Contemporain·Fantastique·Jeunesse

Piper McCloud T.1 : La fille qui pouvait voler, de Victoria Forester

TitreLa fille qui pouvait voler

AuteurVictoria Forester

EditionLumen

Pages375

Prix16€

RésuméPiper McNimbus sait voler. Comme ça, le plus naturellement du monde, les doigts dans le nez. Tonneaux, vrilles et loopings, elle sait tout faire. Terrifiés de voir la nouvelle se répandre, ses parents dissimulent ses talents aux yeux du monde… jusqu’au moment où elle se trahit devant la ville entière. Du jour au lendemain, elle se retrouve dans une école top-secrète de haute sécurité, réservée aux enfants dotés de capacités hors du commun. Là, elle fait la rencontre de camarades aux pouvoirs incroyables : Conrad, un génie en puissance qui sait tout sur tout, Smitty, qui voit à travers n’importe quelle matière, Violette, capable de rapetisser à volonté… Mais même parmi ces gamins extraordinaires, Piper sort du lot… Et elle ne va pas tarder à devoir en payer le prix.
Manipulations et conspiration gouvernementale, évasion de haut vol et personnages terriblement attachants, une série jeunesse à la fois pleine de fraîcheur et de suspense, entre Prison Break et X-Men.


Mon avis : 

Je n’attendais pas grand chose de cette histoire sinon un bon moment de lecture quand j’en ai fait la demande sur Netgalley, j’ai donc eu la bonne surprise d’avoir un quasi coup de coeur avec ce roman jeunesse !

Avis aux amateurs de super-héros ou du film « L’école fantastique » de Disney, on retrouve la même ambiance : Piper McNimbus (McCloud dans la version originale) est une enfant qui peut voler. Emmenée dans l’Institut, elle découvre une école avec des élèves doués de super capacités comme elle : rétrécir, courir super vite, être super fort, rien n’est impossible à ces enfants. Mais elle découvre rapidement que l’Institut n’est pas ce qu’il parait.

J’ai vu plusieurs critiques de ce roman indiquant qu’il était « trop jeunesse », selon moi il correspond parfaitement au niveau de lecture du public auquel il se destine : les fin-primaire / début collège. La plume de l’autrice est drôle et pleine de peps, les descriptions sont humoristiques et j’ai souri tout au long de ma lecture.

Piper est une enfant qui a été élevée à la maison, n’a jamais été à l’école, et possède encore cette innocence propre à ceux et celles qui n’ont pas eu à affronter les conventions sociales. Elle est peut-être trop naïve mais elle dit ce qu’elle pense quand elle voit des injustices, au risque de s’attirer les foudres des autres et c’est une qualité qu’on ne peut pas lui enlever. Les personnages qui entourent Piper manquent peut-être un peu de profondeur (les autres enfants ne sont définis que par leur pouvoir, on ne les connait pas plus que ça) mais l’histoire rattrape largement le tout car on ne s’ennuie pas une seconde.

Entre action, comédie, créatures fantastiques et super batailles, on ne peut que dévorer ce roman et en apprécier chaque page !

Coup de coeur·Historique·Jeunesse·Manga

La petite faiseuse de livres T.2, de Suzuka & Miya Kazuki

TitreLa petite faiseuse de livres 2

AuteurSuzuka & Miya Kazuki

EditionOfelbe

Pages172

Prix6,99€

RésuméUrano Motosu, la bibliovore morte écrasée par sa bibliothèque, s’est réincarnée dans un monde où le papier n’existe pas et où le moindre parchemin coûte un prix exorbitant. Qui plus est, dans un corps souffreteux au possible ! Malgré tout, aucun obstacle semble pouvoir l’empêcher de mettre à profit les connaissances qu’elle a acquises dans son ancienne vie pour satisfaire son désir de lecture. Si pour ça elle doit en passer par recréer elle-même du papyrus ou des tablettes d’argile, elle le fera I Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !


Mon avis : 

Cette série sera très vite devenue une série coup de coeur pour l’amoureuse de livres que je suis.

Maïn continue sa quête pour apprendre à fabriquer ses propres livres, à défaut d’en trouver à acheter. Avec elle, on retrace l’histoire du livre, des premiers supports d’écriture jusqu’au papier : elle n’hésite pas à fabriquer du papyrus ou des tablettes d’argile et c’est amusant et intéressant de voir les failles de ces différents supports. Le chemin est long pour faire un livre mais il n’y a pas de petites victoires !

Les dessins, toujours aussi ronds, sont un régal de douceur et j’ai beaucoup apprécié les petites planches explicatives sur les procédés employés par Maïn dans sa recherche de création.

Les personnages secondaires prennent un peu plus d’ampleur car Maïn comprend qu’elle ne peut pas faire les choses seules, bloquée par les limites de son nouveau corps. Il est difficile de ne pas s’attacher à son ami masculin (j’ai oublié son nom, my bad…), à qui Maïn fait découvrir les joies de la cuisine. Car les connaissances livresques ne sont pas les seules qu’elle amène avec elle, la petite fille sait reconnaître les plantes, les épices, … Peut-être un peu trop pour que ça semble réaliste ? Certes, en tant que bibliothécaire elle avait amassé une grande quantité de connaissances, mais de là à se souvenir de tout ? Cela semble presque trop facile !

Ces petites facilités n’empêchent pas de passer un excellent moment de lecture en compagnie de cette bibliophile chevronnée et j’ai hâte de la retrouver pour un troisième tome !

Classique·Historique·Jeunesse

Le jardin secret, de Frances Hodgson Burnett

TitreLe jardin secret

AuteurFrances Hodgson Burnett

EditionArchipoche

Pages288

Prix5,95€

RésuméMary Lennox, mal-aimée de ses parents, a été abandonnée aux soins de domestiques indiens qui ont laissé libre cours à ses caprices et à son insolence. À la suite d’une épidémie de choléra, retrouvée seule dans une maison vide, elle est envoyée en Angleterre pour vivre auprès d’un oncle qu’elle n’a jamais connu : Archibald Craven, vieil homme riche et bossu, qui vit dans un manoir isolé du Yorkshire. La nuit, elle y entend l’écho de pleurs venus d’une chambre introuvable. Mary s’ennuie dans cette sombre demeure, cernée de landes sinistres. Mais en explorant le domaine, elle fait la rencontre d’un rouge-gorge et se laisse guider jusqu’à une clé enterrée. Elle lui donne accès au jardin clos où sa tante aimait à cultiver des roses. Jardin condamné par l’oncle Archibald depuis la mort de son épouse. Poussée par la curiosité, Mary décide de braver l’interdit et ouvre la porte grinçante. Sa vie ne sera plus jamais la même…


Mon avis : 

Certains le savent peut-être déjà mais mon livre préféré est Une petite princesse de Frances Hodgson Burnett. Or, il se trouve que son autre grand succès fut Le jardin secret, que je n’avais encore jamais lu, cette erreur est désormais réparée grâce à l’Archipel !

N’attendez pas de ce roman des grandes scènes d’action, on y suit simplement l’évolution de deux enfants à la suite de leur découverte d’un jardin abandonné. Mary Lennox est une petite fille laide et méchante car on lui a toujours tout passé et que ses parents ne s’occupaient pas d’elle. Suite à leur décès, elle se retrouve dans le grand manoir d’un oncle qu’elle ne connait pas et elle entend parler d’un mystérieux jardin fermé depuis dix ans. Il n’en faut pas plus pour sortir cette enfant de son apathie et l’ouvrir au monde.

J’ai retrouvé les thèmes que j’aimais particulièrement dans son autre roman : l’innocence et l’émerveillement constant de l’enfance, la gentillesse simple et la magie. Sans avoir une histoire pleine de rebondissements, l’autrice arrive à captiver le lecteur en montrant la magie au sein des petits bonheurs quotidiens : un petit pain chaud, une discussion avec un ami, une fleur qui pousse, … Ce roman a été comme une bouffée d’air frais en cette période compliquée de confinement. J’ai eu l’impression d’être au coeur de ce jardin et de m’émerveiller toujours plus avec les enfants. 

Frances Hodgson Burnett semble avoir à coeur, dans ses romans, de traiter d’éducation et de psychologie et Le jardin secret en est la preuve : elle démontre comment le psychologique peut avoir un fort impact sur le physique. Les personnages qui se répètent sans cesse qu’ils vont mourir, qu’ils sont insupportables, à qui on n’accorde pas d’attention, sont mauvais et laids. Dès lors qu’ils s’ouvrent au monde et y voient le positif, ils tendent à aller mieux et à voir leurs maladies diminuer peu à peu. Bien évidemment cette vision des choses est propre à l’autrice mais c’est très bien mis en place ici.

Enfin, pour ne rien gâcher à ce petit bonheur, on est sur un classique qui a une écriture assez « moderne » et addictive. Un roman que je ne peux que recommander, dès 10 ans !

Coup de coeur·Jeunesse·Science-Fiction·Steampunk

Steam Sailors T.1 : L’Héliotrope, d’Ellie S. Green

Titre : L’Héliotrope

Auteur : Ellie S. Green

Edition : Gulf Stream

Pages : 384

Prix : 17€

Tomes : Série en cours.

Résumé : Il fut un temps où les Alchimistes nourrissaient le Haut et Bas- Monde de leurs inventions merveilleuses, produits de magie et de science. Une époque révolue depuis que les Industriels ont éradiqué les Alchimistes et leur formidable savoir. Pourtant, on raconte qu’à l’aube de leur disparition, ils auraient caché leur fabuleux trésor dans une cité secrète…
Quatre siècles après la Grande-Fracture, les habitants du Bas-Monde traversent une ère obscure et rétrograde, tandis que le Haut-Monde, figé depuis l’extinction des Alchimistes, demeure inaccessible et fait l’objet de tous les fantasmes. Originaire du Bas-Monde, Prudence vit en paria car elle voit l’avenir en rêves. Une nuit, son village est attaqué par des pirates du ciel. Enlevée et enrôlée de force à bord de L’Héliotrope, un navire volant à la sinistre réputation, la jeune orpheline découvre un nouvel univers, celui du ciel et de ses pirates. Prudence fait la connaissance des membres de l’équipage, qui ne tardent pas à lui révéler leur secret : ils détiennent un indice, menant à une série de  » clefs  » disséminées dans le monde, qui permettrait de retrouver la cité des Alchimistes…


Mon avis :

Vous souvenez-vous de mon Top 10 des sujets que j’adore dans les romans ? Bingo ! Steam Sailors en coche plusieurs : chasse au trésor, pirates et steampunk (celui ci ne rentrait pas dans le top 10 à l’époque, mais il rentre dans mon top 11 d’aujourd’hui 😉 ) !

Steam Sailors se déroule dans un univers steampunk le monde est divisé en deux : celui d’en Bas (royaume des Ingénieurs) et celui d’en Haut (ancien royaume des Alchimistes, aujourd’hui disparus) rendu inaccessible depuis la Grande Fracture. Prudence est issue du Bas-Monde et a des dons psychiques qui la mettent à l’écart de ses pairs jusqu’à ce qu’elle soit enlevée par les pirates du navire de l’Héliotrope ! S’ensuit une chasse au trésor pour retrouver la cité perdue des Alchimistes, des courses poursuites avec la marine royale et la découverte d’un univers fantastique !

Le personnage de Prudence est attachant, c’est une adolescente qui a toujours su se débrouiller par elle même et elle ne compte pas laisser une bande de pirates lui dicter ce qu’elle doit faire ! De même, on a des pirates pas si méchants qu’on a presque envie d’avoir pour grands frères tant ils sont tendres avec leur petite Prudence. Et c’est malheureusement là que le bât blesse : le manichéisme et le manque de complexité des personnages. Steam Sailors est un roman jeunesse, pas jeunes adultes, et ça se ressent à la lecture. Les personnages sont presque caricaturaux par moments et très manichéens : les pirates sont gentils, Prudence est débrouillarde et gentille, les soldats de la flotte royale sont des gros méchants. De même, les obstacles sont rapidement surmontés et nos héros ne sont jamais en réelles difficultés. Pour autant, cela n’a pas gêné ma lecture, j’ai été transportée par les talents de conteuse d’Ellie S. Green : ce roman est basé sur une histoire qu’elle racontait à ses frères et ça se sent pour le pire comme pour le meilleur.

Autant vous le dire tout de suite, si ce roman est un coup de coeur malgré ses petites erreurs, c’est avant tout grâce à son univers ! Savant mélange de La Planète au Trésor et Pirates des Caraïbes, on y retrouve un monde avec des créatures fantastiques, où les différentes races se mêlent malgré un passé trouble. Quel plaisir ça a été d’aller à Port-Régal (si je ne me trompe pas de nom), puis de naviguer dans les airs jusqu’au Nord et jouer à une sorte de hockey sur pont de navire avec les hommes du Nord… Ce roman a tout pour faire rêver les enfants et jeunes adolescents !

BD·Jeunesse·La revue BD

La revue BD #4 : Spéciale enfants

Après quelques mois sans Revue, je vous retrouve pour une Revue BD Spéciale Enfants ! Au programme, je vais vous parler brièvement de cinq bandes dessinées pour enfant que j’ai eu l’occasion de lire et d’adorer. Prêts ? C’est parti !


Animal Jack, de Kid Toussaint

Actuellement 3 tomes, ils peuvent se lire indépendamment

Résumé : Jack est un jeune garçon. Mais parfois, c’est aussi un singe, un ours ou un paresseux. Parce que depuis qu’il est né, Jack a le pouvoir de se transformer en n’importe quel animal, et tout le monde trouve ça normal ! Même s’il n’a jamais prononcé le moindre mot, Jack est extraordinaire et vit une existence ordinaire avec ses parents dans un village au milieu de la forêt… Une vie paisible qui se retrouve tout à coup troublée par des disparitions inexpliquées d’enfants. Seul rescapé de ces événements, Jack ne peut rester sans rien faire. Et ses pouvoirs lui seront bien utiles pour résoudre ce mystère ! Car derrière cette histoire inquiétante se cache un étrange secret…

Mon avis : Plusieurs éléments m’ont fait apprécié cette bande dessinée. Tout d’abord, son dessin, qui m’a fait pensé aux dessins animés et dont j’ai adoré les couleurs. Ensuite, son côté pédagogique : on découvre les animaux et certaines de leurs caractéristiques, ainsi qu’une sensibilisation à l’écologie et à la nature. Enfin, notre héros est un jeune garçon muet, bien loin des stéréotypes du garçon qui doit être fort et arrogant. Jack est un enfant muet, doux et extrêmement gentil…avec les cheveux longs ! Une BD avec de nombreux messages positifs, à mettre entre toutes les mains !


109 rue des soupirs

 

Résumé : La nouvelle série gothique et désopilante de Mr Tan ! Lorsque Elliot et ses parents emménagent au 109 rue des Soupirs, à Belle-en-joie, ils ne peuvent se douter que cette maison sinistre est réellement hantée… Enfin, surtout Elliot, car ses parents, accaparés par leur travail, l abandonnent vite à son sort. Il ne tarde pas à rencontrer ses colocataires plutôt spéciaux, tandis que débarque une baby-sitter pas très commode, qui semble chercher quelque chose… Des fantômes, peut-être ?

Mon avis : Par l’auteur de Mortelle Adèle, héroïne des enfants qu’on ne présente plus, cette bande dessinée a des airs de Famille Addams. Elliot emménage dans une maison pleine de fantômes alors que sa nouvelle babysitter est une chasseuse de fantômes ! Humour et bonne humeur sont au rendez-vous avec cette BD. Dessinée entièrement dans des tons bleutés, elle fera sourire aussi bien les enfants que les adultes, sans prise de tête ou message particulier.


Le secret de Zara

 

Résumé : Les parents de Zara possèdent un magasin pour artistes. C’est là qu’elle découvre sa passion pour la peinture. Mais rien n’arrête sa fougue créatrice et ses dessins se poursuivent immanquablement au-delà de sa feuille, sur les tables, sur les murs… au désespoir de ses parents qui placent les tubes de couleur en hauteur et interdisent à Zara d’y toucher avant d’être assez grande pour les atteindre.

Mon avis : Avant d’être une bande dessinée, c’est surtout un livre d’art sur l’art. Loin du format et des illustrations habituels de la BD, Le secret de Zara raconte l’histoire d’une petite fille qui ne peut pas s’empêcher de dessiner avec mille et une couleurs au point d’empiéter sur les murs et le sol. C’est la découverte de l’art, d’un don, par une enfant. C’est beau tant visuellement que métaphoriquement et ça donne envie de se mettre à peindre et de rencontrer cette jeune artiste qu’est Zara.


Filou la chasse au tchouk tchouk

 

Résumé : C’est un grand jour, Filou doit passer l’épreuve sacrée qui fera de lui un vrai loup : ramener le Tchouk Tchouk, un lapin blanc géant très méchant. Au lever du soleil, peu rassuré, il part donc seul dans la forêt armé de son lance-pierre… Il n’est pas au bout de ses surprises : tous les animaux, petits et grands, vont lui pourrir la vie nuit et jour, des carottes et des fraises géantes très énervées accompagnées de noisettes affâmées qui bouffent tout ce qui bouge, vont le poursuivre, sans oublier une pluie torrentielle et une terrible attaque de pet de putois. Mais dans l’adversité il pourrait bien se faire de nouveaux amis tout aussi inexpérimentés et peut-être même devenir végétarien ?

Mon avis : Surement un de mes coups de coeur de cette sélection. Une BD dont l’épaisseur peut faire peur mais qui est coupée en plusieurs chapitres qui permettent de séquencer la lecture. On s’attache très vite à Filou, le petit loup qui veut absolument attraper un Tchouk tchouk pour faire plaisir à son papa, mais qui se fait attaquer par des légumes énervés, oui oui. C’est aussi mignon qu’intelligent, avec un humour fin et des références qui ne se voient pas toujours à la première lecture. Une bande dessinée loufoque qui ne peut que plaire aux enfants et aux grands qui ont encore leur âme d’enfant.


Les fleurs de grand frère

 

Résumé : « Un jour de printemps, des fleurs se sont mises à pousser sur la tête de grand-frère. Au début, elles l’ont effrayé, et il ne savait pas quoi en faire. Nous sommes allés voir Mamie, qui connaît tout sur les fleurs. Mais des comme ça, elle n’en connaissait pas. Grand-frère a alors demandé à Papa de les lui couper. Papa lui a dit « Mais tu ne les as pas encore écoutées ! » Les fleurs ont alors commencé à lui parler… »

Mon avis : Deuxième coup de coeur pour cette bande dessinée pour un peu plus grand qui aborde la thématique du passage dans l’adolescence. L’histoire est simple : un jour, « grand frère » a des fleurs qui lui poussent sur la tête. On ne saura jamais pourquoi elles sont là, mais cela laisse une belle part à l’interprétation de chacun : ces fleurs sont-elle une métaphore de la différence ? de l’homosexualité ? du passage à l’adolescence ? un peu de tout ? Toujours est-il que tout est fait dans la bienveillance, avec des illustrations douces aux couleurs pastel. Un beau bijou, il serait dommage de passer à côté !


 

Voilà, j’espère que cette petite sélection vous aura plu et vous aura donné envie de découvrir ces jolies production de littérature jeunesse ! A bientôt pour une nouvelle revue BD 😉

 

Contemporain·Drame·Fantastique·Jeunesse

Cassidy Blake T.1 : Chasseuse de fantômes, de Victoria Schwab

Titre : Chasseuse de fantômes

Auteur : Victoria Schwab

Edition : Lumen

Pages : 298

Prix : 15€

Série : En cours.

Résumé : Levez le voile… le monde des fantômes vous attend de l’autre côté ! Depuis que Cass a failli se noyer (bon, d’accord, en fait elle s’est vraiment noyée – mais elle n’aime pas y penser), elle a le pouvoir de soulever le voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts, et de s’y aventurer. Son meilleur ami est d’ailleurs… un jeune fantôme, Jacob. On peut donc le dire : elle vit environnée de choses étranges. Mais ce n’est que le début ! Car, quand ses parents se voient confier le tournage et la présentation d’une émission télévisée sur les villes les plus hantées du monde, toute la famille prend pour l’été la direction d’Edimbourg, en Ecosse. Caves, châteaux et passages secrets, la ville semble regorger de fantômes à chaque coin de rue ! Mais, pour la première fois, Cass rencontre une fille qui possède le même don qu’elle… et comprend peu à peu qu’elle a beaucoup à découvrir sur son étrange capacité. Saura-t-elle démêler le mystère de ses pouvoirs avant de croiser le chemin d’un spectre mal intentionné ?


Mon avis :

Si comme moi, vous êtes froussard(e)s mais que vous avez envie de sortir de votre zone de confort, ce titre pourrait vous intéresser. Les frissons y son présents, sans pour autant que l’histoire soit terrifiante au point de ne pas dormir ensuite.

Cassidy est une jeune fille qui a survécu miraculeusement à un plongeon dans une eau glacée, grâce à l’aide de Jacob, un fantôme. Depuis ils sont liés et Cassidy peut passer à travers le Voile et entrer dans une sorte de monde des morts où elle voit tous les fantômes. Jusque là, rien que de très banal, mais quand elle doit suivre ses parents en Ecosse (aka un des pays les plus hantés du monde apparemment), la suite s’annonce plus dangereuse !

J’ai eu la chance d’aller en Ecosse, et notamment à Edimbourg, en 2018 et je dois bien avouer que j’ai adoré retrouver ce pays et cette ville que j’adore ! L’ambiance d’Edimbourg, parfait mix entre la joie de vivre écossaise et une histoire sombre pleine de terreurs, est très bien représentée. Les descriptions sont réalistes, on se promène dans les rues et on frissonne avec Cassidy et Jacob.

Car le frisson est bien la sensation qui a été la plus présente au cours de ma lecture. Entre les fantômes, leurs sombres histoires, et le danger qui menace Cassidy, il y a de quoi ne pas être serein. Victoria Schwab a su parfaitement doser le suspense et les dangers auxquels devait faire face notre héroïne, ce n’était ni trop ni pas assez. Avec sa plume captivante, je me suis laissée embarquée dans ce genre que je n’affectionne vraiment pas d’habitude, mais qui est passé tout seul ici.

On a des personnages loin d’être caricaturaux. Cassidy est une enfant étrange dont on ne sait pas vraiment quoi penser, et Jacob est un ami fantôme qui garde ses secrets malgré son amitié pour Cass. De même, les parents ont un vrai rôle de parent, chose qui manque parfois cruellement dans la littérature jeunesse et ado où les héros semblent bien souvent libérés de toute autorité parentale. Mon seul reproche serait mon manque d’attachement pour Cassidy et sa bizarrerie, je l’ai trouvée froide et même si je me suis un peu rapprochée d’elle sur la fin, j’attends de voir la suite pour apprécier cette jeune héroïne à sa juste valeur.

Nous avons ici un premier tome intrigant et passionnant qui fait redécouvrir la ville d’Edimbourg et ses légendes !

Conte·Contemporain·Fantasy·Jeunesse·Mythologie·Réécriture

The land of stories T.6 : Worlds collide, de Chris Colfer

Titre : Worlds collide

Auteur : Chris Colfer

Edition : Little Brown & Compagny

Pages : 464

Prix : 9.50€

Série : Terminée

Résumé : In the highly anticipated conclusion to the Land of Stories series, Conner and Alex must brave the impossible. All of the Land of Stories fairy-tale characters–heroes and villains–are no longer confined within their world! Conner doesn’t think the situation could get any worse. That is, until Alex goes missing ! Conner and his friends will have to fight their biggest battle yet. But without Alex by his side, Conner doesn’t know how he will win the war and keep everyone he loves safe. Can the twins restore order between the human and fairy-tale world?


Mon avis :

Avec ce 6e tome, la saga du Pays des Contes se termine, et je dois dire que j’ai adoré cette conclusion.

L’histoire commence avec le point de vue de Conner, devenu un vieil écrivain, qui a raconté ses aventures dans ses romans. Au cours d’une conférence, il repense à la manière dont l’histoire s’est terminée et fait le point sur ce qu’est devenue sa soeur dont il semble ne plus avoir aujourd’hui de souvenirs.

Vous voyez la bataille finale de Harry Potter où on revoit un peu tous les personnages, et chacun trouve sa place ? Et bien c’est un peu la même chose ici et ça fait chaud au coeur (même s’il se brise à quelques moments)... Chris Colfer a réussi à donner à chacun une place intéressante, sans que cela soit caricatural et le tout est orchestré dans une attaque réglée au millimètre. Si on ne doute pas que nos personnages s’en sortiront, j’ai tout de même retenu mon souffle à quelques reprises !

J’ai beaucoup aimé le lien entre Arthur et Alex, c’est une romance qui n’oblige pas ses protagonistes à abandonner leurs rêves mais à trouver une nouvelle façon de les réaliser. Nous avons également la joie de voir quelques personnages féminins qui cassent les clichés : Boucle d’Or est une mère qui demeure une combattante même avec son bébé dans les bras, Bree souhaite demeurer une femme indépendante, … Avec Chris Colfer les personnages féminins en ont à revendre, et il en profite également pour faire passer quelques messages sur la diversité dans le prologue et l’épilogue, ce qui n’était pas pour me déplaire, bien au contraire !

Ce tome conclue à merveille cette série qui est à lire avec des yeux d’enfant pour l’apprécier à sa juste valeur et qui nous fait replonger avec délice dans nos contes de fées préférés.

Conte·Fantasy·Jeunesse·Réécriture

The land of stories T.5 : An Author’s Odyssey, de Chris Colfer

Titre : An author’s odyssey

Auteur : Chris Colfer

Edition : Little Brown & Compagny

Pages : 464

Prix : 9.50€

Série : En cours.

Résumé : The Masked Man has captured all the royal families from the Land of Stories with the help of his army of literature’s greatest villains, including the Wicked Witch of the West, the Queen of Hearts, and Captain Hook. With his sinister plan finally in motion, he is eager to destroy the families and take his place as emperor. Alex and Conner know they are no match against the Masked Man’s legion of villains, but they realize that they may be in possession of the greatest weapon of all: their own imaginations! So begins the twins’ journey into Conner’s very own stories to gather an army of pirates, cyborgs, superheroes, and mummies as they band together for the ultimate fight against the Masked Man. Meanwhile, an even more dangerous plan is brewing–one that could change the fates of both the fairy-tale world and the Otherworld forever.


Mon avis :

Près de deux ans après (et encore !), j’ai terminé la saga de Chris Colfer, Le pays des contes (aka The land of stories), en enchainant les tomes 4, 5 et 6.

Lors de ma première lecture du quatrième volume, j’avais apprécié l’histoire mais le schéma de « On va dans une histoire, on récupère un héros, on va dans une histoire, … » qui se répétait m’avait un peu lassée. J’ai été un peu déçue de retrouver ce schéma ici, même s’il s’agit alors des personnages de Conner et non des classiques de la littérature. Je trouve ce schéma rapidement redondant et je n’avais qu’une hâte : retrouver le pays des contes… qui a quand même sacrément souffert en attendant puisque tous les rois et reines ont été capturés et l’Homme Masqué est au pouvoir !

Cependant j’ai apprécié de voir que Conner et sa famille (non magique) avaient un rôle plus important par rapport à Alex. La soeur a eu son heure de gloire pendant quatre tomes, c’est l’heure du frère de briller ! On découvre ses histoires d’enfant, inspirées de ses amis des contes de fées, et ça change un peu de tout cet univers féérique que l’on a découvert depuis quatre livres. De plus, la mère de Conner garde son rôle de mère, qui s’inquiète pour ses enfants et leur pose des limites, ce qui est bien trop rare dans la fiction de nos jours où les parents ont tendance à laisser libre action à leurs enfants quand ils sont les héros. De même, j’ai adoré retrouver Bree et Emerich qui ajoutent un peu de piquant de par leurs aventures, parfois un poil rocambolesques (coucou le cours de vol en avion improvisé !).

Enfin j’ai adoré la fin de ce tome qui est tout simplement explosive et super originale. Impossible pour le lecteur, à ce stade, de deviner comment la série va se terminer !

Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Fantasy·Jeunesse

Silver Batal et le dragon d’eau T.1, de Kristin Halbrook

TitreSilver Batal et le dragon d’eau

AuteurKristin Halbrook

EditionLumen

Pages469

Prix16€

RésuméEnfourchez votre dragon, et rendez-vous sur la ligne d’arrivée ! Silver Batal habite une ville fascinante au milieu du désert : perchés à flanc de falaise, des dizaines d’ateliers accueillent les artisans les plus divers – potiers et joailliers, ébénistes et souffleurs de verre. À treize ans, elle est censée travailler dur pour succéder à son père, l’un des bijoutiers les plus renommés de la région. Seul problème ? Son cœur n’appartient pas au désert, mais aux flots de l’océan : elle rêve de participer aux courses de dragons d’eau qui, chaque année, font vibrer le pays tout entier. Justement, le destin ne tarde pas à frapper à sa porte : Nebekker, vieille tisserande avec laquelle elle s’est liée d’amitié, la mène jusqu’à Hiyyan, un petit dragon capable – ô miracle – non seulement de nager, mais aussi de voler ! Risquant le tout pour le tout, Silver et son cousin Brajon partent pour la cité royale, où doit justement se tenir une grande course. Créatures des cavernes et renards du désert, circuits créés par magie sur l’océan peuplés de tourbillons et de vagues impressionnantes… les pires dangers attendent nos deux héros. À commencer par Sagittaria Prodigo, la dresseuse de dragons d’eau favorite de la reine – la féroce adversaire qui a osé enlever la mère d’Hiyyan !


Mon avis : 

A la recherche d’un roman de fantasy jeunesse avec des dragons ? Pourquoi ne pas embarquer avec Silver Batal ?

Avec ce roman, l’autrice plante un univers intéressant : une cité au coeur du désert, une capitale proche de l’océan où les courses de dragon d’eau sont le grand événement de l’année, et des cités océaniques qui rivalisent avec celles du désert, augurant des conflits pour les prochains tomes. C’est un univers qu’on peut facilement imaginer au Sahara et qui est bien élaboré. On sent qu’il y a du potentiel pour la suite avec des rivalités politiques et d’autres choses à découvrir sur les dragons et notamment les Aquinders.

On y suit Silver, une jeune fille de treize ans, passionnée par les dragons alors qu’elle est destinée par sa famille à être joaillière. Elle va découvrir que ce qu’elle pensait est faux, qu’elle a un don avec les dragons et à la manière d’Eragon, se battre contre le pouvoir pour protéger les dragons. D’espoirs en désillusions, on la sent grandir et j’ai apprécié que l’autrice ne la décrive pas comme la parfaite héroïne : Silver est jeune et humaine, elle peut être dévorée par l’ambition, têtue et n’écouter personne d’autre que ses envies égoïstes. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’être sensible et de se remettre en question quand Brajon ou Hiyyan lui font des reproches.

Avec cette histoire, difficile de ne pas avoir envie de faire soi-même une course de dragon d’eau. Je regrette cependant quelques facilités scénaristiques et le personnage de Sagittaria Prodigo qui est une girouette de la gentillesse et de la méchanceté, j’ai eu du mal à comprendre son personnage et ses raisons et ça n’a pas permis de la rendre crédible à mes yeux. C’est vraiment le seul point qui m’a sortie de l’histoire car sinon la plume et les descriptions étaient si captivantes que j’avais sans cesse envie de retourner lire pour retrouver les personnages et l’univers. Un roman jeunesse à découvrir donc pour tous ceux qui aiment les dragons et l’aventure !