Drame·Fantasy·Manga

Made in Abyss T.1, d’Akihito Tsukushi

TitreMade in Abyss

AuteurAkihito Tsukushi

EditionOtoto

Pages160

Prix8,99€

RésuméAu pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce gouffre attire de nombreux aventuriers séduits par l’aura de mystère qui l’entoure et qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.


Mon avis :

Un manga dont le résumé me faisait envie, et qui s’est révélé à la hauteur de mes attentes !

Vous le savez, j’ai une appétence particulière pour les histoires de chasse au trésor. Donc quand j’ai vu que Made in Abyss parlait de chasse au trésor au fond d’un gouffre, un peu à la manière de Voyage au Centre de la Terre, je n’ai pas pu résister. On y suit Rico, une jeune fille dont la mère est décédée en explorant l’Abysse, un gouffre dont on sait peu de choses et qui recèle bien des mystères. Alors qu’elle en explore le premier niveau avec ses camarades, elle y rencontre un enfant à moitié robot qui a l’air de venir des niveaux trop profonds pour être explorés. Commence alors un mystère qui ne fait que s’épaissir, mais qui pourrait permettre à Rico d’en apprendre plus sur la mort de sa mère…

L’histoire est originale et prenante. Cet univers tout en profondeur à tous les niveaux instaure une ambiance à la fois captivante et angoissante : le fond de l’Abysse attire et effraie. Les questions s’ajoutent à la liste au fur et à mesure et peu d’éléments de réponse nous sont donnés car seule l’Abysse les détient. J’ai apprécié qu’il ne semble pas y avoir de méchants dans ce manga mais juste ce gouffre qui pèse sur le destin de nos personnages.

La petite Rico est pleine d’humour et de courage. Décidée à suivre les pas de sa mère, elle est prête à tout pour explorer le gouffre, quitte à prendre des risques. Il est impossible de ne pas s’attacher à elle et à sa naïveté parfois touchante d’enfant. Il me tarde de lire la suite et de voir la manière dont elle évoluera ! 

BD·Comédie·Fantasy·Manga

It’s my life T.5, d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages192

Prix7,99€

RésuméUne sorcière ressemblant étrangement à Noah fait perdre la mémoire à Elise. Astra, Noah et Kyuss tentent de lui faire recouvrer ses souvenirs, mais rien ne semble l’aider. A la capitale, le festival annuel des flammes argentées commence. Mais c’est aussi le début d’une nuit à la fois douce et déchirante pour Kyuss et Elise.

 


Mon avis : 

Après mon coup de coeur pour le quatrième tome, j’attendais beaucoup de ce dernier livre, mais j’ai été un peu déçue.

On se concentre sur Kyuss et Elise alors que celle-ci a perdu la mémoire. Elle se révèle dès lors plus douce et gentille, car elle ne porte pas la responsabilité de son peuple et est sans préjugés. Kyuss l’aide alors à retrouver la mémoire, tout en luttant contre les sentiments qu’il commence à éprouver pour elle afin de ne pas profiter de son amnésie. C’est une romance douce et déchirante mais à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher malheureusement. J’avais l’impression que ça ne fonctionnait pas, qu’on avait perdu la dynamique et l’humour des personnages et que ça ne correspondait finalement pas à cet univers un peu déjanté.

En revanche, on en apprend plus sur cette mystérieuse sorcière, sosie de Noah, qui est a attaqués. Qui est-elle ? Pourquoi avoir attaqué ? Autant de réponses dont on approche la découverte sans y être encore, et c’est délicieusement frustrant ! Le tout est entrecoupé des petites scénettes habituelles de la vie quotidienne dans la maison de Sir Astra. Des épisodes brefs, humoristiques, mais qui ne font pas avancer l’histoire principale.

Malheureusement, je me rends compte que plusieurs jours après, ce tome ne m’a pas marquée. Je peine à me rappeler ce qu’il s’y est passé hormis la romance entre Kyuss et Elise ainsi que la mystérieuse sorcière. C’est dommage car j’en attendais tellement plus : plus de profondeur, plus de sentiments, … Il y en a, mais ça ne m’a pas touchée… C’est pour moi un tome en demi-teinte, mais j’espère que la suite me plaira plus.

Drame·Fantasy·Light Novel·Manga

DanMachi T.10, de Fujino Omori

TitreDanMachi 10

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages330

Prix13,90€

Résumé : Bell reprend son quotidien habituel, mais n’arrive pas à se remettre d’avoir dû laisser Wyne sous la protection des Xenoí, les monstres doués de raison. Toutefois, la patience des ceux-ci atteint ses limites ; ils se rebellent enfin et détruisent tout sur leur passage ! Les ignobles chasseurs qui les ont provoqués plongent la ville toute entière dans le chaos. En pleine catastrophe, Bell va être forcé de prendre une grave décision. Le temps est venu pour lui de choisir entre son idole et les Xenoí, entre idéal et réalité, entre être un héros ou un paria, entre les Humains et les monstres…


Mon avis : 

Déjà 10 volumes dans cette série géniale et aucun n’est en dessous des autres, un miracle quand il s’agit de séries longues ! Ce 10e tome ne fait pas exception à la règle…

Alors que Bell avait découvert les Xenoi et leur avait laissé Wyne, la jeune Vouivre qu’il avait trouvé, il n’arrive pas à l’oublier. De leur côté, les Xenoi ne supportent plus les chasseurs qui les tuent ou les torturent avant de les vendre. La révolte gronde et Bell doit choisir un camp.

J’ai tout simplement adoré cet opus. Comme avec les autres, l’auteur sait se renouveler. A chaque fin de tome je me dis qu’il a tout dit, et à chaque fois je me fais surprendre par la suite. Je suis d’autant plus heureuse que dans celui-ci on revient sur les mystérieuses origines de Bell et j’ai hâte de voir ce qui adviendra par la suite, et comment il vivra avec les conséquences de ses choix.

C’est un opus plus sombre et bien plus sanglant que les autres, loin de l’humour porté sur le corps féminin des premiers tomes. On sent vraiment que Bell a grandi, ainsi que les autres personnages. Il s’affirme et se maîtrise, il n’est plus le jeune garçon qui rougissait dès qu’une femme lui parlait. Il devient leader et ça donne une toute autre ampleur au personnage. J’ai été un poil déçue de ne pas voir plus les autres personnages, mais étant donné que l’histoire se concentre sur les Xenoi et sur le choix de notre héros, c’est compréhensible, j’espère juste les revoir plus par la suite.

En revanche, j’ai adoré en apprendre plus sur Daedalus et sur la Cité Labyrinthe, préparez-vous à être soufflés par les révélations de ce dixième volume car c’est énorme ! La mythologie se complexifie au fur et à mesure, on continue de voir les inspirations des différentes mythologies du monde et je suis soufflée par la manière ingénieuse dont elles sont combinées. C’est passionnant et il est impossible de ne pas vouloir en savoir plus ! Vivement la suite…

Coup de coeur·Historique·Jeunesse·Manga

La petite faiseuse de livres T.2, de Suzuka & Miya Kazuki

TitreLa petite faiseuse de livres 2

AuteurSuzuka & Miya Kazuki

EditionOfelbe

Pages172

Prix6,99€

RésuméUrano Motosu, la bibliovore morte écrasée par sa bibliothèque, s’est réincarnée dans un monde où le papier n’existe pas et où le moindre parchemin coûte un prix exorbitant. Qui plus est, dans un corps souffreteux au possible ! Malgré tout, aucun obstacle semble pouvoir l’empêcher de mettre à profit les connaissances qu’elle a acquises dans son ancienne vie pour satisfaire son désir de lecture. Si pour ça elle doit en passer par recréer elle-même du papyrus ou des tablettes d’argile, elle le fera I Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !


Mon avis : 

Cette série sera très vite devenue une série coup de coeur pour l’amoureuse de livres que je suis.

Maïn continue sa quête pour apprendre à fabriquer ses propres livres, à défaut d’en trouver à acheter. Avec elle, on retrace l’histoire du livre, des premiers supports d’écriture jusqu’au papier : elle n’hésite pas à fabriquer du papyrus ou des tablettes d’argile et c’est amusant et intéressant de voir les failles de ces différents supports. Le chemin est long pour faire un livre mais il n’y a pas de petites victoires !

Les dessins, toujours aussi ronds, sont un régal de douceur et j’ai beaucoup apprécié les petites planches explicatives sur les procédés employés par Maïn dans sa recherche de création.

Les personnages secondaires prennent un peu plus d’ampleur car Maïn comprend qu’elle ne peut pas faire les choses seules, bloquée par les limites de son nouveau corps. Il est difficile de ne pas s’attacher à son ami masculin (j’ai oublié son nom, my bad…), à qui Maïn fait découvrir les joies de la cuisine. Car les connaissances livresques ne sont pas les seules qu’elle amène avec elle, la petite fille sait reconnaître les plantes, les épices, … Peut-être un peu trop pour que ça semble réaliste ? Certes, en tant que bibliothécaire elle avait amassé une grande quantité de connaissances, mais de là à se souvenir de tout ? Cela semble presque trop facile !

Ces petites facilités n’empêchent pas de passer un excellent moment de lecture en compagnie de cette bibliophile chevronnée et j’ai hâte de la retrouver pour un troisième tome !

Coup de coeur·Fantasy·Lib-Lit·Manga

La petite faiseuse de livres T.1, de Suzuka & Miya Kazuki

TitreLa petite faiseuse de livres 1

AuteurMiya Kazuki

EditionOtoto

Pages160

Prix6,99€

RésuméSi les livres n’existaient pas, il faudrait les inventer ! Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée… Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !


Mon avis : 

Est-ce utile de vous indiquer pourquoi j’ai voulu lire ce livre ? Il suffit de regarder la couverture et le sujet…

On suit, une jeune bibliothécaire morte après l’écroulement d’une pile de livres sur elle et qui se réincarne en fillette de cinq ans, dans un univers où les livres n’existent presque pas. Ils sont réservés aux franges extrêmement riches de la population. Notre héroïne décide alors d’en fabriquer elle-même mais plusieurs obstacles s’imposent : comment faire quand on est dans le corps d’une enfant de cinq ans et avec une famille sur le dos ?

C’est le point de départ d’un manga aussi mignon qu’intelligent. Avec douceur, on entre dans un univers quasi médiéval et notre héroïne se voit contrainte de tout fabriquer elle-même : shampoing, bougies odorantes, … Autant de fabrications dont elle nous donne la recette de manière succincte mais qui permettent de se rendre compte de l’origine de ces produits du quotidien. Avec ce premier tome, on apprend des choses tout en découvrant l’univers et les personnages.

Ceux-ci sont d’ailleurs tous plus adorables les uns que les autres, que ce soit par leur apparence ou leur caractère. Les illustrations me font beaucoup penser à des chibis, bien qu’ils soient un peu plus détaillés. Les personnages ont des caractères assez doux, hormis celui de notre héroïne qui est très combative. Mais ils sont pour l’instant effacés au profit de Mai (si je ne me trompe pas de nom), qui demeure le personnage principal. J’espère les voir prendre un peu plus de place par la suite car ils pourraient apporter beaucoup à l’histoire, notamment sur la culture dans ces univers particulier.

En somme, c’est un manga coup de coeur pour sa douceur et son sujet, qui est à lire de toute urgence !

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Manga·Romance·Shojo

Manga : Perfect World (T.1-10), de Rie Aruga

TitrePerfect World

AuteurRie Aruga

EditionAkata

Pages180/tome

Prix6,95€/tome

SérieSérie en cours. 

Résumé : Tsugumi, à 26 ans, est décoratrice d’intérieur. Un soir, lors d’une soirée de travail, qu’elle est sa surprise de retrouver autour de la table Hayukawa, son amour de lycée ! Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n’aura la force (et l’envie) de fréquenter un homme « au corps amoindri », la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle…


Mon avis : 

Il y a longtemps que je n’avais pas eu de coup de coeur pour une série qui soit longue (plus de cinq tomes), que je n’avais pas éprouvé des émotions aussi fortes à la lecture d’un manga.

Perfect World est un manga qui aborde le sujet du handicap dans un couple où seule une des deux personnes est handicapées. Plusieurs thématiques sont amenées au fil des tomes : l’acception, le regard des autres, les difficultés quotidienne, l’accessibilité et les aménagements, la difficulté de faire des enfants, la PMA … Autant de sujets qu’on évoque finalement peu, hormis l’accessibilité des lieux publics, quand on parle du handicap. Ici, Hayukawa est handicapé moteur, il est en fauteuil roulant après que sa colonne vertébrale ait été touchée. Il ne peut plus marcher et nécessite des soins réguliers et un suivi pour avoir une vie normale. Pour autant, il a réussi à réaliser son rêve de devenir architecte, et oeuvre désormais pour promouvoir les habitants adaptées aux handicapés. Tsugumi est une jeune décoratrice d’intérieur qui ne s’attendait pas à tomber amoureuse d’une personne handicapée. Tout commence ici : comment accepter de vivre avec quelqu’un d’handicapé et avec les responsabilités que cela implique ? 

L’autrice aborde avec justesse les difficultés qui peuvent être rencontrées par les couples « mixtes »  et par les personnes handicapées elles-même. Elle ouvre également les yeux aux personnes qui, comme moi, ne sont pas concernées par ces problèmes. Loin de faire un shojo classique et cliché, où l’homme profite de sa beauté etc pour avoir une dominance sur la fille, on a là une vraie équipe. Si dans les premiers tomes, les larmes et interrogations constantes de Tsugumi m’ont énervée, elle évolue bien vite et se révèle plus forte qu’il n’y parait. Elle grandit en découvrant la vie d’adulte et de couple, ses difficultés et ses bonheurs.

Perfect World est un manga magnifique, qui m’aura fait pleurer et sourire à de nombreuses reprises et que j’aurai plaisir à continuer dès que la suite sortira.

Coup de coeur·Fantasy·Manga·Mythologie

Mythical Beast Investigator T.2, de Koïshiro Hoshino

TitreMythical Beast Investigator 2

AuteurKoïsjiro Hoshino

EditionOtoto

Pages192

Prix6,99€

RésuméQue son jeune âge ne vous méprenne pas : si Felly Ehéna se balade seule de village en village, à travers des lieux parfois inhospitaliers, ce n’est pas par pure inconscience. Au contraire, elle sait très bien ce qu’elle fait, car la jeune Inspectrice des Créatures Légendaires connaît sur le bout des doigts les comportements des bêtes mythiques rôdant sur ces terres. Discrètement accompagnée par le sombre mais bienveillant Kooshna, Felly prête main-forte tantôt aux hommes et tantôt aux bêtes légendaires, pour s’assurer que l’équilibre du monde soit toujours préservé. Mais si sa présence suffit parfois à réparer des situations tendues, un rien peut les mener à s’envenimer…


Mon avis : 

Après un coup de coeur pour le premier volume, ce second et dernier tome du dyptique l’a confirmé !

On continue de suivre Felly Ehéna et Kooshna, le mystérieux esprit, dans leur quête pour résoudre les conflits entre humains et créatures légendaires. Entre deux chapitres montrant leur quotidien, ce deuxième volume revient sur les origines de leur relation et sur celles de Kooshna. J’ai trouvé ces passages à la fois passionnants et extrêmement touchants. On y découvre comment Kooshna est passé de maître des ténèbres à acolyte de Felly Ehéna, comment Felly Ehéna est devenue inspectrice, … Je crois que c’est une des histoires les plus touchantes et tristes qu’il m’ait été donné de lire et j’ai déjà envie de relire cette duologie.

Le personnage de Kooshna a une évolution qui se révèle plus profonde que ce qu’on pouvait penser, il est loin du personnage un peu pervers et drôle affiché dans le tome 1. Les raisons de son évolution sont profondes et avec quelques ellipses, l’auteur montre à quel point cette évolution a pu être longue et douloureuse, si douloureuse que j’en ai pleuré… De même, Felly Ehéna révèle ses secrets tout en gardant une part de mystère, ce qui pourrait permettre de faire une troisième tome.

Pour autant, il n’y aura pas de suite. Même si j’aurai adoré retrouver ces personnages pour quelques aventures encore, l’auteur a fait le choix d’en faire un dyptique et ça rend l’histoire d’autant plus puissante qu’elle est si courte… Je ne peux que vous recommander cette série courte mais au combien magnifique !

Autobiographie·Contemporain·Manga

BD : Couleur de peau miel (T.1-4), de Jung

TitreCouleur de peau : Miel

AuteurJung

EditionSoleil

Pages145/tome

Prix17,95€/tome

Série : Terminée.

Résumé : Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent.
2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ?


Mon avis : 

Il y a quelques mois de cela, j’avais découvert Jung avec sa bande dessinée Babybox, dont je vous avais brièvement parlé dans une Revue BD, aujourd’hui, je voulais vous parler de sa série autobiographique « Couleur de peau : miel ».

Dans cette bande dessinée il revient sur son histoire d’enfant coréen adopté. Il évoque le destin de milliers d’enfants coréens à la suite de la guerre des deux Corées qui a laissé de nombreux orphelins. C’est un thème que l’on retrouve dans Babybox : l’abandon des enfants. Il a été un de ces enfants, et dans son dossier était notifié un élément auquel il sera toujours ramené : « Couleur de peau : miel ». Car c’est par cette couleur de peau qu’il est par la suite défini en Europe. Jung est adopté par un couple de belges qui a été trois enfants, et adoptera une autre coréenne par la suite. Jung ira dans des écoles belges où, certes, il ne sera pas le seul belge d’origine coréenne, mais où il sera régulièrement ramené à sa couleur de peau et à son statut de double nationalité.

Les thèmes de l’abandon, de la recherche des origines et de la recherche personnelle sont abordés de manière frontale à travers les propres interrogations de l’auteur : est-il belge ou coréen ? qui étaient ses parents et plus particulièrement sa mère ? doit-il respecter les traditions de son pays d’origine ? Autant de questions qu’il aborde au fil de ces quatre volumes. A travers son histoire, il raconte aussi celle de sa famille et de ses parents, de leur éducation à une époque où la bienveillance n’était pas mise en avant et où les relations entre parents et enfants étaient plus de l’ordre vertical qu’horizontal. 

Malgré des thématiques intéressantes et bien abordées, ainsi qu’un dessin magnifique, je dois avouer qu’au bout du 3e tome, j’ai commencé à me lasser. Je trouvais que les interrogations tournaient en rond et n’apportaient plus de nouveautés ou d’éléments qui n’avaient pas déjà été explorés dans les volumes précédents. Il n’en demeure pas moins que ce cycle graphique est pour moi un incontournable du genre autobiographique, qu’il faut avoir lu.

Déception·Fantasy·Manga

Un monde transformé T.2, de Kanako Meiji

TitreUn monde transformé 2

AuteurKanako Meiji

EditionOtoto

Pages180

Prix7,99€

RésuméDes gens de diverses régions se rassemblent au temple de la déesse Gardelan pour la première chorale organisée depuis un siècle. Mais alors qu’Enakin Clark, le second fils de la famille royale, traverse la forêt avec son suivant pour se rendre au temple, un étrange malaise l’assaille… De son côté, Puryo, sur les traces de la 14e grande prêtresse, prend une décision lourde de conséquences.

 


Mon avis : 

Après un avis mitigé sur le premier tome, j’ai reçu par erreur le second. Cela m’a malgré tout permis de me faire une idée sur le plus long terme de cette saga, et je confirme qu’elle n’est malheureusement pas pour moi.

Comme je l’avais dit pour le tome 1, c’est une série qui plaira aux fans de Miyasaki car on y retrouve le même genre d’univers, mêlant tradition, magie, mystère et étrange. La mort n’est jamais loin mais va de paire avec la magie des légendes qu’on ne comprend pas toujours. Ayant connaissance de cet univers particulier, j’ai un peu plus apprécié ma lecture même si je n’ai encore une fois pas tout compris.

Puryo tente de se renseigner sur la 14e grande prêtresse et semble sur le point de découvrir un secret que le temple et ses esprits s’acharnent à lui cacher. Pourquoi la prêtresse a-t-elle quitté le temple, avec un homme qui plus est ? Une intrigue commence à se dessiner mais je reste encore trop perdue et désintéressée pour avoir envie de réellement continuer cette série.

Les personnages masculins semblent tous mauvais ou stupides dans le fond (le prince, les esprits qui jouent aux cartes), tandis que les personnages féminins sont intelligents et doux (les assistantes de Puryo, son amie hors du temple). C’est une séparation qui ne m’aide pas à m’attacher aux personnages que je comprends toujours aussi peu.

Je ressors de ce manga aussi perdue qu’en y entrant, bien que ma lecture en ai été moins laborieuse. Je sais que c’est une série qui a du potentiel mais qui ne peut pas plaire à tout le monde et ça me désole un peu…

Coup de coeur·Fantasy·Manga·Mythologie

Mythical Beast Investigator T.1, de Koïchirô Hoshino

Titre : Mythical Beast Investigator 1

Auteur : Koïchirô Hoshino

Edition : Ototo

Pages : 184

Prix : 6.99€

Série : En cours.

Résumé : Pour accomplir son devoir en tant qu’Inspectrice des Créatures Légendaires, Felly Ehéna se balade de village en village, dans des lieux parfois inhospitaliers. Discrètement accompagnée par l’intriguant Kooshna, elle prête main-forte tantôt aux hommes, tantôt aux bêtes légendaires, pour s’assurer que l’équilibre du monde soit toujours préservé. Mais si sa présence suffit parfois à apaiser des situations tendues, à d’autres moments, un rien peut les envenimer…


Mon avis :

Après ma petite déception avec Un monde transformé, j’appréhendais un peu ma lecture de ce nouveau manga, mais j’ai été agréablement surprise.

On suit Felly Ehéna, une inspectrice des créatures légendaires qui voyage pour aider à résoudre les conflits entre humains et animaux légendaires. A chaque chapitre une nouvelle créature mythologie, du basilic au cheval de la mer irlandais, j’ai éprouvé un réel plaisir à découvrir ces légendes avec leurs mauvais côtés. En parallèle de ces courts arcs narratifs, j’ai été intriguée par Kooshna, une sorte de Diable en forme de lapin humanoïde, qui a fait serment de protéger Felly sans que nous ne sachions pourquoi ou comment il en est arrivé là.

Kooshna et Felly ont une relation presque fraternelle et ça les rend très attachants, alors que séparément ce sont des personnages assez froids dont on sait peu de choses. Il me tarde d’en apprendre plus sur ces personnages dans le second et dernier tome. Toutefois, je trouve qu’en savoir aussi peu et se concentrer sur les créatures légendaires donne au manga un aspect encore plus mystérieux et de l’épaisseur aux personnages : ils ont leur vie propre que nous n’avons pas forcément à connaître.

Avec ces illustrations aux traits assez classiques pour un manga mais très fluides, et son univers magique, ce manga m’a totalement séduite et il me tarde de lire la suite !