Adaptation·Biographie·Film VS Livre·Historique

Film VS Livre : Geisha

Il y a quelques temps maintenant, je me suis enfin lancée dans la lecture de « Geisha » d’Arthur Golden, qui a été adapté en film sous le titre de « Mémoires d’une geisha » que j’ai donc regardé dans la foulée.

 

Le livre :

Pour avoir un résumé, une fiche détaillée et mon avis sur le livre, je vous renvois à ma chronique ici ! 🙂

 

Le film :

 

 

Titre : Mémoires d’une geisha
Réalisateur : Rob Marshall
Acteurs principaux : Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Ken Watanabe, Koji Yakusho
Bande d’annonce :  

Dès le début j’ai été séduite de retrouver des acteurs que j’avais beaucoup apprécié dans le film « Tigre et Dragon » (un de mes films préférés). L’esthétisme du Japon du début du XXe siècle est là et on est dépaysé dès les premières minutes du film, plongé aux côtés de deux petites filles, dans l’univers mystérieux des geishas. Ce que je peux reprocher au film est peut-être sa lenteur et son manque d’action durant une grande partie mais c’est tout le propre des films historiques qui ne comportent pas de grandes batailles. Pour autant, on ne s’ennuie pas, même si le film est très long (plus de 2h il me semble).

Les acteurs sont tout en retenue, ce qui correspond à l’univers dans lequel ils évoluent et c’est un plaisir à voir. On ne peut nier que le film est un grand film, qui reste en mémoire, tant par son esthétisme que par son histoire et le jeu de ses acteurs (je déplore juste les retrouvailles de fin qui me semblent un peu clichées). Tout est en suggestion, même les scènes d’amour ou la guerre, comme pour respecter la culture japonaise qui est très à cheval sur les apparences.

LIVRE VS FILM :

Je dois dire que c’est une superbe adaptation, fidèle sur de nombreux points : esthétique, historique, les personnages, l’intrigue, les sentiments,…

Les acteurs sont très bien choisis pour les rôles qu’ils incarnent, Michelle Yeoh est parfaite dans le rôle de grande soeur que tient Mameha, elle a une douceur qui la fait très bien correspondre à l’image que je m’en étais faite. Quant à Zhang Ziyi, ne serait-ce que par la couverture du livre, elle incarnait pour moi Sayuri. Elle est très belle et elle a un coté inaccessible que je voyais bien à notre geisha.

Je déplore par contre l’absence d’explications quant aux enchères liées au mitzuage de Sayuri, j’avais trouvé ça très intéressant dans le roman car c’était un événement propre à l’univers des geishas et ç’aurait été intéressant de le voir à l’écran pour développer cet univers. Je déplore aussi la scène de fin : dans le livre, on demeure dans la retenue qui ont caractérisé les personnages tout au long de l’histoire, dans le film ils se lâchent totalement et je trouve que ça a un côté un peu ridicule après plus de deux heures à les voir dignes et à placer l’honneur au-dessus de tout.

Hormis quelques éléments oubliés qu’il aurait été intéressant de voir dans le film, je dois bien avouer que celui-ci est une très bonne adaptation que je ne peux que recommander !

 

Aventure·BD·Biographie·Contemporain·Déception·Drame·Historique·Témoignage

Les esclaves oubliés de Tromelin, Sylvain Savoia

 

TitreLes esclaves oubliés de Tromelin

AuteurSylvain Savoia

EditionDupuis

Pages120

Prix20,50€

RésuméL’île des Sables, un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là… À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une « cargaison » d’esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l’équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce « fait divers » sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN)a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et à survivre, en dépit de tout. L’archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d’une expédition d un mois sur Tromelin.

 

 

Mon avis : 

Pour ce second « Lundi BD » je vais vous parler d’une BD pour laquelle j’ai un avis mitigé mais que je trouve intéressante du point de vue scénaristique.

En fait cette bande dessinée se base sur une double narration : celle de l’équipe archéologique dépêchée sur l’île Tromelin, et celle d’une esclave qui a vécu sur cette île quelques siècles auparavant. Il me semble également que cette BD a été réalisée à l’occasion d’une exposition au Musée du Château de Nantes sur la traite négrière. Personnellement je me suis ennuyée lors des passages à notre époque mais je trouve cette idée de double narration très intéressante, notamment pour des étudiants car elle montre tout le travail archéologique qui a pu être mené pour découvrir la vérité et retracer l’histoire de ces esclaves noirs abandonnés sur l’île Tromelin pendant près de 15 ans !

Cette histoire est tout simplement incroyable et je vous invite vivement à vous renseigner dessus. En tout cas, j’ai personnellement beaucoup aimé la découvrir à travers les yeux d’une jeune fille esclave qui a été une des dernières rescapées et a ainsi pu témoigner. Ca permet une immersion totale dans cette histoire et un autre point de vue que celui des blancs. On y voit ainsi l’horreur de la traite négrière, les injustices raciales, mais également l’amour, le courage et la volonté de s’en sortir.

Les dessins sont assez réalistes, ce que je trouve bien pour traiter un événement historique aussi difficile et puissant. Ca accentue certains aspects et permet également de mieux s’immerger dans l’histoire. On a une mise en page assez différente entre les passages historiques et les passages archéologiques. Les événements historiques prennent l’aspect d’une bande dessinée classique, tandis que les planches qui retracent la recherche archéologiques n’ont que peu de dialogues et juste des encarts explicatifs au dessus. C’est un style que j’apprécie moins et qui a peut-être participé à mon appréciation mitigée, voire déçue, de la BD. Pour moi c’est un 14/20.

Aventure·Fantastique·Historique·Romance·Voyage dans le temps

Outlander 5 : La croix de feu, Diana Gabaldon

TitreLa croix de feu

AuteurDiana Gabaldon

EditionJ’ai Lu

Pages1533

Prix17€

Résumé : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

Mon avis :

Environ un an après la lecture du quatrième tome, je me suis lancée dans ce cinquième volume en compagnie que mon adorable Kurel fait une pause, et je dois dire que j’étais contente de retrouver Jamie et Claire ❤

Claire et Jamie sont maintenant en Amérique depuis environ trois ans, Brianna et Roger sont sur le point de se marier tandis que le petit Jemmy va sur ses deux ans tranquillement. On les retrouve à un gathering (rassemblement d’écossais immigrés) en Caroline du Nord et sur le point de célébrer les mariages de Brianna et Roger, et de Duncan et Jocasta (la tante de Jamie). Pour le contexte historique, nous sommes en 1771, et quelques manifestants, appelés les « Régulateurs » causent des troubles que Jamie est chargé de réprimer en mettant une milice sur pied. Les temps sont tendus puisque les Régulateurs sont des connaissances des membres de la milice et il s’agit donc de réprimer des amis. Au milieu de tout ça plane encore la menace de Stephen Bonnet, pirate infâme qui veut mettre la main sur Brianna et Jemmy.

Maintenant que ce petit contexte est posé, qu’ai-je pensé de ce pavé de plus de 1500 pages ? Et bien malheureusement, comme pour le quatrième tome, je l’ai trouvé assez inégal. La première partie (disons les 800 premières pages) a été ardue, j’avançais lentement, intéressée mais pas passionnée par l’histoire comme ça avait pu être le cas pour les tous premiers tomes. Ce n’est qu’aux environs des 800 pages que j’ai commencé à tourner les pages plus vite, jusqu’à les lire en 2 jours (alors que le début m’avait pris 10 jours).

Je pense que j’ai moins apprécié le début du fait des événements historiques qui étaient un peu compliqués à comprendre (que revendiquent les Régulateurs ?), et l’impression que ça tournait en rond parfois, les dangers n’en étaient pas vraiment. Au contraire dans la seconde moitié du livre, les personnages sont vraiment en danger et ça se ressent ! On tremble pour eux, on est soulagés ensuite s’ils s’en sortent, et c’est ça que j’aime tellement dans Outlander !

Jamie et Claire ont bien vieilli, ils ont maintenant la cinquantaine et j’ai apprécié que l’auteur le montre dans le roman, elle n’hésite pas à dire qu’ils sont fatigués, qu’ils ont des cheveux blancs. Quant à Roger et Brianna, ils prennent d’avantage de place, comme pour prendre la relève à la fois dans leur vie mais aussi dans le coeur des lecteurs.

La saga reste donc toujours bonne, mais je déplore le fait que les tomes soient aussi inégaux dans leurs contenus, et l’impression que j’ai de tourner de plus en plus en rond. Ce tome reste tout de même intense à lire et les révélations sont présentes, c’est donc un 15/20.

Bilan

Bilan Lecture de Juin !

C’est avec bonheur que grâce aux vacances (et la mort de mon ordi quasiment tout le mois) j’ai pu retrouver mon rythme de lecture ! J’ai également redécouvert la Bibliothèque Universitaire avec son coin BD bien fourni qui m’a permis de belles découvertes 🙂 Dans les événements marquants, il faut aussi noter la #GrosseOP organisée par Milady, Bragelonne et Castelmore où j’ai fait une razzia, et l’arrivée de mon nouveau PC qui me permet de reprendre les chroniques régulièrement plutôt que de rusher le weekend sur l’ordi de mon chéri 😀

Les romans :

  • La tresse, de Laetitia Colombani (ebook)
  • Le souffle des feuilles et des promesses, de Sarah McCoy (ebook)
  • The glass magician, de Charlie N. Holmberg (ebook)
  • L’île des monstres, de Tuutikki Tolonen (ebook)
  • Outlander 5 : La croix de feu, de Diana Gabaldon
  • Re:Zéro, de Tappei Nagatsuki
  • Bookishly ever after, d’Isabelle Bandeira (ebook)
  • 13 reasons why, de Jay Asher (ebook)
  • La distance astronomique entre toi et moi, de Jennifer E. Smith (ebook)
  • Le piège de l’innocence, de Kelley York (ebook)
  • Marked Men 1 : Rule, de Jay Crownover (ebook)
  • Les portes du secret 3 : Les secrets d’opale, de Maria V. Snyder
  • La rencontre du dernier espoir, de Kelley York (ebook)
  • Harry Potter and the Half-blood Prince, de J.K.Rowling
  • Les enchantements d’Ambremer 1 : Le Paris des merveilles, de Pierre Pevel

 

Les BDs/Mangas :

  • Mots rumeurs, mots cutter, de Charlotte Bousquet & Stéphanie Rubini
  • Re:Zéro 1, de Tappei Nagatsuki
  • Re:Zéro 2, de Tappei Nagatsuki
  • Les esclaves oubliés de Tromelin, de Savoia
  • Love Addict : Confessions d’un tombeur en série, de Koren Shadmi
  • Les deux vies de Baudouin, de Fabien Toulmé
  • Où le regard ne porte pas…, d’Oliver Pont & Georges Abolin
  • Où le regard ne porte pas… 2, d’Olivier Pont & Georges Abolin
  • Pinocchio, de Philippe Bonifay & Thibaud de Rochebrune
  • Blue, de Kiriko Nananan
  • La tectonique des plaques, de Margaux Motin

 

 

Les Tops !

 

 

 

Les flops !

 

 

Aventure·BD·Fantastique·Historique

Où le regard ne porte pas…(1-2), Olivier Pont & Georges Abolin

TitreOù le regard ne porte pas

Auteur/Illustrateur : Olivier Pont & Georges Abolin

EditionDargaud

Pages96/album

Prix16,45€/album

Edition1906, Barellito. Une famille venue de Londres emménage au bord de la mer, dans un petit village d’Italie. Le père veut se consacrer à la pêche. Le fils, William, se réjouit déjà à l’idée de courir en pleine nature, loin de la grisaille londonienne. Et puis, il y a Lisa, la petite voisine aux cheveux noirs qui l’a si gentiment accueilli… Mais les habitants de Barellito ne cachent pas leur hostilité aux nouveaux arrivants. Ils n’apprécient pas que des  » étrangers  » s’installent chez eux. Quant à Lisa, elle semble douée d’étranges pouvoirs… Au premier regard, le cadre enchanteur de Barellito semble destiné à préserver ses habitants du malheur. La mer, le ciel bleu, le soleil, la nature… Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Derrière ce décor de carte postale, la vie peut prendre les couleurs sombres du drame et de la haine…

 

 

Mon avis : 

Pour ce premier « Lundi BD », je voulais vous présenter une bande-dessinée dont je n’avais jamais entendu parler avant que mon père ne me la prête en me conseillant de la lire, et cette BD a été une très bonne surprise.

Avec des planches aux couleurs vives et au style simple mais expressif, les auteurs nous racontent l’histoire de William, un anglais qui emménage dans le sud de l’Italie au début du XXe et se lie d’amitié avec les enfants du village, dont Lisa, malgré l’hostilité des adultes face aux nouveaux habitants. L’histoire se déroule à plusieurs niveaux : celui des adultes avec le refus des étrangers par les hommes du village ; et le niveau des enfants qui se découvrent et s’amusent malgré leurs différences, unis par un lien mystérieux et mystique.

En deux tomes, les auteurs ont réussi à créer une histoire complète, sur plusieurs années, et dont les tenants et aboutissants sont expliqués et clôturés à la fin. Le premier tome raconte l’enfance des protagonistes, la découverte du rejet, mais aussi de l’amitié. Il est plein de mystères car on ne sait pas d’où vient le lien entre les enfants, on ne comprend pas. Le second tome se concentre sur la période adulte, les protagonistes se retrouvent 10 ans après et partent en quête à l’autre bout du monde. Ici, les secrets sont dévoilés et tout est expliqué.

Cette bande-dessinée ne manque pas d’originalité, l’histoire ne ressemble à rien que j’ai pu lire auparavant. Mais la fin est assez déprimante, j’en aurai espéré une plus joyeuse, mais en même temps je me dis que pour un album aussi étrange, il faut bien une fin particulière. En tout cas, si vous cherchez une BD originale, avec de beaux dessins et une intrigue prenante, je ne peux que vous la recommander.