Drame·Jeunesse

Black Out, de Brian Selznick

TitreBlack out

AuteurBrian Selznick

EditionBayard Jeunesse

Pages636

Prix18,90€

RésuméLac Gunflint, Minnesota, juin 1977. L’histoire en mots. « Les loups sont lancés à sa poursuite, galopant à travers la neige baignée par la lune, avec leur langue rouge pendante et leurs crocs blancs étincelants… ». Ben Wilson, sourd de naissance d’une oreille, fait chaque nuit le même cauchemar. Mais pourquoi ces bêtes le traquent-elles ainsi ? Hoboken, New Jersey, octobre 1927. L’histoire en images. Rose, une fillette sourde-muette, est seule dans sa chambre. Sa mère lui interdit de sortir à cause de son handicap. Rose contemple New York, et découpe des photos de stars dans un magazine. Ben vient de perdre sa mère, il est recueilli par son oncle et sa tante. Le garçon n’a jamais connu son père, il ignore tout de lui. Rose s’enfuit de chez elle. Une fois à New York, elle se réfugie dans une salle de cinéma, et assiste à la projection du film « Fille de l’orage ». Ben découvre, une nuit, par temps d’orage, dans la maison de sa défunte mère, caché dans un placard, un livre « Wonderstruck » sur les musées avec une dédicace : « Pour Danny, de tout mon coeur, M ». Et sur un marque page un numéro et une adresse à New York. Et si ce Danny était son père ? Il décide d’en avoir le coeur net, et saisit le téléphone. Mais, au moment où il colle son oreille sur le combiné, il est frappé par la foudre…


Mon avis :

J’avais bien aimé L’invention d’Hugo Cabret et j’avais adoré Les Marvels pour l’originalité et le talent de conteur de l’auteur, j’ai retrouvé ce que j’avais tant aimé dans ce troisième roman.

Comme à son habitude, Brian Selznick raconte l’histoire à travers le texte et à travers l’image. Ici, on a l’histoire de Rose en images, et celle de Ben en texte. Ces deux biais sont particulièrement intéressants car ils sont visuels, or les personnages ont tous les deux un problème de surdité. L’auteur profite de son histoire pour aborder le sujet de la surdité au quotidien : comment vivre seul ? Se faire comprendre ? Se faire des amis ? Par l’utilisation d’images, sans les mots pour l’histoire de Rose, c’est particulièrement prenant car le lecteur se sent comme la jeune fille : perdu.

Le personnage de Ben m’a particulièrement plu car c’est un enfant en plein deuil, qui cherche à comprendre ses origines. Il est maladroit car il doit en plus apprivoiser sa soudaine surdité, ce qui le rend d’autant plus attachant. J’ai également apprécié le personnage de Rose, même si je l’ai trouvée un peu clichée, mais comment faire passer beaucoup de profondeur et de psychologie uniquement à travers des dessins ?

La fin se devine dès le milieu du roman mais ça n’enlève rien à sa magie car l’intérêt des romans de Brian Selznick ne tient pas tant au fond, qu’à la forme. Si j’aime autant ses romans c’est pour la manière dont il raconte les histoires en entremêlant mots et images, cela m’émerveille toujours, même si la fin me surprend rarement. Ce roman est à cheval entre Hugo Cabret et les Marvels, meilleur que le premier, moins bon que le second, mais demeure une belle découverte et une bonne lecture.

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