Coup de coeur·Drame·Dystopie·Religion·Romance·Young Adult

La Faucheuse T.3 : Le Glas, de Neal Shusterman

TitreLe Glas

AuteurNeal Shusterman

EditionCollection R

Pages720

Prix21€

Série : Terminée.

RésuméDans un monde qui a conquis la mort, l’humanité sera-t-elle anéantie par les êtres immortels auxquels elle a donné naissance ?
Le sinistre maître Goddard se prépare à prendre le pouvoir suprême sur la communauté des faucheurs. Seul celui qu’on nomme  » le glas  » pourrait faire basculer l’humanité du côté de la vie…


 

Mon avis : 

Ça y est, j’ai terminé cette trilogie qui aura été un coup de coeur…

Pour résumer où nous en étions : Citra et Rowan avaient fini dans un caisson hermétique et semblaient disparus, Greyson (j’ai retrouvé son nom !) est devenu le seul à pouvoir parler au Thunderhead et Goddard est à la tête de la Communauté de MidAmérique. Tout va mal n’est ce pas ? A travers plusieurs temporalités (que j’ai eu du mal à suivre !), nous retrouvons nos personnages : Rowan et Citra ont désormais pour mission d’arrêter Goddard tandis que Faraday est parti chercher le système permettant d’arrêter les Faucheurs en cas de déviance, Greyson quant à lui, guidé par le Thunderhead, il tente de rassembler les tonistes dans un but que je ne peux pas vous révéler…

J’ai tout simplement adoré ce dernier tome, c’est un coup de coeur et je n’ai pas vu les pages passer. J’ai remarqué plusieurs chroniques critiquant l’aspect très politisé de ce troisième volume mais c’est au contraire un aspect qui m’a passionnée car il continue d’aborder les notions évoquées dans les deux précédents : la foi, la mort, l’immortalité, le bon gouvernement, l’indépendance,... Autant de sujets que je vois plus souvent aborder dans la littérature adulte qu’adolescente, et souvent de manière ennuyante. Ici, tout est passionnant et on réfléchit sans s’en rendre compte. En outre, Neal Shusterman intègre ici un nouveau personnage, Jerico, qui est non-binaire. Bien que je ne sois pas concernée et donc pas en mesure de juger comme il se doit ce qui est décrit, j’ai trouvé important que la représentation soit là, c’est pourquoi je tiens à vous le signaler.

Le personnage de Rowan a beaucoup évolué dans ce roman car il prend conscience des conséquences de ses actes, qu’il croyait faire pour le bien mais qu’il semble presque regretter. Il n’est finalement qu’un adolescent à qui on a trop demandé pour son âge et j’ai apprécié que ses faiblesses soient montrées. J’ai eu plus de mal avec Greyson, que je n’ai pas apprécié dans le rôle de Glas, cette dévotion sans faille au Thunderhead, même si elle amène du positif, ne me semble pas saine et j’ai aimé la fin pour cela (mais je ne vous dis rien). On a là une galerie de personnages complexes, une diversité de thématique et une narration addictive contre laquelle on peut difficilement lutter. J’ai adoré et je ne peux rien dire d’autre.

Une trilogie qui aborde des notions de non-binarité, de mort, de foi, de religion, de science-fiction, de bien et de mal de manière aussi claire et imagée sans plomber le récit, moi je dis oui !

Drame·Dystopie·Young Adult

La Faucheuse T.2 : Thunderhead, de Neal Shusterman

TitreThunderhead

AuteurNeal Shusterman

EditionCollection R

Pages576

Prix19,50€

Série : En cours.

Résumé :  » Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d’erreur.  » Le Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs. Il ne peut qu’observer… et il n’aime pas ce qu’il voit.

 


Mon avis : 

Après un tome 1 que j’ai adoré, j’attendais beaucoup de cette suite et je n’ai pas été déçue !

On retrouve les personnages quelques mois plus tard, Cira est faucheuse sous le nom de Dame Anastasia, et Rowan est devenu faucheur clandestin sous le pseudonyme de Maitre Lucifer : il tue les faucheurs qui contreviennent aux commandements des faucheurs. Outre leur parcours, on suit également celui d’un jeune homme envoyé par le Thunderhead pour les aider autant que possible à redresser l’ordre des Faucheurs qui est mis à mal de l’intérieur.

La narration est entrecoupé de réflexions du Thunderhead sur le monde qu’il gère et j’ai trouvé ça très intéressant. Cela permet à l’auteur d’évoquer le rôle d’une sorte de Dieu, d’une entité qui ne peut intervenir quand ça lui chante alors qu’il pourrait tout arranger. Neal Shusterman évoque bien évidemment l’aspect primordial de la relation à la mort pour ceux qui la reçoivent et ceux qui la donnent, il poursuit cette réflexion entamée dans le premier volume et que j’avais beaucoup apprécié. A cela s’ajoute des réflexions sur la foi avec le personnage du jeune homme (oui, j’ai oublié son nom), qui doit mener sa mission sans certitude d’être appuyé, pour une entité qu’il ne peut voir et dont il ne peut s’assurer des intentions : comment continuer à agir ? garder la foi ? Il m’a rappelé Job dans la Bible, cet homme qui perd tout sauf sa foi en Dieu.

Les personnages sont en proie au doute à de nombreuses reprises : Citra pour ses actions de faucheuse « douce », Rowan pour ses actions trop violentes, le jeune homme pour sa croyance envers le Thunderhead, le Thunderhead pour son incapacité d’action. On a des personnages profondément humains, pas des sur-hommes et des sur-femmes malgré leurs pouvoirs. Les seuls à ne pas douter semblent être les méchants, qui continuent leur oeuvre de détruire les faucheurs de l’intérieur jusqu’au grand final explosif qui m’a fait retenir ma respiration pendant plusieurs pages.

Un second tome dans la lignée du premier avec des interrogations et réflexions profondes et un final époustouflant, il me tarde de lire la suite !

Déception·Drame·Dystopie·Romance

Cadavre exquis, d’Agustina Bazterrica

TitreCadavre exquis

AuteurAgustina Bazterrica

EditionFlammarion

Pages304

Prix19€

RésuméUn virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l’histoire d un homme qui travaille dans un abattoir (…). Le tour de force d Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ sans difficulté. Elle y parvient en nous précipitant dans un suspense insoutenable, tout en bouleversant notre conception des relations humaines et animales. ‘Cadavre exquis’ est un roman tout à la fois réaliste et allégorique, d une brûlante actualité.


Mon avis :

Avec un résumé aussi intrigant, difficile de ne pas lire ce roman qui traite du cannibalisme dans une société où il est impossible de continuer à manger la chair animale. Malheureusement, j’ai été déçue de ma lecture.

Je m’explique, j’ai trouvé l’idée de base très bonne, mais on arrive vite à quelques incohérences : les végétariens/végétaliens sont à peine envisagés, il est question d’un virus ayant infecté la viande animale mais peu d’explications sont données. Le tout a rendu l’univers bancal selon moi. J’ai eu du mal à entrer dedans car même en admettant que c’est un univers parallèle où manger de la viande est indispensable, des petits éléments que je ne saurai plus vous citer m’ont fait tiquer. Ce manque de clarté était de plus accentué par l’emploi de pronoms pour parler de tous les personnages, les rendant presque indistincts les uns des autres. 

Pour autant, j’ai continué ma lecture (laborieusement) car j’avais envie de savoir ce qu’il advenait du héros (qui ne sera jamais nommé) et de la femme « bétail » dont il est tombé amoureux. Et si j’ai été relativement indifférente à leur sort pendant une partie du roman, je dois reconnaître le tour de force de l’autrice quant à la fin. J’ai été tout simplement bluffée et glacée par la fin qui nous est proposée. Agustina Bazterrica m’a littéralement retourné le cerveau et questionne les relations humaines, la cruauté et la vision du monde jusqu’à la dernière ligne de son roman ! 

L’intérêt de ce roman est donc bien la réflexion qui est menée dedans, bien qu’elle ne suffise pas à cacher un style d’écriture qui se veut minimaliste dans la description des personnages au point de perdre le lecteur, et des incohérences qui nous font sortir de l’histoire. Si le sujet vous intéresse, ce n’est peut-être pas ce livre que je vous conseillerais.

Déception·Drame·Dystopie·Romance

Un peu de nuit en plein jour, d’Erik L’Homme

Titre : Un peu de nuit en plein jour

AuteurErik L’Homme

EditionCalmann-Lévy

Pages170

Prix17€

Résumé« Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège. »
Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais
organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la « cogne»,
ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre
Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.


Mon avis : 

Le livre des étoiles avait été un énorme coup de coeur quand j’avais 10 ans, puis j’avais adoré A comme Association. L’idée de découvrir Erik L’Homme dans un genre plus adulte m’a donc intriguée, malheureusement ça a été cette lecture a été une petite déception.

L’univers dans lequel on rentre n’est que peu expliqué : on semble être dans un Paris post-apocalyptique avec ses règles propres. Ce qui m’a embêtée c’est que ces règles ne sont jamais vraiment expliquées, on ne sait pas comment l’humanité en est arrivée là. Je comprends que ce n’était pas le sujet du roman, mais je trouve dommage que l’univers ne soit pas plus exploité étant donné son potentiel, d’autant plus que je sais le talent avec lequel l’auteur créé ses mondes. J’ai donc été un peu perdue, je n’arrivais pas à me représenter l’univers et les liens entre les êtres humains : violence ? soumission ? castes ou non ? adoration ? Difficile dès lors, de s’attacher aux personnages lorsqu’on ne comprend ni leur univers ni leurs interactions.

Les personnages de Livie et Féral, pierres angulaires du roman, vivent une histoire d’amour passionnée mais tragique. Féral est « âgé », usé par la vie et combattant quand Livie est jeune et pleine de joie. Leur relation est à la fois belle et douloureuse. Belle car elle se développe comme une fleur au milieu du bitume, mais douloureuse car dès les premiers instants, on sent qu’elle est vouée à l’échec et à l’asphyxie par la violence qui l’entoure. C’est cette histoire et sa dualité entre amour et violence qui est le point fort de ce roman.

Car en revanche, je n’ai pas retrouvé la fluidité que j’avais toujours apprécié dans la plume d’Erik L’Homme. J’avais tellement l’impression de lutter pour me faire des images de l’univers, des personnages et de leurs relations que je n’ai pas réussi à apprécier la plume. Ce roman est donc une petite déception pour moi car j’en attendais plus, je m’attendais à être vraiment investie dans l’histoire et ça n’a pas été le cas.

Drame·Dystopie·Young Adult

La Faucheuse 1, de Neal Shusterman

TitreLa Faucheuse

AuteurNeal Shusterman

EditionCollection R

Pages : 504

Prix18,90€

RésuméLes commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

 » MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement ( » glané « ) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… « 


Mon avis : 

A sa sortie, tout le monde en avait fait un foin et j’avais donc hésité à le lire, par peur d’être déçue. Un ou deux ans plus tard, je m’y suis mise, sans a priori, et j’ai été agréablement surprise.

L’histoire est narrée du point de vue de Citra, puis du point de vue de Rowan, le tout entrecoupé de citations de Faucheurs. Apprentis faucheurs, ils vont apprendre et s’interroger sur la mort, sa nécessité et la manière de la donner. On plonge dans un univers bien ficelé, dystopie du notre, où les hommes ne meurent plus et se voient donc donner la mort aléatoirement par des Faucheurs.

Neal Shusterman a réussi à glisser des réflexions très intéressantes sur le sujet sensible de la mort. Elle s’avère nécessaire, même si elle est difficile. Il questionne également la notion de déité : quand un homme peut donner la mort impunément, comment éviter qu’il se prenne pour Dieu ? Il rejoint même, à mon sens, la question du bon dirigeant car après tout ce sont les Faucheurs, sous couvert du Thunderhead, qui ont le pouvoir.

J’ai eu tendance à plus apprécier Citra que Rowan pour son côté compatissant, j’aime les personnages profondément gentils et Citra est de ceux-là. Attention, elle n’est pas exempte de faiblesses ou d’erreurs pour autant et ses apitoiements et réflexions m’ont parfois un peu ennuyées. Rowan était plus difficile, j’ai eu du mal à m’identifier à lui, surtout lorsqu’il est avec Goddart. Rowan m’a plus plu à la fin, ça annonce du très bon pour la suite et j’ai hâte de m’y plonger. J’en attends tout de même d’autres réflexions sur la mort et autres sujets car ça permet de donner plus de profondeur à l’histoire qui peut être parfois prévisible. 

Drame·Dystopie

Vox, de Christina Dalcher

TitreVox

AuteurChristina Dalcher

EditionNiL

Pages432

Prix22€

RésuméJean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…


Mon avis : 

Le book trailer m’avait fait froid dans le dos, impossible donc de passer à côté lorsqu’il a été proposé à la lecture par le Club de lecture de la médiathèque où je travaille.

Peu après ma lecture, j’ai entendu que selon une étude, un être humain prononçait environ 31 500 mots par jour. Imaginez-vous être restreints à 100 mots ? Car c’est ce qu’il se passe dans ce roman, et c’est effrayant de voir à quel point ça pourrait réellement arriver. On suit Jean, qui vit avec son compte-mots depuis moins de 2 ans, la montée des extrémistes est récente et ça nous permet de voir la rébellion, les tentatives échouées, le changement qui se fait dans les mentalités des gens qui s’habituent à cette nouvelle société. Une société où les femmes ne peuvent plus prononcer plus de 100 mots par jour à moins d’être électrocutées. Ceci afin qu’elles demeurent des femmes soumises, mères au foyer.

C’est un futur possible et terrible que nous propose Christina Dalcher, d’autant plus effrayant que Jean prend le temps de nous expliquer comment la société en est arrivée là. Etant un personnage issue d’une famille italienne, Jean nous permet d’avoir un point de vue extérieur à son quotidien puisqu’on a celui de ses parents qui la voient depuis l’Europe, qui n’est pas touchée par cette nouvelle politique. Ce choix de personnage a été un parti pris très intelligent de l’autrice car ça permet au lecteur de se sentir concerné, le personnage n’est pas enfermé dans sa vision des choses. On a là une femme, une mère de famille, qui se refuse à accepter cette société pour elle mais surtout pour sa petite fille. Une femme qui assume ses choix, ne se retrouve pas dans son mariage, en vient parfois même à détester ses fils, embrigadés par cette nouvelle société qui fait penser aux dérives nazies. 

J’ai tout simplement adoré ma lecture que j’ai dévoré en quelques jours. Les personnages sont forts, l’écriture est addictive. Petit regret parfois pour les personnages méchants un peu caricaturaux, et pour la fin qu’on pourrait trouver précipitée mais qui en même temps clôture bien le roman. Un livre proche du coup de coeur pour moi, mais un poil trop lisse pour en être un, je n’ai pas eu LE pincement au coeur qui le ferait passer au stade supérieur.

Déception·Drame·Dystopie·Fantastique·Mythologie·Science-Fiction

Totem Tom t.1 : Necropolis, de Patrick McSpare

TitreNecropolis

AuteurPatrick McSpare

Edition : Gulf Stream

Pages256

Prix16€

RésuméTom, adolescent de l’East End de Londres, se retrouve sur une terre ravagée et désolée. Cauchemar… ou réalité ? Le paysage apocalyptique qui l’entoure lui est étranger, mais les Hurleurs et les cavaliers noirs qui le prennent en chasse semblent pourtant faits de chair et d’os. Seul et désorienté, Tom comprend très vite que sa vie est en danger. Mais doit-il se fier à ce mystérieux Styx, et à sa bande armée jusqu’aux dents lorsque ces derniers l’emmènent sur leurs véhicules de métal hurlant ? Tom saisit et connaît des choses qu’il ne devrait pas. Il se souvient, sans se souvenir vraiment. Trop de questions sans réponses se bousculent dans sa tête… Et cette ville en ruines qui semble vivre sous le joug d’un pouvoir maléfique, quels secrets recèle-t-elle dans ses entrailles ? À un rythme d’enfer, Tom va découvrir que sa présence à Nécropolis ne doit rien au hasard. Entre actions et révélations, en compagnie de la belle Alystri, de Tristan et de Ghul, l’adolescent lève peu à peu le voile sur ses origines et ses pouvoirs.


Mon avis : 

Aussitôt reçu, aussitôt lu avec Dream Bookeuse (apparemment ma partenaire de lecture Gulf Stream haha !)

Comme pour Un jour une étoile, nous avons encore une fois eu un ressenti à peu près semblable, même si le sien était un peu plus positif que le mien. Ici, malheureusement, une semi-déception pour moi. Pendant les premières 50 pages, j’ai été intriguée et emportée : on entre dans un univers, à la manière de Tom, dont on ne connait rien, on découvre les choses en même temps que le personnage principal et c’est un procédé d’écriture assez intéressant pour captiver le lecteur. Malheureusement, pour moi il faut que ça décolle à un moment, et que lorsque les informations arrivent, elles soient claires et bien expliquées. Ca n’a pas été le cas. 

Apparemment, Patrick McSpare est familier de la mythologie des Tuatha dé Danann et ce roman s’inscrit dans la lignée de ses autres écrits, le personnage de Tom Jessup étant présent dans d’autres livres. Mais, il est difficile d’entrer et de bien comprendre l’univers sans avoir lu d’autres romans de l’auteur, et pourtant je connais un peu cette mythologie. Ici, j’ai été perdue dans ce mix entre post-apocalyptique, fantastique, mythologique et paradoxe temporel. Et les explications censées m’éclairer ne m’ont finalement pas tant aidé que ça car je ne les ai pas tout à fait comprises.

Cependant, nous étions d’accord sur une chose avec Dream Bookeuse : l’univers créé par McSpare est extrêmement original. Si vous cherchez un OLNI (objet littéraire non identifié), lancez-vous ! Cet univers n’aura pas été suffisant pour supplanter mon incompréhension, mais il aura le mérite de me rester longtemps en tête !

Dystopie·Romance·Science-Fiction·Young Adult

Un jour une étoile, de Jean-Luc Marcastel

TitreUn jour une étoile

AuteurJean-Luc Marcastel

EditionGulf Stream

Pages241

Prix16€

Résumé : Saru vit avec son clan à M’martre, une cité en ruines en proie aux guerres intestines. Le jour où son frère, ayant atteint ses 6000 matins, est emmené par les maraudeurs, ces gros monstres de fer redoutés par tous et qui surgissent de nulle part, Saru perd tous ses repères. Au même moment, une capsule tombe du ciel avec en son sein deux êtres vêtus d’une armure de métal. L’une d’elle, à la voix d’ange et à la silhouette hors du commun, bouleverse totalement Saru. Ce dernier apprend petit à petit à connaître celle qu’il appelle  » sa fée de métal  » et comprend qu’il a vécu jusqu’à présent dans un gigantesque leurre. Commence alors une quête dans les entrailles d’un incroyable vaisseau qui en apprendra bien plus aux deux protagonistes sur eux-mêmes et sur l’Humanité.


Mon avis : 

En finissant ce livre, j’avais passé un bon moment mais j’étais également perturbée par une scène et par la représentation des personnages racisés. J’ai heureusement pu avoir une conversation très intéressante avec Dream Bookeuse sur Instagram (son blog) où nous nous sommes interrogées sur le sujet et c’était passionnant !

Retrouvez sa chronique du roman ici ! ❤

Et mon avis alors ? Et bien j’ai adoré découvrir cet univers de science-fiction ressemblant étrangement à Paris, puis remettre en question tout cet univers avant de l’accepter tel qu’il est. Jean-Luc Marcastel a créé une histoire fascinante reposant sur le trajet de Saru et Maia, chargés de sauver leurs peuples.

A travers leur périple et les révélations qui sont faites, le lecteur s’interroge sur l’Humanité et ses évolutions, bonnes comme mauvaises. Car ce qui est décrit, c’est ce qui pourrait arriver dans quelques centaines d’années, et c’est effrayant. Il montre le pire et le meilleur de l’Homme. Au final, que ce soit Saru ou Maia, aucun n’est blanc comme neige, même s’il aimerait le croire lui même. Ils sont tout en nuances et ce roman se révèle finalement assez psychologique. 

Et ce qui m’a perturbée me direz-vous ? Et bien une scène en particulier vers la page 130, le traitement des personnages racisés, et le quasi fétichisme de Saru pour Maia. Ceci dit, comment réellement savoir aujourd’hui si ça pose problème de manière objective (selon Dream bookeuse, il n’y a ici pas de problème vu le contexte) ou non (ça m’a quand même bien dérangée et ça continue de me mettre très mal à l’aise). Ce livre est intéressant à lire pour son histoire, son univers et ses personnages, mais également pour ça : il fait en sorte que le lecteur se pose des questions sur l’Humanité et ses modes de pensées, mais également sur lui-même. Et n’est-ce pas le signe d’un bon roman ? Un roman qui fait s’interroger ? Pour moi, c’est le cas. je ne peux donc que vous enjoindre à le lire et à vous interroger suite à cette lecture. Je serai plus que ravie que vous me fassiez part de vos réflexions en commentaires à ce sujet !

Coup de coeur·Dystopie·Fantasy·Jeunesse·Steampunk

Engrenages et sortilèges, d’Adrien Tomas

TitreEngrenages et sortilèges

AuteurAdrien Tomas

EditionRageot

Pages480

Prix17€

RésuméGrise et Cyrus sont élèves  à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins.  S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…


 

Mon avis : 

Le suspense sera court : c’est un coup de coeur ! Originalité et personnages attachants, il ne m’en faut pas plus !

Dans un univers oscillant entre la magie et le steampunk, on découvre des personnages qui décident de lutter contre le pouvoir en place pour instaurer plus d’égalité au sein du peuple. L’univers développé est le gros point fort du livre. Adrien Tomas a réussi à le rendre plausible et on y côtoie autant la magie que la science et la mécanique. Les enfants de la noblesse se spécialisent dans l’une ou l’autre des branches, mais on voit bien vite que cet univers semblant parfait, ne l’est pas vraiment car seul un petit pourcentage est riche et puissante, le reste vit dans la pauvreté.

L’auteur se sert de cet univers pour évoquer l’oppression de la société sur les classes les plus pauvres, qui sont laissées pour compte dès lors qu’elles ne peuvent plus la servir à leur plein potentiel. Il évoque aussi la corruption politique et les liens forts qui existent au sein des sphères du pouvoir. C’est une critique aiguisée, qu’on ne s’attend pas forcément à trouver dans un roman jeunesse. Et ce, d’autant plus que ce livre est un one-shot, pas un premier tome de série. Comme quoi, écrire de la fantasy en un tome, c’est possible !

Les personnages sont extrêmement attachants et on a une réelle évolution de leur relation. Mes coups de coeur sont évidemment Grise et le chat Quint. Courageux et généreux, il est impossible de ne pas les aimer. Pour autant, ils ont également leurs mauvais côtés mais ils évoluent assez pour qu’on ne se focalise pas dessus.

Vous l’aurez compris, ce roman est un joli coup de coeur que je ne peux que recommander !

Coup de coeur·Drame·Dystopie·Fantastique·Romance·Science-Fiction·Young Adult

La trilogie de Pierce Brown : Red Rising !

 

TitreRed Rising

AuteurPierce Brown

EditionHachette

Prix18,90€/tome

Pagesentre 480 et 580 selon le tome

Résumé« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

 

Mon avis : 

Après plusieurs mois d’hésitation sur l’achat de cette saga, j’ai eu le plaisir de la trouver à la médiathèque, ni une ni deux, j’ai enchainé les trois tomes en quelques semaines !

Oscillant entre dystopie, science-fiction et limite du fantastique, la série de Red Rising est un succès outre-Atlantique et est également très appréciée en France. Désormais je comprends pourquoi. L’auteur réussit à mettre en place un univers tout à fait crédible, fondé sur des distinction de classes représentées par des couleurs, qui à force d’évolutions ont entrainé des distinctions physiques importantes (notamment entre les Ors, à la tête de la société, et les Rouges qui sont leurs esclaves). La première partie du tome 1 est extrêmement lente le temps que tout soit mis en place, mais ne vous y trompez pas, par la suite l’action ne vous laisse pas le temps de respirer donc profitez-en ! De plus, contrairement à de nombreuses séries, ici chaque tome est nécessaire et a la même qualité que les autres. 

L’autre grand point fort de cette saga à mon sens, concerne les personnages. Aucun manichéisme n’est présent ici, chaque personnage est tour à tout adorable puis détestable. Que ce soit Darrow qui peut-être détestable selon son comportement mais qu’on ne peut s’empêcher d’aimer et de soutenir dans son combat, ou Cassius, sa Némésis, dont le comportement est aussi horrible que compréhensible. Ici, la société et sa construction, les manipulations qui en découlent forgent les personnalités au point de les rendre inhumains. C’est en apprenant à se confronter aux autres que nos personnages retrouveront leur humanité perdue par une société fondée sur la force personnelle.

Je ne peux que vous la conseiller, pour ses personnages attachants et son univers parfaitement maîtrisé !