Drame·Fantasy·Manga

Made in Abyss T.1, d’Akihito Tsukushi

TitreMade in Abyss

AuteurAkihito Tsukushi

EditionOtoto

Pages160

Prix8,99€

RésuméAu pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce gouffre attire de nombreux aventuriers séduits par l’aura de mystère qui l’entoure et qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.


Mon avis :

Un manga dont le résumé me faisait envie, et qui s’est révélé à la hauteur de mes attentes !

Vous le savez, j’ai une appétence particulière pour les histoires de chasse au trésor. Donc quand j’ai vu que Made in Abyss parlait de chasse au trésor au fond d’un gouffre, un peu à la manière de Voyage au Centre de la Terre, je n’ai pas pu résister. On y suit Rico, une jeune fille dont la mère est décédée en explorant l’Abysse, un gouffre dont on sait peu de choses et qui recèle bien des mystères. Alors qu’elle en explore le premier niveau avec ses camarades, elle y rencontre un enfant à moitié robot qui a l’air de venir des niveaux trop profonds pour être explorés. Commence alors un mystère qui ne fait que s’épaissir, mais qui pourrait permettre à Rico d’en apprendre plus sur la mort de sa mère…

L’histoire est originale et prenante. Cet univers tout en profondeur à tous les niveaux instaure une ambiance à la fois captivante et angoissante : le fond de l’Abysse attire et effraie. Les questions s’ajoutent à la liste au fur et à mesure et peu d’éléments de réponse nous sont donnés car seule l’Abysse les détient. J’ai apprécié qu’il ne semble pas y avoir de méchants dans ce manga mais juste ce gouffre qui pèse sur le destin de nos personnages.

La petite Rico est pleine d’humour et de courage. Décidée à suivre les pas de sa mère, elle est prête à tout pour explorer le gouffre, quitte à prendre des risques. Il est impossible de ne pas s’attacher à elle et à sa naïveté parfois touchante d’enfant. Il me tarde de lire la suite et de voir la manière dont elle évoluera ! 

BD·Comédie·Fantasy·Manga

It’s my life T.5, d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages192

Prix7,99€

RésuméUne sorcière ressemblant étrangement à Noah fait perdre la mémoire à Elise. Astra, Noah et Kyuss tentent de lui faire recouvrer ses souvenirs, mais rien ne semble l’aider. A la capitale, le festival annuel des flammes argentées commence. Mais c’est aussi le début d’une nuit à la fois douce et déchirante pour Kyuss et Elise.

 


Mon avis : 

Après mon coup de coeur pour le quatrième tome, j’attendais beaucoup de ce dernier livre, mais j’ai été un peu déçue.

On se concentre sur Kyuss et Elise alors que celle-ci a perdu la mémoire. Elle se révèle dès lors plus douce et gentille, car elle ne porte pas la responsabilité de son peuple et est sans préjugés. Kyuss l’aide alors à retrouver la mémoire, tout en luttant contre les sentiments qu’il commence à éprouver pour elle afin de ne pas profiter de son amnésie. C’est une romance douce et déchirante mais à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher malheureusement. J’avais l’impression que ça ne fonctionnait pas, qu’on avait perdu la dynamique et l’humour des personnages et que ça ne correspondait finalement pas à cet univers un peu déjanté.

En revanche, on en apprend plus sur cette mystérieuse sorcière, sosie de Noah, qui est a attaqués. Qui est-elle ? Pourquoi avoir attaqué ? Autant de réponses dont on approche la découverte sans y être encore, et c’est délicieusement frustrant ! Le tout est entrecoupé des petites scénettes habituelles de la vie quotidienne dans la maison de Sir Astra. Des épisodes brefs, humoristiques, mais qui ne font pas avancer l’histoire principale.

Malheureusement, je me rends compte que plusieurs jours après, ce tome ne m’a pas marquée. Je peine à me rappeler ce qu’il s’y est passé hormis la romance entre Kyuss et Elise ainsi que la mystérieuse sorcière. C’est dommage car j’en attendais tellement plus : plus de profondeur, plus de sentiments, … Il y en a, mais ça ne m’a pas touchée… C’est pour moi un tome en demi-teinte, mais j’espère que la suite me plaira plus.

Fantasy

La ville sans vent T.1, d’Eleonore Devillepoix

TitreLa ville sans vent

AuteurEleonore Devillepoix

EditionHachette

Pages448

Prix18€

RésuméA dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.


Mon avis : 

Un roman de fantasy français avec une ville sous dôme ? Voilà qui semblait intéressant…

En entrant dans ce roman, je suis passée de très enthousiaste à un peu sceptique avant d’être happée par l’histoire. Alors que je m’attendais à découvrir une ville fantastique (telle que la magnifique couverture me la présentait), j’ai d’abord eu un instant de recul en entamant l’histoire aux côtés d’une adolescente sauvage dans un environnement glacial. Arka est une jeune fille de douze ans qui a émigré de Napoca à Hyperborée afin d’y retrouver son père, un mage qu’elle n’a jamais connu. En parallèle, Lastyanax est un mage de dix-neuf ans qui va enquêter sur la mort de son mentor au plus proche du Basileus, le souverain mythique d’Hyperborée. Dans cette ville sous dôme, une société de style hellénistique ancien côtoie l’évolution technique architecturale. Le tout donne lieu à un mélange intéressant et captivant car il fait appel à la fois au connu et à l’inconnu.

Arka et Lastyanax y évoluent au milieu des intrigues politiques mais aussi des intrigues adolescentes. La structure du roman, encadrée par la prédiction du serpent Python, donne un aspect de tragédie à l’histoire : Arka pourra-t-elle échapper à son destin ? Tout ce qui se passe était-il prédestiné ? Qu’en est-il de la suite ? J’ai adoré voir les éléments de l’enquête se dévoiler petit à petit, même s’il faut avouer que certains coupables sont évidents lors de la lecture.

Le duo Lastyanax-Arka fonctionne particulièrement bien car pour une fois les deux personnages principaux ont plus une relation fraternelle qu’amoureuse. Cela permet de développer d’autres intrigues relationnelles sans tomber dans le banal triangle amoureux, tout en ajoutant une touche d’humour dans leurs interactions. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Pyrrha qui permet d’interroger l’égalité hommes-femmes au sein de cette société extrêmement patriarcale où elle est la première mage. 

J’ai adoré ce premier tome, qui annonce une suite haute en couleurs. Même si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, j’ai par la suite été embarquée pour ne plus le lâcher !

Drame·Fantasy·Light Novel·Manga

DanMachi T.10, de Fujino Omori

TitreDanMachi 10

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages330

Prix13,90€

Résumé : Bell reprend son quotidien habituel, mais n’arrive pas à se remettre d’avoir dû laisser Wyne sous la protection des Xenoí, les monstres doués de raison. Toutefois, la patience des ceux-ci atteint ses limites ; ils se rebellent enfin et détruisent tout sur leur passage ! Les ignobles chasseurs qui les ont provoqués plongent la ville toute entière dans le chaos. En pleine catastrophe, Bell va être forcé de prendre une grave décision. Le temps est venu pour lui de choisir entre son idole et les Xenoí, entre idéal et réalité, entre être un héros ou un paria, entre les Humains et les monstres…


Mon avis : 

Déjà 10 volumes dans cette série géniale et aucun n’est en dessous des autres, un miracle quand il s’agit de séries longues ! Ce 10e tome ne fait pas exception à la règle…

Alors que Bell avait découvert les Xenoi et leur avait laissé Wyne, la jeune Vouivre qu’il avait trouvé, il n’arrive pas à l’oublier. De leur côté, les Xenoi ne supportent plus les chasseurs qui les tuent ou les torturent avant de les vendre. La révolte gronde et Bell doit choisir un camp.

J’ai tout simplement adoré cet opus. Comme avec les autres, l’auteur sait se renouveler. A chaque fin de tome je me dis qu’il a tout dit, et à chaque fois je me fais surprendre par la suite. Je suis d’autant plus heureuse que dans celui-ci on revient sur les mystérieuses origines de Bell et j’ai hâte de voir ce qui adviendra par la suite, et comment il vivra avec les conséquences de ses choix.

C’est un opus plus sombre et bien plus sanglant que les autres, loin de l’humour porté sur le corps féminin des premiers tomes. On sent vraiment que Bell a grandi, ainsi que les autres personnages. Il s’affirme et se maîtrise, il n’est plus le jeune garçon qui rougissait dès qu’une femme lui parlait. Il devient leader et ça donne une toute autre ampleur au personnage. J’ai été un poil déçue de ne pas voir plus les autres personnages, mais étant donné que l’histoire se concentre sur les Xenoi et sur le choix de notre héros, c’est compréhensible, j’espère juste les revoir plus par la suite.

En revanche, j’ai adoré en apprendre plus sur Daedalus et sur la Cité Labyrinthe, préparez-vous à être soufflés par les révélations de ce dixième volume car c’est énorme ! La mythologie se complexifie au fur et à mesure, on continue de voir les inspirations des différentes mythologies du monde et je suis soufflée par la manière ingénieuse dont elles sont combinées. C’est passionnant et il est impossible de ne pas vouloir en savoir plus ! Vivement la suite…

Coup de coeur·Fantasy

Soeurs de Sang T.1 : L’envol du Phénix, de Nicki Pau Preto

TitreL’envol du phénix

AuteurNicki Pau Preto

EditionLumen

Pages723

Prix16€

RésuméLes phénix ne sont pas les seuls à pouvoir renaître de leurs cendres…

« Autrefois, j’avais une sœur, que j’aimais de toutes mes forces. Pourtant, si j’avais su, je l’aurais haïe. Mais qui a jamais pu contrôler les mouvements de son cœur ? »
Véronika regarde brûler dans l’âtre deux œufs de phénix sur le point d’éclore… Dire qu’il y a quelques années à peine, de puissantes reines sillonnaient encore le ciel sur le dos de ces bêtes légendaires ! Avec sa sœur Val, elle ne veut qu’une chose : chevaucher ces animaux mythiques, comme ses parents avant elles. Mais c’est puni de mort, désormais, et tous ceux qui pratiquent la magie sont traqués sans merci. Toutes deux vivent donc dans la clandestinité… Si seulement l’un de ces phénix pouvait venir au monde, leur vie en serait bouleversée ! Mais qui, de Val ou de Véronika, l’oiseau de feu choisirait-il ? Et ce n’est pas tout : ce que la jeune fille l’ignore, c’est que tous les dresseurs de phénix ne sont pas morts ou emprisonnés. Un petit groupe, retranché dans une forteresse au sommet des montages, poursuit la résistance. Le seul problème ? Ils refusent, désormais, d’entraîner des femmes.


Mon avis : 

Autant le dire dès le départ, je ne m’attendais pas à autant aimer.

Et pourtant, j’ai adoré ce roman de fantasy ! J’ai découvert un univers captivant avec des phénix, une guerre de Sang qui s’est déroulé seize ans auparavant, des Dresseurs de phénix, … Les royaumes aurains et pyraens m’ont embarquée. C’est là le premier tome d’une série de fantasy avec un univers bien développé. Trop peut-être ? Car je ne peux pas nier qu’il y ait certaines longueurs parfois. Pour autant, il ne se contente pas d’être dans un tome d’introduction, l’action est bien présente et les rebondissements se succèdent jusqu’à la bataille et aux révélations finales qui augurent des aventures passionnantes pour la suite. L’autrice n’a pas hésité une seule seconde à faire des choix durs pour ses personnages, à l’encontre de ce à quoi le lecteur peut s’attendre et ça permet de nous tenir en haleine.

Outre son univers, ce roman se démarque par ses personnages et la présence de diversité : reinaumes, personnages homosexuels et de couleur, personnages en situation de handicap, … Et pour autant, c’est finement réalisé, ça ne semble pas plaqué sur une histoire mais bel et bien intégré ! En ce qui concerne les personnages principaux j’ai tout de suite aimé Veronika, c’est une jeune fille courageuse sans pour autant développer ses capacités d’un coup comme ça peut être le cas dans de nombreux romans pour adolescents. Elle rappelle également que les sentiments et l’attache familiale sont plus complexes qu’un simple « j’aime/j’aime pas », qu’il est difficile de se détacher des personnes toxiques lorsqu’on les aime. C’est un élément important car encore trop rare en littérature.

Mes seuls reproches concernent donc quelques longueurs et un manque d’intérêt au début, j’ai trouvé le tout un peu lent à démarrer mais une fois que j’ai été prise dedans, quelle claque ! Ca fait bien longtemps que je n’avais pas été à ce point captivée par un gros pavé et un roman de fantasy, quel bonheur ! 

Coup de coeur·Fantasy·Lib-Lit·Manga

La petite faiseuse de livres T.1, de Suzuka & Miya Kazuki

TitreLa petite faiseuse de livres 1

AuteurMiya Kazuki

EditionOtoto

Pages160

Prix6,99€

RésuméSi les livres n’existaient pas, il faudrait les inventer ! Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée… Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !


Mon avis : 

Est-ce utile de vous indiquer pourquoi j’ai voulu lire ce livre ? Il suffit de regarder la couverture et le sujet…

On suit, une jeune bibliothécaire morte après l’écroulement d’une pile de livres sur elle et qui se réincarne en fillette de cinq ans, dans un univers où les livres n’existent presque pas. Ils sont réservés aux franges extrêmement riches de la population. Notre héroïne décide alors d’en fabriquer elle-même mais plusieurs obstacles s’imposent : comment faire quand on est dans le corps d’une enfant de cinq ans et avec une famille sur le dos ?

C’est le point de départ d’un manga aussi mignon qu’intelligent. Avec douceur, on entre dans un univers quasi médiéval et notre héroïne se voit contrainte de tout fabriquer elle-même : shampoing, bougies odorantes, … Autant de fabrications dont elle nous donne la recette de manière succincte mais qui permettent de se rendre compte de l’origine de ces produits du quotidien. Avec ce premier tome, on apprend des choses tout en découvrant l’univers et les personnages.

Ceux-ci sont d’ailleurs tous plus adorables les uns que les autres, que ce soit par leur apparence ou leur caractère. Les illustrations me font beaucoup penser à des chibis, bien qu’ils soient un peu plus détaillés. Les personnages ont des caractères assez doux, hormis celui de notre héroïne qui est très combative. Mais ils sont pour l’instant effacés au profit de Mai (si je ne me trompe pas de nom), qui demeure le personnage principal. J’espère les voir prendre un peu plus de place par la suite car ils pourraient apporter beaucoup à l’histoire, notamment sur la culture dans ces univers particulier.

En somme, c’est un manga coup de coeur pour sa douceur et son sujet, qui est à lire de toute urgence !

Coup de coeur·Fantasy·Manga·Mythologie

Mythical Beast Investigator T.2, de Koïshiro Hoshino

TitreMythical Beast Investigator 2

AuteurKoïsjiro Hoshino

EditionOtoto

Pages192

Prix6,99€

RésuméQue son jeune âge ne vous méprenne pas : si Felly Ehéna se balade seule de village en village, à travers des lieux parfois inhospitaliers, ce n’est pas par pure inconscience. Au contraire, elle sait très bien ce qu’elle fait, car la jeune Inspectrice des Créatures Légendaires connaît sur le bout des doigts les comportements des bêtes mythiques rôdant sur ces terres. Discrètement accompagnée par le sombre mais bienveillant Kooshna, Felly prête main-forte tantôt aux hommes et tantôt aux bêtes légendaires, pour s’assurer que l’équilibre du monde soit toujours préservé. Mais si sa présence suffit parfois à réparer des situations tendues, un rien peut les mener à s’envenimer…


Mon avis : 

Après un coup de coeur pour le premier volume, ce second et dernier tome du dyptique l’a confirmé !

On continue de suivre Felly Ehéna et Kooshna, le mystérieux esprit, dans leur quête pour résoudre les conflits entre humains et créatures légendaires. Entre deux chapitres montrant leur quotidien, ce deuxième volume revient sur les origines de leur relation et sur celles de Kooshna. J’ai trouvé ces passages à la fois passionnants et extrêmement touchants. On y découvre comment Kooshna est passé de maître des ténèbres à acolyte de Felly Ehéna, comment Felly Ehéna est devenue inspectrice, … Je crois que c’est une des histoires les plus touchantes et tristes qu’il m’ait été donné de lire et j’ai déjà envie de relire cette duologie.

Le personnage de Kooshna a une évolution qui se révèle plus profonde que ce qu’on pouvait penser, il est loin du personnage un peu pervers et drôle affiché dans le tome 1. Les raisons de son évolution sont profondes et avec quelques ellipses, l’auteur montre à quel point cette évolution a pu être longue et douloureuse, si douloureuse que j’en ai pleuré… De même, Felly Ehéna révèle ses secrets tout en gardant une part de mystère, ce qui pourrait permettre de faire une troisième tome.

Pour autant, il n’y aura pas de suite. Même si j’aurai adoré retrouver ces personnages pour quelques aventures encore, l’auteur a fait le choix d’en faire un dyptique et ça rend l’histoire d’autant plus puissante qu’elle est si courte… Je ne peux que vous recommander cette série courte mais au combien magnifique !

Déception·Fantasy·Manga

Un monde transformé T.2, de Kanako Meiji

TitreUn monde transformé 2

AuteurKanako Meiji

EditionOtoto

Pages180

Prix7,99€

RésuméDes gens de diverses régions se rassemblent au temple de la déesse Gardelan pour la première chorale organisée depuis un siècle. Mais alors qu’Enakin Clark, le second fils de la famille royale, traverse la forêt avec son suivant pour se rendre au temple, un étrange malaise l’assaille… De son côté, Puryo, sur les traces de la 14e grande prêtresse, prend une décision lourde de conséquences.

 


Mon avis : 

Après un avis mitigé sur le premier tome, j’ai reçu par erreur le second. Cela m’a malgré tout permis de me faire une idée sur le plus long terme de cette saga, et je confirme qu’elle n’est malheureusement pas pour moi.

Comme je l’avais dit pour le tome 1, c’est une série qui plaira aux fans de Miyasaki car on y retrouve le même genre d’univers, mêlant tradition, magie, mystère et étrange. La mort n’est jamais loin mais va de paire avec la magie des légendes qu’on ne comprend pas toujours. Ayant connaissance de cet univers particulier, j’ai un peu plus apprécié ma lecture même si je n’ai encore une fois pas tout compris.

Puryo tente de se renseigner sur la 14e grande prêtresse et semble sur le point de découvrir un secret que le temple et ses esprits s’acharnent à lui cacher. Pourquoi la prêtresse a-t-elle quitté le temple, avec un homme qui plus est ? Une intrigue commence à se dessiner mais je reste encore trop perdue et désintéressée pour avoir envie de réellement continuer cette série.

Les personnages masculins semblent tous mauvais ou stupides dans le fond (le prince, les esprits qui jouent aux cartes), tandis que les personnages féminins sont intelligents et doux (les assistantes de Puryo, son amie hors du temple). C’est une séparation qui ne m’aide pas à m’attacher aux personnages que je comprends toujours aussi peu.

Je ressors de ce manga aussi perdue qu’en y entrant, bien que ma lecture en ai été moins laborieuse. Je sais que c’est une série qui a du potentiel mais qui ne peut pas plaire à tout le monde et ça me désole un peu…

Conte·Contemporain·Fantasy·Jeunesse·Mythologie·Réécriture

The land of stories T.6 : Worlds collide, de Chris Colfer

Titre : Worlds collide

Auteur : Chris Colfer

Edition : Little Brown & Compagny

Pages : 464

Prix : 9.50€

Série : Terminée

Résumé : In the highly anticipated conclusion to the Land of Stories series, Conner and Alex must brave the impossible. All of the Land of Stories fairy-tale characters–heroes and villains–are no longer confined within their world! Conner doesn’t think the situation could get any worse. That is, until Alex goes missing ! Conner and his friends will have to fight their biggest battle yet. But without Alex by his side, Conner doesn’t know how he will win the war and keep everyone he loves safe. Can the twins restore order between the human and fairy-tale world?


Mon avis :

Avec ce 6e tome, la saga du Pays des Contes se termine, et je dois dire que j’ai adoré cette conclusion.

L’histoire commence avec le point de vue de Conner, devenu un vieil écrivain, qui a raconté ses aventures dans ses romans. Au cours d’une conférence, il repense à la manière dont l’histoire s’est terminée et fait le point sur ce qu’est devenue sa soeur dont il semble ne plus avoir aujourd’hui de souvenirs.

Vous voyez la bataille finale de Harry Potter où on revoit un peu tous les personnages, et chacun trouve sa place ? Et bien c’est un peu la même chose ici et ça fait chaud au coeur (même s’il se brise à quelques moments)... Chris Colfer a réussi à donner à chacun une place intéressante, sans que cela soit caricatural et le tout est orchestré dans une attaque réglée au millimètre. Si on ne doute pas que nos personnages s’en sortiront, j’ai tout de même retenu mon souffle à quelques reprises !

J’ai beaucoup aimé le lien entre Arthur et Alex, c’est une romance qui n’oblige pas ses protagonistes à abandonner leurs rêves mais à trouver une nouvelle façon de les réaliser. Nous avons également la joie de voir quelques personnages féminins qui cassent les clichés : Boucle d’Or est une mère qui demeure une combattante même avec son bébé dans les bras, Bree souhaite demeurer une femme indépendante, … Avec Chris Colfer les personnages féminins en ont à revendre, et il en profite également pour faire passer quelques messages sur la diversité dans le prologue et l’épilogue, ce qui n’était pas pour me déplaire, bien au contraire !

Ce tome conclue à merveille cette série qui est à lire avec des yeux d’enfant pour l’apprécier à sa juste valeur et qui nous fait replonger avec délice dans nos contes de fées préférés.

Coup de coeur·Fantasy·Manga·Mythologie

Mythical Beast Investigator T.1, de Koïchirô Hoshino

Titre : Mythical Beast Investigator 1

Auteur : Koïchirô Hoshino

Edition : Ototo

Pages : 184

Prix : 6.99€

Série : En cours.

Résumé : Pour accomplir son devoir en tant qu’Inspectrice des Créatures Légendaires, Felly Ehéna se balade de village en village, dans des lieux parfois inhospitaliers. Discrètement accompagnée par l’intriguant Kooshna, elle prête main-forte tantôt aux hommes, tantôt aux bêtes légendaires, pour s’assurer que l’équilibre du monde soit toujours préservé. Mais si sa présence suffit parfois à apaiser des situations tendues, à d’autres moments, un rien peut les envenimer…


Mon avis :

Après ma petite déception avec Un monde transformé, j’appréhendais un peu ma lecture de ce nouveau manga, mais j’ai été agréablement surprise.

On suit Felly Ehéna, une inspectrice des créatures légendaires qui voyage pour aider à résoudre les conflits entre humains et animaux légendaires. A chaque chapitre une nouvelle créature mythologie, du basilic au cheval de la mer irlandais, j’ai éprouvé un réel plaisir à découvrir ces légendes avec leurs mauvais côtés. En parallèle de ces courts arcs narratifs, j’ai été intriguée par Kooshna, une sorte de Diable en forme de lapin humanoïde, qui a fait serment de protéger Felly sans que nous ne sachions pourquoi ou comment il en est arrivé là.

Kooshna et Felly ont une relation presque fraternelle et ça les rend très attachants, alors que séparément ce sont des personnages assez froids dont on sait peu de choses. Il me tarde d’en apprendre plus sur ces personnages dans le second et dernier tome. Toutefois, je trouve qu’en savoir aussi peu et se concentrer sur les créatures légendaires donne au manga un aspect encore plus mystérieux et de l’épaisseur aux personnages : ils ont leur vie propre que nous n’avons pas forcément à connaître.

Avec ces illustrations aux traits assez classiques pour un manga mais très fluides, et son univers magique, ce manga m’a totalement séduite et il me tarde de lire la suite !