Coup de coeur·Fantasy·Religion·Romance

The Hundredth Queen T.1, d’Emily R. King

TitreThe Hundredth Queen

AuteurEmily R. King

EditionAmazon Crossing

Pages387

Prix9,99€

RésuméOrpheline de dix-huit ans confiée à la communauté des sœurs dans l’antique empire Tarachand, Kalinda a une destinée toute tracée : une vie d’isolement et de prière. Sujette à des fièvres, elle ne peut envisager d’être servante, encore moins courtisane ou de trouver un époux. Mais contre toute attente la visite du rajah Tarek va changer son existence à jamais. Du jour au lendemain, elle sera choisie pour devenir la centième épouse du tyran et forcée à se battre pour sa place parmi les quatre-vingt-dix-neuf autres épouses et nombreuses courtisanes. Pour bousculer la tradition, renverser un empire et devenir maîtresse de sa propre vie, Kalinda devra faire appel à un grand courage aux côtés de son garde Deven Naik dont la compagnie est sa seule consolation. Saura-t-elle puiser la force qui l’aidera à échapper à l’emprise du Rajah ? Osera-t-elle faire appel au pouvoir magique interdit qui sommeille en elle et bouleverser les fondements d’une société ancestrale ?


Mon avis : 

Il y a quelques années, j’avais eu un coup de coeur pour la série Les portes du secret de Maria V. Snyder, je l’avais trouvée très bien imaginée avec des personnages forts. Et bien j’ai retrouvé la même sensation dans ce premier tome d’Emily R. King !

L’univers fantaisiste se rapproche possiblement du Moyen-Orient ou de l’Inde et toute la religion tourne autour de la mythologie sumérienne. Rien que ces éléments m’ont fait adorer le roman : c’est original, rarement raconté, dépaysant et plein de surprises ! Ici, les femmes orphelines sont envoyées dans des sortes de couvent où elles sont entrainées au combat. Par la suite, chaque homme ayant fait un don au couvent peut prendre une des filles comme femme, courtisane ou servante. Evidemment, Kalinda qui souhaitait rester au couvent est réclamée par le rajah, l’homme le plus puissant du pays pour être sa femme et participer à un tournoi de rang : elle devra se battre avec toutes les courtisanes qui la défient pour garder son rang de centième épouse. Sous des couverts sexistes, le roman se révèle profondément féministe selon moi : une parfaite représentation de la société où les femmes sont montées les unes contre les autres au profit des hommes et où notre héroïne va tenter de survivre et de changer les choses.

Ajoutons à cela une mythologie très développée, une spiritualité bien expliquée et des pouvoirs liés aux éléments et je suis déjà conquise. Mais si en plus, on me rajoute un beau soldat, doux et prévenant… comment résister ? Car oui, une romance est fatalement présente ici, entre Kalinda et le soldat du rajah, et ce dès les premiers chapitres. Cependant, j’ai apprécié qu’elle ne soit pas fulgurante, que Kalinda s’interroge sur ses sentiments : l’aime-t-elle car il a l’attrait de la nouveauté ou à cause de réels sentiments ? Les personnages de Deven et Kalinda vont si bien ensemble que leur relation sonne comme une évidence. Mon seul regret c’est la manière dont Deven abandonne tout ce en quoi il croyait pour elle sans trop sourciller.

J’ai si hâte que la suite soit publiée pour voir comment Kalinda et les autres vont s’en sortir, découvrir les vrais pouvoirs des bhutas et les futures aventures de nos héros…

Fantasy·Jeunesse

Silver Batal et le dragon d’eau T.1, de Kristin Halbrook

TitreSilver Batal et le dragon d’eau

AuteurKristin Halbrook

EditionLumen

Pages469

Prix16€

RésuméEnfourchez votre dragon, et rendez-vous sur la ligne d’arrivée ! Silver Batal habite une ville fascinante au milieu du désert : perchés à flanc de falaise, des dizaines d’ateliers accueillent les artisans les plus divers – potiers et joailliers, ébénistes et souffleurs de verre. À treize ans, elle est censée travailler dur pour succéder à son père, l’un des bijoutiers les plus renommés de la région. Seul problème ? Son cœur n’appartient pas au désert, mais aux flots de l’océan : elle rêve de participer aux courses de dragons d’eau qui, chaque année, font vibrer le pays tout entier. Justement, le destin ne tarde pas à frapper à sa porte : Nebekker, vieille tisserande avec laquelle elle s’est liée d’amitié, la mène jusqu’à Hiyyan, un petit dragon capable – ô miracle – non seulement de nager, mais aussi de voler ! Risquant le tout pour le tout, Silver et son cousin Brajon partent pour la cité royale, où doit justement se tenir une grande course. Créatures des cavernes et renards du désert, circuits créés par magie sur l’océan peuplés de tourbillons et de vagues impressionnantes… les pires dangers attendent nos deux héros. À commencer par Sagittaria Prodigo, la dresseuse de dragons d’eau favorite de la reine – la féroce adversaire qui a osé enlever la mère d’Hiyyan !


Mon avis : 

A la recherche d’un roman de fantasy jeunesse avec des dragons ? Pourquoi ne pas embarquer avec Silver Batal ?

Avec ce roman, l’autrice plante un univers intéressant : une cité au coeur du désert, une capitale proche de l’océan où les courses de dragon d’eau sont le grand événement de l’année, et des cités océaniques qui rivalisent avec celles du désert, augurant des conflits pour les prochains tomes. C’est un univers qu’on peut facilement imaginer au Sahara et qui est bien élaboré. On sent qu’il y a du potentiel pour la suite avec des rivalités politiques et d’autres choses à découvrir sur les dragons et notamment les Aquinders.

On y suit Silver, une jeune fille de treize ans, passionnée par les dragons alors qu’elle est destinée par sa famille à être joaillière. Elle va découvrir que ce qu’elle pensait est faux, qu’elle a un don avec les dragons et à la manière d’Eragon, se battre contre le pouvoir pour protéger les dragons. D’espoirs en désillusions, on la sent grandir et j’ai apprécié que l’autrice ne la décrive pas comme la parfaite héroïne : Silver est jeune et humaine, elle peut être dévorée par l’ambition, têtue et n’écouter personne d’autre que ses envies égoïstes. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’être sensible et de se remettre en question quand Brajon ou Hiyyan lui font des reproches.

Avec cette histoire, difficile de ne pas avoir envie de faire soi-même une course de dragon d’eau. Je regrette cependant quelques facilités scénaristiques et le personnage de Sagittaria Prodigo qui est une girouette de la gentillesse et de la méchanceté, j’ai eu du mal à comprendre son personnage et ses raisons et ça n’a pas permis de la rendre crédible à mes yeux. C’est vraiment le seul point qui m’a sortie de l’histoire car sinon la plume et les descriptions étaient si captivantes que j’avais sans cesse envie de retourner lire pour retrouver les personnages et l’univers. Un roman jeunesse à découvrir donc pour tous ceux qui aiment les dragons et l’aventure !

Fantasy·Light Novel·Manga

Dan Machi T.9, de Fujino Omori

TitreDan Machi

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages295

Prix13,99€

RésuméEn explorant pour la première fois le premier sous-sol du Labyrinthe Sylvestre du Donjon, Bell fait la rencontre de Wyne, une jeune Vouivre. Attaquée sans relâche non seulement par les aventuriers, mais aussi par les monstres, Bell décide de la protéger quand il comprend qu’elle parle la langue des humains… Entre la nébuleuse menace d’un groupe de chasseurs sans scrupule, la haine ancestrale qui existe entre monstres et Humains, et la soudaine intervention du véritable maître de la Guilde, le chaos s’empare de la ville avec, en son centre, la jeune Vouivre. Anomalie qui trouble même les dieux, elle soulève le voile de l’un des nombreux mystères qui se cachent dans les tréfonds du Donjon !


Mon avis :

La fin du tome 8 annonçait l’arrivée d’un personnage étonnant : mi-monstre, mi-humain, et on découvre pleinement cette nouveauté ici.

Quand Bell découvre Wyne, une Vouivre capable de parler et de ressentir des émotions, ce qu’il pensait savoir des monstres s’effondre. Décidé à la protéger il la ramène au Manoir, au risque de bouleverser la cité d’Orario. J’ai trouvé ce tome très intéressant car on en apprend beaucoup sur le Donjon et sur le fameux mythe de la création d’Orario. Les personnages apprennent à connaître les monstres entre deux batailles dans le Donjon et on découvre une nouvelle Familia qui semble faire du trafic de monstres… De plus, c’est la première fois qu’une aventure se poursuit sur deux tomes, ce qui me laisse dans un état d’impatience frustrant.

J’espère toutefois que ça ne fera pas comme à la fin du tome 6 et la grande révélation sur Bell : à savoir qu’on n’en a plus jamais entendu parler après ! De même pour la fascination de Freyja… Quand des révélations aussi importantes sont faites, il faut qu’elles soient exploitées par la suite et c’est ce que je peux reprocher à cette saga : les révélations ne sont pas toujours exploitées par la suite et on se demande à quoi elles servent réellement (tout en mourant d’envie d’en savoir plus évidemment). 

Le personnage de Wyne est assez attachant, elle est comme une petite soeur qui découvre la vie et qu’il faut protéger…aux risques de s’attirer les foudres des autres personnages féminins de la saga. Bell fait peut-être un poil trop de ravages parmi la gente féminine pour être crédible, ça en devient presque lourd de les voir jalouses à chaque fois. Heureusement, elles ne vont pas jusqu’à perdre la tête par jalousie, elles savent raisonner quand il le faut et on n’échappe donc de justesse à la caricature de la jeune fille écervelée qui ne jure que par les hommes. 

On a donc là une intrigue bien menée, qui augure des changements à venir et apporte une réflexion sur l’autre et le rapport qu’on a avec ce qui nous est étranger. L’écriture est toujours aussi addictive mais j’attends de voir jusqu’à quel point ces révélations seront exploitées par la suite…

Comédie·Fantasy·Light Novel·Manga·Romance

Dan Machi 8, de Fujino Omori

TitreDan Machi 8

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages401

Prix14,99€

RésuméOrario est attaquée ! Le royaume de Rakia et Arès, le dieu de la Guerre, qui est à sa tête, défient la Cité-Labyrinthe avec une armée de plus de trente mille soldats. Que va faire Orario, ainsi menacée ? Rien du tout, car ses aventuriers sont si puissants que, quelle que soit l’intensité des cris qui retentissent sur le champ de bataille à l’extérieur des murs, rien ne peut troubler le paisible quotidien des habitants.

 


Mon avis : 

Après un tome 7 relativement plus sombre que les précédents, on retombe ici dans la légèreté qui avait caractérisé une grande partie de la saga. Volume de transition, ce huitième opus est composé d’historiettes amoureuses sur trame de fond de guerre entre Orario et une cité gouvernée par Arès. On en découvre plus sur Lili, Mistuka (j’ai un doute sur son nom), Welf, Eina, la serveuse de l’auberge et Hestia.

J’ai beaucoup aimé ce tome, qui permet de se reposer un peu après l’intrigue dense et noire du volume 7. Pour autant, l’auteur ne donne pas l’impression d’un tome inutile puisque la trame de fond, autour de la guerre, est intéressante pour la suite et que la  scène finale fait directement référence au futur neuvième livre. J’ai plus particulièrement aimé les histoires autour de Mitsuka, de la serveuse et de Welf. Je les ai trouvées plus approfondies et avec des enjeux importants.

Avec ce livre, Fujino Omori aborde les différentes formes d’amour et de relation que peuvent entretenir les personnages entre eux, que ce soit entre espèces différentes ou entre humains et dieux. Il peut tout aussi bien être passionné que fraternel et ça change des romances habituelles. Ici, le tout reste bon enfant et sans réelle prise de tête, pour autant, on sent que le sujet est traité avec toute l’importance qu’il mérite. Bien que plus léger, avec beaucoup moins de scènes d’actions que les autres livres, je me demande s’il ne fait pas partie de mes tomes préférés (avec le 6 qui est le meilleur à mes yeux). Il permet de mieux comprendre les personnages secondaires dans leurs interactions et dans leurs pensées, qui ne sont pas toujours exposées dans la trame principale qui suit beaucoup le personnage de Bell.

Un tome de transition donc, mais qui ne démérite pas dans les sujets abordés et démontre que l’amour peut revêtir bien des formes.

Fantasy·Jeunesse

Violette Hurlevent et le jardin sauvage, de Paul Martin & Jean-Baptiste Bourgois

TitreViolette Hurlevent et le jardin sauvage

AuteursPaul Martin & Jean-Baptiste Bourgois

EditionSarbacane

Pages496

Prix19,90€

RésuméNul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d’êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s’animent ; même le temps s’écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. Avec son chien Pavel, aussi courageux que gourmand, Violette va affronter une menace encore plus terrible que les problèmes qu’elle voulait fuir. Pour faire face à ce défi, elle devra choisir ses alliés et retrouver les reliques, des objets aux pouvoirs mystérieux qui détiennent la clé de son destin.


Mon avis : 

Ce roman est encensé partout, et même si je ne suis plus le public visé et que j’ai parfois eu quelques passages qui m’ont moins plu, je comprends les critiques élogieuses qu’il a reçu.

Un peu à la manière des Chroniques de Spiderwick, les auteurs nous entrainent dans le quotidien d’une petite fille qui emménage dans une nouvelle maison et découvre un autre monde, fantaisiste, dans son jardin. Plus psychologique qu’on peut le penser en lisant la quatrième de couverture, l’intrigue amène à se questionner sur l’imaginaire enfantin et son pouvoir sans limites. Paul Martin en profite également pour aborder des thèmes graves comme la maltraitance envers les enfants, le divorce ou la mort. 

Accompagné des illustrations de Jean-Baptiste Bourgois, l’histoire suit les aventures de Violette mais également des autres habitants du jardin. Et ce jardin fabuleux est peuplé d’animaux et d’espèces inconnues pour nous, que l’illustrateur a réussi à imaginer avec finesse et des traits enfantins. Si parfois le roman m’a semblé un peu long, il demeure découpé en plusieurs parties qui peuvent presque se lire indépendamment car chacune est une aventure dans le jardin.

Violette est un personnage très attachant, si elle semble parfois un peu trop mature, on reste tout de même beaucoup dans l’univers de l’enfance avec cette petite fille de huit ans qui n’oublie jamais de prendre son goûter, fait des erreurs en pensant faire au mieux et tente de les réparer ensuite. Pas de roublardise dans ce roman et c’est appréciable dans le monde où on vit.

Une bonne lecture pour petits et grands, bien qu’un poil trop longue à mon goût.

Fantasy·Jeunesse·Romance

Désaccordée, de Joanne Richoux

TitreDésaccordée

AuteurJoanne Richoux

EditionGulf Stream

Pages288

Prix16€

RésuméViolette, 17 ans, part en virée avec Maëva, Lucas et Alexis. Direction le château d’eau désaffecté de Saint-Crépin-l’Hermite, un endroit à la sinistre réputation. Quelques heures plus tard, elle ouvre les yeux. Elle est couchée face contre terre, au milieu d’une forêt sauvage. Ceux qu’elle rencontre portent des noms bizarres : Dièse, Trille, Sonate…
Telle Alice tombée de l’autre côté du miroir, la jeune fille aurait-elle atterri dans un univers à part ? Pourquoi tout le monde la confond avec une certaine Princesse Croche, disparue trois ans plus tôt ? Et qui est Arpège, ce garçon casse-cœur qui la dévisage ? Violette le sent, l’envers de ce décor féerique, c’est un danger de mort.
Mais comment retrouver le chemin de la maison ?


Mon avis : 

Un livre dont la couverture me faisait rêver et que j’ai eu le plaisir de lire avec Dream Bookeuse et Léna Bubi sur Instragram, toutes deux grandes fans de Joanne Richoux et moi, petite innocente qui la lisait pour la première fois !

Il faut bien l’avouer, ce roman a deux grands points forts : son univers, et la plume de l’autrice. Commençons par l’univers : Violette est transportée dans le monde des Muses, ces créatures qui nous inspirent toute oeuvre d’art, même si ici seule la musique semble être récompensée. Comme le personnage, on va de surprise en découverte avec les mécanismes de ce monde, les pouvoirs de ses habitants et la géopolitique mise en place autour des trois ordres. Tellement de choses à voir que c’est à se demander si le roman n’aurait pas du être plus long pour permettre de développer tout le potentiel de cet univers, car ici, en étant concentré dans un si petit nombre de pages, ça faisait presque trop.

L’autre point fort que j’ai évoqué ici est la plume de l’autrice. Elle a une manière d’écrire et de décrire que je trouve très sensuelle : tous les sens sont évoqués : tant la vue, que l’odorat, le goût, l’ouïe ou le toucher. Elle emploie de  jolies métaphores par moments, qui permettent de voir les choses évoquées sous un autre angle et c’est une expérience de lecture très intéressante. Il est assez rare aujourd’hui, je trouve, de découvrir une plume qui sorte de l’ordinaire, qui soit plus que juste addictive, pour que je le souligne.

Mais passons maintenant au sujet qui fâche : les personnages. Dès le début j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Violette. C’est bien simple, elle a toujours l’air d’être à côté de ses pompes et de ne servir à rien (sauf se mettre dans des situations impossibles). Arpège quant à lui, son grand amour… ouais non, je n’y crois pas à leur histoire, tout est trop rapide… Surtout pour une fille qui semblait traumatisée après avoir subi les attouchements d’un mec 50 pages plus tôt. Enfin, je trouve que le grand méchant n’a aucun charisme et ses motivations ne sont pas crédibles. Heureusement, Dièse est là pour sauver tout ça. C’est le seul personnage qui m’ait touchée, que j’ai trouvé plus profond que les autres dans ses motivations et aspirations : mon petit coup de coeur du livre.

Ce roman a donc été une bonne lecture, faite de jolies découvertes et d’une plume sublime. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher aux personnages, si bien que leur sort m’indifférait, j’aurai presque préféré continuer à me promener tranquillement dans le monde des Muses, avec ou sans eux. 

Comédie·Fantasy·Manga

It’s my life T.3, d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life 3

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages200

Prix7,99€

Résumé : A 35 ans, Astra a démissionné de son poste de capitaine des paladins malgré un avenir tout tracé. Afin de protéger sa maison, il doit se rendre à la capitale, Justitia, pour récupérer son épée. Le destin l’amène à croiser Kyuss, son ancien ami qui lui voue aujourd’hui une haine féroce.

 

 

 


Mon avis : 

J’avais apprécié les deux premiers tomes (chronique) pour le côté burlesque mais j’attendais de voir ce que ça donnerait par la suite. Je n’ai pas été déçue, et j’ai été ravie de retrouver les personnages.

Pour les premiers volumes, ce côté burlesque m’avait surprise et j’avais donc eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Comme dans celui-ci je savais à quoi m’attendre, je me suis replongée avec plaisir dans cet univers de fantasy médiévale. On en apprend plus sur le passé d’Astra et sa rivalité avec Kyuss son ami d’enfance, ainsi que sur son mystérieux premier amour. Imomushi Narita sème de petites graines pour la suite de l’histoire car le chevalier semble avoir un lien avec le peuple de Noah (enfin ce sont mes suppositions). La fin du volume est plus drôle et anecdotique, mais redonne ce petit côté comique qui avait été mis à mal par la rivalité entre les deux chevaliers. 

Noah est comme toujours adorable, toutefois je regrette de ne pas en avoir appris plus sur elle car c’est un personnage avec un fort potentiel. Dans ce volume, elle est presque effacée et ne sert que de prétexte, c’est dommage. Le héros ici est bel et bien Astra car toutes les historiettes tournent autour de lui et de son passé. Dans les prochains tomes, je souhaiterai voir plus de mélange dans le traitement des histoires, ne pas faire un volume = un personnage, car ça plombe un peu les autres arcs narratifs. 

Je me demande où vont m’emmener les personnages dans le 4e livre et j’ai hâte de les retrouver pour une petite heure de détente assurée.

Fantasy·Manga·Science-Fiction

Manga : Ultramarine Magmell T.1-é, de Di Nianmiao

TitreUltramarine Magmell

AuteurDi Nianmiao

EditionOtoto

Pages176/tome

Prix6,99€/tome

Nombre de tomes : 3. Série en cours.

Résumé35 ans plus tôt, un miracle qui allait ébranler le monde entier se produisit dans l’immense océan Pacifique : Un nouveau continent émergea de nulle part ! Baptisée Magmell, cette terre regorgeait de paysages inconnus, de précieuses ressources, et de nouvelles espèces animales aussi féroces que redoutables. Malheureusement, presque aucun des aventuriers partis à la découverte de ce nouveau monde ne revint vivant. Dans le but d’affronter ces terribles dangers, une équipe de sauveteurs spécialisés fut alors constituée. On les nomma les « Glaneurs «. Plus qu’un hommage Née de l’imagination du dessinateur chinois Di Nianmiao, Ultramarine Magmell est une série profondément inspirée par les mangas d’aventure cultes du magazine Shônen Jump, tels que One Piece et Hunter x Hunter. D’abord publié en Chine, le manga s’est hissé au niveau de ses modèles en rejoignant l’écurie Jump, et en recevant les louanges de Yoshihiro Togashi (Yuyu Hakusho, Hunter x Hunter) !


Mon avis : 

Je me lance rarement dans des séries de manga qui ne sont pas déjà finies, une peur de l’engagement peut-être ? Haha. Toujours est-il que le résumé de Magmell m’a assez intriguée pour que je me lance, et je ne le regrette pas !

L’auteur mélange la science-fiction à la fantasy car ça se passe dans notre futur mais la magie semble exister désormais… L’univers est d’ailleurs génial et très mystérieux, on se retrouve à une époque où les aventuriers sont de nouveau à la mode car il y a de la terre inexplorée. Vous savez comme j’aime les histoires avec des explorateurs, il me semble même que c’était dans mon TOP 10 des sujets préférés dans les livres.

Le personnage principal est un jeune homme étrange accompagnée d’une jeune fille geek, Zéro. Il a l’air tellement à côté de ses pompes qu’il apporte tout le côté léger et décalé du manga. Car la série est parfois dure et le deuil est omniprésent vu les dangers présents sur le nouveau continent de Magmell. Difficile de ne pas s’attacher à eux, et surtout de ne pas être intriguée par les pouvoirs que semble avoir notre héros.

Avec des illustrations détaillées et très fines, l’auteur m’a embarquée dans son univers et m’a laissée avec pleins de questions sans réponses. Et cela ne s’arrange pas avec le second tome, pour tout dire, j’ai du relire le 1 pour le comprendre. Les personnages découvrent une sorte d’extension de Magmell, et nous font découvrir les Authentiques et les Originaux au cours d’une quête pour sauver des rescapés d’un laboratoire. Autant vous dire que l’action est présente mais l’incompréhension aussi. L’univers se complexifie et nécessiterait un peu plus d’explications pour bien comprendre l’histoire, peut-être le tome 3 résoudra-t-il ce problème ? Je l’espère car l’histoire et les personnages sont toujours aussi intrigants et donnent envie d’en savoir plus !

Fantasy·Young Adult

Keeper of the lost cities T.6 : Nightfall, de Shannon Messenger

TitreKeeper of the lost cities/Gardiens des cités perdues

AuteurShannon Messenger

EditionAladdin/Lumen

Pages800/768

Prix18,77€/16€

RésuméSophie Foster traverse une mauvaise passe. Le deuil et l’incertitude la rongent, mais elle sait au moins une chose : elle ne renoncera à aucun prix. Et si les Invisibles ont eu leur part de victoires, la bataille est loin d’être terminée. Le temps est donc venu de changer de tactique, quitte à faire des sacrifices, quitte à reconsidérer ce qu’elle croit. Il peut-être même temps pour Sophie de se fier à ses ennemis… Or, tous les chemins semblent mener à Nocturna – sinistre porte qui mène à un endroit plus lugubre encore. Pour s’y rendre, Sophie et ses camarades passent donc un marché plus qu’inquiétant. Mais rien n’aurait pu les préparer à ce qu’ils vont y découvrir. Les difficultés qu’ils vont affronter les renvoient loin, bien loin en arrière, dans les méandres de leur passé. Le temps manque, les erreurs s’accumulent… s’ils veulent survivre, Sophie et les siens vont devoir joindre leurs forces comme jamais auparavant. Shannon Messenger déploie une fois encore tout son talent ! Le sixième tome de Gardiens des Cités perdu nous entraîne toujours plus profond dans les méandres d’un univers à la fois inquiétant et débordant de magie.


Mon avis : 

6e tome, sixième livre dévoré !

On monte encore d’un cran dans le suspense avec ce roman. En effet, depuis la fin du tome 5, on sait qu’une prisonnière mystérieuse a été libérée par Fintan et que la famille humaine de Sophie court un grave danger. L’auteure nous emmène de rebondissements en rebondissements : on en apprend plus sur le monde des elfes, sur M. Forkle et sur cette famille humaine qu’on a finalement peu connu depuis le début de la saga. Et malgré toutes ces révélations, Shannon Messenger semble en garder beaucoup sous le coude puisqu’elle clôture le roman sur des interrogations encore plus grandes ! Personnellement, je m’interroge sur l’étrange comportement de Silveny…

Du côté des personnages, l’abcès « triangle amoureux » est enfin crevé et ça fait du bien. L’auteur a réussi à rendre la scène touchante, et bien moins énervante que j’aurai pu le penser ! Certes, le triangle n’est pas entièrement résolu mais Sophie commence enfin à se poser des questions. D’ailleurs, elle passe tout le roman à s’interroger sur tout et n’importe quoi : ses sentiments, sa famille humaine, le plan de Fintan, le plan de la mère de Keefe, … Comment sa tête fait-elle pour ne pas exploser ?

De volume en volume, l’histoire prend de l’ampleur et je ne m’ennuie pas. Dans ce cinquième opus, l’auteur interroge sur la notion de bien et de mal, mais également de la folie scientifique. J’ai presque peur quand je songe au fait qu’il ne reste a priori que trois tomes pour clore la série : Shannon Messenger écrit actuellement le tome 8 et il me semble qu’elle avait un jour annoncé que la série en compterait 9. Je suis si attachée aux personnages, c’est un bonheur de les retrouver à chaque fois et de m’émerveiller devant cet univers qui se révèle plus complexe à chaque page… 

Déception·Drame·Fantasy·Young Adult

La cité du ciel T.1, d’Amy Ewing

TitreLa cité du ciel

AuteurAmy Ewing

EditionCollection R

Pages450

Prix18,90€

RésuméSera ne s’est jamais sentie à sa place parmi son peuple, les Céruléennes. Curieuse de tout, elle questionne sans cesse ses trois mères, sa meilleures amie Leela et même la Grande Prêtresse. Elle attend aussi avec impatience le jour ou le cordon qui relie la Cité du Ciel au monde d’en dessous sera rompu, permettant aux Céruléennes de partir en quête d’une nouvelle planète d’attache. Mais lorsque Sera est choisie comme sacrifice pour rompre le cordon, elle ne sait quoi ressentir. Pour sauver sa Cité et ses concitoyennes, elle doit se précipiter du bord du prix de sa vie. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et qu’elle survit à sa chute, atterrissant en un lieu appelé Kaolin. Sera a entendu des histoires sur les humain qui y habitent et elle ne tarde pas à se rendre compte que les mises en garde de ses mères étaient justifiées.


Mon avis : 

J’enlève tout suspense dès le début, même si je remercie Netgalley et la Collection R de m’avoir envoyé le livre en numérique, ça a été une grosse déception…

Commençons par les deux points positifs que j’ai trouvé au roman : l’histoire et l’univers. Inutile de nier, Amy Ewing a mis sur pieds un univers fantastique avec une identité bien spécifique. Deux mondes se distinguent : la Cité du Ciel où tout semble paisible et idéal et féministe, les hommes n’y existant pas, et la terre avec Kaolin où la violence et la cupidité règne et où l’homosexualité est très mal vue. Difficile de faire plus antagoniste. Malgré la beauté de l’univers de la Cité du Ciel...je m’y suis ennuyée. Tout y est trop lisse et je n’arrivais pas à me le représenter. En revanche, même s’il se passe plus de choses sur Kaolin, je n’ai pas forcément plus apprécié cette partie car le tout était alors beaucoup trop sombre.

Malgré un univers inventif et original, le roman s’est avéré trop manichéen pour moi, même si on m’a dit que la fin suggérait que ce n’était pas le cas. Dommage qu’il faille attendre 450 pages pour voir que ce n’est pas le cas, personnellement je n’ai pas eu la patience. D’autant que si l’intrigue est intéressante et soulève pas mal de questions : pourquoi le cordon ne s’est-il pas coupé ? Que cache la prêtresse ? Si elle est intéressante donc, elle met beaucoup trop de temps à se mettre en place. 

On arrive là au gros point négatif de ce roman selon moi : sa lenteur. C’est bien simple, quand on m’a raconté la fin du livre, je me suis rendue compte que je l’avais devinée…et que je pensais que tout ça se passerait bien plus tôt dans l’histoire ! J’ai juste eu envie de dire : tout ça pour ça ? De plus, j’ai trouvé les personnages pleins de clichés ou inutiles (comme Léo par exemple) et c’est dommage car l’auteur a créé des personnages diversifiés ce qui était un vrai point fort.

On pourrait croire que je n’ai rien aimé dans ce roman, mais il y avait quand même de bons points que je tiens à rappeler : originalité de l’univers, diversité des personnages, intérêt de l’intrigue. Cependant ils ont été supplantés par la lenteur et la prévisibilité de l’histoire et l’inutilité quasi permanente des personnages. Une grosse déception et un abandon pour moi donc…