Contemporain·Coup de coeur·Fantastique·Jeunesse

Zéphyr et l’usine à rêves, de Sylvain Tristan

TitreZéphyr et l’usine à rêves

AuteurSylvain Tristan

EditionGulf Stream

Pages177

Prix12.50€

Résumé » Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves !  » Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J’étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n’a plus la tête dans les étoiles, il n’imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu’il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d’enfant se serait même envolée… Heureusement, j’ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?


Mon avis : 

Avec ce roman trouvé à la médiathèque, je teste pour la première fois la collection Etincelles, de chez Gulf Stream, et j’ai découvert une petite pépite pour les jeunes lecteurs !

Dans ce roman, l’auteur aborde le thème sensible de la dépression d’un parent, vu par l’oeil de son enfant. Zéphyr fait face à la dépression de son père, qui cesse tout d’un coup de jouer avec lui, d’être heureux ou de faire quoique ce soit. Il semble comme mort à l’intérieur et pour Zéphyr la cause est l’incapacité de son père à rêver depuis quelques temps. On entre alors dans une histoire fantastique avec une usine à rêves qui permet de créer les rêves, et que Zéphyr va aider à faire redémarrer.

J’ai vraiment apprécié cette histoire que j’ai trouvé très douce et tendre malgré son sujet. A aucun moment la dépression n’est nommée en tant que telle mais on saisit quand même le problème. Avec l’introduction du fantastique, Sylvain Tristan met une distance et une pointe d’humour pour alléger le tout ce qui permet de faire passer son message auprès des plus jeunes. 

Le personnage de Zéphyr est celui d’un enfant qui souhaite continuer à rire avec son père et assiste au déclin de sa famille. Il voit peu à peu son père sombrer et sa mère pleurer de voir son mari dans cet état. Avec son innocence d’enfant il décide de résister à cette tristesse et de redonner le sourire à sa famille. C’est touchant, c’est drôle. Quant aux personnages secondaires du voisin qui fait peur et des petits faiseurs de rêves, ils sont loufoques à souhait.

Le tout forme un roman jeunesse d’une grande qualité par sa plume, son histoire et sa manière de traiter le sujet. Un beau coup de coeur pour moi, que je ne cesse de recommander au travail !

Chick-Lit·Contemporain·Romance

Valeria T.2 : Dans le miroir de Valeria, d’Elizabet Benavent

TitreDans le miroir de Valeria

AuteurElizabet Benavent

EditionL’Archipel

Pages414

Prix17€

RésuméValeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix  ?
Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de cœur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête.


Mon avis : 

J’avais laissé Valeria et ses amies en pleine remise en question. J’avais passé un très bon moment de lecture, fun et un peu irrévérencieux. Dans ce deuxième tome j’ai été un peu déçue malheureusement.

Ma déception repose sur un point principal : l’omniprésence du sexe. Dans le premier volume, il y avait quelques petites scènes et du vocabulaire sans pudibonderie, mais dans celui-ci, on passe aux scènes de sexe toutes les dix pages et j’avoue que je me suis lassée au point de les sauter à partir de la moitié du livre. Puis bon, j’avoue qu’étant Team Adrian, la voir toujours avec Victor n’a pas aidé (même si Adrian était à claquer à la fin).

Dans ce second tome, chacune des filles s’affirme en tant que femme indépendante : Valéria redécouvre la joie des premiers émois, Carmen s’affirme face à sa belle-famille, Nerea s’interroge sur sa façon d’être et Lola reprend le pas sur sa relation avec Sergio. Quelle joie de voir ces femmes leur clouer le bec, tout en restant drôles et pleines de classe !

Mon personnage préféré reste Carmen car elle n’est ni trop ni pas assez : elle me ressemble en fait ! Chaque lectrice peut se retrouver dans une des filles et c’est ce qui fait la force de cette saga. Je l’ai fait lire à ma collègue et elle adore également pour la simplicité et la véracité des relations décrites. C’est sans prise de tête, ça se lit comme on boit un cocktail et en le refermant on a hâte de savoir la suite !

Coup de coeur·Fantasy·Religion·Romance

The Hundredth Queen T.1, d’Emily R. King

TitreThe Hundredth Queen

AuteurEmily R. King

EditionAmazon Crossing

Pages387

Prix9,99€

RésuméOrpheline de dix-huit ans confiée à la communauté des sœurs dans l’antique empire Tarachand, Kalinda a une destinée toute tracée : une vie d’isolement et de prière. Sujette à des fièvres, elle ne peut envisager d’être servante, encore moins courtisane ou de trouver un époux. Mais contre toute attente la visite du rajah Tarek va changer son existence à jamais. Du jour au lendemain, elle sera choisie pour devenir la centième épouse du tyran et forcée à se battre pour sa place parmi les quatre-vingt-dix-neuf autres épouses et nombreuses courtisanes. Pour bousculer la tradition, renverser un empire et devenir maîtresse de sa propre vie, Kalinda devra faire appel à un grand courage aux côtés de son garde Deven Naik dont la compagnie est sa seule consolation. Saura-t-elle puiser la force qui l’aidera à échapper à l’emprise du Rajah ? Osera-t-elle faire appel au pouvoir magique interdit qui sommeille en elle et bouleverser les fondements d’une société ancestrale ?


Mon avis : 

Il y a quelques années, j’avais eu un coup de coeur pour la série Les portes du secret de Maria V. Snyder, je l’avais trouvée très bien imaginée avec des personnages forts. Et bien j’ai retrouvé la même sensation dans ce premier tome d’Emily R. King !

L’univers fantaisiste se rapproche possiblement du Moyen-Orient ou de l’Inde et toute la religion tourne autour de la mythologie sumérienne. Rien que ces éléments m’ont fait adorer le roman : c’est original, rarement raconté, dépaysant et plein de surprises ! Ici, les femmes orphelines sont envoyées dans des sortes de couvent où elles sont entrainées au combat. Par la suite, chaque homme ayant fait un don au couvent peut prendre une des filles comme femme, courtisane ou servante. Evidemment, Kalinda qui souhaitait rester au couvent est réclamée par le rajah, l’homme le plus puissant du pays pour être sa femme et participer à un tournoi de rang : elle devra se battre avec toutes les courtisanes qui la défient pour garder son rang de centième épouse. Sous des couverts sexistes, le roman se révèle profondément féministe selon moi : une parfaite représentation de la société où les femmes sont montées les unes contre les autres au profit des hommes et où notre héroïne va tenter de survivre et de changer les choses.

Ajoutons à cela une mythologie très développée, une spiritualité bien expliquée et des pouvoirs liés aux éléments et je suis déjà conquise. Mais si en plus, on me rajoute un beau soldat, doux et prévenant… comment résister ? Car oui, une romance est fatalement présente ici, entre Kalinda et le soldat du rajah, et ce dès les premiers chapitres. Cependant, j’ai apprécié qu’elle ne soit pas fulgurante, que Kalinda s’interroge sur ses sentiments : l’aime-t-elle car il a l’attrait de la nouveauté ou à cause de réels sentiments ? Les personnages de Deven et Kalinda vont si bien ensemble que leur relation sonne comme une évidence. Mon seul regret c’est la manière dont Deven abandonne tout ce en quoi il croyait pour elle sans trop sourciller.

J’ai si hâte que la suite soit publiée pour voir comment Kalinda et les autres vont s’en sortir, découvrir les vrais pouvoirs des bhutas et les futures aventures de nos héros…

Fantasy·Jeunesse

Silver Batal et le dragon d’eau T.1, de Kristin Halbrook

TitreSilver Batal et le dragon d’eau

AuteurKristin Halbrook

EditionLumen

Pages469

Prix16€

RésuméEnfourchez votre dragon, et rendez-vous sur la ligne d’arrivée ! Silver Batal habite une ville fascinante au milieu du désert : perchés à flanc de falaise, des dizaines d’ateliers accueillent les artisans les plus divers – potiers et joailliers, ébénistes et souffleurs de verre. À treize ans, elle est censée travailler dur pour succéder à son père, l’un des bijoutiers les plus renommés de la région. Seul problème ? Son cœur n’appartient pas au désert, mais aux flots de l’océan : elle rêve de participer aux courses de dragons d’eau qui, chaque année, font vibrer le pays tout entier. Justement, le destin ne tarde pas à frapper à sa porte : Nebekker, vieille tisserande avec laquelle elle s’est liée d’amitié, la mène jusqu’à Hiyyan, un petit dragon capable – ô miracle – non seulement de nager, mais aussi de voler ! Risquant le tout pour le tout, Silver et son cousin Brajon partent pour la cité royale, où doit justement se tenir une grande course. Créatures des cavernes et renards du désert, circuits créés par magie sur l’océan peuplés de tourbillons et de vagues impressionnantes… les pires dangers attendent nos deux héros. À commencer par Sagittaria Prodigo, la dresseuse de dragons d’eau favorite de la reine – la féroce adversaire qui a osé enlever la mère d’Hiyyan !


Mon avis : 

A la recherche d’un roman de fantasy jeunesse avec des dragons ? Pourquoi ne pas embarquer avec Silver Batal ?

Avec ce roman, l’autrice plante un univers intéressant : une cité au coeur du désert, une capitale proche de l’océan où les courses de dragon d’eau sont le grand événement de l’année, et des cités océaniques qui rivalisent avec celles du désert, augurant des conflits pour les prochains tomes. C’est un univers qu’on peut facilement imaginer au Sahara et qui est bien élaboré. On sent qu’il y a du potentiel pour la suite avec des rivalités politiques et d’autres choses à découvrir sur les dragons et notamment les Aquinders.

On y suit Silver, une jeune fille de treize ans, passionnée par les dragons alors qu’elle est destinée par sa famille à être joaillière. Elle va découvrir que ce qu’elle pensait est faux, qu’elle a un don avec les dragons et à la manière d’Eragon, se battre contre le pouvoir pour protéger les dragons. D’espoirs en désillusions, on la sent grandir et j’ai apprécié que l’autrice ne la décrive pas comme la parfaite héroïne : Silver est jeune et humaine, elle peut être dévorée par l’ambition, têtue et n’écouter personne d’autre que ses envies égoïstes. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’être sensible et de se remettre en question quand Brajon ou Hiyyan lui font des reproches.

Avec cette histoire, difficile de ne pas avoir envie de faire soi-même une course de dragon d’eau. Je regrette cependant quelques facilités scénaristiques et le personnage de Sagittaria Prodigo qui est une girouette de la gentillesse et de la méchanceté, j’ai eu du mal à comprendre son personnage et ses raisons et ça n’a pas permis de la rendre crédible à mes yeux. C’est vraiment le seul point qui m’a sortie de l’histoire car sinon la plume et les descriptions étaient si captivantes que j’avais sans cesse envie de retourner lire pour retrouver les personnages et l’univers. Un roman jeunesse à découvrir donc pour tous ceux qui aiment les dragons et l’aventure !

BD·La revue BD·Sélection

La revue BD #3 : Spéciale Adultes

On se retrouve pour la 3e sélection BD du blog avec les BD qui concourent pour le prix Bull’En Layon 2020 dans les bibliothèques de ma région. L’occasion pour moi de découvrir dix bandes dessinées originales et de vous en parler !

 

A bord de l’Aquarius, de Marco Rizzo & Lelio Bonaccorso

 

 

Résumé : Un récit documentaire à bord de l’Aquarius, un bateau humanitaire qui parcourt la Méditerranée pour secourir des migrants. En juin 2018, l’Italie et la France lui refusaient d’accoster condamnant le navire à une errance de 9 jours, mettant ainsi en lumière les ambigüités des gouvernements européens sur la politique d’accueil des réfugiés.

Pourquoi ? Parce que c’est une bande dessinée documentaire sur un sujet d’actualité brûlant : les arrivées de migrants sur les côtes italiennes. On suit des reporters qui vont sur le bateau l’Aquarius qui a tant défrayé la chronique l’année dernière, et qui vont au contact des immigrés. On découvre leurs parcours, leurs souffrances, leurs espoirs. De quoi voir différemment ces hommes et ces femmes parfois vus comme des envahisseurs mais qui ne demandent que le droit de vivre sans craindre pour leur vie.


Babybox, de Jung

 

Résumé : À l’âge de quatre ans, Claire a quitté la Corée du Sud et vit aujourd’hui en France. Elle a un petit frère, Julien, dix ans. Soudain, un drame se produit… Leurs parents ont un grave accident de voiture : leur mère décède et leur père tombe dans le coma. Claire découvre alors une boîte cachée au fond d’un tiroir. À l’intérieur : des photos de sa mère, jeune, un petit bracelet de naissance ainsi qu’un dossier médical. Tout se bouscule en elle : elle comprend qu’elle a été adoptée… À Séoul, les nouveau-nés peuvent être déposés, anonymement, dans une boîte encastrée dans un mur : la babybox. Et à sa création, un petit garçon, Min-ki, y a été déposé. Se pourrait-il que la babybox ait scellé les destinées de Claire et de Min-ki, et qu’elles se révèlent salvatrices pour l’un comme pour l’autre ?…

Pourquoi ? C’est mon coup de ❤ de cette sélection. Récit en partie autobiographique, il aborde le sujet des babybox en Corée : ces boîtes où les femmes peuvent déposer leur bébé qu’elles ne peuvent pas garder plutôt que l’abandonner en pleine rue. Les enfants sont ensuite récupérés par le père Isaac qui s’occupe d’eux et les met à l’adoption. C’est avec beaucoup de sensibilité que le sujet est abordé, avec des dessins précis, en noir et blanc, relevés parfois par une touche de rouge. 


Calfboy, de Rémi Farnos

 

Résumé : Chris Birden a un problème, il ne se rappelle plus trop où il a enterré le butin de leur dernier braquage de train. Il promet à son frère de retrouver l’argent en trois jours, ce qui semble à première vue facile à réaliser. Mais la rencontre d’un orphelin, d’une voleuse de chevaux et de quelques Indiens compliquera un peu les choses…

Pourquoi  ? Parce que les dessins sont originaux avec des personnages à la sauce cartoon et l’humour d’un cowboy somnanbule qui oublie où il cache le magot ! Sans grand enjeu, la BD se lit tout seule, on sourit et puis on passe à autre chose.


La plus belle femme du monde : The incredible life of Hedy Lamarr, de William Roy & Sylvain Dorange

 

Résumé : « La plus belle femme du monde… » ! Surnommée ainsi par son producteur, Hedy Lamarr se voit ouvrir les portes d’Hollywood après avoir fui l’Autriche nazie et un premier mari marchand d’armes. Femme de caractère, séduisante et croqueuse d’hommes (6 maris et de nombreux amants célèbres), Hedy aura du mal à exister pour autre chose que sa beauté… dans une industrie cinématographique régie exclusivement par des hommes, dans l’Amérique des années 1940-50.
Et pourtant Hedy n’est pas juste belle, elle est aussi curieuse, intelligente, et adore imaginer des inventions, sérieuses ou farfelues ! En collaboration avec le compositeur et écrivain George Antheil, la jeune actrice imagine un système de communication cryptée, qui sera plus tard utilisé pour le guidage des missiles mais aussi pour le WIFI.

Pourquoi ? L’histoire racontée est celle d’une femme qui n’a été considérée que pour sa beauté toute sa vie alors qu’elle était bien plus qu’un joli corps : c’était une inventrice de génie et une actrice hors du commun. On peut regretter cependant le manque de profondeur de la bande dessinée parfois, avec l’impression que tout est survolé et qu’on ne s’attache pas assez à Hedy Lamarr.


Le dieu vagabond, de Fabrizio Dori

 

Résumé : Dernier de sa lignée divine, Eustis le satyre mène une vie oisive et solitaire dans le monde moderne. Lorsqu’il découvre que d’autres dieux ont survécu, il part à la recherche de son ami Pan, curieux disparu qui semble cristalliser l’attention de tout le nouveau panthéon de l’« Hôtel Olympus ». Mais Eustis n’est qu’une divinité mineure, et peut-être vient-il de mettre le doigt dans un engrenage dangereux…

Pourquoi ? Si au départ je pensais ne pas aimer, cette bande dessinée s’est révélée être une de mes préférées. Le dessin s’inspire du style de Van Gogh, et raconte l’histoire d’un satyre désespéré de retrouver le monde des héros et des dieux. Le tout est touchant et rappelle l’Odyssée d’Ulysse ou encore la quête de Percy Jackson.


Les grands espaces, de Catherine Meurisse

 

Résumé : Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d’arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d’y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d’un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l’auteure raconte le paradis de l’enfance, que la nature, l’art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu’à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d’une enfance et l’imaginaire qui s’y déploie, en toute liberté.

Pourquoi ? Cette bande dessinée autobiographique rappelle un peu les romans de Pagnol tant par la thématique campagnarde que par le dessin foisonnant et doux à la fois. Le personnage de la petite Catherine est hilarant avec sa découverte de la campagne puis de la ville en compagnie de sa soeur. Des références sont faites à la construction du Futuroscope ou à d’autres éléments de la culture française, ce qui a le don de faire sourire le lecteur. De quoi passer une bon moment, plein de douceur.


Nymphéas noirs, de Michel Bussi, Didier Cassegrain & Fred Duval

 

Résumé : Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu’un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l’affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D’autant qu’une rumeur court selon laquelle des tableaux d’une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.

Pourquoi ? Adaptée du roman éponyme de Michel Bussi, c’est une bande dessinée réussite. Les dessins et les dialogues sont adaptés de manière à ce que le lecteur suive bien l’histoire tout en conservant le mystère. C’est toutefois dommage que la fin soit un peu compliquée à bien comprendre. Je ne sais pas ce que ça rendait en roman, mais en bande dessinée j’ai du relire plusieurs fois les planches pour m’assurer de comprendre.


Negalyod, de Vincent Perriot

Résumé : Jarri a hérité du troupeau de son père : plus de trois cents chasmosaures. Le jeune homme comprend le langage des animaux et maîtrise l’art de la corde. Un jour, son troupeau est décimé par un « camion météo », c’est le début d’un long voyage pour retrouver l’homme coupable de ces expériences.

Pourquoi ? Pour la beauté des décors dessinés et de l’univers de science-fiction inventé. On est sur une planète peuplée de dinosaures, où l’eau est contrôlée par le Réseau, qui s’en sert pour contrôler la population. Jusqu’à la fin du livre on ne sait pas pourquoi certaines choses sont interdites, comment le monde en est arrivé là, ou quelles sont les origines de Jarri. La BD se concentre sur un moment précis de la chronologie de cet univers : la révolution contre le Réseau.


Maestros, de Steve Skroce

 

 

Résumé : Le Maestro et toute la famille royale ont été assassinés. Son fils, banni sur Terre, doit hériter du trône du plus puissant sorcier qui ait jamais existé, lui qui préfère profiter des plaisirs charnels que la Terre a à lui offrir. Malheureusement pour lui, ses ennemis sont partout et il devra vite se plier à ses nouvelles fonctions s’il veut que le royaume de son enfance perdure, face aux menaces délirantes qui s’offrent à lui.

Pourquoi ? C’est un OLNI pour moi (objet littéraire non identifié) : très inspiré des comics de par le dessin présenté, on part sur une histoire complètement barrée. Je pensais détester et ça n’a pas été le cas, je me suis laissée embarquée par la bizarrerie de ce comic et j’ai éclaté de rire face à quelques planches irrévérencieuses. Attention toutefois, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains.


Malaterre, de Pierre-Henry Gomont

 

Résumé : Coureur, menteur, buveur, noceur… Gabriel Lesaffre a toutes les qualités. Depuis l’enfance, il est en rupture avec son milieu familial. Épris de liberté, il ne supporte pas l’autorité. Un jour, il tombe amoureux d’une lointaine cousine, Claudia. Elle a dix ans de moins que lui. Coup de foudre, mariage, trois enfants : Gabriel se laisser séduire par les charmes de la vie de couple et les délices du confort bourgeois.
Mais ses vieux démons se rappellent à son bon souvenir. Gabriel s’ennuie. Il plaque tout, s’envole pour l’Afrique, reste cinq ans sans donner de nouvelles. Puis il réapparaît, fidèle à lui-même. Mêlant manipulation, persuasion et belles promesses, il obtient la garde de Mathilde et Simon, les deux aînés, et les emmène avec lui en Afrique équatoriale. Pour ces deux jeunes ados, une nouvelle existence commence : ils découvrent l’Afrique et une vie « festive, bigarrée, frivole et un peu vaine ». Mais ils doivent aussi supporter les incessants problèmes d’argent de leur père, héritier d’un domaine qu’il est incapable de gérer, et son penchant insurmontable pour la boisson. Et si le rêve africain finissait par se dissiper dans les vapeurs d’alcool ?

Pourquoi ? C’est une superbe histoire de famille, bien que très dure. La relation entre le père et les enfants est pleine de tensions et de non-dits, mais également d’une forme d’amour qui ne sait pas comment s’exprimer. Le tout est porté par des dessins pleins de couleurs sans être trop précis, presque comme s’ils représentaient le désordre des relations entre être humains dans cette bande dessinée.


 

Voilà, j’espère que cette petite sélection de bandes dessinées vous aura plu, n’hésitez pas à m’en conseiller d’autres, je suis toujours ravie d’en découvrir ! ❤ 😀

Fantasy·Light Novel·Manga

Dan Machi T.9, de Fujino Omori

TitreDan Machi

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages295

Prix13,99€

RésuméEn explorant pour la première fois le premier sous-sol du Labyrinthe Sylvestre du Donjon, Bell fait la rencontre de Wyne, une jeune Vouivre. Attaquée sans relâche non seulement par les aventuriers, mais aussi par les monstres, Bell décide de la protéger quand il comprend qu’elle parle la langue des humains… Entre la nébuleuse menace d’un groupe de chasseurs sans scrupule, la haine ancestrale qui existe entre monstres et Humains, et la soudaine intervention du véritable maître de la Guilde, le chaos s’empare de la ville avec, en son centre, la jeune Vouivre. Anomalie qui trouble même les dieux, elle soulève le voile de l’un des nombreux mystères qui se cachent dans les tréfonds du Donjon !


Mon avis :

La fin du tome 8 annonçait l’arrivée d’un personnage étonnant : mi-monstre, mi-humain, et on découvre pleinement cette nouveauté ici.

Quand Bell découvre Wyne, une Vouivre capable de parler et de ressentir des émotions, ce qu’il pensait savoir des monstres s’effondre. Décidé à la protéger il la ramène au Manoir, au risque de bouleverser la cité d’Orario. J’ai trouvé ce tome très intéressant car on en apprend beaucoup sur le Donjon et sur le fameux mythe de la création d’Orario. Les personnages apprennent à connaître les monstres entre deux batailles dans le Donjon et on découvre une nouvelle Familia qui semble faire du trafic de monstres… De plus, c’est la première fois qu’une aventure se poursuit sur deux tomes, ce qui me laisse dans un état d’impatience frustrant.

J’espère toutefois que ça ne fera pas comme à la fin du tome 6 et la grande révélation sur Bell : à savoir qu’on n’en a plus jamais entendu parler après ! De même pour la fascination de Freyja… Quand des révélations aussi importantes sont faites, il faut qu’elles soient exploitées par la suite et c’est ce que je peux reprocher à cette saga : les révélations ne sont pas toujours exploitées par la suite et on se demande à quoi elles servent réellement (tout en mourant d’envie d’en savoir plus évidemment). 

Le personnage de Wyne est assez attachant, elle est comme une petite soeur qui découvre la vie et qu’il faut protéger…aux risques de s’attirer les foudres des autres personnages féminins de la saga. Bell fait peut-être un poil trop de ravages parmi la gente féminine pour être crédible, ça en devient presque lourd de les voir jalouses à chaque fois. Heureusement, elles ne vont pas jusqu’à perdre la tête par jalousie, elles savent raisonner quand il le faut et on n’échappe donc de justesse à la caricature de la jeune fille écervelée qui ne jure que par les hommes. 

On a donc là une intrigue bien menée, qui augure des changements à venir et apporte une réflexion sur l’autre et le rapport qu’on a avec ce qui nous est étranger. L’écriture est toujours aussi addictive mais j’attends de voir jusqu’à quel point ces révélations seront exploitées par la suite…

Bilan

Bilan Lecture d’Octobre : un mois de bonnes nouvelles !

Ah octobre… le mois qui aurait pu être horrible mais qui est si bon avec moi !

Fin septembre je vous avais dit que je passais les oraux des concours de la fonction publique, et bien j’ai été reçue ! Joie et bonheur dans mon petit coeur ! Je n’ai plus qu’à trouver un poste où me faire titulariser. Presque cinq ans jour pour jour après mon burn out et la dépression qui s’en est suivie c’est une très belle victoire dont je suis fière. Je vous ferai prochainement un article sur le sujet.

Pour continuer ces bonnes nouvelles, je n’ai eu presque que de bonnes lectures, avec tout particulièrement Zéphyr et l’usine à rêves, et La cité du lotus rose !

Sans catégorie

Les Lubies d’Eole a 5 ans !

Depuis le 26 octobre, le blog a 5 ans.

Commencé pendant mon burn out, en octobre 2014 sous le nom des « Lectures d’Eole » sur Blogger, il a bien évolué depuis.

En 5 ans, Les Lubies d’Eole a changé de nom et de plateforme. Et 5 ans ça représente :

  • 980 articles
  • près de 14 000 visites depuis 2016 (date du passage sur WordPress)
  • 1278 commentaires
  • des partenaires en or : Ofelbe, Gulf Stream, XO Editions, L’Archipel, Netgalley, …
  • du voyage
  • des trucs et astuces
  • des tops
  • des flops
  • des acquisitions
  • des bilans
  • des articles plus personnels

Bien que je le fasse avant tout pour moi, vos visites et vos commentaires, ici et sur les réseaux sociaux, m’encouragent à continuer de partager un peu de mon univers ici. Même si après 5 ans, il demeure bien petit par rapport à d’autres blogs qui ont le même âge, je suis fière de mon bébé ❤

Merci à vous de m’aider à le faire vivre. Pour fêter ça, je vous propose un concours pour gagner 5 livres !

Ces romans sont des services presse, ils comportent donc parfois des tampons mentionnant qu’ils ne sont pas vendables. Tous ont été de supers lectures pour moi, et c’est un plaisir de vous permettre de les découvrir à votre tour !

Pour participer, les conditions sont les suivantes :

  • être abonné au blog ou à la newsletter du blog
  • remplir le formulaire ci-dessous

Pour des chances supplémentaires :

  • partager cet article sur un réseau social (+1 chance à chaque réseau social)
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Le concours est ouvert à la France Métropolitaine, Belgique et Suisse. Il dure du 28 octobre au 5 novembre !

Pour remplir le formulaire, cliquez ci-dessous

LE FORMULAIRE

Contemporain·Drame·Romance

L’âme soeur, d’Agnès Karinthi

TitreL’âme soeur

AuteurAgnès Karinthi

EditionL’Astre Bleu

Pages232

Prix5.99€ pour la version ebook

RésuméLe passé oublié d’Anne ressurgit avec l’arrivée de Philippe qui, lui ne l’a jamais oubliée… « Tu n’imagines pas ce que je ressens, Maman. Ma vie a commencé quand j’avais neuf ans, au milieu des blouses blanches de l’hôpital. Avant, c’est le trou noir. J’ai perdu ma soeur. Nous devions être très proches, mais je ne le sais pas. J’ai perdu mon père. Il devait être le plus merveilleux des papas, mais je ne me rappelle pas. J’ai perdu mes camarades de classe. Ce devait être une super classe, puisque vingt ans après, il y a un certain Philippe qui débarque chez moi dans le but de refaire connaissance. Mais comment savoir ? Quand le ciel nous est tombé sur la tête à toi et à moi, tu m’as coupée de mon passé. Je me suis construite sur du néant. Aucun repère… À part toi, bien sûr. »

Lorsque Philippe frappe à la porte d’Anne, elle ne le reconnaît pas. Elle ne se souvient plus de sa demande en mariage l’année de leurs huit ans. Tout s’est évanoui dans l’amnésie qui a suivi le grave accident dont sa famille a été victime. Philippe, lui, ne l’a jamais oubliée et dorénavant, il n’aura plus qu’une obsession : entrer définitivement dans sa vie. Mais Philippe et Anne peuvent-ils avoir un avenir commun ? Quel est le prix à payer pour faire renaître le passé ? Avec ce roman, Agnès Karinthi nous entraîne dans une quête angoissante où chacun traîne sa part d’ombres et de secrets. Plongez dans une quête angoissante où chacun traîne sa part d’ombres et de secrets, et découvrez l’histoire de Philippe et Anne : quel est le prix à payer pour faire renaître leur passé commun ?


Mon avis : 

En 2015, j’avais fait la découverte d’une autrice qui avait su décrire à la perfection ce qu’on peut ressentir dans une relation quand on ne sait plus où on en est. C’était Agnès Karinthi avec Quatorze Appartements. Aujourd’hui, j’ai découvert son second roman, L’âme soeur.

Le résumé m’intriguait : une jeune femme amnésique, un jeune homme qui n’a pas oublié leur promesse d’enfance de se marier… les ingrédients d’une belle romance non ? Et pourtant…que le roman devient sombre… Car outre cette romance, on découvre des secrets de famille, des enfances parfois difficiles et des problèmes psychologiques qui en découlent. Jusqu’au bout j’ai espéré que ça finisse différemment de ce que je pensais, mais non, j’avais deviné la fin et le gros secret, ce qui est dommage. 

En revanche, Agnès Karinthi a encore une fois réussi à retranscrire avec brio les sentiments qu’on peut éprouver au début d’une relation quand l’un veut aller trop vite et pas l’autre : comment faire la part des choses, savoir si on aime vraiment la personne ? Elle le retranscrit avec une justesse qui fait presque peur ! Le personnage d’Anne m’a beaucoup touchée, elle est amnésique mais a refait sa vie. Elle cherche à comprendre ses sentiments sans pour autant bouleverser toute sa vie pour un homme qui vient de débarquer. En revanche je ne savais pas comment cerner Philippe qui oscille entre la gentillesse et la possessivité maladive dès le début. C’est un personnage qui met mal à l’aise car on a envie de l’apprécier mais c’est difficile au vu de certains de ces actes.

En ce qui concerne la plume d’Agnès Karinthi elle est toujours aussi addictive. Cependant, j’ai trouvé que les dialogues étaient parfois maladroits, trop guindés pour être naturels et ça me sortait parfois de l’histoire. En dehors de la fin que j’avais deviné, c’est le seul vrai point négatif que j’ai trouvé à ce roman qui, s’il n’est pas à la hauteur de Quatorze Appartements, m’a tout de même fait passer un très bon moment de lecture.