Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Chick-Lit·Contemporain·Romance

Valeria T.2 : Dans le miroir de Valeria, d’Elizabet Benavent

TitreDans le miroir de Valeria

AuteurElizabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages414

Prix17€

RésuméValeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix  ?
Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de cœur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête.


Mon avis : 

J’avais laissé Valeria et ses amies en pleine remise en question. J’avais passé un très bon moment de lecture, fun et un peu irrévérencieux. Dans ce deuxième tome j’ai été un peu déçue malheureusement.

Ma déception repose sur un point principal : l’omniprésence du sexe. Dans le premier volume, il y avait quelques petites scènes et du vocabulaire sans pudibonderie, mais dans celui-ci, on passe aux scènes de sexe toutes les dix pages et j’avoue que je me suis lassée au point de les sauter à partir de la moitié du livre. Puis bon, j’avoue qu’étant Team Adrian, la voir toujours avec Victor n’a pas aidé (même si Adrian était à claquer à la fin).

Dans ce second tome, chacune des filles s’affirme en tant que femme indépendante : Valéria redécouvre la joie des premiers émois, Carmen s’affirme face à sa belle-famille, Nerea s’interroge sur sa façon d’être et Lola reprend le pas sur sa relation avec Sergio. Quelle joie de voir ces femmes leur clouer le bec, tout en restant drôles et pleines de classe !

Mon personnage préféré reste Carmen car elle n’est ni trop ni pas assez : elle me ressemble en fait ! Chaque lectrice peut se retrouver dans une des filles et c’est ce qui fait la force de cette saga. Je l’ai fait lire à ma collègue et elle adore également pour la simplicité et la véracité des relations décrites. C’est sans prise de tête, ça se lit comme on boit un cocktail et en le refermant on a hâte de savoir la suite !

Contemporain·Drame·Romance

L’âme soeur, d’Agnès Karinthi

TitreL’âme soeur

AuteurAgnès Karinthi

EditionL’Astre Bleu

Pages232

Prix5.99€ pour la version ebook

RésuméLe passé oublié d’Anne ressurgit avec l’arrivée de Philippe qui, lui ne l’a jamais oubliée… « Tu n’imagines pas ce que je ressens, Maman. Ma vie a commencé quand j’avais neuf ans, au milieu des blouses blanches de l’hôpital. Avant, c’est le trou noir. J’ai perdu ma soeur. Nous devions être très proches, mais je ne le sais pas. J’ai perdu mon père. Il devait être le plus merveilleux des papas, mais je ne me rappelle pas. J’ai perdu mes camarades de classe. Ce devait être une super classe, puisque vingt ans après, il y a un certain Philippe qui débarque chez moi dans le but de refaire connaissance. Mais comment savoir ? Quand le ciel nous est tombé sur la tête à toi et à moi, tu m’as coupée de mon passé. Je me suis construite sur du néant. Aucun repère… À part toi, bien sûr. »

Lorsque Philippe frappe à la porte d’Anne, elle ne le reconnaît pas. Elle ne se souvient plus de sa demande en mariage l’année de leurs huit ans. Tout s’est évanoui dans l’amnésie qui a suivi le grave accident dont sa famille a été victime. Philippe, lui, ne l’a jamais oubliée et dorénavant, il n’aura plus qu’une obsession : entrer définitivement dans sa vie. Mais Philippe et Anne peuvent-ils avoir un avenir commun ? Quel est le prix à payer pour faire renaître le passé ? Avec ce roman, Agnès Karinthi nous entraîne dans une quête angoissante où chacun traîne sa part d’ombres et de secrets. Plongez dans une quête angoissante où chacun traîne sa part d’ombres et de secrets, et découvrez l’histoire de Philippe et Anne : quel est le prix à payer pour faire renaître leur passé commun ?


Mon avis : 

En 2015, j’avais fait la découverte d’une autrice qui avait su décrire à la perfection ce qu’on peut ressentir dans une relation quand on ne sait plus où on en est. C’était Agnès Karinthi avec Quatorze Appartements. Aujourd’hui, j’ai découvert son second roman, L’âme soeur.

Le résumé m’intriguait : une jeune femme amnésique, un jeune homme qui n’a pas oublié leur promesse d’enfance de se marier… les ingrédients d’une belle romance non ? Et pourtant…que le roman devient sombre… Car outre cette romance, on découvre des secrets de famille, des enfances parfois difficiles et des problèmes psychologiques qui en découlent. Jusqu’au bout j’ai espéré que ça finisse différemment de ce que je pensais, mais non, j’avais deviné la fin et le gros secret, ce qui est dommage. 

En revanche, Agnès Karinthi a encore une fois réussi à retranscrire avec brio les sentiments qu’on peut éprouver au début d’une relation quand l’un veut aller trop vite et pas l’autre : comment faire la part des choses, savoir si on aime vraiment la personne ? Elle le retranscrit avec une justesse qui fait presque peur ! Le personnage d’Anne m’a beaucoup touchée, elle est amnésique mais a refait sa vie. Elle cherche à comprendre ses sentiments sans pour autant bouleverser toute sa vie pour un homme qui vient de débarquer. En revanche je ne savais pas comment cerner Philippe qui oscille entre la gentillesse et la possessivité maladive dès le début. C’est un personnage qui met mal à l’aise car on a envie de l’apprécier mais c’est difficile au vu de certains de ces actes.

En ce qui concerne la plume d’Agnès Karinthi elle est toujours aussi addictive. Cependant, j’ai trouvé que les dialogues étaient parfois maladroits, trop guindés pour être naturels et ça me sortait parfois de l’histoire. En dehors de la fin que j’avais deviné, c’est le seul vrai point négatif que j’ai trouvé à ce roman qui, s’il n’est pas à la hauteur de Quatorze Appartements, m’a tout de même fait passer un très bon moment de lecture. 

Contemporain

Graine de sorcière, de Margaret Atwood

TitreGraine de sorcière

AuteurMargaret Atwood

EditionRobert Laffont

Pages352

Prix21€

RésuméInjustement licencié de son poste de directeur du festival de Makeshiweg, au Canada, alors qu’il mettait en scène La Tempête de Shakespeare, Felix décide de disparaître. Il change de nom et s’installe dans une maisonnette au coeur de la forêt pour y panser ses blessures, pleurer sa fille disparue.
Et préparer sa vengeance. Douze années passent et une chance de renaître se présente à Felix lorsqu’on lui propose de donner des cours de théâtre dans une prison. Là, enfin, il pourra monter La Tempête avec sa troupe de détenus, et tendre un piège aux traîtres qui l’ont détruit. Mais la chute de ses ennemis suffira-t-elle pour qu’il s’élève de nouveau ?


Mon avis : 

Après avoir adoré C’est le coeur qui lâche en dernier, j’avais toujours repoussé le moment de sortir un nouveau Margaret Atwood de ma PAL, Netgalley et Robert Laffont m’ont fait sauter le pas avec ce nouveau roman de l’autrice !

Elle y raconte l’histoire de Felix, un metteur en scène fantasque, qui tente vainement de faire le deuil de sa fille Miranda à travers une mise en scène fantasmée de la pièce La Tempête de Shakespeare. Si la pièce est d’abord annulée à cause de son renvoi, Félix tente de la remonter avec l’aide de prisonniers du centre de détention où il donne des cours. J’ai trouvé cette histoire formidable car Margaret Atwood a le don de laisser son histoire sur le fil du rasoir jusqu’au bout : Félix sombrera ou ne sombrera-t-il pas dans la folie ? Jusqu’au bout je n’ai pas su si cette histoire allait finir bien ou mal… 

Elle nous décrit un personnage qui flirte avec la folie dans ses actions et dans sa pensée. En effet Félix imagine sa fille au quotidien avec lui, il lui parle, … et ses mises en scène semblent refléter cette folie. Pour autant, l’autrice ne le perd pas, elle le décrit comme quelqu’un de malmené par la vie mais qui frise le génie. Sa folie est contrebalancée par l’attachement qu’il fait ressentir au lecteur et par sa relation avec les prisonniers. A cet égard, le roman a un air de Cercle des poètes disparus qui a fait vibrer ma corde sensible. Les détenus ne sont pas diabolisés, ils sont décrits comme les hommes qu’ils sont au moment de l’action, ils ne le sont pas par leurs délits ou crimes. Ensemble ils forment une bande, presque des amis, qu’on a plaisir à suivre et à voir évoluer dans la construction de leur pièce.

Avec ce roman, Margaret Atwood remet également Shakespeare au goût du jour. Moi qui ne connaissait pas La Tempête, j’ai eu plaisir à la découvrir au travers des yeux des détenus et de ceux de Félix. Chacun à sa propre vision de la chose et ça permet d’en saisir de multiples aspects. Shakespeare subit un bon dépoussiérage qui ne fait pas de mal, pour le plus grand plaisir des lecteurs ! 

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Une étincelle de vie, de Jodi Picoult

TitreUne étincelle de vie

AuteurJodi Picoult

EditionActes Sud

Pages416

Prix23€

RésuméQuand une prise d’otages a lieu dans la dernière clinique du Mississipi à pratiquer l avortement, c’est à Hugh McElroy, un négociateur de crise expérimenté, que l’on fait appel. Avec plusieurs blessés nécessitant des soins et un forcené dont les revendications restent floues, la situation s’avère délicate à gérer. Elle le devient encore davantage quand Hugh apprend que sa fille adolescente se trouve à l’intérieur du bâtiment. Après Mille petits riens, Jodi Picoult poursuit son exploration des tabous de l’Amérique dans un roman palpitant et subtil.


Mon avis : 

Le premier roman de Jodi Picoult que j’ai lu avait été un coup de poing, il parlait de racisme ordinaire et s’intitulait Mille petits riens.

Dans son nouveau roman, l’autrice aborde cette fois le sujet au combien d’actualité de l’avortement aux USA ; mais également celui du port d’armes et des fusillades. Elle utilise une narration à rebours, on part de la fin de la prise d’otages pour remonter à son commencement, et si ça m’a perturbée au début, j’ai trouvé ça très intéressant par la suite. En effet, ça permet de casser la tension car on sait déjà comment ça finira, tout en permettant de découvrir petit à petit les raisons qui ont mené à ce massacre.

On suit différents personnages, principalement féminins hormis le négociateur et le tueur, qui sont pris dans la prise d’otages au sein d’un centre d’avortement. Certaines sont là pour se faire avorter, d’autres y travaillent, d’autres encore y viennent comme dans n’importe quel centre médical pour des examens de routine ou pour se faire prescrire une contraception. A travers leur histoire, on apprend les différents conflits et lois autour de l’avortement : les mineurs ont besoin de l’accord parental pour avorter, l’IVG ne peut pas se faire après 12 semaines, la commande de pilules abortives et leur prise est considérée comme un meurtre et jugé comme tel, … Autant d’éléments qui rappellent au lecteur que le droit à l’avortement est encore mince et menacé dans de nombreux endroits, et ce d’autant plus quand on voit l’actualité en Alabama.

Outre le sujet de l’avortement, les relations père-fille sont également évoquées avec beaucoup de sensibilité, de même que celui de la religion ou de la famille en général. Wren a avec son père une relation fusionnelle mais ne peut pas non plus tout lui dire, tandis que sa mère l’a abandonnée depuis longtemps par exemple. Ce roman est un nuancier. Rien n’est noir ou blanc, tout est en nuances de gris et c’est ce que j’aime tellement jusqu’à présent avec les livres de Jodi Picoult. Elle aborde tout autant les raisons pro-avortement, que les raisons anti-IVG. Même si on voit qu’elle est pour le droit à l’avortement, elle prend le temps d’expliquer les raisons des anti sans pour autant les diaboliser : elle est pour le « chacun pense ce qu’il veut tant qu’il ne l’impose pas aux autres ».

Ce roman m’a beaucoup marquée, comme son précédent. Je ne peux que le recommander pour le traitement du sujet, les personnages, la narration et les larmes qu’il m’a fait verser. 

Contemporain·Coup de coeur·Drame

Moon Brothers, de Sarah Crossan

TitreMoon Brothers

AuteurSarah Crossan

EditionRageot

Pages384

Prix15,90€

RésuméJoe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ?


Mon avis : 

Vous souvenez-vous de mon coup de coeur pour Inséparables, le premier roman de l’autrice ? Et bien, elle a réitéré l’expérience.

Sarah Crossan a un don pour aborder des sujets extrêmement sensibles et me faire pleurer toutes les larmes de mon corps. Après le destin de deux soeurs siamoises, l’autrice aborde ici le sujet de la peine de mort aux Etats-Unis. A travers l’histoire des frères Moon, Joe et Ed, on découvre l’injustice et le système judiciaire américain. 

Ed, accusé à tort, est condamné à mort après plusieurs années de prison. Il avait laissé derrière lui une famille brisée, et son frère Joe, sept ans à l’époque, ne sait toujours pas s’il dit la vérité. Cette histoire est celle de deux frères qui, à l’aube de la mort et du deuil, apprenne à se connaître et se reconnaître après des années de séparation : comment pardonner ? comment vivre ces derniers instants ? comment avancer ensuite ? Tant de questions auxquelles l’autrice tente de répondre.

Elle le fait tout en délicatesse par le biais d’une écriture en vers libres, style assez original pour être remarqué. Même si le tout peut se lire comme un roman, l’emploi de ce style de narration apporte une musicalité au texte qui ne le rend que plus poignant. J’ai vraiment beaucoup aimé sa plume, tout autant que son histoire. Elle invite à la rébellion contre un système carcéral qui ne laisse aucune chance à certains tandis que d’autres peuvent continuer à vivre (plus ou moins bien) en ayant réalisé des crimes plus graves. Jusqu’à la dernière seconde, on espère qu’Ed va s’en sortir et c’est cet espoir et cette famille détruite qui donne envie de pleurer tout au long de la lecture.

Un magnifique coup de coeur pour ce dernier roman de l’autrice, je ne peux que vous le conseiller, avec une boîte de mouchoirs à proximité.

Comédie·Contemporain·Erotique·Romance

Valeria t.1 : Dans les pas de Valeria, d’Elisabet Benavent

TitreDans les pas de Valeria

Auteur : Elisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages432

Prix17€

RésuméComplices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur… Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian. Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne. Carmen et son collègue de bureau se tournent autour. Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !

 

 


Mon avis : 

Attention, si tu es prude, passe ton chemin car Valeria et ses amies c’est Samantha de Sex and the City !

Valeria est romancière, et ce roman c’est un peu elle qui l’écrit, on a son avis sur tout et surtout la vie de ses amies. Entre cocktails, dîners entre copines et magouilles pour trouver un mec, on ne manque pas de discussions sur le sexe, la vie à la fin de la vingtaine, le boulot, les amis et les amours. Entre Lola qui est si crue qu’elle m’a presque fait rougir (alors que bon, normalement il faut y aller pour que je rougisse), Valeria qui ne sait plus où elle en est par rapport à sa vie et son mariage, Carmen qui ne supporte plus son patron et Nerea qui est très discrète et mérite parfois bien son surnom de Glaçon, j’ai souri à presque toutes les pages, tout en levant parfois les yeux au ciel. Car comment approuver les petites vengeances de Carmen ? La langue de vipère de Lola ? Les actions de Valeria vis à vis de son mariage ? Ou encore l’éloignement de Nerea ou ses remarques acerbes ?

Mais impossible, comme nos héroïnes, de rester fâché contre elles. Même si Lola m’était presque antipathique et vulgaire au début, je me suis finalement attachée à elle et j’ai applaudi de sa décision finale. Si j’avais envie de recadrer Valeria après ses écarts (#TeamAdrian), j’ai trouvé son évolution très vraie ; de même pour Carmen et Nerea. L’autrice leur accorde la même place à chacune, même si Valeria a la primauté, au sein du récit, si bien qu’on s’attache à toutes et qu’on a l’impression de faire partie de leur bande de copines.

Finalement, j’ai souvent levé les yeux au ciel et soupiré, mais j’ai surtout beaucoup ri et j’ai très envie de retrouver les filles pour connaître la suite de leurs aventures !

Contemporain·Drame·Manga·Thriller

King’s Game 1-5, de Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

 

Titre : King’s Game

Auteurs : Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

Edition : Ki-oon

Pages : 200 / tome

Prix : 7,65 €

Nombre de tomes : 5. Série terminée.

Résumé : Une classe de 32 élèves. Un ordre qui tombe par sms toutes les 24h. La sanction en cas de désobéissance ? La mort.


Mon avis : 

J’ai tendance à ne pas lire de livres qui font peur ou avec de nombreuses morts. Mais quand un résumé est trop intriguant, je ne peux pas m’en empêcher, comme avec King’s Game.

Comme le dit le résumé, l’histoire est simple : les élèves d’une classe reçoivent des ordres par mail, de l’ordre gentillet du embrasse quelqu’un à des ordres plus trash (coucher avec, désigner le prochain à mourir, …), s’ils ne le réalisent pas sous 24h, ils meurent. Pendant 4 tomes le suspense est insoutenable alors qu’on voit les élèves mourir les uns après les autres. Nobuaki, tente par tous les moyens de les sauver, mais les décès s’accélèrent et la police ne fait rien. En lisant ce manga on éprouve une sorte de curiosité morbide : jusqu’où ira le Roi qui donne les ordres ? Comment peut-il tuer les élèves sans les approcher ou les toucher ? Ce n’est clairement pas un manga pour les âmes sensibles, la mort est montrée de multiples manières : décapitation, immolation, arrêt cardiaque, pendaison, … Malgré tout à chaque page, le lecteur a l’espoir que les élèves s’en sortent…

Si j’ai dévoré les quatre premiers volumes, le dernier en revanche m’a laissé un goût amer. J’ai eu l’impression que le stress et la tension savamment mise en place depuis quatre livres retombaient comme des soufflés. J’ai trouvé la fin extrêmement décevante avec l’envie de dire « Tout ça pour ça ? ». Je suis incapable de dire comment ça aurait pu finir autrement mais je suis tout de même déçue de la direction qu’on choisi les auteurs. Je ne la trouve pas logique sur de nombreux points et certaines morts perdent leur côté réaliste car elles semblent tirées par les cheveux une fois qu’on connait l’explication. C’est vraiment dommage pour un manga aussi captivant. Deux suites et un préquel ont été publiés (King’s Game Spiral, King’s Game Extreme et King’s Game Origins) mais je ne pense pas les lire tant cette fin m’a déçue. 

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Holy lands, d’Amanda Sthers

TitreHoly lands

AuteurAmanda Sthers

EditionLe livre de poche

Pages192

Prix7,20€

RésuméSaviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre. C’est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande.


Mon avis : 

Je ne m’attendais pas à ce que ce court roman épistolaire me plaise autant. C’est une jolie découverte que m’a permis le club de lecture de la médiathèque.

On suit à travers différentes lettres, les conflits d’une famille autour du personnage du père Harry Rosenmerck. Celui-ci, parti élever des porcs en Israël, n’adresse plus la parole à son fils homosexuel, déteste son ex-femme et adore sa fille. Il correspond également avec un rabbin sur des questions de religion, de famille, … A travers leurs lettres, Amanda Sthers évoque de nombreux sujets : l’homosexualité, la religion, la foi, l’amitié, les conflits, la maladie, l’incapacité à exprimer ce qu’on ressent, mais surtout l’amour. 

J’ai apprécié tous les personnages dans ce roman, chacun est développé d’une manière particulière avec sa propre voix. Harry est un homme qui ne sait pas comment accepter l’homosexualité de son fils, qui éprouve beaucoup de ressentiment envers son ex-femme, et qui essaie vainement de faire accepter son choix de vie à sa famille mais aussi au rabbin avec qui il discute ainsi qu’aux autres habitants de Nazareth. David, est un jeune dramaturge détruit par le rejet de son père, qui ne parvient pas à avancer sans l’approbation de son père. Annabelle est une jeune femme qui subit la pression maternelle alors qu’elle est perdue dans sa vie et ne sait pas ce qu’elle veut en faire. Monique, la mère, ne sait plus comment communiquer avec ses enfants et son ex-mari. Quant au rabbin, c’est un homme qui cherche à comprendre la foi d’Harry, à s’en faire un ami pour qu’il ne reste pas isolé. Tous ces personnages m’ont touchée à leur façon, même le père qui semble insupportable dès le début du roman.

Pour cette diversité de personnages, pour son histoire originale et pour la justesse des émotions exprimées, ce livre a été un beau coup de coeur que je ne peux que recommander. 

Contemporain·Drame·Romance

La route de Savannah Winds, de Tamara McKinley

TitreLa route de Savannah Winds

AuteurTamara McKinley

EditionL’Archipel

Pages400

Prix22€

RésuméDébut des années 2000. À Brisbane, Fleur apprend qu’elle hérite d’Annie Somerville, une tante qu’elle n’a jamais rencontrée.

Milieu des années 1930. Annie et son époux ont quitté Melbourne pour devenir éleveurs à Savannah Winds, un ranch au nord-est de L’Australie, dans une contrée rude mais empreinte d’une beauté à nulle autre pareille.
À la lecture du journal d’Annie, qu’on croyait disparu, le doute et l’angoisse assaillent Fleur. A-t-elle bien fait d’entreprendre ce voyage à travers le temps et l’espace, qui pourrait bouleverser sa vie ainsi que celle de ses proches ?


Mon avis : 

Vous connaissez mon amour pour Sarah Lark, mais je n’avais jamais lu de romans de Tamara McKinley à qui elle est souvent comparée. C’est désormais chose faite et j’ai un nouveau nom à ajouter à ma liste d’auteurices de sagas familiales !

Avec ce roman, l’autrice aborde de nombreux sujets : le désir d’enfant, le deuil, l’homosexualité, la violence, domestique et les relations toxiques au sein d’une famille. Mais elle fait également voyager en Australie : de Brisbane au bush australien, on découvre autant la ville que la savane et c’est magnifique ! On suit Fleur, une jeune femme qui désire un enfant quand on conjoint d’en souhaite pas pour des raisons obscures. Quand elle reçoit un héritage d’une femme inconnue, c’est l’occasion pour elle de s’éloigner de tout ça et de faire le point. 

Je ne vais pas vous mentir, à la moitié du livre, j’étais médisante, bien qu’appréciant ma lecture, j’étais persuadée d’avoir deviné la fin. Mais que nenni ! Tamara McKinley a réussi à me surprendre et j’ai adoré ça ! J’ai passé un moment extrêmement agréable avec Fleur et Annie, à découvrir l’Australie et la vie des gens dans la savane australienne. Fleur est une femme d’aujourd’hui, qui sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à se battre pour l’obtenir, sans pour autant marcher sur les autres. En cela, c’est la parfaite image moderne d’Annie que j’aurai presque aimer découvrir en vie tant elle semble incroyable. En revanche, le personnage de Greg m’a laissée un peu plus de marbre. L’autrice a tenté de le rendre touchant avec son histoire mais ça n’a pas fonctionné sur moi, je l’ai trouvé un peu artificiel pendant une grande partie du roman, jusqu’à la fin qui m’a réconciliée avec lui. Petit regret aussi pour le personnage de Margot que j’aurai aimé voir un peu plus développé.

Je ressors de cette lecture avec l’impression d’être partie en vacances (alors que j’étais au boulot !) et ça fait vraiment du bien !