élément de magie puisque Delilah prend la peine d’en expliquer les bases à Ceony. D’ailleurs j’ai particulièrement apprécié le personnage de Ceony dans ce tome : elle demeure forte et puissante, mais pour autant la réalité la rattrape, elle demeure avant tout une élève et peut avoir besoin de ses maîtres pour s’en sortir. Elle n’est pas toute puissante et sait demander de l’aide quand il faut. J’ai également trouvé qu’elle avait gagné en assurance par rapport au premier tome. En revanche j’ai trouvé Emery inchangé, toujours réservé, presque fermé, avec sans cesse son air mélancolique et ses secrets.

Si j’avais déjà trouvé Lira un peu tarée, que dire de ses acolytes ? Ce sont de grands psychopathes et cette fois l’auteur ne nous épargne pas la mort de personnages auxquels on s’était attaché. Siraj m’a particulièrement fait peur alors même qu’on ne le voit presque pas de tout le roman, on ne le connait qu’à travers la description de ses méfaits. Quant à Grath… cet homme a été rendu fou par le désir de pouvoir et ça se voit…

A la fermeture de ce roman, je ne peux que m’interroger sur la suite que nous réserve l’auteur pour cette saga originale et que je ne peux que conseiller, un joli 17/20.

Historique·Romance

Le souffle des feuilles et des promesses, Sarah McCoy

TitreLe souffle des feuilles et des promesses

AuteurSarah McCoy

EditionMichel Lafon

Pages333

Prix21,95€

RésuméHallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère qui adore écrire. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.
Commence alors un chassé-croisé qui durera une dizaine d’années, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre ou la France. Tandis que Hallie Erminie rencontre le succès grâce à ses livres, Post Wheeler se destine finalement à une carrière politique. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens grandissent mais le destin semble peu enclin à les réunir. Oseront-ils s’avouer leur amour ?

Mon avis : 

Après avoir entendu tant de bien de cette auteur pour ses deux précédents romans, je ne pouvais que solliciter ce dernier livre sur Netgalley, et je remercie l’éditeur d’avoir approuvé ma demande.

Dès les premières pages, l’ambiance est posée : nous sommes dans le Sud de l’Amérique, meurtri par la guerre de Sécession, ampli de ressentiment envers le nord et les Yankees mais en même temps attiré par la modernité des états du nord. Hallie Erminie ne rêve que de devenir une grande écrivain, et pour cela elle part à la conquête de New York, son manuscrit sous le bras. Elle y rencontre Post Wheeler, un journaliste désabusé par la profession et éternel célibataire. Au gré du roman, ils se croisent, se détestent et s’attirent irrémédiablement alors que chacun poursuit sa carrière malgré les déconvenues.

La grande force de ce roman, c’est sans conteste l’ancrage historique que lui a donné Sarah McCoy. Le climat post guerre de Sécession est palpable dans les préjugés que subit Hallie en tant que sudiste dans le nord. Cela ne lui facilite bien évidemment pas la tâche dans sa quête de reconnaissance, mais en même temps ça la singularise et la presse n’hésite pas à tourner ce côté d’elle en dérision pour la rendre célèbre. L’autre force du roman est liée à ceci : l’histoire montre le rôle de la presse. Hallie, grâce à son succès est vite entrainée dans la spirale de la presse et de la communication et on voit alors toutes les manigances qui entrent en jeu : mises en scène, propos déformés, tout est utilisé pour faire vendre ! Avec une plume incisive et sous couvert de romance et de course au succès, c’est une critique de la presse qui est faite ici, et on se rend compte que cette critique est finalement intemporelle car encore valable aujourd’hui.

Heureusement pour elle, notre Hallie Erminie est un personnage fort. Toute en justesse, elle dépasse le rôle de femme qui lui a été assigné par la société, mais en même temps elle connait ses limites et Sarah McCoy n’en fait pas une héroïne qui dépasse tous les préjugés et les obstacles de son temps, ce qui serait un peu trop idéaliste. Tout est en nuances, et c’est d’ailleurs également le cas de Post Wheeler : à la fois insupportable et attachant, perdu dans sa gestion de sa propre vie, il mène une course en avant effrénée pour tenter de se découvrir.

Et la romance alors ? Je dois dire que j’ai été plus passionnée par le parcours professionnel des personnages que par leur histoire d’amour mais il faut avouer qu’elle est touchante (et très frustrante !). Elle demeure toutefois légère, donc si vous n’aimez pas trop ça mais que l’histoire vous intéresse tout de même, tentez votre chance ! Pour moi c’est un 16/20.