Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Une étincelle de vie, de Jodi Picoult

TitreUne étincelle de vie

AuteurJodi Picoult

EditionActes Sud

Pages416

Prix23€

RésuméQuand une prise d’otages a lieu dans la dernière clinique du Mississipi à pratiquer l avortement, c’est à Hugh McElroy, un négociateur de crise expérimenté, que l’on fait appel. Avec plusieurs blessés nécessitant des soins et un forcené dont les revendications restent floues, la situation s’avère délicate à gérer. Elle le devient encore davantage quand Hugh apprend que sa fille adolescente se trouve à l’intérieur du bâtiment. Après Mille petits riens, Jodi Picoult poursuit son exploration des tabous de l’Amérique dans un roman palpitant et subtil.


Mon avis : 

Le premier roman de Jodi Picoult que j’ai lu avait été un coup de poing, il parlait de racisme ordinaire et s’intitulait Mille petits riens.

Dans son nouveau roman, l’autrice aborde cette fois le sujet au combien d’actualité de l’avortement aux USA ; mais également celui du port d’armes et des fusillades. Elle utilise une narration à rebours, on part de la fin de la prise d’otages pour remonter à son commencement, et si ça m’a perturbée au début, j’ai trouvé ça très intéressant par la suite. En effet, ça permet de casser la tension car on sait déjà comment ça finira, tout en permettant de découvrir petit à petit les raisons qui ont mené à ce massacre.

On suit différents personnages, principalement féminins hormis le négociateur et le tueur, qui sont pris dans la prise d’otages au sein d’un centre d’avortement. Certaines sont là pour se faire avorter, d’autres y travaillent, d’autres encore y viennent comme dans n’importe quel centre médical pour des examens de routine ou pour se faire prescrire une contraception. A travers leur histoire, on apprend les différents conflits et lois autour de l’avortement : les mineurs ont besoin de l’accord parental pour avorter, l’IVG ne peut pas se faire après 12 semaines, la commande de pilules abortives et leur prise est considérée comme un meurtre et jugé comme tel, … Autant d’éléments qui rappellent au lecteur que le droit à l’avortement est encore mince et menacé dans de nombreux endroits, et ce d’autant plus quand on voit l’actualité en Alabama.

Outre le sujet de l’avortement, les relations père-fille sont également évoquées avec beaucoup de sensibilité, de même que celui de la religion ou de la famille en général. Wren a avec son père une relation fusionnelle mais ne peut pas non plus tout lui dire, tandis que sa mère l’a abandonnée depuis longtemps par exemple. Ce roman est un nuancier. Rien n’est noir ou blanc, tout est en nuances de gris et c’est ce que j’aime tellement jusqu’à présent avec les livres de Jodi Picoult. Elle aborde tout autant les raisons pro-avortement, que les raisons anti-IVG. Même si on voit qu’elle est pour le droit à l’avortement, elle prend le temps d’expliquer les raisons des anti sans pour autant les diaboliser : elle est pour le « chacun pense ce qu’il veut tant qu’il ne l’impose pas aux autres ».

Ce roman m’a beaucoup marquée, comme son précédent. Je ne peux que le recommander pour le traitement du sujet, les personnages, la narration et les larmes qu’il m’a fait verser. 

Contemporain·Coup de coeur·Drame

Moon Brothers, de Sarah Crossan

TitreMoon Brothers

AuteurSarah Crossan

EditionRageot

Pages384

Prix15,90€

RésuméJoe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ?


Mon avis : 

Vous souvenez-vous de mon coup de coeur pour Inséparables, le premier roman de l’autrice ? Et bien, elle a réitéré l’expérience.

Sarah Crossan a un don pour aborder des sujets extrêmement sensibles et me faire pleurer toutes les larmes de mon corps. Après le destin de deux soeurs siamoises, l’autrice aborde ici le sujet de la peine de mort aux Etats-Unis. A travers l’histoire des frères Moon, Joe et Ed, on découvre l’injustice et le système judiciaire américain. 

Ed, accusé à tort, est condamné à mort après plusieurs années de prison. Il avait laissé derrière lui une famille brisée, et son frère Joe, sept ans à l’époque, ne sait toujours pas s’il dit la vérité. Cette histoire est celle de deux frères qui, à l’aube de la mort et du deuil, apprenne à se connaître et se reconnaître après des années de séparation : comment pardonner ? comment vivre ces derniers instants ? comment avancer ensuite ? Tant de questions auxquelles l’autrice tente de répondre.

Elle le fait tout en délicatesse par le biais d’une écriture en vers libres, style assez original pour être remarqué. Même si le tout peut se lire comme un roman, l’emploi de ce style de narration apporte une musicalité au texte qui ne le rend que plus poignant. J’ai vraiment beaucoup aimé sa plume, tout autant que son histoire. Elle invite à la rébellion contre un système carcéral qui ne laisse aucune chance à certains tandis que d’autres peuvent continuer à vivre (plus ou moins bien) en ayant réalisé des crimes plus graves. Jusqu’à la dernière seconde, on espère qu’Ed va s’en sortir et c’est cet espoir et cette famille détruite qui donne envie de pleurer tout au long de la lecture.

Un magnifique coup de coeur pour ce dernier roman de l’autrice, je ne peux que vous le conseiller, avec une boîte de mouchoirs à proximité.

Bilan

Bilan Lecture de Septembre ! (les rentrées, c’est fini !)

Ca y est, les rentrées scolaires c’est terminé pour moi. Cet été j’ai obtenu mon diplôme et je suis rentrée sur le marché du travail. Une transition que je vis plus mal que je ne le pensais car j’adorais les études, même si les dernières années n’ont pas été faciles. Désormais, à moi l’inquiétude des fins de mois et les incertitudes du chômage ! Heureusement, les livres sont là pour me tenir compagnie et j’ai eu de très belles lectures ce mois-ci avec notamment le dernier Sarah Lark (L’île aux mille sources), … ❤

Et puis, je grogne mais j’ai quand même la chance d’avoir un contrat jusqu’en décembre, dans une structure qui me plaît. Croisons aussi les doigts car je suis admissible aux concours de la fonction publique….

J’espère que votre rentrée s’est bien passée et que vous avez eu de belles lectures ❤

Acquisitions

Acquisitions livresques de Septembre !

Euh…oups ? ^^ »

Après quelques mois relativement raisonnables, ce mois-ci remplume ma PAL déjà bien ronde. On a donc cinq jolis services presse dont Ceux qui ne peuvent pas mourir, écrit par une connaissance et que j’avais déjà lu en autoédition (et adoré), et les petits derniers de Ofelbe et l’Archipel ! Sinon, il s’agit de livres qu’on m’a donné et comme vous le voyez, il y en a une belles brochettes : de jolies lectures en perspectives ❤

Enfin, ils ne s’ajoutent pas à ma PAL, mais j’ai acheté les 2 tomes parus de la série BD Un petit goût de noisette que j’adore pour me récompenser d’être admissible au concours ❤ Parce que se faire plaisir de temps en temps ça fait du bien 🙂

Quels sont vos derniers craquages ? ❤

Comédie·Fantasy·Light Novel·Manga·Romance

Dan Machi 8, de Fujino Omori

TitreDan Machi 8

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages401

Prix14,99€

RésuméOrario est attaquée ! Le royaume de Rakia et Arès, le dieu de la Guerre, qui est à sa tête, défient la Cité-Labyrinthe avec une armée de plus de trente mille soldats. Que va faire Orario, ainsi menacée ? Rien du tout, car ses aventuriers sont si puissants que, quelle que soit l’intensité des cris qui retentissent sur le champ de bataille à l’extérieur des murs, rien ne peut troubler le paisible quotidien des habitants.

 


Mon avis : 

Après un tome 7 relativement plus sombre que les précédents, on retombe ici dans la légèreté qui avait caractérisé une grande partie de la saga. Volume de transition, ce huitième opus est composé d’historiettes amoureuses sur trame de fond de guerre entre Orario et une cité gouvernée par Arès. On en découvre plus sur Lili, Mistuka (j’ai un doute sur son nom), Welf, Eina, la serveuse de l’auberge et Hestia.

J’ai beaucoup aimé ce tome, qui permet de se reposer un peu après l’intrigue dense et noire du volume 7. Pour autant, l’auteur ne donne pas l’impression d’un tome inutile puisque la trame de fond, autour de la guerre, est intéressante pour la suite et que la  scène finale fait directement référence au futur neuvième livre. J’ai plus particulièrement aimé les histoires autour de Mitsuka, de la serveuse et de Welf. Je les ai trouvées plus approfondies et avec des enjeux importants.

Avec ce livre, Fujino Omori aborde les différentes formes d’amour et de relation que peuvent entretenir les personnages entre eux, que ce soit entre espèces différentes ou entre humains et dieux. Il peut tout aussi bien être passionné que fraternel et ça change des romances habituelles. Ici, le tout reste bon enfant et sans réelle prise de tête, pour autant, on sent que le sujet est traité avec toute l’importance qu’il mérite. Bien que plus léger, avec beaucoup moins de scènes d’actions que les autres livres, je me demande s’il ne fait pas partie de mes tomes préférés (avec le 6 qui est le meilleur à mes yeux). Il permet de mieux comprendre les personnages secondaires dans leurs interactions et dans leurs pensées, qui ne sont pas toujours exposées dans la trame principale qui suit beaucoup le personnage de Bell.

Un tome de transition donc, mais qui ne démérite pas dans les sujets abordés et démontre que l’amour peut revêtir bien des formes.

Fantasy·Jeunesse

Violette Hurlevent et le jardin sauvage, de Paul Martin & Jean-Baptiste Bourgois

TitreViolette Hurlevent et le jardin sauvage

AuteursPaul Martin & Jean-Baptiste Bourgois

EditionSarbacane

Pages496

Prix19,90€

RésuméNul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d’êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s’animent ; même le temps s’écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. Avec son chien Pavel, aussi courageux que gourmand, Violette va affronter une menace encore plus terrible que les problèmes qu’elle voulait fuir. Pour faire face à ce défi, elle devra choisir ses alliés et retrouver les reliques, des objets aux pouvoirs mystérieux qui détiennent la clé de son destin.


Mon avis : 

Ce roman est encensé partout, et même si je ne suis plus le public visé et que j’ai parfois eu quelques passages qui m’ont moins plu, je comprends les critiques élogieuses qu’il a reçu.

Un peu à la manière des Chroniques de Spiderwick, les auteurs nous entrainent dans le quotidien d’une petite fille qui emménage dans une nouvelle maison et découvre un autre monde, fantaisiste, dans son jardin. Plus psychologique qu’on peut le penser en lisant la quatrième de couverture, l’intrigue amène à se questionner sur l’imaginaire enfantin et son pouvoir sans limites. Paul Martin en profite également pour aborder des thèmes graves comme la maltraitance envers les enfants, le divorce ou la mort. 

Accompagné des illustrations de Jean-Baptiste Bourgois, l’histoire suit les aventures de Violette mais également des autres habitants du jardin. Et ce jardin fabuleux est peuplé d’animaux et d’espèces inconnues pour nous, que l’illustrateur a réussi à imaginer avec finesse et des traits enfantins. Si parfois le roman m’a semblé un peu long, il demeure découpé en plusieurs parties qui peuvent presque se lire indépendamment car chacune est une aventure dans le jardin.

Violette est un personnage très attachant, si elle semble parfois un peu trop mature, on reste tout de même beaucoup dans l’univers de l’enfance avec cette petite fille de huit ans qui n’oublie jamais de prendre son goûter, fait des erreurs en pensant faire au mieux et tente de les réparer ensuite. Pas de roublardise dans ce roman et c’est appréciable dans le monde où on vit.

Une bonne lecture pour petits et grands, bien qu’un poil trop longue à mon goût.

Drame·Historique·Romance

L’île aux mille sources, de Sarah Lark

TitreL’île aux mille sources

AuteurSarah Lark

EditionL’Archipel

Pages464

Prix23€

RésuméLondres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser a jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, a la découverte de contrées lointaines ou tout reste a inventer, a commencer par sa propre destinée.


Mon avis : 

Ca y est, Sarah Lark quitte la Nouvelle-Zélande et nous embarque en Jamaïque au XVIIIe siècle.

On retrouve les thèmes chers à l’autrice : la jeune femme courageuse, un mariage un peu forcé, l’immigration, la découverte d’une autre culture et le combat de la femme. A ceci s’ajoute une nouvelle thématique, assez sensible et dont le traitement m’inquiétait : l’esclavage. Car Nora, notre héroïne, est fondamentalement opposée à l’esclavage mais se retrouve maîtresse dans la plantation de son mari. Elle se lie aux esclaves et vit avec eux, aussi bien les joies que les peines, ce qui engendre d’importants conflits, d’autant que la révolte d’esclaves gronde. Ajoutons à cela un beau-fils attentionné et de son âge et on a les ingrédients pour un roman plein de passion et de drames.

J’ai beaucoup aimé les personnages de Nora et Douglas, ils sont presque trop parfaits : gentils, attentionnés, courageux, débrouillards, contre l’esclavage et amoureux. Que demander de plus ? Comme d’habitude, Sarah Lark n’épargne rien à ses personnages : révolte, meurtres, enlèvements, amours contrariés, … impossible de lâcher le roman sans savoir s’ils vont réussir à finir ensemble ! J’ai également apprécié qu’il n’y ai pas de manichéisme entre les Noirs et les Blancs : il y a autant de personnes mauvaises des deux côtés. Le piège aurait été de diabolisé un côté, mais Sarah Lark l’a évité, bien que certains aspects donnés aux personnages Noirs frôlent parfois le cliché.

Si ce roman n’est pas un coup de coeur, c’est parce que je l’ai trouvé un poil moins approfondi que ce dont j’avais l’habitude avec ses trilogies néo-zélandaises. On y rencontre moins de caractères différents, les intrigues et relations entre personnages semblent moins complexes. Toutefois j’ai passé un très bon moment de lecture, comme toujours avec Sarah Lark ❤

Comédie·Contemporain·Erotique·Romance

Valeria t.1 : Dans les pas de Valeria, d’Elisabet Benavent

TitreDans les pas de Valeria

Auteur : Elisabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages432

Prix17€

RésuméComplices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur… Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian. Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne. Carmen et son collègue de bureau se tournent autour. Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !

 

 


Mon avis : 

Attention, si tu es prude, passe ton chemin car Valeria et ses amies c’est Samantha de Sex and the City !

Valeria est romancière, et ce roman c’est un peu elle qui l’écrit, on a son avis sur tout et surtout la vie de ses amies. Entre cocktails, dîners entre copines et magouilles pour trouver un mec, on ne manque pas de discussions sur le sexe, la vie à la fin de la vingtaine, le boulot, les amis et les amours. Entre Lola qui est si crue qu’elle m’a presque fait rougir (alors que bon, normalement il faut y aller pour que je rougisse), Valeria qui ne sait plus où elle en est par rapport à sa vie et son mariage, Carmen qui ne supporte plus son patron et Nerea qui est très discrète et mérite parfois bien son surnom de Glaçon, j’ai souri à presque toutes les pages, tout en levant parfois les yeux au ciel. Car comment approuver les petites vengeances de Carmen ? La langue de vipère de Lola ? Les actions de Valeria vis à vis de son mariage ? Ou encore l’éloignement de Nerea ou ses remarques acerbes ?

Mais impossible, comme nos héroïnes, de rester fâché contre elles. Même si Lola m’était presque antipathique et vulgaire au début, je me suis finalement attachée à elle et j’ai applaudi de sa décision finale. Si j’avais envie de recadrer Valeria après ses écarts (#TeamAdrian), j’ai trouvé son évolution très vraie ; de même pour Carmen et Nerea. L’autrice leur accorde la même place à chacune, même si Valeria a la primauté, au sein du récit, si bien qu’on s’attache à toutes et qu’on a l’impression de faire partie de leur bande de copines.

Finalement, j’ai souvent levé les yeux au ciel et soupiré, mais j’ai surtout beaucoup ri et j’ai très envie de retrouver les filles pour connaître la suite de leurs aventures !

Drame·Historique·Romance

La partition, de Diane Brasseur

TitreLa partition

AuteurDiane Brasseur

EditionAllary

Pages448

Prix20,90€

RésuméUn matin d’hiver 1977, Bruno K, professeur de littérature admiré par ses étudiants, se promène dans les rues de Genève. Alors qu’il devise silencieusement sur les jambes d’une jolie brune qui le précède, il s’écroule, mort. 
Quand ses deux frères Georgely et Alexakis apprennent la nouvelle, un espoir fou s’évanouit. Le soir même, ils auraient dû se retrouver au Victoria Hall à l’occasion d’un récital de violon d’Alexakis. Pour la première fois, la musique allait les réunir. 
La Partition nous plonge dans l’histoire de cette fratrie éclatée en suivant les traces de leur mère, Koula, une grecque au tempérament de feu. Elle découvre l’amour à 16 ans, quitte son pays natal pour la Suisse dans les années 1920 et refera sa vie avec un homme de 30 ans son aîné. Une femme intense, solaire, possessive, déchirée entre ses pays, ses fils et ses rêves. Une épouse et une mère pour qui l’amour est synonyme d’excès.


Mon avis : 

Le résumé me promettait une histoire de famille un peu mystérieuse et un destin de femme, c’est exactement ce que j’ai eu.

L’histoire commence avec la mort de Bruno K. et la découverte de ses deux frères qui ne semblent plus avoir de contacts avec lui. Diane Brasseur nous raconte alors l’histoire de leur mère, Koula, une grecque au début du XXe siècle. A la manière d’une partition (car le livre porte très bien son nom), on découvre le destin de cette jeune fille qui quitte son pays pour suivre son époux, qui découvre l’infidélité, la maternité, la maladie, l’indépendance, … Sa voix est régulièrement rejointe par d’autres, temporairement, pour créer un morceau complet. J’ai vraiment vu ce roman comme ça : Koula en est la portée principale, et les personnages secondaires, découverts petit à petits, sont des portées de musique qui s’ajoutent à la partition de sa vie. 

Malgré tout, même si j’appréciais ma lecture, j’ai parfois trouvé quelques longueurs au texte et la plume de l’autrice ne m’a pas passionnée. Si j’avais de l’intérêt pour Koula, je n’en ai en revanche pas eu une once pour les autres personnages qui me paraissaient bien pâles à côté d’elle. Elle nous est décrit comme une femme à la personnalité flamboyante et il faut croire que même dans le récit, elle brillait tellement qu’elle a éclipsé les autres personnages à mes yeux. 

La guerre et la manière de la vivre sont évoquées de manière assez pudique, alors même que les personnages vivent tour à tour en Belgique ou en Suisse, pays durement touchés. N’est évoquée que la vie civile, sans forcément aborder les privations ou rationnements. C’est un aspect qui m’a dérangée car j’aurai aimé qu’il soit plus présent, mais qui est raccord avec le reste du roman : la guerre n’en est pas le sujet et n’a rien changé à la personnalité de Koula ou de Bruno K.; il n’était donc pas nécessaire de l’aborder plus que ça.

Ce roman fut donc une bonne lecture, bien qu’il pâtisse de quelques longueurs et d’un personnage principal qui éclipse les autres.

Voyage

J’ai testé… Vienne, Bratislava, Budapest !

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le second article de cette section Voyages du blog. Cet été, pour fêter la fin de mes études, je suis partie avec une amie d’enfance faire un petit road-trip en Europe centrale. Au programme ? 3 villes, 3 pays, en 6 jours (et 5 nuits sur place). Peu de temps donc, et un programme efficace de visites qui pourra peut-être vous donner des idées 😉

 

PS : toutes les photos sont de moi, ou de mon amie. 

 

1er arrêt : Vienne, Autriche

JOUR 1

 

Arrivées à 10h, nous avons tout de suite été poser nos bagages à l’auberge de jeunesse Meininger. Une bonne adresse pour les voyageurs à petit budget, elle offre des chambres dortoirs de 6 personnes, ce qui est l’occasion de belles rencontres. Mais surtout, elle est extrêmement proche des lignes de métro pour vous rendre dans le centre en 20 minutes.

La première chose que nous sommes allées voir a été la Grande Roue de Vienne, une des plus vieilles d’Europe. Située dans le parc d’attractions permanent du Prater (dont l’entrée est gratuite, ne vous inquiétez pas), elle permet une vue panoramique sur la ville.

Ensuite, je vous conseille de vous balader tranquillement dans les rues de la ville, jusqu’à atteindre la Hundertwasserhaus. Construite par l’architecte Hundertwasser, cette maison multicolore et végétale a un contraste impressionnant avec les bâtiments qui l’entourent. Bâtie dans les années 80, son architecture vise à être en harmonie avec la nature : les arbres en sont autant locataires que les humains, et le droit à la fenêtre est inclus dans le contrat de location : tout locataire peut repeindre l’extérieur de sa fenêtre comme il le souhaite de la largeur que peut couvrir son bras avec un pinceau. Un lieu qui semble hors du temps et où nous avons adoré flâner un peu.

 

 

JOUR 2

 

Le deuxième jour, nous sommes allées nous balader dans la ville pour la découvrir, sans chercher de monuments en particulier. Résultat ? La cathédrale Saint-Etienne (sur la place Stéphane, oui je ne comprends toujours pas), le palais impérial, la bibliothèque nationale (#bibliotourisme oblige), le parc Volksgarten et son temple de Thésée. Petite curiosité des pays du coin : les toits des églises et cathédrales sont faits avec des tuiles colorées qui créent comme des mosaïques, et sur celui de la cathédrale Saint-Etienne, ce sont les deux aigles des Habsbsourg qu’on peut distinguer.

L’après-midi nous espérions visiter le château de Schonnbrunn, où Sissi a longtemps vécu, mais il n’y avait plus de places. Nous l’avons donc vu de l’extérieur, mais nous sommes allées visiter les labyrinthes dans le jardin, ainsi que la Gloriette, superbe point de vue au bout du jardin.

Pour conclure notre dernier jour à Vienne, nous sommes allées manger en ville le soir et nous balader. N’hésitez pas à aller voir la ville de nuit, de nombreux joueurs de violon jouent des valses viennoises dans les rues.

 

 

2ème arrêt : Bratislava, Slovaquie

JOUR 3

En Slovaquie, là encore nous n’avions pas de programme. Après une première mauvaise impression en voyant la partie très  industrialisée de la ville, nous avons découvert un petit centre historique à Bratislava où nous avons passé presque tout notre temps après être passées devant le palais présidentiel. Au détour d’une rue, vous pourrez croiser une des statues de bronze qui émaillent la capitale slovaque ; ou encore la fameuse église bleue de Bratislava.

 

JOUR 3

En ce dernier jour à Bratislava, nous sommes allées visiter le château, la fierté slovaque. Si le château de l’extérieur vaut le détour, nous avons été très déçues des expositions à l’intérieur. Le seul intérêt de visiter l’intérieur a finalement été de monter dans une des tours pour avoir un panorama sur la ville, mais le reste de l’exposition nous a laissées sur notre faim. Nous avons également souhaité monter sur le pont du soulèvement national mais… on n’en a jamais trouvé l’entrée pour piétons ^^

 

3ème arrêt : Budapest, Hongrie

JOUR 5

 

Après une arrivée sous les éclairs hongrois, nous avons logé dans l’auberge Meininger de Budapest, près des grandes halles de la ville.

Le lendemain a été composé de balades à Budapest et d’une croisière sur le Danube. Je recommande vraiment la croisière pour découvrir la ville depuis le fleuve, avec les explications d’un guide. C’est très intéressant et ça permet de se rendre compte de la richesse historique de la ville. Gros coup de coeur pour le parlement de Budapest, que j’aurai adoré visiter si on avait eu plus de temps à Budapest.

Nous sommes ensuite allées marcher au château de Buda et au bastillon des pêcheurs. Deux monuments superbes, surtout à faire au coucher du soleil.

Le soir a été l’occasion de découvrir les fameux ruin bars hongrois. Des bars qui se sont installés à partir des années 2000 dans des bâtiments en ruines, et qui sont décorés avec des objets de récup. Nous avons été dans un des plus célèbres : le Szimpla Kert, que je ne peux que recommander car il est dingue. Sur plusieurs étages, dont une partie à ciel ouvert, il offre une décoration hors du commun. Prenez toutefois garde à ne pas arriver trop tard car il y a vite une file d’attente dehors !

 

JOUR 6

En ce dernier jour, nous avons tout simplement profité des bains thermaux qui ont fait la réputation de Budapest. On a testé les bains Gellert, un peu chers (environ 40€ pour deux avec cabine), mais les lieux sont à tomber. Plusieurs bains, chauds ou froids, en intérieur ou extérieur et une piscine à vagues. Top pour se détendre après un gros voyage comme ça 😉

 

Voilà, j’espère que cet article vous aura donné des idées de visite. Je recommande clairement Budapest qui est une ville magnifique, un vrai coup de coeur. Si j’ai bien aimé Vienne, j’ai trouvé l’ambiance un poil trop bourgeoise et riche pour moi. Quant à Bratislava, on y va un jour ou deux, mais on est contents d’en partir après, on a vite fait le tour.

Bonne journée à vous 🙂 ❤