Romance·Science-Fiction·Dystopie·Coup de coeur·Vie quotidienne

C’est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood

TitreC’est le coeur qui lâche en dernier

AuteurMargaret Atwood

EditionRobert Laffont

Pages450

Prix22€

RésuméStan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture… Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison… où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas :  » Je suis affamée de toi. « 

Mon avis : 

Après avoir entendu toutes les éloges au sujet de « La servante écarlate » de la même auteur, j’ai été ravie de pouvoir recevoir l’ebook de ce roman grâce à Netgalley et à l’éditeur, d’autant plus que je l’ai adoré !

Si vous avez lu et aimé « Farenheit 451 » de Ray Bradbury ou « 1984 » de George Orwell vous aimerez ce livre, car c’est une bonne dystopie à l’ancienne. Qu’est-ce que j’appelle une dystopie à l’ancienne ? Une dystopie avec des héros adultes, monsieur et madame tout-le-monde, pas forcément beau, pas forcément « choisis »; une dystopie avec un univers très proche du notre, une dérive dans laquelle notre société actuelle pourrait facilement tomber et qui rend l’histoire encore plus oppressante, intéressante, flippante. Loin de toutes les dystopies young-adult qui fleurissent donc depuis quelques années, non pas que ces dernières soient mauvaises.

Ici on suit donc Stan et Charmaine, un couple obligé de vivre dans sa voiture après avoir tout perdu suite à une grosse crise financière qui a touché une grosse partie des Etats-Unis : incapables de bouger trop loin par manque de moyens, incapables de se relever car il n’y a plus de travail nul part. Plus tard on apprend qu’il y a 40% de chômage, un chiffre qui fait peur quand on voit ce que ça donne dans l’histoire, et le chiffre de chômage de notre société actuelle. Abattus, terrorisés, ils sont happés par le Projet Positron : on leur promet un toit et le plein emploi contre une condition, ils passent un mois à vivre normalement, un mois dans une prison à travailler pour la communauté mais avec du confort. Le plus choquant quand on lit ce roman, c’est que vu comme c’est exposé, ce système parait parfaitement logique et viable. Jusqu’à ce que se révèle la corruption et la soif infinie de pouvoir et d’argent de ceux à l’origine du projet.

Ce roman est un vrai coup de coeur. Les premières pages sont un peu dures à appréhender car la plume de Margaret Atwood est très descriptive et on ressent l’apathie des personnages dès le début. Mais une fois qu’on est dedans, impossible de le lâcher, je l’ai dévoré en une journée tant je voulais savoir ce qui allait arriver à Stan et Charmaine. Et entre les manipulations mentales, les tromperies, la séquestration, la fabrication de robot, l’espionnage, … je peux vous dire qu’il s’en passe des choses ! 

Au fond, en refermant le livre je ne sais pas trop si j’aime Charmaine et Stan, ils sont parfois lâches, trompeurs, menteurs, égoïstes, mais c’est finalement ce qui les rend si humains, ils ne sont pas parfaits. Même si leur relation est bancale, parfois malsaine, ce roman c’est aussi une jolie histoire d’amour, un amour qui progresse malgré les difficultés. Une réflexion sur les différentes formes d’amour également : le vrai amour, le désir, les relations homosexuelles, celles avec des objets, etc. 

Vous l’aurez compris, ce roman est complexe et passionnant, angoissant et magnifique. Je vous le conseille énormément et c’est un coup de coeur !

Contemporain·Fantastique·Jeunesse·Mythologie·Réécriture·Religion

Héros de l’Olympe 2 : Le fils de Neptune, Rick Riordan

TitreLe fils de Neptune

AuteurPercy Jackson

EditionLe livre de poche

Pages576

Prix7,90€

RésuméMalgré sa mémoire défaillante, Percy Jackson, le fils de Neptune, est désigné pour une dangereuse mission en Alaska. Là-bas, dans le Grand Nord, rappelés du Styx par Gaïa, les monstres se réveillent un à un. Assisté par les demi-dieux Hazel et Frank, Percy doit une fois encore combattre le chaos qui menace. Pour cela, il lui faudra délivrer une divinité pas comme les autres : Thanatos lui-même, le dieu des Morts…

 

Mon avis : 

Dans le premier tome de cette nouvelle série de Rick Riordan, on suivait Jason, un fils de dieu romain, envoyé dans le camp des grecs. Ici c’est le retour de notre Percy Jackson, envoyé amnésique dans le camp des romains. Avec de nouveaux amis il va devoir comprendre ses origines et délivrer Thanatos, le dieu des Morts, afin que ceux-ci restent bien décédés, en particulier les monstres !

C’est toujours une course contre la montre qui est livrée dans ces romans et c’est encore une fois une très bonne réécriture des mythes gréco-romains. J’ai été à la fois surprise et contente de retrouver Nico di Angelo et son rôle est resté mystérieux jusqu’à la fin, ce personnage est très intrigant car il remet beaucoup de choses en cause par son existence et ses actes : c’est bien un des seuls demi-dieux à n’être pas dans un « clan » ou une colonie. Avec lui, on découvre le personnage d’Hazel, une jeune romaine avec un passé étrange et qui est très courageuse, et Frank, un sino-romain qui remet en question tout ce qu’on croyait savoir pour l’instant sur l’univers établi par Rick Riordan ! Avec eux, on refait un peu l’histoire de la conquête romaine en Asie et c’est un bonheur d’en apprendre plus en s’amusant autant !

On découvre donc enfin les derniers élus de la prophétie énoncée à la fin du dernier Percy Jackson et après ces deux premiers tomes d’exposition des personnages et du contexte, ça promet du lourd et de grandes batailles pour la suite de la série ! Un joli 17/20.

Adaptation·Fantastique·Jeunesse

Les animaux fantastiques : le texte du film, J.K. Rowling

TitreLes animaux fantastiques

AuteurJ.K. Rowling

EditionGallimard Jeunesse

Pages320

Prix21€

RésuméRevivez le film écrit par J. K. Rowling avec le texte original de l auteur : l’intégrale des dialogues, mais aussi l’action, le jeu des personnages, les descriptions des décors, les mouvements de la caméra… Une aventure épique et fabuleuse, une grande histoire de magie et d’amitié.

 

 

Mon avis : 

Après avoir adoré le film, je me demandais si j’aimerai lire le livre, particulièrement sous cette forme de script.

Bon déjà revenons sur la beauté de l’ouvrage. La couverture est juste sublime, mais surtout, toutes les têtes de chapitres sont décorées de fines lignes qui esquissent les animaux fantastiques que l’on croise tout au long du roman : sublime.

Passons maintenant au livre en lui-même : je dois dire que j’ai adoré. Si la première prise en main est délicate, après tout on n’a pas l’habitude de lire des script avec des indications scéniques mais peu de narration; je me suis vite plongée dedans. Ceci pour la simple et bonne raison que je voyais littéralement le film se dérouler sous mes yeux. Mon expérience aurait surement été différente si je n’avais pas vu le film avant. Mais l’ayant vu, j’avais toutes les images en tête et je me suis surprise a en avoir gardé un souvenir aussi détaillé.

On retrouve tous nos personnages, aussi attachants que dans le livre, et c’est là qu’on se rend compte d’à quel point le casting jouait bien et avait été bien choisi.

Pour ceux qui n’auraient pas vu le film avant, je ne vous conseille pas forcément ce livre sans voir le film, c’est une forme particulière qui peut en bloquer certains. Pour autant l’histoire est géniale puisqu’on découvre le monde des sorciers américains, leur fonctionnement, mais surtout Norbert Dragonneau et ses créatures qu’il a perdu dans New York alors qu’une forme de magie étrange sévit et détruit tout sur son passage.

Je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus sur ce livre si ce n’est qu’il est génial pour qui  vu le film et que je compte bien me le procurer en VO pour compléter ma collection, un joli 18/20 !

 

Conte·Fantastique·Jeunesse

The tales of Beedle the Bard, J.K. Rowling

TitreThe tales of Beedle the Bard

AuteurJ.K. Rowling

EditionCelle-ci n’est plus en vente

PagesUne centaine

PrixEnviron 7€

RésuméThe Tales of Beedle the Bard, a wizarding classic, first came to Muggle readers’ attention in the book known as Harry Potter and the Deathly Hallows. Now, thanks to Hermione Granger’s new translation from the ancient runes, we present this stunning edition with an introduction, notes, and illustrations by J.K. Rowling, and extensive commentary by Albus Dumbledore.
Never before have Muggles been privy to these richly imaginative tales: « The Wizard and the Hopping Pot, » « The Fountain of Fair Fortune, » « The Warlock’s Hairy Heart, » « Babbitty Rabbitty and Her Cackling Stump, » and of course « The Tale of the Three Brothers. » But not only are they the equal of fairy tales we know and love, reading them gives new insight into the wizarding world.

Mon avis : 

Assez différent des deux autres livres qui composent la Bibliothèque de Poudlard, ce petit livre est celui qui est le plus présenté dans la saga principale puisqu’il a un rôle important dans le dernier tome. Il est composé de cinq petits contes dont quatre inédits : « The wizard and the hopping pot », « The fountain of fair fortune », « The warlock’s hairy hair », « Babbitty Rabbitty and her cackling stump ».

On y retrouve les codes des contes que nous, pauvres moldus, connaissons : un ou une héroïne, de la magie (forcément chez des sorciers), environ trois péripéties ou épreuves et une petite morale à la fin. J’ai particulièrement aimé « The fountain of fair fortune » et « The wizard of hopping pot » qui étaient un peu drôles et bon enfant. Au contraire les deux autres sont beaucoup plus sombres et abordent la mort puisqu’on y parle meurtres.

Les commentaires d’Albus Dumbledore sont surement les éléments les plus importants de ce livre car ils s’interrogent sur le rôle de ces contes dans le monde magique : leur réception, les débats qui en ont découlé, le contexte d’écriture supposé,… A partir de là, il revient sur les débats au sujet du secret des sorciers par rapport aux moldus, etc.

C’est surement le livre le plus complémentaire à l’univers de la saga Harry Potter et c’est un joli 16/20.