Bien-être·Contemporain·Romance

Le dernier train, Amélie Romarin

Titre : Le dernier train

Auteur : Amélie Romarin

Edition : Edilivre

Pages : 130

Prix : actuellement indisponible

Résumé : L’histoire d’une jeune fille qui s’éloigne de ses proches pour pouvoir souffler et faire le point sur sa vie. Elle va rencontrer des gens qui vont l’aider à avancer.

 

 

Mon avis :

Quand l’auteur m’a envoyé son roman, je m’attendais à une histoire pleine de sentiment et de réflexion sur la vie. Pour la réflexion, c’est tout bon, mais pour les sentiments…je ressors mitigée !

On suite Lindsay, qui décide du jour au lendemain de fuir sa famille et sa vie natale, pour commencer une nouvelle vie en Belgique. Elle prend alors le train avec peu de bagages, et commence une remise en question de sa vie. Abandonnée par son père ou son parrain (si je me souviens bien), elle ne s’en est jamais remise et sa famille non plus. Décidée à commencer une nouvelle vie, elle coupe tout contact, hormis avec sa soeur à qui elle écrit de temps en temps. Elle trouve rapidement du travail et rencontre fortuitement Mathias, un jeune homme aussi perdu qu’elle, oppressé par son père et le poids de ses études. Ensemble, ils vont tenter d’avancer dans la vie et de s’affranchir du passé.

J’ai apprécié le fond de l’histoire, la reconstruction de Lindsay et sa relation avec Mathias. Elle peut sembler rapide mais au fond, qui est-on pour juger de la rapidité d’une relation ? Chacun son rythme ! Malheureusement j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. En effet, malgré une narration à la première personne, j’ai trouvé qu’on restait en surface de ce que ressentaient les personnages, ce qui est assez paradoxal pour un roman sur la reconstruction personnelle et l’introspection. De même, j’ai trouvé la relation de Mathias avec son père peu poussée à mon goût.

Enfin, j’ai eu du mal avec la plume de l’auteur, dans le sens où j’ai noté quelques répétitions et des expressions que mes parents m’ont toujours dit être mauvaises comme « malgré que ». Toutefois, j’ai apprécié la présence d’expressions belges qui permettent de vraiment s’immerger dans la nouvelle vie de Lindsay !

Je ressens un vrai potentiel pour l’histoire, mais il m’a manqué quelque chose sur lequel je ne saurai pas mettre de mots…

Contemporain·New Romance·Romance

Marked Men 6 : Asa, Jay Crownover

Titre : Asa

Auteur : Jay Crownover

Edition : Hugo Roman

Pages : 440

Prix : 17€

Résumé : Arrivé à Denver récemment pour rejoindre sa soeur, Ayden, et son groupe d’amis, Asa Cross se bat entre l’homme que tout le monde pense qu’il est et celui qu’il veut devenir. Il a toujours été un prédateur. Mais aujourd’hui il ne veut plus blesser ceux qui l’entourent, particulièrement quand une policière pulpeuse semble intéressée par celui qui brise les règles.

Royal Hastings est rapidement confrontée à une situation tragique, qui met en danger non seulement sa carrière mais aussi celle de son binôme. Ne s’étant jamais fait de véritable amis, elle tentera de s’en sortir seule. Sauf qu’elle ne peut s’empêcher de penser au barman super sexy qu’elle a arrêté.

Avoir un crush pour Asa est la dernière chose dont Royal a besoin, mais l’attirance est bien trop forte pour y résister. Pourtant elle sait que courir après un homme qui n’a aucun respect pour la loi ne peut se terminer que dans la douleur. Un criminel et une policière, cela peut sembler mal, mais pour Asa et Royal, être ensemble est le bon choix à faire.

Mon avis :

Ca y est, avec ce volume je dis adieu aux Marked Men (même si apparemment, une série spin-off est prévue et commencera avec un volume sur la soeur de Rowdy) en lisant l’histoire d’Asa et Royal.

Asa, c’est le frère, ex-délinquant, d’Ayden (la chérie de Jet, du tome 2); Royal c’est la jolie voisine flic de Nash, nouvelle meilleure amie de Saint. Une flic et un délinquant ? Forcément ça va faire des étincelles mais à plus d’un niveau !

Au début du roman, Royal est dévastée par son rôle dans l’accident de son meilleur ami de toujours, Dom. Elle se noie dans l’alcool et les tentatives ratées de séduire Asa pour qu’il lui change les idées. Asa lui, n’arrive pas à se convaincre qu’aujourd’hui, il est quelqu’un de bien. Il est hanté par ses méfaits passés et refuse de s’accorder le bonheur qu’il mérite. A eux deux, ils vont se relever mutuellement…mais c’était sans compter les secrets de famille qui semblent faits pour les séparer.

Je dois avouer que même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture et que le tout se lit très vite, ça demeure le tome que j’ai le moins apprécié. Je n’arrivais tout simplement pas à compatir à leurs malheurs car j’avais juste envie de les secouer et de leur mettre des claques pour toutes les décisions stupides qu’ils prenaient. C’était vraiment du « je ne veux pas te rendre malheureux/se alors je te quitte » sauf qu’en faisant ça ils étaient encore plus malheureux tous les deux…

Ca me fait tout de même un petit serrement au coeur de dire au revoir à cette famille cabossée mais si solide que forment les hommes du Marken Men, mais on les laisse tous heureux et pleins de promesses pour l’avenir (même si c’est limite trop flagrant comme happy end pour être vrai).

Conte·Drame·Fantastique·Jeunesse·Réécriture·Romance

L’Histoire de la Bête, Serena Valentino

Titre : L’Histoire de la Bête

Auteur : Serena Valentino

Edition : Hachette

Pages : 192

Prix : 13,90€

Résumé : C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.

Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

 

Mon avis :

Après avoir beaucoup aimé le livre sur la Méchante Reine de Blanche-Neige, j’étais très intriguée de l’histoire de la Bête, qui fait partie de mon dessin animé préféré.

Serena Valentino nous raconte ici comment la Bête est devenue la Bête et lève quelques mystères du dessin animé (comment le village ne connaissait pas le château et la Bête qui l’habitait ?). La Bête c’était avant tout un adolescent riche et égoïste qui trompa une jeune magicienne que les soeurs maléfiques, aperçues dans Miroir Miroir, vengèrent. Condamné à devenir un bête, la transformation n’est pas immédiate. En quelques mois, le jeune prince s’isole, il a des hallucinations, et se retrouve finalement prisonnier de son apparence et de son esprit puisque ses serviteurs ont disparu et que des monstres semblent le poursuivre dans le château.

J’ai particulièrement apprécié le personnage de Gaston, insupportable dans le dessin animé, qui est repris et approfondi dans ce livre. Ce n’est plus juste le beau gosse débile et costaud, c’est un homme apeuré et amnésique.

C’est une réécriture assez sombre, Serena Valentino n’hésite pas à montrer toute la violence de la Bête, car la Bête, c’est aussi un animal. Et un animal qui a tout perdu peut être violent. Le contenu du Disney, avec l’arrivée de la Belle et le début de leur histoire d’amour est laissé de côté pour vraiment se concentrer sur ce qu’il se passe avant et c’est un très bon complément au dessin animé.

Coup de coeur·Romance·Vie quotidienne

Amy et Isabelle, Elizabeth Strout

Titre : Amy et Isabelle

Auteur : Elizabeth Strout

Edition : Archipoche

Pages : 408

Prix : 8,80€

Résumé : Cet été-là, une vague de chaleur sans précédent s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. À Shirley Falls, l’air est irrespirable. Mais pas aussi étouffant que le conflit opposant Amy à Isabelle – sa mère qui l’a toujours élevée seule.
À 16 ans, la jeune fille connaît ses premiers émois. Un amour interdit. Un épisode qui renvoie Isabelle à son propre passé, à une faute qu’elle n’a pu expier. Au point de s’interdire tout bonheur. Par touches légères, Elizabeth Strout met en lumière les événements – petits ou grands – de cet été qui transformera à jamais ces deux femmes.

 

Mon avis :

Je n’avais jamais lu « Olive Kitteridge », le grand succès d’Elizabeth Strout, mais quand l’Arphipel a proposé ce livre en partenariat et que j’ai vu sa magnifique couverture et une histoire de famille qui promettait, je n’ai pas pu résister.

Avec une écriture très descriptive et lente, Elizabeth Strout nous plonge au coeur d’un été étouffant. Etouffant par sa chaleur, sa moiteur, mais aussi par les non-dits et les rancoeurs qui co-existent avec nos deux personnages principales : Amy et Isabelle.

Amy c’est une jeune adolescente de seize ans, embauchée pour l’été dans l’entreprise où sa mère est secrétaire. Les cheveux courts, le regard fuyant, elle déteste sa mère pour une chose qu’on découvre au fur et à mesure du livre. Une relation interdite, sa première relation; que sa mère a réprouvé avec force, ce qu’Amy n’arrive pas à lui pardonner.

De l’autre côté, nous avons Isabelle, une femme d’une trentaine d’année qui fait tout pour paraitre parfaite, elle évite les conflits au maximum et essaie de donner une éducation assez stricte à sa fille afin que celle-ci s’élève dans la société, au contraire d’Isabelle qui a du arrêter les études.

A travers leur quotidien, leurs silences, elles nous racontent à leur manière le début de l’été qui vient de passer et qui a bouleversé leur fragile équilibre familial. Ceci au milieu d’une société un peu industrielle mais encore très communautaire où tout le monde épie tout le monde, où on envie autant qu’on déteste les autres.

Si les cinquante premières pages du roman m’ont semblé longues du fait de l’écriture descriptive, au final, ça m’a permis de m’immerger dans ce village, dans cette société et dans cette famille où tout semble parfait mais où chacun trouve des secrets. En fait, entrer dans l’histoire met du temps, mais une fois qu’on y est, qu’on s’est attaché aux personnages, on ne veut plus en ressortir. De plus, l’écriture très dense, permet une sorte de lourdeur, de torpeur pour le lecteur, qui l’aide à ressentir l’atmosphère du roman très pesante.

En refermant le livre, je savais que j’avais passé un très bon moment de lecture mais sans plus. Presque un mois après, je me rends compte que je le conseille à tout le monde autour de moi et que je repense encore aux personnages, et je pense que c’est le signe d’un coup de coeur !

Aventure·Fanfiction·Fantastique·Fantasy·Homosexualité·Jeunesse·Romance·Young Adult

Carry On, Rainbow Rowell

Titre : Carry On

Auteur : Rainbow Rowell

Edition : Griffin/PKJ

Pages : 384/585

Prix : 9,83€/18,90€

Résumé : Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l’évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu’il se trouve à l’école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n’a rien, mais vraiment rien de l’Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue…

 

Mon avis :

Après avoir adoré Fangirl, j’étais dévorée par l’envie de découvrir sa fanfiction des aventures de Simon Snow dans Carry On. Le problème ? J’en attendait surement trop.

On commence Carry on, comme si c’était le huitième tome d’une série qui s’apparente à Harry Potter sans vraiment l’être. On entre donc dans un univers déjà bien établi, nos personnages ont déjà une histoire commune, ils ont vécu des épreuves auxquelles il est régulièrement fait référence,… Il est nécessaire de s’adapter à cet univers et c’est là où j’ai eu du mal sur la première partie du roman. L’univers est si proche d’Harry Potter que je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les ressemblances, et ce faisant, je n’arrivait pas à entrer dedans.

On suit Simon Snow, l’Elu, qui entame sa dernière année à l’école de sorcellerie, sous la tutelle du Mage, une sorte de Robin des Bois qui lutte contre les Familles qui veulent reprendre le pouvoir. Mais Simon ne pense qu’à deux choses : sa petite amie Agatha est amoureuse de son colocataire Baz et l’a quittée pour lui; et Baz, qui est un vampire, a disparu depuis la rentrée !

Le problème, c’est aussi que dans Fangirl, Cat insistait beaucoup sur la relation entre Simon et Baz…quelle frustration de ne pas voir Baz pendant un quart du livre ! J’attendais tellement cette relation de haine/passion que finalement je pense que je ne voulais lire que ça et c’est pour cela que je n’ai réellement apprécié le livre qu’à partir de la deuxième partie. Pour l’histoire en général, je dois avouer que j’avais deviné la fin depuis le début, c’était tellement prévisible. Mais Rainbow Rowell a le mérite de poser des questions fondamentales sur le bien et le mal, le fait que les deux soient liés,…

Et si Baz m’a plu pour son côté vampire inaccessible, froid, un peu arrogant; je ne peux pas en dire autant pour Simon qui, comme Harry Potter, m’a ennuyée avec ses jérémiades interminables ! Heureusement que comme dans la saga de notre sorcier préféré, il y avait son acolyte (Hermione/Pénéloppe) et sa némésis (Draco/Baz) !

Je suis ressortie du roman mitigée, j’ai dévoré la fin mais la première moitié du roman m’a semblé bien trop longue pour m’accrocher.

Chick-Lit·Comédie·Contemporain·Romance

Hysteria Lane, Alex Cartier

Titre : Hysteria Lane

Auteur : Alex Cartier

Edition : Belfond

Pages : 560

Prix : 17€

Résumé : Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boyfriend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s’en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie.
Et lorsqu’elle rencontre un acteur canadien d’une grande beauté qui n’a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ?
Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l’expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations…

 

Mon avis :

Je n’ai jamais lu Movie Star, du même auteur, mais j’en avais entendu du bien, donc pourquoi ne pas me lancer dans ce roman proposé par Netgalley ?

Hysteria Lane et Movie Star sont liés mais peuvent être lus séparément. En effet, Hysteria Lane est un peu comme un spin off de la série, on y suit le personnage de Laure, meilleure amie du personnage d’Ophélie dans Movie Star. Laure est une femme sexuellement libérée, co-fondatrice d’une agence de presse à Hollywood et à qui tout réussi dernièrement. Mais quand les problèmes arrivent ils n’arrivent pas seuls : elle apprend que sa meilleure amie déménage pour un an et que son petit ami part vivre à Paris pour six mois. Dévastée, elle se lance pour mission de lancer la carrière d’un jeune Canadien…au détriment de son couple…

Alex Cartier a réussi, dans ce roman, à ne pas en faire juste une bête histoire d’amour. Le côté production de série TV est bien présent et c’est surement ce qui m’a le plus intéressée. J’ai trouvé passionnant de voir l’envers du décor de mes séries préférées. De nombreuses références à Hollywood sont faites, que ce soit dans le titre des chapitres ou entre les personnages, on est immergé dans cet univers hollywoodien glamour du début à la fin ! On découvre les différents métiers liés à la production d’une série : scénariste, show-runner, producteur exécutif, acteurs,… mais aussi les déboires juridiques dont il faut se protéger, les pressions internes (la relation d’Alexandre avec l’avocate fait étrangement écho à l’affaire Weinstein…mais inversée !),…

Le côté romance m’a moins intéressée, principalement parce que je ne comprenais absolument aucune des décisions amoureuses de l’héroïne. On ne peut pas dire que Laure soit le personnage le plus attachant du monde. Elle l’est dans le sens où elle est un peu gaffeuse donc c’est drôle, mais je l’ai souvent trouvée égoïste et manipulatrice par rapport aux hommes. Elle a un homme merveilleux mais s’acharne à imaginer des choses. Certes, il lui arrive des problèmes…mais je trouve qu’elle les a un peu cherché et son petit ami est juste un homme en or de continuer à y croire, pour moi elle ne le mérite pas.

Le roman, malgré sa taille se lit assez vite et reste une histoire de chick-lit assez sympa dans un univers que j’ai pris plaisir à découvrir.

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Romance·Young Adult

La danse des ombres/La danse des flammes, Yelena Black

Titre : La danse des ombres/La danse des flammes

Auteur : Yelena Black

Edition : Pocket Jeunesse

Pages : 336/352

Prix : 17,90€/tome

Résumé : Vanessa vient d’être admise à la prestigieuse académie du New York Ballet… après sa soeur, brillante élève, disparue il y a trois ans. Un drame qui hante chaque instant, chaque pensée, chaque geste de Vanessa. Entre deux répétitions acharnées de l’ Oiseau de Feu, la jeune ballerine n’a plus qu’une idée en tête : se lancer sur les traces de Margaret. Au risque de se perdre elle-même en chemin…

 

Mon avis :

Pendant les vacances, j’ai été prise d’une subite envie de sortir cette duologie de ma PAL où elle trainait depuis un peu plus d’un an.

On y suit Vanessa, dévastée par la disparition de sa soeur quelques années plus tôt au Royal Ballet de New York. Persuadée que Margaret est vivante, Vanessa se lance à corps perdu dans la danse et est acceptée à l’école où elle devient vite la vedette de par sa façon sauvage et puissante de danser. Sélectionnée par le chorégraphe Josef, elle se voit confier le rôle titre dans le ballet L’Oiseau de Feu et doit danser une partie mystérieuse intitulée La Danse du Feu, avec son partenaire Zep.

L’univers de la danse est très présent dans ce livre, si on est pas intéressé ou curieux de ce domaine, on peut toruver certaines longueurs aux romans. Personnellement j’ai adoré ces parties car ça m’a permis de découvrir un univers que je ne connaissais pas vraiment. A travers les perceptions de Vanessa, on ressent l’amour de la danse que peuvent avoir les danseurs, on sent la portée de cet art, l’amour de l’effort et de la musique classique.

Si au début du premier tome et pendant une grande partie, on est dans le classique du young adult avec la vie d’une ado à l’école, les copines et les petits-amis; à la fin et durant tout le second tome, on bascule dans du fantastique totale avec l’intrigue des nécrodanseurs. C’est ce côté presque trop fantastique au point que j’avais vraiment du mal à le croire, qui a fait que je suis ressortie de ma lecture mitigée. Ca partait tellement loin pour moi que j’ai fini par lire sans y croire. Et pourtant, même si le fantastique était le thème principal je l’ai trouvé sous-exploité dans certains sujets, comme la collophane, l’histoire des nécrodanseurs,… Et la fin n’a pas arrangé les choses car je l’ai trouvé trop heureuse. Dans le sens où pour peu qu’on envisageait une fin heureuse, c’était évident qu’il s’agirait de celle-ci, de ce fait il était difficile de se faire vraiment du souci pour les personnages.

Les personnages, hormis Vanessa et Margaret, ne sont que peu approfondis. Particulièrement celui de Zep qui pourrait pourtant être très intéressant car il a une dualité en lui qui s’exprime dans les deux tomes. J’ai également regretté l’absence d’un rôle un peu plus fort des amies de Vanessa dans le second tome alors qu’elles aidaient à me faire aimer l’histoire. Car oui, j’ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux : Vanessa et Justin. J’ai trouvé Vanessa beaucoup trop centrée sur elle-même, ses déboires amoureux et le triangle qu’elle forme avec Justin et Zep. Quant à Justin je n’ai pas réussi à m’y attacher car on ne sait pas grand chose de lui : il passe d’un danseur bof à un danseur superbe d’un tome à l’autre sans explication, a des liens avec les Fratelli qui ne sont que peu développés et expliqués, et ses sentiments pour Vanessa me laissent perplexes car je ne suis attachée à aucun des deux.

J’ai pourtant bien aimé cette duologie, l’écriture était fluide et le domaine de la danse m’a vraiment intéressée. Je regrette simplement le traitement de l’univers et des personnages qui n’est pas assez poussé pour moi.