Drame·Historique·Romance

La cité du lotus rose, de Kate McAlistair

TitreLa cité du lotus rose

AuteurKate McAlistair

EditionL’Archipel

Pages586

Prix24€

RésuméAprès plusieurs années, Jan retrouve enfin la trace de Jezebel à Singapour. Fuyant ses ennemis, celle-ci s’est réfugiée avec sa petite fille dans une mission religieuse. Tout à leur nouveau bonheur, les jeunes gens décident d’unir leurs destins et annoncent un grand mariage. Jezebel goûte enfin à la sérénité. Pourtant, le jour des noces, la jeune mariée est abordée par deux hommes mandatés par le baron von Rosenheim, le cruel trafiquant d’opium auquel elle fut un temps fiancée.
Celui-ci veut récupérer le légendaire médaillon Sher-Cita que Jezebel a conservé, malgré les funestes souvenirs qui s’y rattachent. Pour ce faire, il est prêt à tout. Espérant éloigner son épouse de cet homme machiavélique, Jan décide de l’emmener à New York. Après un tumultueux voyage à bord d’un cargo chinois, Jezebel découvre une ville éblouissante, à mille lieues de tout ce qu’elle a connu jusqu’ici.
Ils s’installent à Long Island dans une superbe demeure au bord de l’océan, avec l’espoir de goûter une paix méritée. Mais l’Inde ne cesse de se rappeler à eux. Revenus sur cette terre fascinante, le jeune couple est à nouveau guetté par le danger… L’intrépide Jan saura-t-il libérer Jezebel de son passé ?


Il y a un an je lisais, et je crisais, sur La vallée du lotus rose. Un roman qui m’avait fait pleurer et rire, que j’avais détesté autant que je l’avais aimé. Je n’envisageais pas de lire la suite, mon personnage préféré ayant été tué. Et puis, la gentille Mylène de chez L’Archipel me l’a envoyé, et je me suis lancée… comme je ne le regrette pas !

Jezebel est maintenant mère de la petite Mary-Leela, elle va épouser Jan Lukas et vivre en Amérique pour échapper définitivement au baron von Rosenheim. Définitivement ? Non, car elle a toujours le Sher-Cita et le baron est déterminé à trouver la Cité du Lotus Rose. Si le premier tome se concentrait avant tout sur la romance et les déboires de Jezebel, ce second tome revêt des allures d’Indiana Jones à partir de la moitié du livre, ce qui n’est pas pour me déplaire ! 

Ne vous méprenez pas, Jezebel est toujours autant à tarter. Est-ce vraiment possible d’être aussi stupide ? De prendre systématiquement toutes les mauvaises décisions alors que si elle avait attendu et réfléchi deux minutes, ou juste écouté ce qu’on lui avait dit, elle éviterait les problèmes à elle et son entourage ? Apparemment oui… Sans compter que je déteste son couple avec Jan. Je le trouve profondément déséquilibré et parfois malsain. Quand ils sont ensemble, elle perd tout sens commun, elle « supplie » et « mendie » son amour (oui oui, ce sont ces termes qui sont employés, moi aussi ça me choque) tandis que lui, s’il a parfois des élans d’amour, aime à la diriger. Bon certes, le fait qu’il la dirige un peu n’est peut-être pas plus mal quand on voit son manque de capacité à prendre de bonnes décisions par elle-même…mais quand même ! Pourquoi vouloir absolument nous présenter une femme forte si c’est pour la faire mendier de l’amour et se comporter comme une écervelée et une femme en détresse ?!

Heureusement, comme dans le premier tome, l’intrigue nous embarque et nous fait oublier ces « petits » désagréments. On voyage de l’Asie à l’Amérique, de la pauvreté à la richesse en passant par des traditions ancestrales et des jalousies de bas étage. En un mot comme en mille : on ne s’ennuie pas ! Cette fois, l’accent historique est mis sur la colonisation anglaise des Indes et les accointances allemandes dans l’Empire Ottoman détruit et l’Inde. On y découvre le culte à la déesse Kali, les thugs, les différents cultes, les guerres entre musulmans et hindous, … Autant de sujets qui donnent envie de se renseigner davantage.

Si en sortant du premier tome je n’avais pas envie de lire la suite, en sortant de ce deuxième volume je n’ai qu’une envie : savoir ce qu’il va arriver à nos héros ! 

BD·Drame·Fantastique·Historique·Romance

BD : Le port des marins perdus, de Teresa Radice & Stefano Turconi

TitreLe port des marins perdus

AuteursTeresa Radice & Stefano Turconi

EditionGlénat

Pages320

Prix22€

RésuméAutomne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé…Avec Le Port des marins perdus, Teresa Radice et Stefano Turconi signent un récit intense dans l’esprit des grands romans d’aventure de Stevenson. Un roman graphique au dessin délicat et à la puissance littéraire, qui creuse dans l’âme des protagonistes et des lecteurs. Pour toutes ces qualités, cet album a reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca 2015.


Mon avis : 

Ne vous fiez pas à sa couverture, cette bande dessinée est entièrement en noir et blanc, crayonnée.

Avec des dessins ressemblant à des esquisses tant ils sont fins, les auteurs nous racontent l’histoire de plusieurs personnages : Abel tout d’abord, un naufragé dont on ne sait rien ; les filles du capitaine Stevenson, qui l’accueillent dans leur auberge ; Rebecca, une prostituée rousse qui semble avoir un secret ;  et Nathan, amant de Rebecca et marin au grand coeur. Beaucoup de personnages se découvrent au fur et à mesure que se déroule l’histoire et le lecteur suit cela comme une fresque sur laquelle plane la menace (ou l’espérance ?) du port des marins perdus, un port qui ne se dévoile qu’à certains et que voit Abel.

Le récit est composé de plusieurs parties, chacune introduite par un poème ou une citation qui guide le parcours des personnages. Le tout, avec les dessins crayonnés et l’histoire, donne une ambiance très lente, nostalgique, et quasi magique à cette bande dessinée. J’ai beaucoup apprécié ma lecture pour ça, même s’il est difficile de la dévorer tant cette ambiance peut parfois se révéler lourde et prenante, il faut prendre son temps pour bien la comprendre.

Les personnages sont l’autre point fort de la BD. J’ai particulièrement aimé le personnage de Rebecca, la tenancière du bordel. Je l’ai trouvée tout en finesse, on découvre son histoire au fur et à mesure et elle incarne la mélancolie et le désir de protéger les gens qu’on aime. Les auteurs se sont servis de son personnage et de celui d’Abel pour développer une réflexion autour de ce qu’on ferait si on avait une nouvelle chance dans la vie : de quoi profiterait-on plus ? Que laisserait-on derrière nous ? Cela donne une profondeur encore plus importante à l’histoire et m’a laissée une forte impression qui fait que, des semaines après, j’ai encore cette sensation de profonde mélancolie en pensant au Port des marins perdus.

Contemporain·Drame·Historique·Religion·Thriller

L’énigme Alexandrie, de Steve Berry

TitreL’énigme Alexandrie

AuteurSteve Berry

EditionPocket

Pages608

Prix8,30€

Résumé50 avant J.-C. : la bibliothèque d’Alexandrie, qui renferme le savoir de toute l’humanité, disparaît aussi soudainement que mystérieusement.
1948, Palestine : Georges Haddad, fils d’un érudit et combattant palestinien, reçoit la visite d’un étrange individu porteur de secrets, un Gardien.
2007, Copenhague : Cotton Malone, retraité du département de Justice américaine, pensait pouvoir profiter tranquillement de sa boutique de livres anciens. Mais une mystérieuse organisation kidnappe son fils et lui donne 72 heures pour retrouver Georges Haddad dont la connaissance des écrits disparus depuis plus de 2 000 ans pourrait bien bouleverser la face du monde…


Mon avis :

Un roman sur la bibliothèque d’Alexandrie ? Avec des sociétés secrètes et des complots mondiaux ? J’en suis ! Attention, avant de commencer ce livre, une petite culture à propos des grandes religions monothéiste peut être nécessaire pour une bonne compréhension et appréciation de l’histoire !

Cotton Malone est un ancien d’une unité de renseignements américaine, reconverti en libraire. Il se retrouve embarqué dans une course contre la montre pour sauver son fils en retrouvant la bibliothèque d’Alexandrie, mais il se bat contre quatre factions différentes : Israéliens, Saoudiens, gouvernements, … Car oui, la religion et le contrôle du Moyen-Orient sont au coeur de l’histoire : que se passerait-il si la Bible était fausse et remettait en cause la présence juive en Israël ? C’est une question intéressante qui est très bien développée par Steve Berry et donne envie de s’y intéresser plus profondément. Malheureusement, les informations sont parfois trop complexes pour être bien compréhensibles sans connaissances préalables et sans concentration lors de la lecture. Les enjeux sont complexes et multiples et je me suis parfois perdue parmi eux et parmi les différentes factions en place. C’est un roman dense qui nécessite une lecture attentive si on veut vraiment l’apprécier.

Le personnage de Cotton est aussi attachant que le Robert Langdon de Dan Brown : intelligent, homme d’action, bibliophile, … L’auteur prend tout de même le temps de développer son histoire personnelle et fait des références à des éléments passés qui donnent envie de lire tous les autres romans qui le concernent. Son histoire avec Pamela est touchante car aucun des deux n’est entièrement innocent, il n’y a pas de vrai méchant et ça fait du bien pour une fois de voir ça dans une affaire de divorce. En revanche, j’ai trouvé les méchants un peu trop caricaturaux, il devient dès lors facile de deviner leurs motivations et leurs réactions, ce qui enlève une partie du suspense.

En bref, ce roman est un bon livre dans la lignée du Da Vinci Code, parfois un peu trop dense et caricatural, son sujet intéressant et aux recherches poussées le font sortir du lot !

 

Déception·Drame·Dystopie·Fantastique·Mythologie·Science-Fiction

Totem Tom t.1 : Necropolis, de Patrick McSpare

TitreNecropolis

AuteurPatrick McSpare

Edition : Gulf Stream

Pages256

Prix16€

RésuméTom, adolescent de l’East End de Londres, se retrouve sur une terre ravagée et désolée. Cauchemar… ou réalité ? Le paysage apocalyptique qui l’entoure lui est étranger, mais les Hurleurs et les cavaliers noirs qui le prennent en chasse semblent pourtant faits de chair et d’os. Seul et désorienté, Tom comprend très vite que sa vie est en danger. Mais doit-il se fier à ce mystérieux Styx, et à sa bande armée jusqu’aux dents lorsque ces derniers l’emmènent sur leurs véhicules de métal hurlant ? Tom saisit et connaît des choses qu’il ne devrait pas. Il se souvient, sans se souvenir vraiment. Trop de questions sans réponses se bousculent dans sa tête… Et cette ville en ruines qui semble vivre sous le joug d’un pouvoir maléfique, quels secrets recèle-t-elle dans ses entrailles ? À un rythme d’enfer, Tom va découvrir que sa présence à Nécropolis ne doit rien au hasard. Entre actions et révélations, en compagnie de la belle Alystri, de Tristan et de Ghul, l’adolescent lève peu à peu le voile sur ses origines et ses pouvoirs.


Mon avis : 

Aussitôt reçu, aussitôt lu avec Dream Bookeuse (apparemment ma partenaire de lecture Gulf Stream haha !)

Comme pour Un jour une étoile, nous avons encore une fois eu un ressenti à peu près semblable, même si le sien était un peu plus positif que le mien. Ici, malheureusement, une semi-déception pour moi. Pendant les premières 50 pages, j’ai été intriguée et emportée : on entre dans un univers, à la manière de Tom, dont on ne connait rien, on découvre les choses en même temps que le personnage principal et c’est un procédé d’écriture assez intéressant pour captiver le lecteur. Malheureusement, pour moi il faut que ça décolle à un moment, et que lorsque les informations arrivent, elles soient claires et bien expliquées. Ca n’a pas été le cas. 

Apparemment, Patrick McSpare est familier de la mythologie des Tuatha dé Danann et ce roman s’inscrit dans la lignée de ses autres écrits, le personnage de Tom Jessup étant présent dans d’autres livres. Mais, il est difficile d’entrer et de bien comprendre l’univers sans avoir lu d’autres romans de l’auteur, et pourtant je connais un peu cette mythologie. Ici, j’ai été perdue dans ce mix entre post-apocalyptique, fantastique, mythologique et paradoxe temporel. Et les explications censées m’éclairer ne m’ont finalement pas tant aidé que ça car je ne les ai pas tout à fait comprises.

Cependant, nous étions d’accord sur une chose avec Dream Bookeuse : l’univers créé par McSpare est extrêmement original. Si vous cherchez un OLNI (objet littéraire non identifié), lancez-vous ! Cet univers n’aura pas été suffisant pour supplanter mon incompréhension, mais il aura le mérite de me rester longtemps en tête !

Fantasy·Manga·Science-Fiction

Manga : Ultramarine Magmell T.1-é, de Di Nianmiao

TitreUltramarine Magmell

AuteurDi Nianmiao

EditionOtoto

Pages176/tome

Prix6,99€/tome

Nombre de tomes : 3. Série en cours.

Résumé35 ans plus tôt, un miracle qui allait ébranler le monde entier se produisit dans l’immense océan Pacifique : Un nouveau continent émergea de nulle part ! Baptisée Magmell, cette terre regorgeait de paysages inconnus, de précieuses ressources, et de nouvelles espèces animales aussi féroces que redoutables. Malheureusement, presque aucun des aventuriers partis à la découverte de ce nouveau monde ne revint vivant. Dans le but d’affronter ces terribles dangers, une équipe de sauveteurs spécialisés fut alors constituée. On les nomma les « Glaneurs «. Plus qu’un hommage Née de l’imagination du dessinateur chinois Di Nianmiao, Ultramarine Magmell est une série profondément inspirée par les mangas d’aventure cultes du magazine Shônen Jump, tels que One Piece et Hunter x Hunter. D’abord publié en Chine, le manga s’est hissé au niveau de ses modèles en rejoignant l’écurie Jump, et en recevant les louanges de Yoshihiro Togashi (Yuyu Hakusho, Hunter x Hunter) !


Mon avis : 

Je me lance rarement dans des séries de manga qui ne sont pas déjà finies, une peur de l’engagement peut-être ? Haha. Toujours est-il que le résumé de Magmell m’a assez intriguée pour que je me lance, et je ne le regrette pas !

L’auteur mélange la science-fiction à la fantasy car ça se passe dans notre futur mais la magie semble exister désormais… L’univers est d’ailleurs génial et très mystérieux, on se retrouve à une époque où les aventuriers sont de nouveau à la mode car il y a de la terre inexplorée. Vous savez comme j’aime les histoires avec des explorateurs, il me semble même que c’était dans mon TOP 10 des sujets préférés dans les livres.

Le personnage principal est un jeune homme étrange accompagnée d’une jeune fille geek, Zéro. Il a l’air tellement à côté de ses pompes qu’il apporte tout le côté léger et décalé du manga. Car la série est parfois dure et le deuil est omniprésent vu les dangers présents sur le nouveau continent de Magmell. Difficile de ne pas s’attacher à eux, et surtout de ne pas être intriguée par les pouvoirs que semble avoir notre héros.

Avec des illustrations détaillées et très fines, l’auteur m’a embarquée dans son univers et m’a laissée avec pleins de questions sans réponses. Et cela ne s’arrange pas avec le second tome, pour tout dire, j’ai du relire le 1 pour le comprendre. Les personnages découvrent une sorte d’extension de Magmell, et nous font découvrir les Authentiques et les Originaux au cours d’une quête pour sauver des rescapés d’un laboratoire. Autant vous dire que l’action est présente mais l’incompréhension aussi. L’univers se complexifie et nécessiterait un peu plus d’explications pour bien comprendre l’histoire, peut-être le tome 3 résoudra-t-il ce problème ? Je l’espère car l’histoire et les personnages sont toujours aussi intrigants et donnent envie d’en savoir plus !

Fantasy·Young Adult

Keeper of the lost cities T.6 : Nightfall, de Shannon Messenger

TitreKeeper of the lost cities/Gardiens des cités perdues

AuteurShannon Messenger

EditionAladdin/Lumen

Pages800/768

Prix18,77€/16€

RésuméSophie Foster traverse une mauvaise passe. Le deuil et l’incertitude la rongent, mais elle sait au moins une chose : elle ne renoncera à aucun prix. Et si les Invisibles ont eu leur part de victoires, la bataille est loin d’être terminée. Le temps est donc venu de changer de tactique, quitte à faire des sacrifices, quitte à reconsidérer ce qu’elle croit. Il peut-être même temps pour Sophie de se fier à ses ennemis… Or, tous les chemins semblent mener à Nocturna – sinistre porte qui mène à un endroit plus lugubre encore. Pour s’y rendre, Sophie et ses camarades passent donc un marché plus qu’inquiétant. Mais rien n’aurait pu les préparer à ce qu’ils vont y découvrir. Les difficultés qu’ils vont affronter les renvoient loin, bien loin en arrière, dans les méandres de leur passé. Le temps manque, les erreurs s’accumulent… s’ils veulent survivre, Sophie et les siens vont devoir joindre leurs forces comme jamais auparavant. Shannon Messenger déploie une fois encore tout son talent ! Le sixième tome de Gardiens des Cités perdu nous entraîne toujours plus profond dans les méandres d’un univers à la fois inquiétant et débordant de magie.


Mon avis : 

6e tome, sixième livre dévoré !

On monte encore d’un cran dans le suspense avec ce roman. En effet, depuis la fin du tome 5, on sait qu’une prisonnière mystérieuse a été libérée par Fintan et que la famille humaine de Sophie court un grave danger. L’auteure nous emmène de rebondissements en rebondissements : on en apprend plus sur le monde des elfes, sur M. Forkle et sur cette famille humaine qu’on a finalement peu connu depuis le début de la saga. Et malgré toutes ces révélations, Shannon Messenger semble en garder beaucoup sous le coude puisqu’elle clôture le roman sur des interrogations encore plus grandes ! Personnellement, je m’interroge sur l’étrange comportement de Silveny…

Du côté des personnages, l’abcès « triangle amoureux » est enfin crevé et ça fait du bien. L’auteur a réussi à rendre la scène touchante, et bien moins énervante que j’aurai pu le penser ! Certes, le triangle n’est pas entièrement résolu mais Sophie commence enfin à se poser des questions. D’ailleurs, elle passe tout le roman à s’interroger sur tout et n’importe quoi : ses sentiments, sa famille humaine, le plan de Fintan, le plan de la mère de Keefe, … Comment sa tête fait-elle pour ne pas exploser ?

De volume en volume, l’histoire prend de l’ampleur et je ne m’ennuie pas. Dans ce cinquième opus, l’auteur interroge sur la notion de bien et de mal, mais également de la folie scientifique. J’ai presque peur quand je songe au fait qu’il ne reste a priori que trois tomes pour clore la série : Shannon Messenger écrit actuellement le tome 8 et il me semble qu’elle avait un jour annoncé que la série en compterait 9. Je suis si attachée aux personnages, c’est un bonheur de les retrouver à chaque fois et de m’émerveiller devant cet univers qui se révèle plus complexe à chaque page… 

Comédie·Fantastique·Fantasy·Manga

Manga : It’s my life (1-2), d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages190/tome

Prix7,99/tome

Nombre de tomes2. Série en cours

RésuméUne maison construite il y a 500 ans, dont la première visiteuse est une petite sorcière. Astra, 35 ans, ancien capitaine des paladins de l’Empire, a pris sa retraite anticipée pour profiter de sa nouvelle maison. Mais Noah, une sorcière de 8 ans débarque chez lui le jour même de son emménagement. C’est le début de leur vie à deux à la fois burlesque et chaleureuse dans une monde médiéval fantastique.


Comment ne pas craquer sur cette magnifique couverture ? Je ne sais pas !

En lisant ce manga où on découvre la cohabitation d’une petite sorcière de huit ans et d’un paladin de trente-cinq ans, il ne faut pas s’attendre à du sérieux. Entre des dragons stupides et des scènes attendrissantes, difficile de ne pas sourire à la lecture. Si au départ j’ai un peu levé les yeux au ciel car je ne m’attendais pas à tant de burlesque, j’ai finalement apprécié ma lecture qui s’est avérée pleine de tendresse.

C’est presque impossible de ne pas s’attacher à la petite Noah qui rêve de devenir une puissante sorcière mais qui se sous-estime sans arrêt. C’est une enfant désespérément en quête d’amour après avoir été adoptée puis moquée toute sa courte vie. Avec Astra, ils forment un duo adorable, une petite famille qu’on a envie de suivre et dont on a envie de découvrir les secrets. Car Astra cache un passé mystérieux et Noah semble ne pas être ce qu’elle pense… à suivre dans les prochains épisodes…

Ces deux premiers tomes sont très prometteurs, les personnages sont géniaux et l’auteur a su glisser juste ce qu’il faut de suspense pour qu’on ait envie d’en savoir plus sans pour autant être sur les dents en attendant la suite. Une série qui se savoure doucement, au coin du feu, dans une maison de 500 ans…

Drame·Fantastique·Historique·Romance

Romanov, de Nadine Brandes

TitreRomanov

AuteurNadine Brandes

EditionThomas Nelson Publishers

Pages352

Prix 16,95€

RésuméThe history books say I died. They don’t know the half of it. Anastasia « Nastya » Romanov was given a single mission: to smuggle an ancient spell into her suitcase on her way to exile in Siberia. It might be her family’s only salvation. But the leader of the Bolshevik army is after them . . . and he’s hunted Romanov before. Nastya’s only chances of saving herself and her family are either to release the spell and deal with the consequences, or to enlist help from Zash, the handsome soldier who doesn’t act like the average Bolshevik. Nastya’s only dabbled in magic, but it doesn’t frighten her half as much as her growing attraction for Zash. She likes him. She thinks he might even like her . . . That is, until she’s on one side of a firing squad . . . and he’s on the other.


Mon avis :

Je demande rarement des livres VO sur Netgalley, mais la couverture et le sujet m’ont tapé dans l’oeil et je ne regrette pas ma lecture. L’anglais est facile à aborder (et heureusement car pour l’heure, aucune publication n’est prévue en français) malgré l’aspect fantastique.

La première grosse moitié du livre se concentre sur la captivité de la famille Romanov avant leur exécution et l’auteure a utilisé de nombreux éléments historiques, tant au niveau des personnages que des actions qu’ils réalisent. Tout en y ajoutant sa patte avec le personnage de Zash et en accentuant les rumeurs de magie autour de Raspoutine et des tsars. J’ai beaucoup apprécié cette partie car on découvre la famille autrement, on les suit au jour le jour et j’ai adoré les voir évoluer. La seconde partie du roman concerne l’après-exécution et c’est ce que j’ai un peu moins apprécié car trop tiré par les cheveux. Malgré cela, le roman se lit extrêmement bien car l’auteure a une plume addictive.

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé Nastya pour son courage, sa dévotion à sa famille et l’évolution de sa vision des choses. En revanche j’ai eu du mal à croire à sa relation avec Zash au début. Car Zash passe de « Je déteste les Romanov » a « en fait je vous aime » du jour au lendemain, la transition est trop brusque pour être vraiment crédible et c’est dommage car c’est un personnage intéressant.

Au final, malgré plusieurs défauts, j’ai vraiment bien apprécié ma lecture et c’est une revisite sympathique de l’histoire des Romanov et du mythe d’Anastasia.


My review : 

The first part of the book focuses on the captivity of the Romanov family before their execution and the author has used many historical elements, both at the level of the characters and the actions they perform. But she is adding her paw with the character of Zash and accentuating the rumors of magic around Rasputin and the tsars. I really enjoyed this part because we discover the family differently, we follow them day to day and I loved seeing them evolve. The second part of the novel is about post-execution and that is what I have less appreciated because it was too much pulled by the hair. Despite this, the novel reads extremely well because the author has an addictive feather.

As for the characters, I loved Nastya for her courage and family devotion, and the evolution of her vision of things. On the other hand I had a hard time believing in her relationship with Zash at the beginning. Because Zash goes from « I hate the Romanov  » to « in fact I love you » overnight, the transition is too abrupt to be really credible and it’s a pity because it is an interesting character. In the end, despite several flaws, I really enjoyed my reading and it is a good retelling of the history of the Romanovas and the myth of Anastasia.

Drame·Fantastique·Fantasy·Manga

The Promised Neverland (1-7), de Kaiu Shirai

TitreThe Promised Neverland

AuteurKaiu Shirai

Edition : Kazé

Pages190/tome

Prix6.90€/tome

Nombre de tomes7. Série en cours.

RésuméEmma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman » , qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !


Mon avis : 

On me l’a vendu comme LE manga génial de cette année, avec un suspense énorme et des fins de tomes pleines d’émotions… Effectivement ça a été le cas, mais au début seulement. 

Il faut reconnaître que ce manga, avec ses dessins jolis et bien faits, est porté par une histoire originale et un poil horrifique (une scène dans le tome 1 est particulièrement choquante). Les premiers volumes m’ont enchantée, j’ai adoré suivre Emma, Norman, Ray et les plus petits enfants, découvrir le secret de Maman et de Grace Field House, leurs jeux et leurs manigances. Mais à partir du tome 5, j’ai commencé à retrouver un schéma de fuite en avant qui m’a un peu déçue. Au point que je ne suis pas sûre de lire la suite, tant j’ai l’impression que je peux déjà la deviner.

Certes quelques questions demeurent sur l’avenir des enfants, mais je pense déjà pouvoir deviner les grandes lignes de l’histoire et ça m’ennuie un peu. Le rythme, censé s’accélérer avec la suite de la série, m’a au contraire semblé ralentir car les événements étaient prévisibles.

Heureusement, le tout est rattrapé par les personnages, qui ont un fort caractère. L’auteur prend le temps de développer des personnages secondaires au fur et à mesure de son intrigue afin que l’histoire ne tourne pas uniquement autour du trio principal. J’ai particulièrement apprécié en apprendre plus sur Maman et son passé, et voir son évolution par rapport à ses enfants. C’est un personnage plus complexe psychologiquement qu’elle ne semble l’être au premier abord et j’aurai presque aimé en savoir encore plus sur elle.

The Promised Neverland reste un bon manga, mais selon moi il commence déjà à s’essouffler et c’est dommage au bout de quelques tomes seulement…

Drame·Historique·Romance

Les rives de la terre lointaine, de Sarah Lark

Titre : Les rives de la terre lointaine

Auteur : Sarah Lark

EditionArchipoche

Pages700

Prix12€

RésuméIrlande, hiver 1846. Kathleen et Michael sont jeunes. Ils s’aiment et rêvent de partir en Amérique pour fuir la famine et, qui sait, faire fortune. Leur projet s’effondre lorsque Michael, arrêté pour vol et condamné au bagne, est envoyé purger sa peine en Australie. Un vendeur de bétail, Ian Coltrane, en profite pour demander Kathleen en mariage. Pour éviter le déshonneur, ses parents s’y résignent. 
Bientôt, les époux embarquent pour les rives d’une terre lointaine : la Nouvelle-Zélande. Adieu au monde ou promesse d’espoir ?

 


Mon avis : 

Les Sarah Lark s’enchainent et ne se ressemblent pas…quoique.

J’avais quelques appréhensions en commençant ce roman car j’avais adoré Le pays du nuage blanc et beaucoup aimé les deux autres volumes. J’avais peur de ne pas m’attacher à ces nouveaux personnages ou de trouver trop de ressemblances puisque ça se déroule également en Nouvelle-Zélande. J’ai finalement retrouvé tout ce que j’avais aimé dans son autre saga et plus encore !

L’action se passe plusieurs années avant le Pays du Nuage Blanc, donc on retrouve les paysages mais un contexte historique différent, car la colonisation commence à peine. De plus, une grande partie de l’histoire se passe en Australie, le bagne anglais à l’époque. On découvre des paysages encore vierges et une nation qui se construit avec des personnes condamnées ou graciées. Tout est à faire et c’est la porte ouverte aux bonnes comme aux mauvaises intentions, ainsi qu’on nous le raconte au fur et à mesure.

J’ai beaucoup aimé me retrouver ici au centre d’un triangle amoureux n’en était pas vraiment un. En effet, Michael aime deux femmes mais on peut comprendre ce triangle : il aime Kathleen ou plutôt le souvenir qu’il a d’elle et de sa patrie irlandaise, mais il aime Lizzie pour tout ce qu’elle lui apporte au quotidien et le futur qu’elle leur promet. Ici les sentiments semblent vrais, et pas uniquement pour attirer la lectrice. D’autant qu’il est presque impossible de choisir nous mêmes entre Kathleen et Lizzie, chacune se révèle forte et indépendante, sachant mener sa barque sans un homme ! Et heureusement d’ailleurs car lorsqu’on voit la stupidité de Michael dans les trois quarts de ses actions… ça fait peur ! Une seule petite déception pour moi : la fin, que j’ai trouvée trop rapide même si je l’ai appréciée.

Cette nouvelle série commence pour moi sous les meilleurs auspices, les personnages sont attachants et l’auteure sait faire du neuf avec du vieux sans lasser son lecteur et en gardant toute l’intensité dramatique et la plume captivante qui ont fait ses succès précédents.