Contemporain·Drame·Science-Fiction·Thriller

L’Institut, de Stephen King

TitreL’Institut

Auteur : Stephen King

EditionAlbin Michel

Pages600

Prix24,90€

RésuméAu coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?


Mon avis : 

Non, je n’ai pas perdu la tête, je ne lis toujours pas de romans gores ou qui font peur. J’ai déjà lu un livre de Stephan King mais il est vrai que j’ai tendance à les éviter parce qu’il est réputé pour faire peur. Seulement, celui-ci est bien loin de faire peur, il s’apparente presque à un roman pour ado si ce n’est quelques propos crus. 

J’ai été déroutée par les premières pages qui installent un personnage qu’on ne revoit pas avant plus de la moitié du roman et qui n’a semble-t-il rien à voir avec ce qui est annoncé dans le résumé. Mais dès qu’on arrive à l’histoire de Luke, ce jeune garçon enlevé et amené dans un institut en raison de ses quelques pouvoir psychiques, j’ai été captivée. Comment ne pas l’être alors qu’on avance à l’aveuglette nous aussi, dans un environnement froid et mystérieux où règne la menace du châtiment et les tests médicaux ? Mais malgré mon intérêt pour l’histoire, j’ai un vrai problème avec les romans de Stephen King : je les trouve d’une longueur affolante. Sans pour autant m’ennuyer, j’ai l’impression de ne jamais avancer, d’être plus lente qu’un escargot alors que pourtant j’apprécie ma lecture. Certains passages et descriptions semblent inutiles alors même qu’on meurt d’envie d’en apprendre plus sur l’Institut et ses objectifs ! L’auteur manie la lenteur et le suspense de manière à distiller les informations petit à petit, jusqu’à ce que le puzzle se forme et qu’on voit l’horreur dans toute sa splendeur. 

Le tout est réellement porté par les personnages. Ils donnent toute sa saveur à l’histoire car il est impossible de ne pas s’attacher à ces enfants et à leur sort : Kalisha et Avery sont des enfants drôles et pleins de vie, ils ne se résignent pas mais ne perdent pas leur positivité pour autant. J’étais tellement attachée à eux et à leur personnalité, j’imaginais tellement quelque chose de grandiose à force de suspense, que j’ai été presque un peu déçue par le dénouement. Avec un suspense monté en meringue comme ça, j’en attendais plus je crois. Pour autant, j’ai vraiment apprécié ma lecture et l’inventivité de Stephen King, mais avec un roman aussi lent on s’attend à un dénouement explosif et même si la fin l’était, les explications l’étaient moins : trop faciles peut-être ? 

Loin des romans horrifiques auxquels l’auteur a pu habituer ses lecteurs, on a là un thriller centré sur la réflexion et l’esprit, intéressant et captivant. Mais il souffre de sa lenteur qui fabrique un suspense qui ne peut que retomber comme un soufflé à l’issue de la dernière page.

Drame·Polar·Science-Fiction·Thriller

#Survivre, de Vincent Hauuy

TitreSurvivre

AuteurVincent Hauuy

EditionHugo Thriller

Pages424

Prix19,95€

Résumé2035. La Terre est en sursis : les catastrophes climatiques se multiplient, les sociétés sont en ébullition et les réserves d’eau potable se raréfient. Le survivalisme prend de l’ampleur. Survivre devient à la fois un défi et une obsession. C’est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire Alejandro Perez, magnat des intelligences artificielles. Dans l’énorme complexe construit ad hoc dans l’Idaho, le lancement de Survivre s’annonce spectaculaire. Mais lorsqu’un agent de la DGSE infiltré dans l’organisation de Perez disparaît, son frère, l’ex-journaliste Florian Starck, se décide à intégrer l’émission.
Et découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant. Car la promesse d’un grand divertissement dissimule un objectif beaucoup plus sombre. Dès la première épreuve, le compte à rebours commence. Pour les candidats. Pour Florian Starck. Et pour nous tous.


Mon avis : 

Le résumé, mêlant suspense et futur proche me fascinait et même si j’ai apprécié ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue.

On suit Florian Starck, un ex-journaliste, hanté par sa fille décédée, qui vit en autarcie dans les Alpes jusqu’à ce qu’il soit mandaté par sa soeur pour participer à la télé réalité Survivre. Il est ensuite chargé de mener l’enquête sur la disparition de son frère sur le complexe de l’émission. De là, les intrigues se nouent : comment les candidats ont-ils été choisis ? Où est Pierrick ? Qui est le réel méchant dans l’histoire ? Une narration intrigante mais dont la complexité s’est révélée presque trop alambiquée. On tourne beaucoup autour de la question de l’intelligence artificielle et je crois que j’espérais plutôt quelque chose sur la survie de l’humanité au vu du titre et du résumé.

En revanche, impossible de nier l’intérêt de l’univers mis en place. On se trouve dans un futur proche (dans 15 ans !) et quelques éléments actuels y sont mentionnés. Le futur imaginé est si plausible que ça en fait froid dans le dos : guerres de l’eau, loi martiale dans plusieurs pays, sectes religieuses qui montent en puissance, pilleurs, … Des éléments qui font peur mais semblent pourtant sur le point de se produire dans nos sociétés actuelles. Ce roman fait réfléchir plus sur cet aspect que sur celui de l’intelligence artificielle, qui a peut-être été trop exploité dans la science-fiction jusqu’à présent ?

Mon autre problème a été le personnage de Florian, hanté par le décès de sa femme et de sa fille, il est condamné à ne vivre que dans le but de réussir ce qu’il leur avait promis : vivre en autarcie. Mais en étant enfermé dans ce deuil infini, avec les rappels incessants de sa fille, j’ai trouvé que le personnage était freiné dans son évolution, j’avais envie de le secouer pour qu’il arrête de toujours écouter la voix de sa fille décédée… Heureusement, Zoé, sa jeune protégée de l’émission, apporte une touche d’humour à cette histoire qui est finalement assez sombre.

Hormis son univers qui m’a énormément marquée, ce roman n’aura pas été une très bonne lecture. C’était intéressant mais sans plus, lésé par un personnage qui n’évolue pas et une complexité qui bloquait ma compréhension de l’histoire. J’en attendais plus et c’est dommage. 

Contemporain·Drame·Horreur·Romance·Thriller

Wilder Girls, de Rory Power

TitreWilder Girls

AuteurRory Power

EditionCollection R

Pages450

Prix17,90€

RésuméVoilà bientôt dix-huit mois qu’un mal inconnu, la Tox, a frappé l’île Raxter. Dix-huit mois que le pensionnat pour jeunes filles qui en occupe la pointe a été mis sous quarantaine. D’abord, la Tox a tué les enseignantes, une à une, puis elle a infecté les élèves, dont les survivantes portent désormais ses monstrueux stigmates dans leur chair. Coupées du reste du monde, cernées par les bêtes mutantes qui rôdent dans les bois alentour et livrées à elles-mêmes, celles qui restent n’osent plus sortir de l’enceinte de l’école. Jour après jour, elles attendent le vaccin que le gouvernement leur a promis. Hetty et ses deux meilleures amies, Byatt et Reese, se serrent les coudes malgré les privations, bien déterminées à lutter ensemble jusqu’au bout…


Mon avis : 

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman pour son écriture, sa représentation de personnages féminins et homosexuels, ainsi que son caractère horrifique. Et même si j’ai bien apprécié ma lecture, je dois avouer être loin du coup de coeur que certains ont eu à sa lecture.

Wilder Girls est un huis clos où des élèves d’une pensionnat pour jeunes filles tentent de survivre chaque jour à une maladie étrange qui les infecte et les laisse avec des crises de violence et des cicatrices atroces. On ne sait pas d’où vient la maladie de la Tox, on ne sait pas pourquoi les quelques professeurs qui restent agissent de manière étrange, pourquoi les élèves semblent toutes si violentes entre elles, ou encore pourquoi l’armée et le gouvernement se contentent d’envoyer des vivres. Et c’est cette absence de réponses qui m’a empêchée d’apprécier ma lecture comme je l’aurai voulu.

Certes, quelques réponses arrivent à la fin du livre, et interrogent sur l’instinct de survie, la gestion de crise et des épidémies (tiens donc…comme c’est d’actualité…). Mais elles étaient insuffisantes à mon sens et trop évasives pour conclure le roman comme il le méritait. J’ai eu l’impression qu’un suspense était maintenu tout au long du livre pour au final retomber comme un soufflé, ça m’a fait repenser à Annihilation, qui m’avait déçu entre autres pour cette raison. Finalement, l’intérêt du roman se joue surtout sur l’aspect huis clos avec cette sensation d’enfermement permanente et les relations entre les personnages.

Celles-ci sont particulièrement tendues. Chaque fille, même si elle a des amies, est prête à se battre pour le peu de nourriture qui leur arrive, prête à blesser voir tuer. Ont-elles toujours été comme ça ? Le sont-elles devenues par la force des choses ? J’ai du mal à l’imaginer, mais elles représentent à elles-seules le roman : il est sombre et violent. La mort attend au coin du couloir, donnée par les ennemis, ou les ami(e)s… Même les relations amoureuses (entre filles) sont patinées de cette violence, exacerbée par les émotions adolescentes. Cependant, même si le tout est très bien décrit, j’avoue que j’ai eu du mal avec la violence de ces rapports car c’est à l’opposé de moi. Ce roman est très bon dans son genre, mais me prouve que je ne suis pas forcément le bon public pour la littérature à la limite de l’horreur.

 

Contemporain·Drame·Manga·Thriller

King’s Game 1-5, de Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

 

Titre : King’s Game

Auteurs : Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

Edition : Ki-oon

Pages : 200 / tome

Prix : 7,65 €

Nombre de tomes : 5. Série terminée.

Résumé : Une classe de 32 élèves. Un ordre qui tombe par sms toutes les 24h. La sanction en cas de désobéissance ? La mort.


Mon avis : 

J’ai tendance à ne pas lire de livres qui font peur ou avec de nombreuses morts. Mais quand un résumé est trop intriguant, je ne peux pas m’en empêcher, comme avec King’s Game.

Comme le dit le résumé, l’histoire est simple : les élèves d’une classe reçoivent des ordres par mail, de l’ordre gentillet du embrasse quelqu’un à des ordres plus trash (coucher avec, désigner le prochain à mourir, …), s’ils ne le réalisent pas sous 24h, ils meurent. Pendant 4 tomes le suspense est insoutenable alors qu’on voit les élèves mourir les uns après les autres. Nobuaki, tente par tous les moyens de les sauver, mais les décès s’accélèrent et la police ne fait rien. En lisant ce manga on éprouve une sorte de curiosité morbide : jusqu’où ira le Roi qui donne les ordres ? Comment peut-il tuer les élèves sans les approcher ou les toucher ? Ce n’est clairement pas un manga pour les âmes sensibles, la mort est montrée de multiples manières : décapitation, immolation, arrêt cardiaque, pendaison, … Malgré tout à chaque page, le lecteur a l’espoir que les élèves s’en sortent…

Si j’ai dévoré les quatre premiers volumes, le dernier en revanche m’a laissé un goût amer. J’ai eu l’impression que le stress et la tension savamment mise en place depuis quatre livres retombaient comme des soufflés. J’ai trouvé la fin extrêmement décevante avec l’envie de dire « Tout ça pour ça ? ». Je suis incapable de dire comment ça aurait pu finir autrement mais je suis tout de même déçue de la direction qu’on choisi les auteurs. Je ne la trouve pas logique sur de nombreux points et certaines morts perdent leur côté réaliste car elles semblent tirées par les cheveux une fois qu’on connait l’explication. C’est vraiment dommage pour un manga aussi captivant. Deux suites et un préquel ont été publiés (King’s Game Spiral, King’s Game Extreme et King’s Game Origins) mais je ne pense pas les lire tant cette fin m’a déçue. 

Contemporain·Drame·Historique·Religion·Thriller

L’énigme Alexandrie, de Steve Berry

TitreL’énigme Alexandrie

AuteurSteve Berry

EditionPocket

Pages608

Prix8,30€

Résumé50 avant J.-C. : la bibliothèque d’Alexandrie, qui renferme le savoir de toute l’humanité, disparaît aussi soudainement que mystérieusement.
1948, Palestine : Georges Haddad, fils d’un érudit et combattant palestinien, reçoit la visite d’un étrange individu porteur de secrets, un Gardien.
2007, Copenhague : Cotton Malone, retraité du département de Justice américaine, pensait pouvoir profiter tranquillement de sa boutique de livres anciens. Mais une mystérieuse organisation kidnappe son fils et lui donne 72 heures pour retrouver Georges Haddad dont la connaissance des écrits disparus depuis plus de 2 000 ans pourrait bien bouleverser la face du monde…


Mon avis :

Un roman sur la bibliothèque d’Alexandrie ? Avec des sociétés secrètes et des complots mondiaux ? J’en suis ! Attention, avant de commencer ce livre, une petite culture à propos des grandes religions monothéiste peut être nécessaire pour une bonne compréhension et appréciation de l’histoire !

Cotton Malone est un ancien d’une unité de renseignements américaine, reconverti en libraire. Il se retrouve embarqué dans une course contre la montre pour sauver son fils en retrouvant la bibliothèque d’Alexandrie, mais il se bat contre quatre factions différentes : Israéliens, Saoudiens, gouvernements, … Car oui, la religion et le contrôle du Moyen-Orient sont au coeur de l’histoire : que se passerait-il si la Bible était fausse et remettait en cause la présence juive en Israël ? C’est une question intéressante qui est très bien développée par Steve Berry et donne envie de s’y intéresser plus profondément. Malheureusement, les informations sont parfois trop complexes pour être bien compréhensibles sans connaissances préalables et sans concentration lors de la lecture. Les enjeux sont complexes et multiples et je me suis parfois perdue parmi eux et parmi les différentes factions en place. C’est un roman dense qui nécessite une lecture attentive si on veut vraiment l’apprécier.

Le personnage de Cotton est aussi attachant que le Robert Langdon de Dan Brown : intelligent, homme d’action, bibliophile, … L’auteur prend tout de même le temps de développer son histoire personnelle et fait des références à des éléments passés qui donnent envie de lire tous les autres romans qui le concernent. Son histoire avec Pamela est touchante car aucun des deux n’est entièrement innocent, il n’y a pas de vrai méchant et ça fait du bien pour une fois de voir ça dans une affaire de divorce. En revanche, j’ai trouvé les méchants un peu trop caricaturaux, il devient dès lors facile de deviner leurs motivations et leurs réactions, ce qui enlève une partie du suspense.

En bref, ce roman est un bon livre dans la lignée du Da Vinci Code, parfois un peu trop dense et caricatural, son sujet intéressant et aux recherches poussées le font sortir du lot !

 

Contemporain·Drame·Thriller·Young Adult

Si loin de toi, de Tess Sharpe

TitreSi loin de toi

AuteureTess Sharpe

EditionCollection R

Pages : 504

Prix17,90€

RésuméSophie Winters a failli mourir. Deux fois. Survivante. 
Blessée à vie, elle est accro aux antidouleurs. Droguée. 
Mina, sa meilleure amie, a été tuée sous ses yeux. Traumatisée. 
Personne ne croit à sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille. Seule au monde. 
Elle se battra pour qu’éclate la vérité. Au nom de l’amour. Prête à tout. 

 


Mon avis : 

Se lancer sans lire de résumé dans ce roman était surement la meilleure chose à faire.

J’ai pu découvrir le personnage de Sophie, qui sort de désintoxication après le meurtre de son amie. On comprend vite que l’internement de Sophie, au motif que sa toxicomanie était la cause du meurtre, est un piège et qu’elle ne cherche qu’à retrouver le meurtrier.

J’ai eu du mal à me repérer avec tous les allers-retours dans le passé faits par la narration. Ce n’est qu’après avoir à peu près compris l’histoire et repéré les personnages que j’ai commencé à vraiment apprécier le roman. Les personnages sont intéressants car bien moins caricaturaux qu’ils n’y paraissent. Bien qu’adolescents, ils sont soumis aux mêmes passions que les adultes : revanche, haine, amour, interdit, amitié, deuil ou chagrin.

L’auteure aborde de nombreux thèmes sensibles comme le deuil, la drogue, la pédophilie (je prends des pincettes avec celui-ci car je ne suis pas convaincue que le terme soit le bon) ou l’homosexualité. Elle le fait avec finesse, ce qui permet d’appréhender ces sujets sans choquer le lecteur pour autant, et ce n’était pas évident. Ce fut donc une bonne lecture, un thriller adolescent bien mené et plus profond qu’il n’en a l’air. 

Contemporain·Drame·Thriller·Young Adult

What happened that night (duologie), de Deanna Cameron

TitreWhat happened that night

AuteurDeanna Cameron

EditionHachette

Pages400/tome

Prix18€/tome

RésuméPersonne ne sait pourquoi ma sœur a tué Griffin Tomlin.
Personne sauf moi. Moi, je sais très bien ce qui s’est passé.
Emily ne détestait pas Griffin.
Ou plutôt, elle ne l’avait pas toujours détesté.
Mais, par ma faute, elle s’était mise à le haïr.
Parce que je lui avais raconté une histoire que je n’aurais jamais dû lui avouer.
À partir de là, tout est parti en vrille.
Et Griffin est mort.

 

Mon avis : 

La vidéo des Loisirs de Simi m’avait intriguée par rapport à ce titre, et j’ai bien fait de l’écouter car j’ai tellement dévoré le tome 1 que je me suis retrouvée à acheter le tome 2 en ebook (à 12€ quand même ! c’est cher pour un ebook) à 1h30 du matin pour savoir la suite !

Pendant tout le premier tome, je me suis persuadée que j’étais plus intelligente que l’auteure et que le roman était lent pour rien car je savais déjà pourquoi Emily avait tué Griffin Thomas. Mais en fait, la fin a tout chamboulé et je me suis rendue compte avec le second tome que Deanna Cameron savait mener son histoire à la perfection car un monstre peut en cacher un autre. 

Elle a réussi, par ce thriller à aborder des thèmes peu traités en littérature jeunesse et en littérature en général : le culte de la virilité masculine, le viol sous toutes ses formes (féminin mais aussi masculin), la psychologie et le sadisme des tueurs en série. 

Les personnages sont tous particulièrement fouillés. Que ce soit l’esprit retors de Griffin ou la culpabilité de Clara, il est impossible de ne pas avoir l’impression de tout savoir d’eux tant on entre dans leur esprit avec la narration. Même les personnages secondaires comme les parents sont très développés. J’ai d’ailleurs apprécié que l’auteure mentionne la dualité de traitement et de sentiments que la condamnation d’Emily fait naître chez ses parents.

Une duologie young adult que je ne m’attendais pas à apprécier autant, malgré un premier tome un peu trop lent à mon goût, en tout cas je la recommande fortement !

Contemporain·Drame·Polar·Thriller

Les inconnues de la Seine, de Frédérique Molay

TitreLes inconnues de la Seine

AuteurFrédérique Molay

EditionAmazon

Pages380

Prix9,99€

Résumé : Paris, fin juin. Dans une ville écrasée par la chaleur, une série de meurtres sordides réveille une vieille légende urbaine et plonge la capitale dans l’effroi.Depuis les attentats, le commissaire Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle de Paris, et ses hommes sont sous tension. Difficile de maintenir un semblant de vie ordinaire lorsque les effectifs réduits obligent l’équipe à enchaîner mission sur mission. Mais lorsqu’une jeune fille est enlevée en plein jour au cœur de la capitale, c’est tout l’équilibre précaire de leur quotidien qui bascule. Confronté à un adversaire redoutablement intelligent et pervers, l’affaire va prendre un tour personnel pour Nico Sirsky, rattrapé par d’anciens démons qu’il croyait enterrés depuis longtemps. Commence alors une course effrénée contre la montre qui va mettre le commissaire au pied du mur et le pousser dans ses derniers retranchements.

 

Mon avis :

Quoi ? Un thriller sur le blog ? Mais que se passe-t-il ? Tout simplement une envie de changer d’horizon, et je dois dire que j’ai été agréablement surprise.

Des jeunes filles sont retrouvées assassinées dans la Seine, la jambe perforée, habillées de tenues de mannequin et avec un masque de visage féminin collé sur le visage. La brigade criminelle, menée par Nico Sirski doit impérativement trouver le meurtrier avant qu’il y ait plus de victimes.

Bien que ce roman soit un tome de série, il n’est pas nécessaire de lire les autres livres pour le comprendre parfaitement. Les relations entre les personnages sont bien expliquées, sauf celles avec la certaine Manon Lespé, une fille du passé de Nico, qui la poursuit mentalement depuis la découverte du premier corps.

Frédérique Molay a ceci d’intéressant qu’elle prend le temps de décrire la brigade de la Crim, qui est en train de changer. On sent une nostalgie profonde dans les personnages, un attachement particulier, tant aux équipes qu’aux lieux, même s’ils sont vétustes. Ca instaure une ambiance particulière et permet au lecteur de vraiment s’investir dans l’histoire. De plus, j’ai eu le plaisir d’aller à Paris quelques jours après ma lecture et nous sommes passés devant la Samaritaine, lieu hautement important du roman, et sur la Seine : de quoi faire frissonner !

Histoire dont je ne parlerai d’ailleurs pas plus pour ne pas vous spoiler, car ce serait dommage pour un thriller, n’est-ce pas ? 😉 Sachez juste que j’ai adoré ce livre, je l’ai lu en une journée tant j’étais captivée !

Contemporain·Drame·Thriller

Chanson Douce, de Leïla Slimani

TitreChanson douce

AuteurLeïla Slimani

EditionFrance Loisirs

Pages223

Prix18€

RésuméLorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

 

Mon avis : 

Encore un Prix Goncourt, je les ai enchaînés haha !

On m’avait prédit une jolie PLS (Position Latérale de Sécurité) à la fin du roman, je ne l’ai pas eue. Mais j’avoue que la dernière phrase, associée à la couverture, était parfaite pour frissonner avant Halloween

Dès la première phrase on est plongés dans l’ambiance : « Le bébé est mort. » . Bon ok… Car c’est l’histoire du meurtre de deux enfants par leur nounou, Louise. Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’on essaie de découvrir au fil de la narration qui alterne les flashbacks sur l’histoire de Louise et de la famille, et les scènes d’interrogatoires par les enquêteurs.

Une ambiance spéciale, qui illustre les dérives de la société d’aujourd’hui : d’un côté des personnes isolées, parfois malades, qui croûlent sous les problèmes sans oser les affronter, de l’autre, des personnes qui délèguent leurs problèmes à d’autres. Une vraie dépendance, parfois malsaine, comme il est dit dans le résumé.

De l’histoire banale d’un babysitting, on tourne à une obsession effrayante de Louise envers ses employeurs. Le tout passant par des petits détails qui mettent en place de manière très progressive cette ambiance qui frise le film psychotique…

Adaptation·Classique·Contemporain·Drame·Réécriture·Romance·Thriller

Nola Forever, de Fabien Fernandez

TitreNola Forever

AuteurFabien Fernandez

EditionGulf Stream

Pages336

Prix18,90€

RésuméDeux familles qui se détestent, deux jeunes adultes, beaux et intelligents, qui se découvrent lors d’une soirée masquée et sont dès lors prêts à braver la mort pour vivre leur amour… Cette histoire, vous croyez l’avoir entendue cent fois. Vous pensez déjà entrevoir son dénouement. Mais cette affaire, ce n’est pas celle de Shakespeare. La scène ne s’est pas tenue à Vérone, mais dans les quartiers animés de la Nouvelle-Orléans. De vidéos reçues anonymement en témoignages récoltés avec discrétion, ma curiosité de journaliste m’a permis de retracer ce qu’il s’est vraiment passer à NOLA.

 

Mon avis :

J’ai terminé la lecture de ce magnifique objet livre et je ne sais toujours pas si j’ai vraiment aimé ou pas. Il y a à ce roman de nombreux points positifs mais également d’autres qui sont négatifs. Tout d’abord l’histoire. Avec le résumé, on s’attend forcément à une réécriture de Roméo et Juliette mais à la sauce de la Nouvelle-Orléans. Le problème tient en fait beaucoup à ce résumé selon moi.

Le problème, quand on s’attaque à une oeuvre comme celle de Shakespeare, c’est que les lecteurs ont déjà de nombreux schémas en tête, d’autant plus si, comme moi, ils sont fans de Baz Lurhman et de son adaptation moderne Roméo + Juliet. Dans ma tête, c’était donc plus les images du film que celles du roman qui défilaient. Je n’ai pas réussi à m’immerger dans l’histoire et à imaginer réellement les personnages avec leurs spécificités. De plus, j’attendais de cette réécriture, une réelle modernisation qui aborderait des thèmes brûlants de l’actualité américaine avec le racisme etc. Or, ce thème est finalement très peu abordé alors qu’il y aurait de quoi ! En revanche, les thèmes du trafic de drogue, et des manipulations immobilières suite à Katrina sont très bien traités et apportent un réel background à l’histoire !

Toutefois, la fin a réellement rattrapé le reste du roman. C’est une fin en apothéose qui remet sur le devant de la scène les malheurs qu’a subi la Nouvelle-Orléans avec les ouragans et qui donne à ce roman son aspect thriller. C’est finalement à la toute fin que j’ai eu ce pour quoi je lisais le roman et c’est dommage que ce ne soit pas arrivé plus tôt.

Enfin, petite déception pour les personnages. Si j’ai apprécié Julian et Roxanne, je n’ai pas du tout réussi à m’attacher à Dakota, et je ne saurai pas dire pourquoi. Cette jeune journaliste qui enquête sur la mort des amants et nous fait découvrir la Nouvelle-Orléans m’a laissée de marbre. En revanche, un grand merci à Fabien Fernandez pour avoir pris le temps de décrire la Nouvelle-Orléans, à travers ses yeux de locale (Dakota), ça me donne encore plus envie d’y aller en vrai !

Pour résumer, ce livre n’est pas mauvais, il est juste différent de ce que j’en attendais. C’est un très bon livre, avec une plume magnifique, un décor génial et une fin du tonnerre qui donne un tout autre aspect à l’histoire. Mais j’en attendais autre chose. Peut-être qu’en le relisant plus tard, en sachant ce qu’il y a dedans, je l’apprécierai plus. En attendant, mon avis est en demie-teinte.