Drame·Jeunesse

Black Out, de Brian Selznick

TitreBlack out

AuteurBrian Selznick

EditionBayard Jeunesse

Pages636

Prix18,90€

RésuméLac Gunflint, Minnesota, juin 1977. L’histoire en mots. « Les loups sont lancés à sa poursuite, galopant à travers la neige baignée par la lune, avec leur langue rouge pendante et leurs crocs blancs étincelants… ». Ben Wilson, sourd de naissance d’une oreille, fait chaque nuit le même cauchemar. Mais pourquoi ces bêtes le traquent-elles ainsi ? Hoboken, New Jersey, octobre 1927. L’histoire en images. Rose, une fillette sourde-muette, est seule dans sa chambre. Sa mère lui interdit de sortir à cause de son handicap. Rose contemple New York, et découpe des photos de stars dans un magazine. Ben vient de perdre sa mère, il est recueilli par son oncle et sa tante. Le garçon n’a jamais connu son père, il ignore tout de lui. Rose s’enfuit de chez elle. Une fois à New York, elle se réfugie dans une salle de cinéma, et assiste à la projection du film « Fille de l’orage ». Ben découvre, une nuit, par temps d’orage, dans la maison de sa défunte mère, caché dans un placard, un livre « Wonderstruck » sur les musées avec une dédicace : « Pour Danny, de tout mon coeur, M ». Et sur un marque page un numéro et une adresse à New York. Et si ce Danny était son père ? Il décide d’en avoir le coeur net, et saisit le téléphone. Mais, au moment où il colle son oreille sur le combiné, il est frappé par la foudre…


Mon avis :

J’avais bien aimé L’invention d’Hugo Cabret et j’avais adoré Les Marvels pour l’originalité et le talent de conteur de l’auteur, j’ai retrouvé ce que j’avais tant aimé dans ce troisième roman.

Comme à son habitude, Brian Selznick raconte l’histoire à travers le texte et à travers l’image. Ici, on a l’histoire de Rose en images, et celle de Ben en texte. Ces deux biais sont particulièrement intéressants car ils sont visuels, or les personnages ont tous les deux un problème de surdité. L’auteur profite de son histoire pour aborder le sujet de la surdité au quotidien : comment vivre seul ? Se faire comprendre ? Se faire des amis ? Par l’utilisation d’images, sans les mots pour l’histoire de Rose, c’est particulièrement prenant car le lecteur se sent comme la jeune fille : perdu.

Le personnage de Ben m’a particulièrement plu car c’est un enfant en plein deuil, qui cherche à comprendre ses origines. Il est maladroit car il doit en plus apprivoiser sa soudaine surdité, ce qui le rend d’autant plus attachant. J’ai également apprécié le personnage de Rose, même si je l’ai trouvée un peu clichée, mais comment faire passer beaucoup de profondeur et de psychologie uniquement à travers des dessins ?

La fin se devine dès le milieu du roman mais ça n’enlève rien à sa magie car l’intérêt des romans de Brian Selznick ne tient pas tant au fond, qu’à la forme. Si j’aime autant ses romans c’est pour la manière dont il raconte les histoires en entremêlant mots et images, cela m’émerveille toujours, même si la fin me surprend rarement. Ce roman est à cheval entre Hugo Cabret et les Marvels, meilleur que le premier, moins bon que le second, mais demeure une belle découverte et une bonne lecture.

Contemporain·Jeunesse·Romance

Abélard & Lily, de Laura Creedle

TitreAbélard & Lily

AuteurLaura Creedle

EditionCastelmore

Pages384

Prix16,90€

Résumé«  L’amour, c’est être irrémédiablement cassé aux yeux de tous et trouver quelqu’un qui pense que vous êtes très bien comme ça.  »

Lily est volubile, maladroite et spontanée. Abélard est brillant, très vite contrarié et toujours dans sa bulle. Elle est hyperactive. Il a le syndrome d’Asperger. Ils aiment tous les deux les anciennes lettres d’amour. Ils tombent amoureux l’un de l’autre. Vraiment, passionnément. Pourront-ils surmonter leurs différences  ?

 

Mon avis : 

La couverture m’a immédiatement attirée, puis le résumé qui traitait de handicap a fait le reste. Merci Netgalley et Castelmore pour cette lecture toute mignonne.

L’histoire est narrée du point de vue de Lily, une adolescente hyperactive. Sa mère et son père sont divorcés et elle vit dans l’espoir d’aller vivre chez son père à Portland. Avec des difficultés scolaires car elle ne comprend pas toujours ce qui est écrit du fait de sa dyslexie et parce qu’elle a des problèmes de concentration, Lily n’arrive pas à s’adapter et ne se sent jamais à sa place. Jusqu’à ce qu’elle se rapproche d’Abélard, un garçon avec le syndrome d’Asperger qu’elle connait depuis l’enfance.

Avec ce roman, Laura Creedle traite de deux cas de handicap différents : l’un est visible, l’autre l’est moins et ce n’est pas pour autant facile à vivre. Elle traite aussi des contextes familiaux délicats puisque le père de Lily est totalement absent de sa vie, que sa mère est dépassée par la maladie de sa fille et que sa petite soeur est surdouée. Enfin, elle traite d’une romance qui trouve sa juste place dans ce que certains pourraient appeler un déséquilibre.

Un roman mignon, qui donne le point de vue d’une adolescente hyper-active plutôt qu’un point de vue extérieur et c’est très intéressant.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Drame·Jeunesse·Manga·Romance

A silent voice (1-7), de Yoshitoki Oima

TitreA silent voice

AuteurYoshitoki Oima

EditionKi-Oon

Pages208/tome

Prix6,60€/tome

Nombre de tomes : 7

RésuméShoko Nishimiya est sourde depuis la naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle fait de son mieux pour dépasser ce handicap, mais malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Tour à tour psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. Ce jour-là, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusqu’ici ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…


Mon avis : 

Ce manga me faisait énormément envie de par ses couvertures colorées et tout ce que j’avais entendu dessus, et je n’ai pas été déçue.

Le premier tome montre Shoya, un jeune garçon qui pour tromper l’ennui, et faire rire ses camarades, commence à harceler la nouvelle élève, Shoko, qui est sourde. Rapidement, la blague se retourne contre lui car quand Shoko décide de changer d’école, c’est Shoya qui est la victime de brimades. Des années plus tard il décide de la retrouver pour faire amende honorable.

Le premier tome a un ton très différent des autres car il s’agit surtout de montrer le harcèlement dont Shoko est victime à cause de son handicap, de montrer également la réaction des autres, adultes et enfants, face aux actes de Shoya. Voir que la plupart les soutiennent tacitement avant de les condamner est marquante et assez violente. La suite se concentre sur les conséquences que peut avoir le harcèlement scolaire des années après, que ce soit sur les harcelés ou sur les harceleurs. Chaque personnage évolue énormément tout au long des sept volumes et on s’attache même aux harceleurs, sans pour autant oublier ce qu’ils ont fait, puisque eux mêmes n’arrivent pas à le faire.

Shoya m’a beaucoup touchée par son désir de rédemption et le fait qu’il ai vécu le harcèlement des deux points de vue. Son cheminement intérieur est long car il doit faire la part entre la réalité de son comportement et ce qu’il croyait être la vérité. Quant à Shoko, il est difficile de ne pas avoir envie de lui faire un câlin pour la réconforter, mais également de la secouer pour qu’elle réagisse enfin et se défende ! Et la romance dans tout ça ? Même si elle n’est jamais réellement exprimée, elle se ressent de bout en bout. La relation de Shoya et Shoko n’a pas besoin d’être exprimée ou montrée avec une étiquette, elle est et c’est tout ce qui importe.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Jeunesse·Romance

Et plus si affinités, Sara Barnard

Titre : Et plus si affinités

Auteur : Sara Barnard

Edition : Casterman

Pages : 426

Prix : 16€

Résumé : Steffi ne parle plus.
Rhys n’entend pas.
Mais ils se comprennent parfaitement.

 

Mon avis :

J’ai reçu ce livre suite au concours Loto Girl, organisé par Casterman, que j’avais gagné au Salon de Montreuil et qui me permettait de recevoir 6 romans Casterman en 2018. Celui-ci était le premier et j’en suis ravie car je ne me serai pas forcément retournée dessus de prime abord, et je serai alors passée à côté d‘un joli coup de coeur.

Si je devais résumer ce livre, je dirai tout simplement que c’est un amour de livre ! Sara Barnard, a travers l’histoire de Steffi et Rhys, décrit à la perfection le premier amour. Et quand je dis à la perfection, c’est vraiment la perfection selon moi. J’ai eu mon premier amour à 14 ans, et je me suis totalement retrouvée dans cette histoire : les premiers échanges, les messages qu’on cherche à interpréter, la timidité qui empêche de se déclarer, la joie idiote que procure les premiers effleurements, l’envie de tout faire avec cette personne, la première fois,…

Rhys et Steffi, sourd et muette, ne sont plus définis par leur handicap, ils deviennent des adolescents comme les autres (même si ils l’étaient déjà avant, avec cette histoire, on ne voit plus du tout leur handicap) et je retiens ce roman plus comme une superbe histoire de premier amour que comme une histoire sur le handicap. C’est juste beau et vrai.

Ce sont des personnages tellement attachants. On suit l’histoire du point de vue de Steffi. Elle est muette sélective, c’est-à-dire qu’elle n’arrive à parler que devant certaines personnes et c’est une maladie psychologique. Quand elle commence à tomber amoureuse de Rhys, tout le monde n’a qu’une peur, qu’elle s’enferme dans son handicap puisqu’elle n’a pas besoin de parler avec lui. Car Rhys est sourd de naissance. Ensemble, ils ne parlent que par écrit ou en langue des signes. Ils ont certes le point commun du handicap, mais comme ils vont le découvrir, ils ont beaucoup plus que ça pour s’aimer.

Cette histoire, c’est aussi celle de l’émancipation de Steffi, émancipation par rapport à sa famille et son amie, mais aussi par rapport à sa maladie. Le chemin n’est pas facile mais comme le montre sa relation avec son amie, Steffi ne doit pas se définir par son handicap car il ne doit pas être une excuse à tous les comportements. J’ai beaucoup aimé le rôle de sa meilleure amie Tem, car elle se comporte comme n’importe quelle adolescente, qui parfois a besoin de son amie, elle n’est pas juste l’amie qui supporte toujours tout sous prétexte qu’elle n’est qu’un personnage secondaire et qu’en plus le personnage principal à des problèmes.

J’ai vraiment tout aimé dans ce roman, il a ravi mon coeur du début à la fin.

Bien-être·Contemporain·Coup de coeur·Jeunesse

Wonder, R.J. Palacio

Titre : Wonder

Auteur : R.J. Palacio

Edition : PKJ

Pages : 512

Prix : 8€

Résumé : Ne jugez pas un livre sur sa couverture.
Ne jugez pas un garçon sur son apparence.

 » Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.  »
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?

 

Mon avis :

A l’heure de la sortie du film (oui en décembre, j’ai mis du temps à faire la chronique), il était temps de lire ce livre et ça a été un beau coup de coeur.

August, jeune garçon de dix ans, nous raconte sa première rentrée à l’école, plus précisément au collège. Jusque là rien d’anormal, si ce n’est qu’à la naissance, August a du subir de nombreuses opérations qui l’ont défiguré. Il n’est pas handicapé mental ou physique, il a juste un physique particulier, qui le rend différent et sujet aux moqueries et aux peurs des autres adultes et enfants. La plume de l’auteur, qu’on lit sous la forme de la pensée d’August, nous embarque immédiatement. A travers les yeux d’un enfant, on voit l’injustice qu’il subit, mais également les petits bonheurs simples des enfants et leurs relations. Parce qu’à une époque, on était amis simplement parce qu’on mangeait les mêmes choses à la cantine, et qu’on se réconciliait avec un mot d’excuse ou parfois juste un geste.

August est un enfant très attachant, mais comme le dit sa grand soeur, il faut qu’il apprenne à ne pas s’infantiliser lui-même sous prétexte qu’il est différent. Car avec le temps, à force d’être surprotégé et qu’on lui laisse passer beaucoup de choses, August est devenu parfois un peu capricieux, et j’ai trouvé cet aspect très bien traité par le livre, c’est un sujet qu’on ose pas forcément aborder, justement de peur de blesser les personnes concernées. Pour notre personnage il s’agit de se faire accepter, mais aussi d’accepter et de montrer à ses parents qu’il n’est plus seulement un petit garçon différent, et c’est un très beau message.

Les chapitres permettent l’alternance de plusieurs points de vue, avec un réel effort de changement d’écriture à chaque changement. On a ainsi des amis, des ennemis d’August, sa soeur, le copain de celle-ci,… C’est très intéressant car ça permet de voir d’autres aspects du personnage, d’avoir un regard plus distancié et de ne pas apprécier le personnage principal qu’à travers son handicap ou le fait que ce soit le personnage principal, on l’apprécie pour qui il est dans sa globalité.

Avec ce roman, l’auteur aborde de nombreux thèmes comme l’exclusion, la violence physique, l’éducation des enfants, le rejet, l’amitié et les prémices de l’adolescence et de la séparation avec les parents. Je ne veux pas trop vous en dire plus car je m’y suis plongée sans trop savoir et j’ai adoré me laisser transporter par l’histoire et la plume addictive de l’histoire.

BD·Bien-être·Contemporain·Drame·Jeunesse

BD : Super sourde, Cece Bell

Titre : Super sourde

Auteur : Cece Bell

Edition : Les Arènes

Pages : 240

Prix : 19,90€

Résumé : A la suite d’une méningite, Cece Bell perd l’audition à l’âge de quatre ans. Devenue illustratrice pour la jeunesse, elle raconte dans cette bande dessinée autobiographique son enfance marquée par la différence. Se faire des amis, jouer, apprendre…, tout est différent quand on est sourde et que cela se voit. A l’école, Cece porte un appareil auditif imposant. Pour affronter le monde qui l’entoure – pleinement entendant, lui – et accepter son handicap, elle s’invente un personnage de super-héros : Supersourde. Son récit juste, drôle et plein d’énergie, s’adresse autant aux enfants (à partir de 8 ans) qu’aux adultes.

 

Mon avis :

C’est le nom qui m’a intriguée dans cette BD, je trouvais ça à la fois mignon et intéressant car c’est un sujet que j’ai peu vu jusqu’à présent.

Cette histoire c’est l’autobiographie de Cece Bell, de la découverte de sa surdité à quatre ans, à l’acceptation entière et totale de celle-ci des années plus tard. L’auteur a choisi de représenter tous les personnages par des lapins, ce qui est drôle maintenant que j’y repense, puisque les lapins ont une ouïe particulièrement développée. Les premières pages sont très poignantes car Cece nous expose les événements comme elle les a ressenti à quatre ans, avec tout l’innocence et l’incompréhension d’une enfant.

Par la suite, on la suit sur dix ou quinze ans (la chronologie n’est pas clairement énoncée). On suit sa découverte du handicap, son entrée à l’école normale puis dans une école spécialisée, la réaction des autres enfants à sa différence, …

C’était intéressant de voir la réaction de Cece fasse à des choses dont finalement on ne se rend pas compte lorsqu’on est entendant : la difficulté de suivre une conversation, le problème de se faire surprendre car on n’entend pas, la façon qu’ont les gens de parler plus fort en articulant exagérément (ce qui gène la compréhension plus que ça n’aide),…

Cette BD est parfaite pour un premier contact, dès le plus jeune âge, avec la différence, pour la faire comprendre aux enfants, mais aussi aux adultes.

Autobiographie·BD·Contemporain·Coup de coeur·Jeunesse

BD : Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé

ce-nest-pas-toi-que-jattendaisTitreCe n’est pas toi que j’attendais

AuteurFabien Toulmé

EditionDelcourt

Pages256

Prix18,95€

RésuméDans la vie d’un couple, la naissance d’un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d’une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s’écroule. De la colère au rejet, de l’acceptation à l’amour, l’auteur raconte cette découverte de la différence. Un témoignage poignant qui mêle, avec délicatesse, émotion, douceur et humour.

Mon avis : 

J’avais beaucoup vu cette bande-dessinée trainer sur la blogosphère il y a quelques mois, j’ai donc été ravie de la trouver à la Bibliothèque Universitaire. 

C’est une bande-dessinée autobiographique qui raconte le quotidien d’un papa avec la naissance de son deuxième enfant. Problème, ce deuxième enfant se révèle atteint de trisomie à la naissance, une maladie qui a toujours effrayé l’auteur. Comment réagir quand on apprend que son enfant est atteint de trisomie ? Comment l’aimer ? Comment envisager l’avenir quand on sait qu’il aura probablement besoin de plus d’assistance et de soins qu’un enfant normal ? Ce sont toutes ces questions que nous représente Fabien Toulmé.

Au travers de planches au dessin simple, il nous montre sa vie quotidienne pendant la grossesse de sa femme et après. Comment la maladie n’a-t-elle pas été diagnostiquée avant ? Comment réagir ensuite ? Chaque chapitre est illustré dans une nuance de couleur différente : un chapitre sera dessiné dans des nuances de rouge, un autre dans des nuances de vert. Je n’ai pas encore compris la signification mais je trouve que c’est un bon concept.

« Ce n’est pas toi que j’attendais, mais je suis content que tu sois venue »

C’est au final un regard très humain qui est donné sur la trisomie, mais surtout, cette bande-dessinée aborde le thème très controversé du rejet de la maladie, chez les parents du malade. C’est fait avec beaucoup de sensibilité, l’auteur montre sa progressive acceptation de la maladie, les réactions autour de lui, et surtout celle de sa femme et de son autre fille.

J’ai beaucoup apprécié qu’à la fin de l’ouvrage, on ai quelques photos de l’auteur et de sa fille, ça rend le tout plus réel et encore plus humain. Cette bande-dessinée est un vrai coup de coeur et une belle ode à l’amour paternel. Un beau 20/20.

Contemporain·Poésie

Dans chacun de mes mots, Tamara Ireland Stone

Titre : Dans chacun de mes mots

Auteur : Tamara Ireland Stone

Edition : Hugo Roman

Pages : 312

Prix : 17€

Résumé : « Samantha Mc Allister est une fille comme les autres. Du moins en apparence. Elle cache un secret que ses amies, passionnées de mode et de soirées pyjama, ne pourraient pas comprendre : Sam est envahie d’angoisses et de sombres pensées qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux-pas ou crush sur le mauvais mec fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques. Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Enfin, elle peut rester elle-même, voire se confier sur ses séances hebdomadaires chez le psy. Très vite, Caroline fait découvrir à Sam un lieu secret caché sous le gymnase du lycée : le Club des poètes, où chacun peut monter sur l’estrade et réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir  » normale « … Mais pourquoi AJ, le mystérieux guitariste du groupe, ne semble-t-il pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question ? »

Mon avis
 

Il me faisait déjà de l’oeil en VO, quand on me l’a offert, j’étais forcément ravie !

Le personnage de Samantha fait partie d’un groupe de filles populaires, les Huit, mais elle leur cache qu’elle est atteinte de névrose et qu’elle voit une psy toutes les semaines depuis 5 ans. Quand elle rencontre Caroline et entre au Club des Poètes, Samantha s’ouvre et sa vie change.

Ce roman m’a beaucoup fait penser à Je t’ai rêvé de Francesca Zappia qui avait été un coup de coeur et qui m’avait toute retournée. Il lui est semblable sur plusieurs points : la « folie », la fin également. Toutefois, j’ai trouvé ce roman beaucoup plus doux. Alors que dans le roman de Francesca Zappia le personnage principal se renfermait sur elle-même, ici, Samantha s’ouvre et se découvre. C’est un roman qui réchauffe le coeur. Samantha est une jeune fille qui a peur de grandir, de changer, mais au fur et à mesure de l’histoire elle se dévoile et évolue, elle s’ouvre aux autres. 

Bon par contre, je ne comprendrais jamais l’entêtement de certaines personnes à rester avec des gens qui les traitent mal juste pour ne pas être seul… Car c’est ce que vit Samantha, j’ai trouvé ses amies profondément débiles et superficielles, hormis Hailey bien que je ne la trouve pas très fute-fute. En fait, j’ai tout de même trouvé ce roman très manichéiste : il y a les gentils du Club des Poètes et les méchants populaires, la base d’un teen-movie en soi, mais j’aurais souhaité une évolution plus marquée des Huit.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé AJ et Caroline. AJ par sa gentillesse, sa blessure également qui a longtemps guidé sa vie. Quant à Caroline elle m’a profondément touché quand on apprend son histoire, j’ai même cru que j’allais pleurer un peu. 

Un roman qui soulève de bons thèmes comme le harcèlement (dont étaient victimes celles qui quittaient les Huit), les amitiés oppressantes, mais bien évidemment aussi la névrose et les TOC. Ca n’a pas été un coup de coeur comme Je t’ai rêvé que j’ai trouvé plus puissant, mais ça a tout de même été une magnifique lecture, un bon 18/20.

Contemporain·Romance

Maybe Someday, Colleen Hoover

Titre : Maybe Someday

Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo Roman

Pages : 350

Prix : 17€

Résumé : « À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable… Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions. »

Mon avis : 
 

Aaaah…mon deuxième Colleen Hoover !

Après avoir adoré et mettre fait retourner le cerveau par Hopeless, tout le monde m’a conseillé Maybe Someday comme étant son meilleur. Je m’attendais à encore une fois me faire retourner le cerveau. Ca n’a pas été le cas mais j’ai trouvé que ce roman était la mignonitude incarnée. 

On suit Sydney alors qu’elle découvre que son petit ami la trompe avec sa meilleure amie et colocataire. Elle se retrouve alors obligée de loger chez Ridge, son voisin guitariste à qui elle ne parle que depuis 15 jours, et elle apprend sur le coup, qu’il est sourd. De là, commence une histoire drôle, attachante, adorable et musicale

Bien évidemment c’est une romance de Colleen Hoover, et ça signifie donc secrets, déchirements, mais aussi des retournements de situation et de coeur. Je peux vous le dire, j’ai eu un sourire sur le visage tout au long de ma lecture, entre l’humour des personnages, la mignonitude qu’ils dégagent et ce qui leur arrive ! Et quand ce n’était pas un sourire c’étaient des yeux choqués !

Pour une fois, j’ai trouvé un triangle amoureux bien fait, et déchirant. Pas comme les triangles amoureux tous pétés où on sait dès le début qu’elle personne la fille va choisir. Déjà parce que là c’est à un garçon de choisir, et ensuite parce qu’on s’attache vraiment à Sydney et Maggie, et j’ai moi-même eu beaucoup de mal à choisir entre elles. 

Colleen Hoover a vraiment un don pour m’attacher les personnages, même les plus énervants comme Bridgette, la serveuse qui grogne tout le temps, ou Warren, le coloc un peu relou. Vraiment j’ai eu un peu de peine à quitter ces personnages qui m’ont tellement touchée ! 

Bon, par contre maintenant j’ai un petit problème car on m’a dit qu’Hopeless et Maybe Someday étaient ses deux meilleurs romans…j’ai trop peur d’être déçus par les autres, d’autant que j’ai Confess dans ma PAL papier et Ugly Love en ebook ! Mais bon, en attendant c’est un beau 18/20.

Contemporain

Notre vie à trois, Colline Hoarau

Titre : Notre vie à trois

Auteur : Colline Hoarau

Edition : Dédicaces

Pages : 106

Prix : 13,03€

Résumé : « Regards croisés d’un patient et d’une impatiente en lien avec la maladie de Parkinson. C’est une vraie histoire ancrée dans une réalité ni drôle, ni éplorée. Elle est, tout simplement, sans artifice, comme l’authenticité de la vie. Vous serez embarqué dans ce dialogue, l’un faisant écho à l’une. Ce texte est poétique et entraînant sans nous essouffler. Les mots semblent propulsés pour dire justement ce qu’il faut et rien de plus. Vous n’échapperez pas à la formidable leçon de vie offerte à chacun. Car rien ne sert de geindre, il suffit d’agir et d’avancer. Ce second roman de Colline Hoarau est un hymne à la vie. On en sort grandi, voire embelli. »

Mon avis : 
Je remercie énormément l’auteur de m’avoir proposé de découvrir son livre car c’est presque un coup de coeur !
Ce court roman raconte tout simplement la vie quotidienne d’un couple dont le mari est atteint de la maladie de Parkinson.
Alors déjà, je tiens à dire que la plume est juste magnifique. Les mots sont choisis avec soin, c’est comme si chaque mot était le mot parfait, parfaitement à sa place. Les phrases sont courtes et la mise en page fait un peu penser à un poème, ça donne une réelle musicalité au texte.
Ensuite, vous savez peut-être (ou peut-être pas en fait), que j’aime particulièrement les histoires sur la vie quotidienne d’une famille/d’un village. Et c’est exactement ce que j’ai eu ici. Avec en plus l’aspect de la maladie. Mais la maladie n’est pas romancée. Clairement, ce livre n’est pas une romance, ou alors si peu. C’est un livre sur le vécu de la maladie au quotidien, par le malade et par ceux qui l’accompagnent, en l’occurrence sa femme. Rien n’est idéalisée, c’est la réalité cruelle et nue, et qu’est-ce que c’est beau… En 100 petite pages même pas, Colline Hoarau a réussi à m’immerger dans la vie de ses personnages, et le récit à deux voix y est surement pour quelque chose.
Dans la narration s’alterne les voix d’Achille et d’Orchidée, prénoms au combien parfaits pour chaque personnages. Orchidée, la fleur délicate mais forte et Achille, l’homme puissant mais qui se retrouve affaibli… Je disais donc que la narration se fait par l’alternance de leur voix, mais cela en toute fluidité, si bien que parfois, je me suis même demandé qui parlait car il n’y a pas de démarcation claire entre les passages d’un point de vue à l’autre. Cela faisant, la narration n’était coupée que par la chapitres, passant ainsi d’un instant de la journée à un autre, mais sans jamais perdre le fil de narration.
Mais alors, après tout ça, pourquoi n’est-ce pas un coup de coeur ? Parce que j’en voulais plus ! Je voulais en savoir plus sur la vie d’Achille et d’Orchidée, 100 pages c’est trop court ! J’ai eu l’impression d’à la fois tout savoir et en même temps de n’effleurer qu’à peine leur belle et triste histoire… C’est tout de même un très beau 19/20 que je recommande de tout coeur à tout le monde !