Bien-être·Contemporain·Drame·Homosexualité·Vie quotidienne·Young Adult

Girlhood, Cat Clarke

Titre : Girlhood

Auteur : Cat Clarke

Edition : Collection R

Pages : 360

Prix : 17,90€

Résumé : J’ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m’ont reconstruite, morceau par morceau.
Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer.
Jusqu’à ce que débarque cette nouvelle fille…

 

Mon avis :

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais lu de Cat Clarke. Mais je n’en entendais que du bien, on me disait que ses romans étaient poignants, sur des sujets difficiles et toujours avec une fin surprenante. J’ai donc sauté sur l’occasion de lire son dernier livre quand la maison d’édition l’a proposé sur Netgalley.

Harper vit en pension depuis la mort de sa soeur jumelle Jenna, qui est décédée suite à son anorexie. Harper est persuadée d’en être responsable et garde ce poids en elle. Auprès de ses amies Rowan, Lily et Ama, elle s’est reconstruite. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de Kirsty, une nouvelle qui comprend étonnamment bien le ressenti d’Harper puisqu’elle a elle aussi perdu sa soeur. Dès le début, les deux filles s’isolent des autres, mais on soupçonne une manipulation malsaine. L’ambiance est creepy et girly à souhait, parfait à lire en période d’automne sans pour autant avoir trop peur.

Kirsty est un personnage très ambivalent. Elle est partagée entre son amitié pour Harper et son inaptitude à être en groupe. Elle cherche à l’isoler du groupe et ça se ressent dès le début à travers l’ambiance assez sombre et pesante, et de petits détails qui mettent la puce à l’oreille tout en semblant complètement psychotiques. Comme Harper, on devient paranoïaques, on s’interroge sur qui a vraiment raison, même si intérieurement on sait que tout ceci est le fruit d’une manipulation et de la jalousie. Le duo formé par ces deux personnages m’a mise un peu mal à l’aise car je savais qu’il se basait sur des mensonges, mais en même temps, il est difficile de ne pas compatir vu ce qu’elles ont vécu.

En revanche, j’ai adoré sans limites les personnages Rowan, Lily et Ama ! Chacune avec leurs points forts et leurs faiblesses elles se sont soutenues et ont traversé les épreuves. Elles incarnent la vraie amitié et c’est plaisant de lire des livres avec des amitiés aussi fortes malgré les hauts et les bas.

Mais ce qui m’a manqué ce sont les rebondissements. Avec ce que j’avais entendu sur Cat Clarke, je m’attendais à plus d’action et à régir beaucoup plus au cours de ma lecture. Finalement, ça aura été un bon roman, un peu creepy et pesant, mais sans plus et en cela je suis un peu déçue car j’en attendant beaucoup plus.

Acquisitions·Décoration·Trucs & Astuces·Vie quotidienne

Une décoration de fangirl !

En ayant mon propre appartement à 17 ans, j’ai eu le plaisir de commencer à amasser un peu de décoration, puis de la vaisselle. La chose géniale ? J’ai pu le faire avec des objets à mon goût, avec un fort penchant pour les fandoms et Disney. En accumulant tout ça, je me suis rendue compte qu’il fallait parfois chercher un peu pour trouver de jolies pièces qui ne soient pas hors de prix. C’est pour ça que j’ai décidé de vous faire cet article, pour vous partager mes objets déco et les adresses où je les ai trouvé, ainsi que les prix. Vous êtes prêts ? C’est parti !

 

Les principales boutiques en ligne que j’utilise

Selon ce que vous cherchez, et votre budget, je peux vous recommander quatre boutiques :

  • Amazon
    Surement la plus connue puisqu’on peut effectivement trouver de tout à bas prix chez Amazon. Le seul risque c’est que selon les revendeurs, on ne peut jamais être sûrs de la qualité. C’est donc à manier avec précaution.
  • Redbubble
    Une sorte de Etsy à prix très abordable. Contrairement à Etsy où tout est fait de A à Z par l’artiste, Redbubble propose des supports et les artistes y mettent juste leurs dessins/images/créations. Cela donne des supports de qualité standards, des dessins originaux mais à moindre frais car produits en grande quantité.
  • Bookwormboutique
    J’ai une affection particulière pour cette boutique car c’est la première que j’ai connu. Comme Redbubble, cette boutique étant affiliée à Society6, les supports sont produits en grande quantité, toutefois les prix sont un peu plus élevés. Selon moi cela tient à deux raisons : cela vient des USA, et les supports sont de meilleure qualité que Redbubble (comparaison faite sur des coussins). Ici, point de fandom si ce n’est l’amour des livres en général ! Et rassurez-vous, il y a régulièrement des offres promotionnelles avec -20% et frais de port offerts à l’international !
  • Wish
    Un site chinois où on trouve de tout et n’importe quoi à très très bas prix, parfois même gratuitement pourvu qu’on soit prêt à payer les frais de port. La qualité dépend vraiment du produit mais pour l’instant je n’ai pas eu de raison de me plaindre.

 

Les coussins

Une grande partie de la décoration est constituée de coussins. C’est joli, ça habille une pièce et ça sert toujours ! Les coussins font partie des objets les plus faciles à trouver car une housse de coussin est facilement customisable.

Allons-y pour le détail !

  • Coussin Outlander, RedBubble, de 16,10€ à 26,40€ selon la taille. Le tissu est assez épais, mais je déplore que les traits ne soient pas plus fins, sur les contours, on a l’impression que la couleur bave parfois un peu.

 

 

  • Coussin Supernatural, Redbubble, de 16,10€ à 26,40€ selon la taille. Surement mon préféré de ma commande Redbubble, ici les traits sont précis et la qualité est au rendez-vous !
  • Coussin Captain America/Marvel, Redbubble, de 16,10€ à 26,40€ selon la taille.

 

 

  • Coussin Gilmore Girls, Redbubble, de 16,10€ à 26,40€ selon la taille.
  • Coussin « I like big books and I cannot lie », Bookwormboutique, environ 22€ plus des frais de port d’une dizaine d’euros. Ce modèle n’est malheureusement plus disponible chez cette artiste mais on en trouve des similaires chez d’autres sur le même site. La qualité est vraiment au rendez-vous !

 

 

  • Coussin Blanche-Neige, Disney, collection « Animators », 21€, customisable avec un prénom inscrit à l’arrière du coussin, sur une petite poche. Surement un de mes préférés, issu du Disney Store, la qualité est vraiment là, dommage qu’il soit un peu cher.
  • Coussin Emoji, Wish, entre 1€ et 3€, presque tous les emojis sont disponibles. Il rend bien, mais on sent qu’au niveau de la matière ce n’est pas de la qualité, c’est clairement un coussin uniquement décoratif.

 

 

 

Les plaids

J’en possède deux qui viennent de Bookwormboutique (catégorie Throw Blankets). Il sont de très très très bonne qualité, épais, une face intérieure un peu poilue et l’extérieure très douce, très chauds. J’ai le blanc depuis deux ans maintenant et il n’a pas bougé d’un pouce. Comptez 47$ + frais de port si vous l’achetez hors période de promotion. Personnellement je m’en suis toujours sortie pour 37$, sans frais de port.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vaisselle

Clairement ma vaisselle vient majoritairement de Disney Store.

  • Mug Zip de La Belle et la Bête, 21€
  • Bol Noir Be our guest de La Belle et la Bête, 15,99€ : il faut préciser que ce bol est énorme et au fond il y a un dessin du chandelier Lumière.
  • La tasse jaune de La Belle et la Bête n’est malheureusement plus disponible mais elle avait du coûter environ 15€.
  • Mug BB-8 de Star Wars, Amazon, 11€.
  • Bols et verres avec des têtes de Mickey, Disney, ils ne sont plus disponibles mais c’était 4€/verre et 15€/bol.

 

  • Mug Gilmore Girls, exclusivité de la page Facebook « Gilmore Girls », 13€.

Voilà vous savez maintenant où je me suis procurée tous mes petits objets de fangirl. J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées pour décorer votre maison ou appartement. En attendant je m’en vais me replonger dans un bon bouquin adossée à mes multiples coussins !

Bien-être·Contemporain·Drame·Harcèlement·Vie quotidienne

Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson

TitreVous parler de ça

AuteurLaurie Halse Anderson

EditionLa Belle Colère

Pages298

Prix19€

RésuméEn 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d’une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c’est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l’esprit des pensées sombres qui s’y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d’une histoire, celle d’une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d’été.

Mon avis : 

Après « 13 reasons why », il semblerait que j’ai eu une petite phase « contemporain, harcèlement scolaire, traumatisme » puisque j’ai décidé de sortir ce livre qui m’avait été offert par l’adorable Alice Neverland lors d’un concours sur son blog.

On suit le quotidien d’une jeune fille qui semble traumatisée, qui parle de moins en moins, s’isole volontairement, ne s’occupe plus d’elle-même, sans qu’on sache pourquoi. La raison de ce traumatisme, on va la découvrir au fur et à mesure du livre, jusqu’à la révélation totale qui a lieu à la fin du roman. Cette jeune fille ne trouve refuge que dans son cours d’arts plastiques qui lui permet de s’exprimer sans les mots.

J’ai un rapport assez étrange au personnage principal. J’ai eu pitié d’elle durant tout le roman, pour le traumatisme qu’elle a vécu, le harcèlement qu’elle subit et le fait que les gens se détournent d’elle alors qu’elle a tant besoin d’aide. Mais en même temps j’avais envie de la secouer pour qu’elle voie tout le mal qu’elle fait elle-même autour d’elle, et qu’elle se rende compte qu’elle est aussi un peu responsable de sa situation. Mais d’un autre côté, je sais qu’on ne peut pas controler une dépression, et c’est ce dont elle semble vraiment souffrir : elle ne comprend pas ce qu’elle ressent car c’est du vide, et elle se sent tellement dépassée qu’elle ne sait pas quoi faire, dans ce cas là on se dit que ce n’est qu’en touchant le fond qu’on pourra remonter réellement. 

C’est un roman bouleversant par la façon dont est raconté le traumatisme, celui qui n’est pas avoué ni compris, celui qui est vécu dans la solitude. C’est une lecture qu’il faut découvrir si le sujet de la dépression, du traumatisme et du harcèlement scolaire intéresse. Pour ma part, je verrai surement le film également, en attendant c’est un 16/20.

 

Aventure·Classique·Historique·Vie quotidienne

L’Île mystérieuse, Jules Verne

TitreL’île mystérieuse

AuteurJules Verne

EditionLe livre de poche

Pages805

Prix7,90€

RésuméL’Île mystérieuse raconte l’histoire de cinq personnages : l’ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l’adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l’aide d’un ballon, mais échouent sur une île déserte qu’ils baptiseront l’île Lincoln. Après avoir mené une exploration de l’île, ils s’y installent en colons mais quelque chose semble veiller sur eux : qui ? quoi ? comment ? et pourquoi ? Comment vont-ils survivre entre la vie sauvage et les personnes qui les entourent.

Mon avis : 

Il y a deux ans, j’avais lu et adoré « Vingt mille lieues sous les mers » avec le fameux capitaine Nemo. Quand on m’a dit qu’il y avait un lien avec « L’île mystérieuse », je n’ai pas résisté et j’ai acheté et commencé ce livre dans la foulée…pour l’abandonner à 250 pages…et ne le reprendre que maintenant !

Bon déjà pourquoi l’ai-je abandonné en premier lieu ? Parce qu’après les débuts excitants de la découverte de l’île et de l’organisation de la survie (environ 130 pages), il y a près de 150-200 pages où il ne se passe pas grand chose, tout est très descriptif et il n’y a plus d’enjeu de survie car nos naufragés se contentent juste d’améliorer le confort de leurs installations. Ce n’est que vers la moitié du roman que le tout repart avec des attaques d’animaux, des pirates, des naufragés,... Passé cette partie un peu longuette j’ai donc dévoré le reste du roman en deux jours !

Avec ce roman on refait toute l’histoire des inventions humaines en quelques jours et on comprend comment on en est arrivé là. C’est un peu un Robinson Crusoé accéléré : nos héros redécouvrent l’électricité, les vêtements, la poterie, l’élevage, la fabrication de bateau etc en moins de 5 ans ! Evidemment si vous n’aimez pas les descriptions je ne vous recommande pas ce livre car Jules Verne en est friand. On sent que ça le passionne d’expliquer comment les choses fonctionnent, on a des détails chimiques et physique sur la fabrication des choses. Je n’ai pas grand chose à dire sur l’action car comme vous le voyez, une majeure partie du livre est constituée de la survie et ce serait donc vous spoiler la deuxième moitié et ce serait dommage.

Toujours est-il que c’est un très bon roman d’aventures, et qu’il m’a donné envie de lire « Les enfants du capitaine Grant » qui apparemment y est lié. Un joli 15/20.

Bien-être·Contemporain·Harcèlement·Jeunesse·Romance·Vie quotidienne

Miss Dumplin, Julie Murphy

TitreMiss Dumplin

AuteurJulie Murphy

EditionMichel Lafon

Pages380

Prix15,95€

RésuméWillowdeen ne s’est jamais préoccupée de son corps. Oui, elle est ronde, et alors ? Comme elle le dit toujours, un corps parfait pour la plage, c’est son corps dans un bikini, pas besoin d’être super slim pour s’assumer. Jusqu’au jour où elle se retrouve à travailler au fast-food du coin et qu’elle rencontre Bo, qui porte un peu trop bien son nom. Et autant Will n’est pas du tout surprise de le trouver attirant, autant elle est sous le choc lorsqu’il lui vole un baiser. Mais au lieu de se sentir pousser des ailes, Will commence à douter. Comment peut-il l’aimer quand le monde entier dit que les filles comme elle doivent être cantonnées aux seconds rôles ?
Peut-être ne s’assume-t-elle pas tant que ça au final ? Un seul moyen de retrouver confiance en elle : faire la chose la plus inimaginable qui soit… s’inscrire au concours de beauté local présidé par sa propre mère, ex-miss au corps filiforme. Entraînant dans son sillage tout un groupe de candidates faites pour tout sauf défiler, Will va montrer au monde, et surtout à elle-même, qu’elle aussi a sa place sous les projecteurs.

Mon avis :

Avec le film qui va sortir, voir ce livre en occasion comme neuf était un signe. C’est en plus une lecture parfaite pour l’été, légère et avec un beau message.

Will est une jeune femme que beaucoup qualifient de grosse. Elevée par sa mère, ancienne reine de beauté, et sa tante obèse, elle s’est toujours mise en retrait auprès de son amie Ellen à qui tout réussissait. Mais quand un homme tombe amoureux d’elle, elle qui ne pensait être critiquée que par les autres se retrouve à se critiquer elle-même. Quand en plus son amie s’inscrit au concours de beauté de sa mère alors que Will comptait enfin briller quelque part, tout s’effondre. C’est l’occasion pour elle de s’accepter, comprendre ses vraies envies et se faire de nouveaux amis. 

Le gros point fort de ce roman c’est bien évidemment l’affirmation que la taille ne compte pas. Peu importe qu’on soit gros ou mince, on mérite tous de briller et d’être aimé pour qui on est. J’ai apprécié que l’auteur ne tombe pas dans le cliché de la « grosse » qui bouleverse tous les clichés et s’assume jusqu’au bout et gagne le concours. Ici, Willowdean se remet constamment en question, elle se rend compte qu’avant que les autres s’acceptent, elle doit s’accepter elle-même et pas uniquement en apparence.

Willowdean est un personnage complexe car on a à la fois envie de l’aimer pour son combat et ses idées, et en même temps je l’ai personnellement trouvée égoïste et méchante gratuitement parfois. Ca rend l’évolution de ce personnage très intéressante car elle n’est pas complètement innocente. A ses côtés évoluent des personnages divers : adolescentes au physique ingrats, obèses, transsexuels, homosexuels,… Ca donne un casting haut en couleurs qui fait plaisir à voir !

J’ai aimé ce livre pour ses personnages, pour leur évolution et pour la bonne humeur qu’il dégage, c’est vraiment la lecture parfaite pour l’été alors lancez-vous ! C’est un joli 16/20 !

Coup de coeur·Dystopie·Romance·Science-Fiction·Vie quotidienne

C’est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood

TitreC’est le coeur qui lâche en dernier

AuteurMargaret Atwood

EditionRobert Laffont

Pages450

Prix22€

RésuméStan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture… Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison… où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas :  » Je suis affamée de toi. « 

Mon avis : 

Après avoir entendu toutes les éloges au sujet de « La servante écarlate » de la même auteur, j’ai été ravie de pouvoir recevoir l’ebook de ce roman grâce à Netgalley et à l’éditeur, d’autant plus que je l’ai adoré !

Si vous avez lu et aimé « Farenheit 451 » de Ray Bradbury ou « 1984 » de George Orwell vous aimerez ce livre, car c’est une bonne dystopie à l’ancienne. Qu’est-ce que j’appelle une dystopie à l’ancienne ? Une dystopie avec des héros adultes, monsieur et madame tout-le-monde, pas forcément beau, pas forcément « choisis »; une dystopie avec un univers très proche du notre, une dérive dans laquelle notre société actuelle pourrait facilement tomber et qui rend l’histoire encore plus oppressante, intéressante, flippante. Loin de toutes les dystopies young-adult qui fleurissent donc depuis quelques années, non pas que ces dernières soient mauvaises.

Ici on suit donc Stan et Charmaine, un couple obligé de vivre dans sa voiture après avoir tout perdu suite à une grosse crise financière qui a touché une grosse partie des Etats-Unis : incapables de bouger trop loin par manque de moyens, incapables de se relever car il n’y a plus de travail nul part. Plus tard on apprend qu’il y a 40% de chômage, un chiffre qui fait peur quand on voit ce que ça donne dans l’histoire, et le chiffre de chômage de notre société actuelle. Abattus, terrorisés, ils sont happés par le Projet Positron : on leur promet un toit et le plein emploi contre une condition, ils passent un mois à vivre normalement, un mois dans une prison à travailler pour la communauté mais avec du confort. Le plus choquant quand on lit ce roman, c’est que vu comme c’est exposé, ce système parait parfaitement logique et viable. Jusqu’à ce que se révèle la corruption et la soif infinie de pouvoir et d’argent de ceux à l’origine du projet.

Ce roman est un vrai coup de coeur. Les premières pages sont un peu dures à appréhender car la plume de Margaret Atwood est très descriptive et on ressent l’apathie des personnages dès le début. Mais une fois qu’on est dedans, impossible de le lâcher, je l’ai dévoré en une journée tant je voulais savoir ce qui allait arriver à Stan et Charmaine. Et entre les manipulations mentales, les tromperies, la séquestration, la fabrication de robot, l’espionnage, … je peux vous dire qu’il s’en passe des choses ! 

Au fond, en refermant le livre je ne sais pas trop si j’aime Charmaine et Stan, ils sont parfois lâches, trompeurs, menteurs, égoïstes, mais c’est finalement ce qui les rend si humains, ils ne sont pas parfaits. Même si leur relation est bancale, parfois malsaine, ce roman c’est aussi une jolie histoire d’amour, un amour qui progresse malgré les difficultés. Une réflexion sur les différentes formes d’amour également : le vrai amour, le désir, les relations homosexuelles, celles avec des objets, etc. 

Vous l’aurez compris, ce roman est complexe et passionnant, angoissant et magnifique. Je vous le conseille énormément et c’est un coup de coeur !

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Homosexualité·Romance·Vie quotidienne

La rencontre du dernier espoir, Kelley York

TitreLa rencontre du dernier espoir

AuteurKelley York

EditionPKJ

Pages288

Prix17,90€

RésuméDurant dix-huit ans, Vincent n’a cessé d’être trimballé de foyer en foyer. Quand Maggie le recueille, il pense avoir enfin trouvé son refuge. Mais il se trompe, une fois de plus. Brisé, Vince consulte Suicide Watch, un forum destiné à ceux qui songent à la mort. Il y rencontre Casper, tentée d’abandonner son combat contre le cancer, et le très discret Adam, qui se croit insignifiant.
Vince va devoir faire un choix : vivre et affronter ses sentiments ou mourir sans savoir s’il aurait pu, un jour, goûter au bonheur.

Mon avis : 

Je n’étais tellement pas prête à ressentir autant de choses avec ce livre…

Bon, commençons déjà par un avertissement, ce livre traite du difficile sujet du suicide. Nos personnages sont tous membres du forum Suicide Watch, où ils discutent de leur envie de se suicider, des moyens etc. On suit nos trois personnages : Vince, un jeune homme seul au monde et paumé, Casper une adolescente atteinte d’un cancer et à qui il ne reste que quelques mois à vivre, et Adam, un jeune timide passionné de musique mais dont la mère se fiche complètement.

Ces adolescents sont aussi attachants les uns que les autres. Ils se découvrent via un site internet mais s’unissent autour de leur manque de désir de vivre et autour de Casper, la seule dont le souhait ne peut pas être réversible et qu’ils vont chercher à rendre heureuse dans ses derniers instants. Oh comme j’ai pleuré à la fin du livre, je n’avais qu’une envie, qu’on me fasse un gros calin en me disant qu’on m’aime et que je ne suis pas seule comme eux. Ca faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas fait ressentir ça et c’était tellement puissant que j’y ai repensé pendant plusieurs jours après.

A travers ce roman, Kelley York aborde avec beaucoup de tact mais frontalement les sujets du suicide, de l’homosexualité, de la non-assistance à personne en danger, des dangers d’internet,… Autant de sujets sensibles qu’elle traite extrêmement bien selon moi. Les sites du genre existent, les gens ne cherchent pas forcément à s’aider les uns les autres dans le bon sens et il peut effectivement y avoir des abus. Mais comment juger le désir de mourir de quelqu’un ? On peut essayer d’aider mais finalement, seule la personne elle-même peut s’aider. Tout ce qu’on peut faire c’est montrer à la personne qu’elle n’est pas seule. C’est à mon sens un des grands messages de ce roman : on est jamais seul dans sa détresse, on manquera forcément à quelqu’un, même si on pense le contraire. Et la solitude est éminemment dangereuse pour l’humain car elle peut le pousser à l’irréversible.

Un livre dur mais que je ne peux que conseiller tant il m’a retournée, un magnifique coup de coeur, coup de poing, coup de foudre, un magnifique 20/20.