Playlist

La Playlist de l’été !

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour une playlist un peu plus longue que d’habitude car j’ai passé beaucoup de temps à écouter de la musique et à en découvrir grâce aux playlists d’ambiance créées par Spotify ^^ Je pense qu’on est servis niveau diversité avec un peu de pop, de la dance, du rap, de la folk, de la chanson française et internationale 🙂

 

Flou, de Angele

Fare Thee Well, par Rob Benedict

 

Pas pareil, de Tryo

 

Hijo de la Luna, de Mecano

 

Plus tard, de Bigflo et Oli

 

Ne m’appelle pas, de Coeur de Pirate

 

Glamazon, de Ru Paul

 

Sissy that walk, de Ru Paul

 

Les oubliés, de Gauvain Sers

 

Only the good die young, par Glee

 

Senorita, de Shawn Mendes et Camila Cabello

 

Sweet but psycho, de Ava Max

 

Piano Man, de Billy Joel

 

Remember the name, de Ed Sheeran et Eminem

 

I don’t care, de Ed Sheeran (version accoustique)

 

Way to break my heart, de Ed Sheeran et Skrillex

 

Et voilà, je me rends compte que j’ai vraiment écouté des choses très diversifiées même si on retrouve plusieurs fois Ru Paul car j’ai regardé 7 saisons de Ru Paul’s Drag Race cet été et que je trouve que ses titres mettent la pêche ; et du Ed Sheeran car j’ai enfin assisté à un de ses concerts en Angleterre avec une amie 😀

N’hésitez pas à me partager vos musiques en commentaire, ça me donnera des idées !

Déception·Historique·Science-Fiction·Voyage dans le temps

Cité 19 (duologie), de Stéphane Michaka

TitreCité 19

AuteurStéphane Michaka

EditionPocket Jeunesse

Pages368 / 409

Prix16,90€ / 17,90€

RésuméQue faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.


Mon avis : 

Longtemps après tout le monde, je me suis lancée dans cette duologie prêtée par ma gentille Kurel.

Faustine est une jeune fille passionnée par le XIXe siècle depuis que sa mère a disparu douze ans plus tôt. Elle a une tendance à chercher les ennuis et quand son père décède mystérieusement à cause des Illuministes, elle décide de les retrouver et est transportée au XIXe siècle. Mais là des éléments étranges se passent : impossible de savoir en quelle année elle est et elle semble devenir peu à peu un garçon. Etrange n’est-ce pas ? Et ce n’est que le début…

D’après le résumé, je m’attendais à un roman historique et fantastique. Mais que nenni ! On se retrouve dans une duologie tenant à la fois du roman historique et de la science fiction ! Peut-être est-ce parce que je ne m’y attendais pas, ou alors c’est vraiment l’histoire, mais j’ai été un peu déçue par cette série. Je ne dirai rien de plus concernant l’histoire pour ne pas vous spoiler mais j’ai trouvé que plusieurs éléments étaient tirés par les cheveux, rendant les fondations de l’univers un peu bancales. C’est dommage car cette saga avait un gros potentiel selon moi. Peut-être aurait-il fallu qu’elle soit plus longue ? Mais plus longue pour développer l’univers, pas pour les états d’âme des personnages qui ajoutent déjà quelques longueurs au récit. De même j’ai trouvé que certains personnages étaient expédiés un peu trop rapidement et/ou n’avaient pas vraiment d’utilité, comme Vikram ou Morgane. Certes, ils permettent de montrer des aspects différents de l’histoire des femmes ou des zoos humains, mais dans ce cas il aurait fallu les développer un peu plus pour qu’ils ne soient pas présents uniquement comme des prétextes historiques. 

Attention, on pourrait penser que je ne fais que critiquer mais j’ai bien aimé ma lecture. La plume de l’auteur est efficace et si j’ai lu les deux tomes c’est bien parce que j’avais envie de connaître la suite. Je regrette juste le manque de développement de l’univers et de certains personnages quand je vois le potentiel que cette série avait.

Contemporain·Drame·Manga·Thriller

King’s Game 1-5, de Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

 

Titre : King’s Game

Auteurs : Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

Edition : Ki-oon

Pages : 200 / tome

Prix : 7,65 €

Nombre de tomes : 5. Série terminée.

Résumé : Une classe de 32 élèves. Un ordre qui tombe par sms toutes les 24h. La sanction en cas de désobéissance ? La mort.


Mon avis : 

J’ai tendance à ne pas lire de livres qui font peur ou avec de nombreuses morts. Mais quand un résumé est trop intriguant, je ne peux pas m’en empêcher, comme avec King’s Game.

Comme le dit le résumé, l’histoire est simple : les élèves d’une classe reçoivent des ordres par mail, de l’ordre gentillet du embrasse quelqu’un à des ordres plus trash (coucher avec, désigner le prochain à mourir, …), s’ils ne le réalisent pas sous 24h, ils meurent. Pendant 4 tomes le suspense est insoutenable alors qu’on voit les élèves mourir les uns après les autres. Nobuaki, tente par tous les moyens de les sauver, mais les décès s’accélèrent et la police ne fait rien. En lisant ce manga on éprouve une sorte de curiosité morbide : jusqu’où ira le Roi qui donne les ordres ? Comment peut-il tuer les élèves sans les approcher ou les toucher ? Ce n’est clairement pas un manga pour les âmes sensibles, la mort est montrée de multiples manières : décapitation, immolation, arrêt cardiaque, pendaison, … Malgré tout à chaque page, le lecteur a l’espoir que les élèves s’en sortent…

Si j’ai dévoré les quatre premiers volumes, le dernier en revanche m’a laissé un goût amer. J’ai eu l’impression que le stress et la tension savamment mise en place depuis quatre livres retombaient comme des soufflés. J’ai trouvé la fin extrêmement décevante avec l’envie de dire « Tout ça pour ça ? ». Je suis incapable de dire comment ça aurait pu finir autrement mais je suis tout de même déçue de la direction qu’on choisi les auteurs. Je ne la trouve pas logique sur de nombreux points et certaines morts perdent leur côté réaliste car elles semblent tirées par les cheveux une fois qu’on connait l’explication. C’est vraiment dommage pour un manga aussi captivant. Deux suites et un préquel ont été publiés (King’s Game Spiral, King’s Game Extreme et King’s Game Origins) mais je ne pense pas les lire tant cette fin m’a déçue. 

Bilan

Bilan Lecture de Juillet !

Le mois de juillet est passé à toute vitesse, je l’ai à peine vu ! Entre le travail et la préparation de mon déménagement j’ai vite été débordée. Comptons avec ça un livre que j’ai fini par abandonner tant je n’avançais pas (coucou « Le cartographe des Indes boréales » !) et on arrive à un petit nombre de lectures en milieu de mois ! Heureusement, à part cet abandon, je n’ai eu presque que des bonnes voir excellentes lectures (Holy Lands, Savannah Winds, Les souvenirs de Mamette, 5 mondes) et j’ai eu une frénésie de lecture ensuite ❤

Et vous ? Quelles lectures ont accompagné ce début d’été ?

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Religion

Holy lands, d’Amanda Sthers

TitreHoly lands

AuteurAmanda Sthers

EditionLe livre de poche

Pages192

Prix7,20€

RésuméSaviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre. C’est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande.


Mon avis : 

Je ne m’attendais pas à ce que ce court roman épistolaire me plaise autant. C’est une jolie découverte que m’a permis le club de lecture de la médiathèque.

On suit à travers différentes lettres, les conflits d’une famille autour du personnage du père Harry Rosenmerck. Celui-ci, parti élever des porcs en Israël, n’adresse plus la parole à son fils homosexuel, déteste son ex-femme et adore sa fille. Il correspond également avec un rabbin sur des questions de religion, de famille, … A travers leurs lettres, Amanda Sthers évoque de nombreux sujets : l’homosexualité, la religion, la foi, l’amitié, les conflits, la maladie, l’incapacité à exprimer ce qu’on ressent, mais surtout l’amour. 

J’ai apprécié tous les personnages dans ce roman, chacun est développé d’une manière particulière avec sa propre voix. Harry est un homme qui ne sait pas comment accepter l’homosexualité de son fils, qui éprouve beaucoup de ressentiment envers son ex-femme, et qui essaie vainement de faire accepter son choix de vie à sa famille mais aussi au rabbin avec qui il discute ainsi qu’aux autres habitants de Nazareth. David, est un jeune dramaturge détruit par le rejet de son père, qui ne parvient pas à avancer sans l’approbation de son père. Annabelle est une jeune femme qui subit la pression maternelle alors qu’elle est perdue dans sa vie et ne sait pas ce qu’elle veut en faire. Monique, la mère, ne sait plus comment communiquer avec ses enfants et son ex-mari. Quant au rabbin, c’est un homme qui cherche à comprendre la foi d’Harry, à s’en faire un ami pour qu’il ne reste pas isolé. Tous ces personnages m’ont touchée à leur façon, même le père qui semble insupportable dès le début du roman.

Pour cette diversité de personnages, pour son histoire originale et pour la justesse des émotions exprimées, ce livre a été un beau coup de coeur que je ne peux que recommander. 

Comédie·Fantasy·Manga

It’s my life T.3, d’Imomushi Narita

TitreIt’s my life 3

AuteurImomushi Narita

EditionOtoto

Pages200

Prix7,99€

Résumé : A 35 ans, Astra a démissionné de son poste de capitaine des paladins malgré un avenir tout tracé. Afin de protéger sa maison, il doit se rendre à la capitale, Justitia, pour récupérer son épée. Le destin l’amène à croiser Kyuss, son ancien ami qui lui voue aujourd’hui une haine féroce.

 

 

 


Mon avis : 

J’avais apprécié les deux premiers tomes (chronique) pour le côté burlesque mais j’attendais de voir ce que ça donnerait par la suite. Je n’ai pas été déçue, et j’ai été ravie de retrouver les personnages.

Pour les premiers volumes, ce côté burlesque m’avait surprise et j’avais donc eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Comme dans celui-ci je savais à quoi m’attendre, je me suis replongée avec plaisir dans cet univers de fantasy médiévale. On en apprend plus sur le passé d’Astra et sa rivalité avec Kyuss son ami d’enfance, ainsi que sur son mystérieux premier amour. Imomushi Narita sème de petites graines pour la suite de l’histoire car le chevalier semble avoir un lien avec le peuple de Noah (enfin ce sont mes suppositions). La fin du volume est plus drôle et anecdotique, mais redonne ce petit côté comique qui avait été mis à mal par la rivalité entre les deux chevaliers. 

Noah est comme toujours adorable, toutefois je regrette de ne pas en avoir appris plus sur elle car c’est un personnage avec un fort potentiel. Dans ce volume, elle est presque effacée et ne sert que de prétexte, c’est dommage. Le héros ici est bel et bien Astra car toutes les historiettes tournent autour de lui et de son passé. Dans les prochains tomes, je souhaiterai voir plus de mélange dans le traitement des histoires, ne pas faire un volume = un personnage, car ça plombe un peu les autres arcs narratifs. 

Je me demande où vont m’emmener les personnages dans le 4e livre et j’ai hâte de les retrouver pour une petite heure de détente assurée.

Contemporain·Drame·Romance

La route de Savannah Winds, de Tamara McKinley

TitreLa route de Savannah Winds

AuteurTamara McKinley

EditionL’Archipel

Pages400

Prix22€

RésuméDébut des années 2000. À Brisbane, Fleur apprend qu’elle hérite d’Annie Somerville, une tante qu’elle n’a jamais rencontrée.

Milieu des années 1930. Annie et son époux ont quitté Melbourne pour devenir éleveurs à Savannah Winds, un ranch au nord-est de L’Australie, dans une contrée rude mais empreinte d’une beauté à nulle autre pareille.
À la lecture du journal d’Annie, qu’on croyait disparu, le doute et l’angoisse assaillent Fleur. A-t-elle bien fait d’entreprendre ce voyage à travers le temps et l’espace, qui pourrait bouleverser sa vie ainsi que celle de ses proches ?


Mon avis : 

Vous connaissez mon amour pour Sarah Lark, mais je n’avais jamais lu de romans de Tamara McKinley à qui elle est souvent comparée. C’est désormais chose faite et j’ai un nouveau nom à ajouter à ma liste d’auteurices de sagas familiales !

Avec ce roman, l’autrice aborde de nombreux sujets : le désir d’enfant, le deuil, l’homosexualité, la violence, domestique et les relations toxiques au sein d’une famille. Mais elle fait également voyager en Australie : de Brisbane au bush australien, on découvre autant la ville que la savane et c’est magnifique ! On suit Fleur, une jeune femme qui désire un enfant quand on conjoint d’en souhaite pas pour des raisons obscures. Quand elle reçoit un héritage d’une femme inconnue, c’est l’occasion pour elle de s’éloigner de tout ça et de faire le point. 

Je ne vais pas vous mentir, à la moitié du livre, j’étais médisante, bien qu’appréciant ma lecture, j’étais persuadée d’avoir deviné la fin. Mais que nenni ! Tamara McKinley a réussi à me surprendre et j’ai adoré ça ! J’ai passé un moment extrêmement agréable avec Fleur et Annie, à découvrir l’Australie et la vie des gens dans la savane australienne. Fleur est une femme d’aujourd’hui, qui sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à se battre pour l’obtenir, sans pour autant marcher sur les autres. En cela, c’est la parfaite image moderne d’Annie que j’aurai presque aimer découvrir en vie tant elle semble incroyable. En revanche, le personnage de Greg m’a laissée un peu plus de marbre. L’autrice a tenté de le rendre touchant avec son histoire mais ça n’a pas fonctionné sur moi, je l’ai trouvé un peu artificiel pendant une grande partie du roman, jusqu’à la fin qui m’a réconciliée avec lui. Petit regret aussi pour le personnage de Margot que j’aurai aimé voir un peu plus développé.

Je ressors de cette lecture avec l’impression d’être partie en vacances (alors que j’étais au boulot !) et ça fait vraiment du bien !

Fantastique·Historique·Romance

La force du temps, de Deborah Harkness

TitreLa force du temps

AuteurDeborah Harkness

EditionCalmann-Lévy

Pages463

Prix20,90€

RésuméL’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles  ? 
Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.
À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby’s dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité  : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.


Mon avis : 

J’avais adoré la trilogie All Souls, j’ai donc été aux anges quand j’ai reçu ce livre grâce à Netgalley !

Avertissement pour les personnes intéressées : ce livre est une suite directe de la trilogie All Souls (ma chronique), le lire sans avoir lu la trilogie originale peut s’avérer compliqué… en plus de bien spoiler si vous comptiez la lire après ! 

M’étant refait intégralement la trilogie originale depuis le mois d’avril, j’avais tous les éléments et personnages bien en tête. Je m’attendais à trouver dans ce roman une histoire centrée sur la relation de Marcus et Phoebe, y compris leur rencontre qui n’est que rapidement évoquée dans L’Ecole de la Nuit et Le Noeud de la Sorcière. Il n’en est rien. Comme je le disais en avertissement, il s’agit là d’une suite directe. Si Marcus et Phoebe ont un rôle bien plus important, de nombreux chapitres sont du point de vue de Diana et suivent son évolution avec Matthew en tant que parents. Ce roman tient plus d’une suite à la série que d’un spin-off, et d’un roman sur Marcus plus que sur la relation de Marcus et Phoebe comme évoqué dans le résumé. 

On suit Diana et Matthew en tant que parents, la transformation de Phoebe en vampiresse, et Marcus raconte son passé à Diana en attendant. Je m’attendais à plus de rebondissements, d’aventure, de romance. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture : même si j’ai aimé retrouver Diana et Matthew, je les ai trouvés un peu trop présents, prenant la moitié du livre alors que celui-ci n’est pas annoncé comme une suite mais bien un spin off.

Suivre Marcus dans son évolution, comprendre comment il en est arrivé où il en est aujourd’hui et surtout cette fameuse affaire à la Nouvelle-Orléans était intéressant mais ça manquait d’action. Il n’y avait pas d’enjeu finalement dans ce roman, et en le lisant juste après la trilogie, ça sonne un peu plat. Pour autant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, portée par le style de l’autrice que j’aime toujours autant, et par le plaisir de continuer à arpenter cet univers aux côtés des personnages. J’en attendais juste autre chose et selon moi, ce roman n’est pas à la hauteur de All Souls. 

Drame·Dystopie·Young Adult

La Faucheuse 1, de Neal Shusterman

TitreLa Faucheuse

AuteurNeal Shusterman

EditionCollection R

Pages : 504

Prix18,90€

RésuméLes commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

 » MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement ( » glané « ) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… « 


Mon avis : 

A sa sortie, tout le monde en avait fait un foin et j’avais donc hésité à le lire, par peur d’être déçue. Un ou deux ans plus tard, je m’y suis mise, sans a priori, et j’ai été agréablement surprise.

L’histoire est narrée du point de vue de Citra, puis du point de vue de Rowan, le tout entrecoupé de citations de Faucheurs. Apprentis faucheurs, ils vont apprendre et s’interroger sur la mort, sa nécessité et la manière de la donner. On plonge dans un univers bien ficelé, dystopie du notre, où les hommes ne meurent plus et se voient donc donner la mort aléatoirement par des Faucheurs.

Neal Shusterman a réussi à glisser des réflexions très intéressantes sur le sujet sensible de la mort. Elle s’avère nécessaire, même si elle est difficile. Il questionne également la notion de déité : quand un homme peut donner la mort impunément, comment éviter qu’il se prenne pour Dieu ? Il rejoint même, à mon sens, la question du bon dirigeant car après tout ce sont les Faucheurs, sous couvert du Thunderhead, qui ont le pouvoir.

J’ai eu tendance à plus apprécier Citra que Rowan pour son côté compatissant, j’aime les personnages profondément gentils et Citra est de ceux-là. Attention, elle n’est pas exempte de faiblesses ou d’erreurs pour autant et ses apitoiements et réflexions m’ont parfois un peu ennuyées. Rowan était plus difficile, j’ai eu du mal à m’identifier à lui, surtout lorsqu’il est avec Goddart. Rowan m’a plus plu à la fin, ça annonce du très bon pour la suite et j’ai hâte de m’y plonger. J’en attends tout de même d’autres réflexions sur la mort et autres sujets car ça permet de donner plus de profondeur à l’histoire qui peut être parfois prévisible.