Comédie·Fantasy·Light Novel·Manga·Romance

Dan Machi 8, de Fujino Omori

TitreDan Machi 8

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages401

Prix14,99€

RésuméOrario est attaquée ! Le royaume de Rakia et Arès, le dieu de la Guerre, qui est à sa tête, défient la Cité-Labyrinthe avec une armée de plus de trente mille soldats. Que va faire Orario, ainsi menacée ? Rien du tout, car ses aventuriers sont si puissants que, quelle que soit l’intensité des cris qui retentissent sur le champ de bataille à l’extérieur des murs, rien ne peut troubler le paisible quotidien des habitants.

 


Mon avis : 

Après un tome 7 relativement plus sombre que les précédents, on retombe ici dans la légèreté qui avait caractérisé une grande partie de la saga. Volume de transition, ce huitième opus est composé d’historiettes amoureuses sur trame de fond de guerre entre Orario et une cité gouvernée par Arès. On en découvre plus sur Lili, Mistuka (j’ai un doute sur son nom), Welf, Eina, la serveuse de l’auberge et Hestia.

J’ai beaucoup aimé ce tome, qui permet de se reposer un peu après l’intrigue dense et noire du volume 7. Pour autant, l’auteur ne donne pas l’impression d’un tome inutile puisque la trame de fond, autour de la guerre, est intéressante pour la suite et que la  scène finale fait directement référence au futur neuvième livre. J’ai plus particulièrement aimé les histoires autour de Mitsuka, de la serveuse et de Welf. Je les ai trouvées plus approfondies et avec des enjeux importants.

Avec ce livre, Fujino Omori aborde les différentes formes d’amour et de relation que peuvent entretenir les personnages entre eux, que ce soit entre espèces différentes ou entre humains et dieux. Il peut tout aussi bien être passionné que fraternel et ça change des romances habituelles. Ici, le tout reste bon enfant et sans réelle prise de tête, pour autant, on sent que le sujet est traité avec toute l’importance qu’il mérite. Bien que plus léger, avec beaucoup moins de scènes d’actions que les autres livres, je me demande s’il ne fait pas partie de mes tomes préférés (avec le 6 qui est le meilleur à mes yeux). Il permet de mieux comprendre les personnages secondaires dans leurs interactions et dans leurs pensées, qui ne sont pas toujours exposées dans la trame principale qui suit beaucoup le personnage de Bell.

Un tome de transition donc, mais qui ne démérite pas dans les sujets abordés et démontre que l’amour peut revêtir bien des formes.

Comédie·Contemporain·Erotique·Romance

Valeria t.1 : Dans les pas de Valeria, d’Elisabet Benavent

TitreDans les pas de Valeria

Auteur : Elisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages432

Prix17€

RésuméComplices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur… Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian. Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne. Carmen et son collègue de bureau se tournent autour. Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !

 

 


Mon avis : 

Attention, si tu es prude, passe ton chemin car Valeria et ses amies c’est Samantha de Sex and the City !

Valeria est romancière, et ce roman c’est un peu elle qui l’écrit, on a son avis sur tout et surtout la vie de ses amies. Entre cocktails, dîners entre copines et magouilles pour trouver un mec, on ne manque pas de discussions sur le sexe, la vie à la fin de la vingtaine, le boulot, les amis et les amours. Entre Lola qui est si crue qu’elle m’a presque fait rougir (alors que bon, normalement il faut y aller pour que je rougisse), Valeria qui ne sait plus où elle en est par rapport à sa vie et son mariage, Carmen qui ne supporte plus son patron et Nerea qui est très discrète et mérite parfois bien son surnom de Glaçon, j’ai souri à presque toutes les pages, tout en levant parfois les yeux au ciel. Car comment approuver les petites vengeances de Carmen ? La langue de vipère de Lola ? Les actions de Valeria vis à vis de son mariage ? Ou encore l’éloignement de Nerea ou ses remarques acerbes ?

Mais impossible, comme nos héroïnes, de rester fâché contre elles. Même si Lola m’était presque antipathique et vulgaire au début, je me suis finalement attachée à elle et j’ai applaudi de sa décision finale. Si j’avais envie de recadrer Valeria après ses écarts (#TeamAdrian), j’ai trouvé son évolution très vraie ; de même pour Carmen et Nerea. L’autrice leur accorde la même place à chacune, même si Valeria a la primauté, au sein du récit, si bien qu’on s’attache à toutes et qu’on a l’impression de faire partie de leur bande de copines.

Finalement, j’ai souvent levé les yeux au ciel et soupiré, mais j’ai surtout beaucoup ri et j’ai très envie de retrouver les filles pour connaître la suite de leurs aventures !

Comédie·Fantasy·Manga

It’s my life T.3, d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life 3

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages200

Prix7,99€

Résumé : A 35 ans, Astra a démissionné de son poste de capitaine des paladins malgré un avenir tout tracé. Afin de protéger sa maison, il doit se rendre à la capitale, Justitia, pour récupérer son épée. Le destin l’amène à croiser Kyuss, son ancien ami qui lui voue aujourd’hui une haine féroce.

 

 

 


Mon avis : 

J’avais apprécié les deux premiers tomes (chronique) pour le côté burlesque mais j’attendais de voir ce que ça donnerait par la suite. Je n’ai pas été déçue, et j’ai été ravie de retrouver les personnages.

Pour les premiers volumes, ce côté burlesque m’avait surprise et j’avais donc eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Comme dans celui-ci je savais à quoi m’attendre, je me suis replongée avec plaisir dans cet univers de fantasy médiévale. On en apprend plus sur le passé d’Astra et sa rivalité avec Kyuss son ami d’enfance, ainsi que sur son mystérieux premier amour. Imomushi Narita sème de petites graines pour la suite de l’histoire car le chevalier semble avoir un lien avec le peuple de Noah (enfin ce sont mes suppositions). La fin du volume est plus drôle et anecdotique, mais redonne ce petit côté comique qui avait été mis à mal par la rivalité entre les deux chevaliers. 

Noah est comme toujours adorable, toutefois je regrette de ne pas en avoir appris plus sur elle car c’est un personnage avec un fort potentiel. Dans ce volume, elle est presque effacée et ne sert que de prétexte, c’est dommage. Le héros ici est bel et bien Astra car toutes les historiettes tournent autour de lui et de son passé. Dans les prochains tomes, je souhaiterai voir plus de mélange dans le traitement des histoires, ne pas faire un volume = un personnage, car ça plombe un peu les autres arcs narratifs. 

Je me demande où vont m’emmener les personnages dans le 4e livre et j’ai hâte de les retrouver pour une petite heure de détente assurée.

Comédie·Contemporain·Romance

L’ivresse des libellules, de Laure Manel

TitreL’ivresse des libellules

AuteurLaure Manel

EditionMichel Lafon

Pages381

Prix18,95€

RésuméQuatre couples d’amis dans la quarantaine décident de s’octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve. Mais l’ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l’usure et la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur vie lorsqu’ils ne l’étaient pas encore… Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion. 


Mon avis : 

Début juin nous avons fait venir l’autrice à la médiathèque où je travaille, l’occasion pour moi de la découvrir à travers son dernier roman aux airs du film des Petits Mouchoirs.

Laure Manel raconte ici les aventures d’un groupe d’amis composé de quatre couples de quarantenaires et d’une invitée surprise. Entre les magnifiques paysages de l’Ardèche, les amours, les amis, les embrouilles et la crise de la quarantaine, on ne s’ennuie pas ! Attention, vous serez possiblement perdus parmi les personnages au début, j’ai moi-même eu bien du mal à ne pas mélanger Claire et Caroline. Mais la force du roman c’est justement d’être un roman chorale. Neuf personnages, certes, mais neuf personnages qui ont une place aussi importante les uns que les autres, et ce n’est pas facile !

J’ai particulièrement apprécié les personnages d’Emilie, et de Claire/Caroline (enfin, celle qui est en couple avec depuis longtemps !). Elles évoquent la crise qui peut survenir dans n’importe quel couple, même après des années de mariage, c’est à la fois tendre et dur car ça peut renvoyer aux insécurités de chacun dans sa vie amoureuse. Je me suis même attachée à Sibylle, qui m’a beaucoup énervée, car elle subit elle aussi ses épreuves en étant la belle-mère d’une adolescente rebelle; et à Caroline (enfin, celle qui est en couple depuis peu) qui représente la relation naissante avec ses espoirs et ses dangers. Si les hommes paraissent un peu moins présents que les femmes, ils sont tout de même là, particulièrement le mari d’Emilie qui, par ricochet avec l’introspection de sa femme, se pose de nombreuses questions sur son couple.

J’ai ri, j’ai souri, j’ai parfois levé les yeux au ciel devant le comportement de certains personnages, mais j’ai surtout passé un bon moment de détente avec ce roman feel good 🙂

Comédie·Fantasy·Jeunesse

Les Lutins Urbains T.5 : Korrigans et Grosse Galette, de Renaud Marhic

TitreKorrigans et Grosse Galette

AuteurRenaud Marhic

EditionP’tit Louis

Pages247

Prix10€

RésuméOn les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Les Lutins Urbains débarquent en Bretagne ! Chassés de la Grosse Cité par la sinistre Brigade de Répression de l’Onirisme, nos amis viennent demander l’aide des Korrigans, leurs cousins bretons. Grace au Professeur Le Brac (lutinologue à Carnac), la bande à bonnet découvre bientôt l’existence d’un talisman capable de mettre en échec ses adversaires. Son nom : la « Grosse Galette »… Pourchassés de toute part, lutins urbains et bretons se mettent en quête de l’objet magique. Au coeur de la Bretagne mystérieuse, leur route ne tarde pas à croiser celle d’un jeune policier en vacances : Gustave Flicman… qui n’est pas près d’oublier son séjour au pays des Korrigans !


Mon avis : 

Le dernier tome est arrivé (enfin de ceux qui sont parus), et je dois dire que cette série va vraiment en s’améliorant !

Même si j’avais aimé les premiers tomes, je me rends compte qu’ils n’étaient pas si bien que ça comparés aux deux petits derniers. En effet, comme je l’avais souligné dans ma chronique du tome 4, les précédents volumes manquaient d’explications et semblaient fouillis. Dans ce tome 5, j’ai retrouvé la clarté que j’avais apprécié dans le quatrième tome. 

Alors comme en plus, ça se passe en Bretagne, je crois pouvoir dire qu’on tient là mon histoire préférée de la saga ! Renaud Marhic jongle entre les différentes espèces de lutins, et avec les lois de notre univers, mêlant réalité et inventions. Les personnages des lutins prennent une plus grande place ici, tout comme Gustave qui se révèle enfin bon à autre chose qu’à ne rien comprendre (haha !).

On retrouve encore cet univers farfelu, fruit d’un joyeux bazar, mais bien plus affirmé et stable qu’auparavant, rendant de fait la lecture bien plus agréable. J’espère que les prochains tomes continueront sur cette lancée et je me demande ce qui peut encore jaillit de l’esprit de l’auteur après tout ça !

Comédie·Fantastique·Fantasy·Jeunesse

Les Lutins Urbains T.4 : Le péril Groumf, de Renaud Marhic

TitreLe Péril Groumf

AuteurRenaud Marhic

Edition : P’tit Louis

Pages187

Prix9€

RésuméOn les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,
les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries,
et espiègleries…
On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…

 


Mon avis : 

Après avoir pris le temps de digérer le tome 3 qui m’avait donné un peu de fil à retordre dans la compréhension, je me suis plongée dans le 4e tome des aventures de Gustave Flicman et des Lutins Urbains. Ce volume a été de loin mon préféré. 

Même si j’ai beaucoup aimé la loufoquerie qui présidait dans les autres volumes, elle m’empêchait parfois de bien comprendre le déroulé de l’histoire. Or, dans Le Péril Groumf, j’ai réussi à bien suivre l’histoire sans problème. Tout semblait plus clair et défini, et ma lecture n’en a donc été que plus agréable !

Gustave Flicman et les autres partent cette fois-ci en road-trip pour échapper à la garde du Pépettochistan, et rencontrent en chemin de drôles d’hurluberlus…

Encore une fois, Renaud Marhic mais sur pieds une histoire drôle où il faut poser sa rationalité de côté pour vraiment apprécier l’univers. Les personnages du Groumf et du Troll sont sympathiques et tellement innocents dans leur démarche qu’il est difficile de leur en vouloir, d’autant qu’ils font de si bons compagnons de voyage ! Les personnages de l’homme à moto et du professeur B m’intriguent également de plus en plus, j’espère en apprendre davantage sur eux dans le tome 5. D’autant que ce dernier tome se passe en Bretagne, ma Bretagne chérie !

Comédie·Contemporain·Fantastique·Jeunesse

Les lutins urbains T.3 : Les Lutins noirs, de Renaud Marhic

TitreLes lutins noirs

AuteurRenaud Marhic

EditionsP’tit Louis

Pages130

Prix7€

RésuméOn les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Rien ne va plus dans la Grosse Cité ! Voilà que trois Lutins noirs ont été signalés. Aussitôt, des travailleurs africains sans-papiers sont devenus millionnaires. Tandis qu’une dangereuse société secrète tente de s’infiltrer dans les quartiers… Gustave Flicman, notre jeune policier, est chargé d’enquêter. Et si tout cela avait à voir avec Chelou, ce rhinocéros qu’il devait conduire à l’abattoir et qui s’est échappé en chemin ? Entre les sortilèges des Lutins noirs et les attaques du Bambou Masqué, une course de vitesse s’engage pour retrouver l’étrange animal. Manquerait plus que les Lutins Urbains s’en mêlent, tiens…


Mon avis :

Un peu plus d’un an après avoir gentiment reçu les tomes 1 & 2 de la part du Petit Reporter de l’Imaginaire, j’ai pu recevoir les tomes 3,4 & 5, attendez-vous donc à plusieurs chroniques sur cette petite série !

Le roman est encore une fois très court (dans les 130 pages) et on suit Gustave Flicman qui fricote avec des créatures fantastiques et malicieuses sans vraiment savoir ce qu’il fait ni tout comprendre. En fait, je crois que j’ai rarement lu des séries aussi barrées, mais qui ne sont pas non plus « trop barrées » au point de me faire décrocher. Si je devais résumer chaque tome, je dirai que c’est un joyeux bordel. Tout part dans tous les sens, mais joyeusement, sans prise de tête. Je lis sans forcément tout comprendre mais je lis quand même car je suis fascinée par ce désordre apparent !

Il n’y a qu’à voir le fait qu’il y ai, dans ce tome précis, plusieurs histoires en parallèle : celle des lutins noirs et celle du narrateur qui se fait momentanément piquer sa place ! Pour autant, quand on voit toutes les références données pour expliquer les origines de chaque espèce de lutin, on se doit de reconnaître que l’univers est très travaillé. C’est un paradoxe particulier qui fait que je suis attachée à cette série, même si à chaque fois je mets du temps à me lancer dans un tome.

Comédie·Erotique·Fantasy·Romance

Comment sortir avec un super-héros quand on est un super-vilain ?, d’Alex Gabriel

TitreComment sortir avec un super-héros quand on est un super-vilain ?

AuteurAlex Gabriel

EditionMxM Bookmark

Pages300

Prix25€

RésuméSuper Héros. Sbires démoniaques. Et un sacré conflit d’intérêt. Appartenir à la famille d’un super méchant n’est pas très important aux yeux de Pat West. Peu importe que sa mère essaie occasionnellement de prendre le contrôle du monde. Tout ce que Pat veut, c’est terminer l’université et devenir urbaniste. Qu’il se transforme en un serviteur du mal de temps en temps à la nuit tombée ? Simple tradition familiale. Jusqu’à ce que Pat couche accidentellement avec le super héros Silver Paladin, également connu sous l’identité du billionnaire solitaire Nick Andersen. C’est un simple malentendu. Pat n’avait jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, honnêtement. Mais rapidement, Pat est dedans jusqu’au cou, et est en train de tomber amoureux du pire mec possible. Lorsque sa mère revient pour mettre le monde à genoux, Silver Paladin fonce pour l’arrêter… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage. Comment pourrait-il concilier le fait d’être un serviteur du mal avec celui de désirer un super héros ?

Mon avis : 

J’adore les univers de super-héros. Un Marvel ou un DC Comics ? Vous êtes sûrs de m’y voir. C’est pour cela que j’ai demandé ce livre sur Netgalley.

Le premier chapitre a été particulièrement ardu. L’auteur nous plonge immédiatement dans l’histoire et Pat, notre personnage, se révèle être manager de nuit pour un certain Nicholas, alias le Paladin d’Argent. Très rapidement, il est appelé par Nick qui le confond avec un gigolo. Et c’est au milieu de descriptions floues et de dialogues sans queue ni tête, que Pat couche par erreur avec Nick.

Heureusement, quelques critiques d’autres blogueurs m’ont poussée à continuer le roman et j’ai bien fait car dès le second chapitre les choses s’éclairent et j’ai pu comprendre l’histoire. On est donc dans un univers où s’affrontent super-héros et super-vilains. Quoique les super-vilains…ne sont pas très vilains mais plutôt drôles. Tout leur monde est fondé sur l’esthétique des vieux comics, jusqu’à l’excès, dans les costumes ou les répliques de chacun.

La relation entre Pat et Nick commence de manière étrange mais finie par être touchante de sincérité. On sent qu’ils s’aiment mais ne savent pas trop comment gérer leur relation. C’est tendre, mignon, drôle. C’est pour cela et pour l’univers que j’ai terminé le livre, car sinon j’ai trouvé les personnages très creux et la plume assez brouillon. 

Comédie·Contemporain·Coup de coeur·Romance

Click & Love, de Cyril Massarotto

TitreClick & Love

AuteurCyril Massarotto

EditionXO Editions

Pages352

Prix19,90€

RésuméUn click, un love. Une seule chance de trouver l’amour…
Julie est une jeune Parisienne de 30 ans. Elle ne croit plus en l’amour et doit faire des ménages pour gagner sa vie. Paul, lui, a 40 ans. il est chirurgien, vit à Londres et ne se console pas de la mort de sa femme. Leurs trajectoires n’auraient jamais dû se croiser… Et pourtant, une application très particulière, Click & Love, va progressivement les rapprocher. Et jouer avec leurs nerfs. Alors que, message après message, leur désir de se rencontrer devient brûlant, Click & Love censure toutes les informations qui leur permettraient de se donner rendez-vous. Une torture. Et cette question : que cherche la main invisible qui se cache derrière l’écran ? Julie et Paul, des deux côtés de la Manche, vont tout tenter pour piéger la machine. Mais alors qu’enfin ils réussissent à se voir  » en vrai « , quelque chose d’inexplicable se produit, qui bouleversera leur vie…

Mon avis : 

Si vous suivez le blog depuis un petit moment, vous devez savoir que parmi mes auteurs chouchous en contemporain, Cyril Massarotto trône en bonne place. Si Quelqu’un à qui parler m’avait plu, je n’y avait pas retrouvé cette pointe d’humour et de fraîcheur que j’avais adoré dans sa duologie Dieu est un pote à moi. Ici, je l’ai retrouvé et ça m’a fait tellement de bien que j’ai dévoré le livre en une journée ! (ce qui est rare dernièrement).

Sous couvert d’une histoire d’amour banale à l’aide d’une application de rencontre, Cyril Massarotto tisse le portrait de deux adultes qui ont vécu des choses difficiles et qui essaient de se reconstruire, quitte à se laisser piéger par une application peut-être trop intrusive ? Car oui, il y a du suspense et du mystère dans ce livre ! L’application Click & Love scrute le moindre message pour bloquer l’envoi de données personnelle, elle gère l’endroit et l’heure de la première rencontre, … Elle gère tout, quitte à brouiller les pistes et à ce que nos personnage se demandent s’ils ne se sont pas fait avoir et si ce n’est pas une arnaque.

Grâce à sa narration des deux points de vue, on se fait avoir tout autant que nos personnages. De la moitié du livre à la fin j’ai été menée par le bout du nez et je n’ai pas compris le dénouement avant de l’avoir sous les yeux, c’était tout simplement génial !

Les personnages sont aussi attachants l’un que l’autre. Paul a vécu le décès de sa femme très jeune et a du mal à se reconstruire, quand Julie a des gros problèmes de confiance en elle et tente malgré tout d’être heureuse. On ne peut que sourire face à leurs échanges naïfs et à leur romance adorable. Foncez et fondez pour ce joli roman, c’est un petit bijou ! 

Comédie·Fantastique·Jeunesse

Caribou Baby, de Meg Rosoff

TitreCaribou Baby

AuteurMeg Rosoff

EditionRageot

Pages96

Prix11,90€

Résumé Jess  a 17 ans et elle vient d’avoir un bébé. Bon… pas n’importe quel bébé  : un bébé caribou. Personne ne sait comment c’est arrivé. On n’avait rien détecté. Avec Nick, son copain bien humain, Jess apprend à accepter l’absurdité de la vie, à devenir mère, à comprendre que son enfant est un individu, parfois encombrant, mais un individu à part entière. Un être qu’il faut choyer… et savoir laisser vivre et libérer le moment venu.

 

Mon avis : 

Un petit ovni littéraire, voilà ce qu’est ce nouveau roman de Meg Rosoff.

En 96 pages (c’est court !), elle nous raconte le quotidien d’une mère adolescente humaine qui accouche d’un bébé caribou. Oui, oui. Un caribou ! Sur quelques pages, on va suivre sa vie de mère, de l’accouchement à l’adolescence de Boubou le Caribou. Un enfant un peu différent, qui a ses joies et ses peines, mais qui reste un enfant malgré ses différences assez visible.

Les premières pages rendent perplexes, on a du mal à accepter cette nouvelle réalité, mais petit à petit, il s’agit surtout de s’attacher à cette famille hors du commun et à se prendre d’affection pour Boubou. J’ai presque été triste que ça ne dure pas plus longtemps. 

Et après tout, Boubou, c’est un peu l’image de tous les enfants un peu différents, auxquels la société ne s’adaptent pas mais qui sont finalement des êtres comme les autres avec leurs propres spécificités. Une jolie petite fable, à lire sans rien attendre et en se laissant surprendre.