Aventure·Contemporain·Drame·Historique·Polar·Thriller·Voyage

Bleu Blanc Sang, Bertrand Puard

 

TitreBleu, Blanc, Sang

AuteurBertrand Puard

EditionHachette

Pages312/tome

Prix16,90€/tome

Résumé5 juin 2018. Tandis que la France enterre à Notre-Dame son président de la République mort tragiquement quelques jours auparavant, un convoi transportant une toile d’une artiste du xviiie siècle inconnue, Justine Latour-Maupaz, est pulvérisé au lance-roquettes sur une autoroute du centre de la France. Au même instant, à New York, une œuvre de la même artiste est adjugée pour la somme inouïe de 53 millions de dollars. Pour quelles raisons des forces obscures cherchent-elles à détruire précipitamment, ou à s’approprier soudainement, les travaux de cette peintre ignorée ? À qui profite ce regain d’intérêt ? Eva Brunante, dont le père, seul exégète de la peintre, a disparu, va se lancer dans une enquête aux ramifications politico-financières vertigineuses.
Bienvenue dans la république Bleu Blanc Sang !

 

Mon avis : 

Je crois qu’il n’y avait pas de meilleure période pour lire ce roman que début juin comme je l’ai fait. La France est endeuillée par la mort du président, et c’est son frère qui reprend le pouvoir. Au même moment, des attentats ont lieu autour de tableaux d’une mystérieuse Justine Latour-Maupaz et un vieil homme est enlevé. Tout est lié et l’intrigue est menée d’une main de maître par l’auteur.

Tout au long des trois tomes, le lecteur est entraîné dans une enquête haletante mêlant politique, histoire de l’art et secrets de famille. L’auteur a une plume addictive et en lisant ses autres romans on décèle rapidement que les complots politiques sont son grand point fort. Si au début on a eu mal à se repérer parmi tous les personnages, un fil rouge se crée rapidement et une seule hésitation demeure : qui sont les gentils et qui sont les méchants ? L’ambiguïté est de mise pendant une bonne partie du récit et cela ne fait qu’ajouter au suspense qui règne à chaque volume.

Le personnage d’Eva est attachant, l’auteur ne s’est pas contenté d’en faire une enquêtrice, c’est une femme avec sa propre histoire et ses propres blessures, qui rejaillissent sur ses actions et ses décisions. Mon seul regret de la saga aura été la fin du dernier tome. Quelques éléments demeurent sans réponse, et l’intrigue m’a semblé se terminer en queue de poisson, notamment le point principal : qu’est devenu le grand méchant ? Malgré cette fin un peu décevante, la lecture aura été riche en émotions et je ne peux que recommander la trilogie !

Aventure·Coup de coeur·Fantasy·Jeunesse·Light Novel·Manga·Mythologie·Religion

DanMachi 6, Fujino Omori

TitreDan Machi 6

AuteurFujino Omori

EditionOfelbe

Pages289

Prix13,99€

RésuméNombreux sont les dieux venus s’installer dans la ville-labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune… … ou des filles ?! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia. Vivant à deux dans des conditions difficiles, ils tentent tant bien que mal de joindre les deux bouts et d’attirer de nouveaux fidèles. Mais la chance finit par sourire à Bell, lui qui voit sa vie sauvée et son coeur instantanément conquis par Aiz Wallenstein, une jeune guerrière à la force inégalée.

 

Mon avis : 

Comme d’habitude, c’est un coup de coeur pour ce nouvel épisode de DanMachi !

Cet épisode a la particularité d’être inédit, il n’est encore jamais sorti en manga ou en animé. Fujino Omori maîtrise toujours son univers et le complexifie encore en mettant le War Game, et de nouvelles rivalités entre les dieux, en place. L’intrigue tourne principalement autour de ce jeu opposant Hestia et Apollon. On a l’impression d’assister à un vrai jeu de stratégies et c’est un plaisir de lire des batailles aussi ingénieusement menées et décrites. Bell ne cesse d’étonner par ses prouesses, mais également ses faiblesses, et les autres personnages sont de plus en plus attachants. On voit dans ce combat l’accomplissement de ce qui s’est produit dans les premiers volumes de la saga.

On avait terminé le cinquième volume sur une nouvelle choquante à propos de Zeus et clairement j’attendais d’en savoir plus ! Mon désir n’a pas été entièrement assouvi, mais ce tome permet quelques découvertes sur l’histoire d’Orario, et notamment sur la hiérarchie entre les Familias. Si ce n’étaient mes interrogations par rapport au passé de Bell, pour moi la saga pourrait s’arrêter là tant tout semble avoir été au bout de ce qui pouvait être fait. Inutile de dire que je trépigne d’impatience en attendant la suite. Contrairement à d’autres sagas de chez Ofelbe qui tirent trop en longueur pour moi, celle-ci ne fait que monter en puissance et être de plus en plus addictive !

Jeunesse·Vie quotidienne

Au petit bonheur la chance, Aurélie Valognes

Titre : Au petit bonheur la chance

Auteur : Aurélie Valognes

Edition : Mazarine

Pages : 342

Prix : 17,90€

Résumé : 1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.
Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

Mon avis :

Avant de commencer, il est nécessaire de préciser que mon appréciation de ce livre est biaisée car l’histoire racontée se rapproche énormément de celle qu’a vécu mon père. Sachant qu’il parle très peu de lui, j’ai tout simplement adoré lire cette histoire, elle m’a donné l’impression de le comprendre et de le connaître un peu mieux, même s’il n’est sûrement même pas au courant de l’existence de ce livre.

On entend beaucoup parler d’Aurélie Valognes depuis quelques années et particulièrement ces derniers mois, ces trois autres livres ont été des succès de par leur humour. Ici, il est plus question de tendresse que d’humour, les sujets sont plus profonds. L’auteur aborde le deuil, l’abandon parental, les violences conjugales, la vie à la campagne pas forcément riche, l’émancipation des femmes… Ces sujets sont vus par les yeux d’un enfant de six ans au début de l’histoire, qui grandit et comprend de mieux en mieux les événements et leurs implications.

Etant donné que c’était mon premier Aurélie Valognes mais que j’avais entendu beaucoup parler de l’humour de ses romans, j’ai été assez surprise au début de ma lecture et j’ai mis un peu de temps à rentrer dedans. Ce sont les personnalités des personnages très attachants qui m’ont captivée. Le petit Jean, plein d’innocence apporte beaucoup de fraîcheur à l’histoire assez sombre qui est racontée. Ses réflexions feront sourire n’importe quel lecteur. Quant à Mémé Lucette, on sent qu’elle aime profondément son petit fils, mais également qu‘elle vient d’une autre époque. Elle fait partie de cette génération qui a connu l’absence d’électricité et qui se retrouve dans un monde où tout ou presque fonctionne à l’électricité. Les représentants de cette époque se faisant de plus en plus rares, c’est avec bonheur que j’ai découvert ces anecdotes de la vie d’antan.

Pour ceux qui souhaitent se rapprocher de leurs grands-parents ou de leurs arrières-grands-parents, qui veulent sourire et s’émerveiller comme des enfants, mais également réfléchir aux évolutions sociales, c’est le livre parfait ! 

Contemporain·Drame·Dystopie·Homosexualité·Romance·Vie quotidienne

Et ils meurent tous les deux à la fin, Adam Silvera

TitreEt ils meurent tous les deux à la fin

AuteurAdam Silvera

EditionCollection R

Pages414

Prix17,90€

Résumé » Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? « 

Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour fi nal. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

 

Mon avis : 

J’avais vu des avis mitigés sur ce titre, notamment sur le fait que ce n’était pas le meilleur livre de l’auteur, aussi je n’en attendais pas grand chose, ce qui m’a permis d’être agréablement surprise.

On suit Mateo et Rufus dans un futur où une société a le pouvoir de prévenir les gens par un coup de téléphone entre minuit et trois heures du matin, du fait qu’ils vont mourir dans la journée. Mateo est un adolescent qui vit seul depuis que son père est dans le coma, il a toujours eu peur de tout et n’a donc jamais rien fait pour ne pas courir de risques. Quant à Rufus, il a vu sa famille mourir dans un accident de voiture et a été recueilli en famille. Quand ils reçoivent l’appel, ils décident tous deux de se rendre sur l’application Dernier Ami pour trouver quelqu’un avec qui passer leur dernière journée, quelqu’un qui ne passera pas son temps à le pleurer car ils vivent la même chose.

J’ai beaucoup apprécié chacun des personnages. Mateo vit une réelle évolution tout au long de cette dernière journée. Il s’efforce de vivre en vingt-quatre heures (ou moins), l’équivalent de tout ce qu’il aurait du vivre auparavant. Il est touchant dans sa manière de tout vouloir mettre en ordre, de faire les choses bien, mais également d’être résigné. Rufus a une évolution moins marquée. Caïd de cité, le trait est parfois même trop forcé avec l’emploi de « wesh » comme une ponctuation de phrase. Endurci par la vie, il n’a eu de cesse de jouer un rôle et se retrouver mis à nu face à Mateo.

Le sujet du livre est extrêmement intéressant et la réflexion est bien amenée. A quel point aimerait-on savoir qu’on va mourir ? Si on avait ce pouvoir, on pourrait alors faire tout et n’importe quoi en attendant car on saurait qu’on ne mourrait pas ce jour-là ? L’auteur prend le temps de nous raconter quelques histoires en parallèle, à l’aide d’autres points de vue, commençant tous par la réception ou non de cet appel fatal. C’est à la fois fascinant et pervers de voir que quelque soit la décision que prennent les personnages pour échapper à la mort, elle les rattrape toujours d’une manière ou d’une autre. Le contexte et la narration sont vraiment les points forts de ce livre.

En effet, si les personnages principaux sont intéressants, je ne peux pas en dire autant de leur romance qui semble presque trop rapide. Jusqu’au bout je les aurais plutôt vus comme des amis-amoureux, quelque chose entre les deux, plutôt que comme les protagonistes d’une vraie passion faite pour durer. En fait, ils n’ont pas besoin d’étiquette qui range leur relation dans une case, elle est parfaite en elle-même et n’a pas besoin de définition. 

Bilan

Premier bilan lecture des vacances !

Ca y est ! Le mémoire de recherche est rendu et publié en ligne. J’ai eu 10 jours de « vacances » avant le début de mon stage et ça a été : lecture, glaces, balades, babysitting (ben oui il faut finir le contrat tout de même), concert… Que du bon donc. Et en plus, j’ai eu de très bonnes lectures, que demander de plus ?

 

 

#Tops !

 

#Flops