Contemporain·Romance

Une rose seule, de Muriel Barbery

TitreUne rose seule

AuteurMuriel Barbery

EditionActes Sud

Pages157

Prix : 17.50€

RésuméRose arrive au Japon pour la première fois. Son père, qu’elle n’a jamais connu, est mort en laissant une lettre à son intention, et l’idée lui semble assez improbable pour qu’elle entreprenne, à l’appel d’un notaire, un si lointain voyage. Accueillie à Kyoto, elle est conduite dans la demeure de celui qui fut, lui dit-on, un marchand d’art contemporain. Et dans cette proximité soudaine avec un passé confisqué, la jeune femme ressent tout d’abord amertume et colère.
Mais Kyoto l’apprivoise et, chaque jour, guidée par Paul, l’assistant de son père, elle est invitée à découvrir une étrange cartographie, un itinéraire imaginé par le défunt, semé de temples et de jardins, d’émotions et de rencontres qui vont l’amener aux confins d’elle-même. Ce livre est celui de la métamorphose d’une femme placée au coeur du paysage des origines, dans un voyage qui l’emporte jusqu’à cet endroit unique où se produisent parfois les véritables histoires d’amour.


Mon avis : 

J’ai continué ma découverte de la rentrée littéraire 2020 avec la lecture du dernier roman de Muriel Barbery, qui nous avait proposé L’élégance du hérisson il y a quelques années.

Rose est une femme qui part à Kyoto, au Japon, pour entendre le testament d’un père qu’elle n’a jamais connu. Là-bas, elle suivra, accompagnée de Paul, un itinéraire presque spirituel choisi par son père au travers des différents temples de la ville. Elle apprendra à se connaître et se reconnaître avant de s’apaiser et faire son deuil. 

J’ai eu beaucoup de mal avec la première moitié de ce court roman. Si la plume est sublime et poétique, les descriptions de temples, avec des phrases presque trop longues, m’ont un peu perdue. Pour tout dire, j’ai même hésité à abandonner ma lecture. J’ai alors fait une pause pour lire les avis sur le textes et essayer de mettre des mots sur ce que je ressentais. Les avis dithyrambiques m’ont incitée à continuer et j’ai bien fait, car quelques pages après, l’histoire a semblé se révéler et j’ai beaucoup aimé la suite de ma lecture.

Je pense que ma difficulté a tenu à une narration qui reflétait parfaitement le sentiment intérieur de l’héroïne. Car Rose a une tendance forte à la dépression et à l’agressivité. Elle évolue elle-même dans un marasme constant, et les premières pages me faisaient l’effet d’un lac où j’avais beau nager en tous sens, je n’avançais pas. Au fur et à mesure que Rose se met à voir le monde différemment, j’ai moi-même vu le texte différemment et il a semblé s’ouvrir à moi.

Pour moi, ce roman a été une expérience très particulière. J’ai été subjuguée par la plume de l’autrice et la beauté des paysages évoqués, tout en étant bloquée par les émotions de Rose que Muriel Barbery arrivait à traduire avec ses descriptions. Ce titre gagne à être lu ne serait-ce que pour l’expérience qu’il représente et la poésie de l’écriture.

3 réflexions au sujet de « Une rose seule, de Muriel Barbery »

    1. J’en ai justement discuté avec une collègue bibliothécaire, elle a trouvé les même défauts : une première partie à la narration et aux descriptions particulières qui peuvent perdre le lecteur mais une deuxième partie prenante et très belle 🙂

      Aimé par 1 personne

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